Mardi 6 décembre - les élections municipales de Gotham City se tiennent la semaine prochaine. Dans les sondages, Terry McFannon est maintenant nettement en tête, suivi par Bruce Wayne. Evan Gregory reste à la traine...
C'est un après-midi glacial. S'il fait beau, le vent balaie les rues et les gens se terrent chez eux. Dans son bureau, Harvey Dent travaille sur le dossier en appel de Tony Zucco. Si sa relation avec Rachel devient public, le dossier sera brûlant... On frappe à sa porte : McFannon, toujours en chaise roulante. Le candidat souhaite discuter quelques temps avec le procureur avec lequel il aura sans doute à travailler. En particulier, il souhaite connaître la position de Dent sur les "bêtes de foire". Dent, droit dans ses bottes, répond que pour lui un criminel est un criminel. Armes à feux, mains nues ou super-pouvoirs - c'est l'acte qui est condamnable, pas le moyen. McFannon lui demande s'il serait prêt à apporter son soutien politique, mais le DA refuse - il n'approuve absolument pas se proposition de fichage des méta-humains. McFannon propose alors que Dent intègre son équipe de campagne et débatte avec elle sur le sujet, mais essuie un nouveau refus. Dent estime qu'il est de son devoir de rester neutre dans la course à la mairie, étant lui-même un représentant élu pour une autre tâche. Il affirme qu'il sera prêt à travailler en pleine coopération avec le maire élu, mais ne cache pas son antipathie pour Gregory. McFannon accepte son refus avec un sourire, lui affirme qu'il comprend. Les deux hommes se saluent et McFannon repart.
Lucius Fox s'est levé à midi ce jour - ses activités nocturnes ne lui laissent guère le loisir de se reposer aux heures normales. Alors qu'il est en train de prendre un brunch, il reçoit la visite de Pamela Isley. Celle-ci lui présente le composé qu'elle a recréé pour Harvey Dent. Maintenant qu'elle a reproduit la formule, elle pourra en produire davantage si nécessaire. Fox remarque ses cernes et sa mine verdâtre (plus qu'à l'accoutumée), et lui demande comment avancent ses recherches. Pamela Isley se veut rassurante : son mémoire avance, et elle a intégré le composé de Dent dans ses recherches. Néanmoins, elle annonce à Fox qu'elle doit s'absenter quelque jour pour rentrer chez sa famille. Très surpris, Fox demande pourquoi - il sait pertinemment que Isley déteste sa famille - notamment son père responsable de son état - et a coupé les ponts avec eux. La jeune fille préfère ne pas en parler - et elle ne sera pas joignable, il n'y a pas de réseau où elle va. Durant son absence, elle souhaite que la serre soit sous surveillance et fermée - des spores dangereux, prévient-elle. De plus en plus perplexe, Fox donne néanmoins son accord. Sitôt la jeune fille parti, il fait passer le message aux responsables de l'école que la serre est off limits, et prend contact avec une équipe de décontamination au cas où. Puis, il se remet à son travail du moment : organiser une campagne de dépistage du SIDA à l'Université, afin d'avoir accès aux analyses sanguines des étudiants et détecter rapidement les méta-humains. Les évènements récents lui forcent la main et le conduisent à accélérer son programme d'intégration à son école, où ils seront plus en sécurité.
A Arkham, Lamarche est devant une pile de CV. Officiellement, le professeur Crane est en congés à l'étranger, et il est nécessaire de lui trouver un remplaçant. Quelques candidats sérieux dans la liste, dont un certain Hugo Strange - avec des recommandations de Harvey Dent et de Rachel Dawse. Alors qu'il feuillette le dossier du docteur Strange, un infirmier toque à la porte de son bureau : Crane souhaite lui parler. Apparemment, ses crises se sont calmées. Lamarche descend le voir. Crane est assis sur son lit, sanglé dans une camisole de force, mais son regard est clair. "Bonjour Jonathan" lance cordialement Lamarche. Crane répond avec un sourire "Bonjour Eric". D'un ton posé, Crane propose un marché à Lamarche : il lui donne toutes les informations nécessaires pour exposer les magouilles de Gregory, plus le stock restant de crème de polymorphie (utilisée notamment pour les piéger lui et Bruce Wayne). En échange, il demande simplement sa liberté et la possibilité de quitter Gotham City. Lamarche hésite, et Crane pousse son avantage, lui faisant remarquer à quel point il serait facile de nuire à McFannon avec la crème de polymorphie. "Est-ce que vous me croyez capable de manger de ce pain-là ?" demande Lamarche. Crane a un petit rire, et acquiesce. Il pousse son avantage : il sait que Lamarche est un méta-humain, et il s'en fiche. Il a suffisamment nuit aux Falcone, se moque complètement de Gregory - il ne souhaite plus rien d'autre que "quitter cette ville de fous". Lamarche se décide enfin et accepte le marché. Il ordonne à un infirmier de lui retirer sa camisole, et propose même de lui écrire une lettre de recommandation. Les deux hommes se serrent la main, évoquant un simple "malentendu" entre eux. Crane prend congé, promettant d'envoyer ce qu'il a promis sous 48h.
Dans les Narrows, les choses ont changées depuis quelques mois. Les trafiquants de drogue ont pratiquement disparus, les trafiquants d'armes se font discrets - aucun ne veut attirer l'attention de Rorschach. Celui-ci enquête maintenant sur un trafic bien plus sinistre : la traite des êtres humains. Des immigrés clandestins, venant essentiellement d'Asie, sont revendus comme main d’œuvre bon marché sur les docks, ou prostituées dans les rues. L'un des passeurs est un américain d'origine tchèque, et l'un des ses bateaux arrive le soir même. Alors que la nuit tombe, Rorschach observe le bateau au milieu du port. Les hauts-parleur de la capitainerie de Gotham retentissent pour la seconde fois, sommant le bateau de s'identifier sous peine de voir arriver les gardes-côtes. Rorschach a un mauvais pressentiment - il "emprunte" un petit Zodiac et part vers le navire, puis grimpe à bord par une échelle de corde. A bord, pas une lumière, pas un bruit. Au poste de commandement, Rorschach ne trouve que des cadavres, encore frais. Le visage congestionné, les yeux exorbités, les cadavres se tiennent la gorge comme s'ils avaient cherché de l'air jusqu'à leurs derniers instants. L'un des corps attire son attention : des hématomes, reçus avant sa mort, parsèment son corps - comme s'il était mort étouffé en train de se battre. Rorschach prélève des fragments de peau et de sang. Rorschach continue à fouiller alors que les hauts-parleurs font une dernière sommation. Sous les conteneurs de marchandise bidon, il trouve ce qu'il cherche : les conteneurs servant de cabine aux malheureuses victimes du passeur. Une odeur épouvantable l'assaille - les immigrés sont mort depuis nettement plus longtemps que les marins, plusieurs jours au moins. La plupart présentent les mêmes symptômes, mais quelques-uns attirent l'attention du justicier. Leur thorax est éclaté, comme si quelque chose avait surgi de l'intérieur. Dans la cage thoracique, une étrange muqueuse dont Rorschach prélève quelques extraits. Alors qu'il entend les garde-côtes arriver, il se jette à l'eau et rejoint la rive à la nage.
Dans la nuit, les émissions sont interrompues par un flash sur le "cargo fantôme", présenté par Vicky Vale. Les rotatives arrêtent de tourner tandis que les unes du lendemain sont changées en urgence. Lamarche jette à peine un œil sur la télévision, et est surpris par un bruit derrière lui. Devant une fenêtre se tient Rorschach, dégoulinant sur sa moquette. En trois mots, ce dernier explique ses trouvailles au professeur et lui tend ses prélèvements. De son côté, Lamarche explique qu'il a fait libérer Crane, et que ce dernier va quitter la ville. Remarquant le mécontentement de Rorschach, il ajoute "C'était ça ou le tuer de sang-froid". Rorschach acquiesce, mais ne semble pas voir le problème. Il se détourne finalement et annonce "J'ai quelque chose à faire" avant de repasser par la fenêtre.
Dans les Narrows, Rorschach est absent mais un nouveau venu se promène. Dent, sous l'apparence d'un quarantenaire patibulaire, se promène dans les rues. L'identité qu'il est en train de se créer commence à avoir une certaine consistance. Alors qu'il tourne les talons pour rentrer, il voit au-dessus de lui Silverfox qui semble également se diriger vers son domicile. Changeant d'avis, Dent part pour le manoir Fox. C'est bientôt le matin quand Dent frappe à la porte du manoir. Il est accueilli par Alfred, toujours impeccable même à 5h du matin. Le vieux domestique emmène Dent jusqu'à l'arrière du manoir, passant devant une serre soigneusement fermée et verrouillée - avec même quelques vigiles. Alfred laisse Dent dans un petit salon et va chercher Fox, qui rejoint rapidement le procureur. L'ambiance est d'abord tendue, mais elle s'apaise alors que les deux hommes discutent. Fox finit par tendre à Dent la dose créée par Isley. Dent accepte avec reconnaissance, et salue Fox. Les deux se séparent à nouveau bons amis.
Dans son laboratoire, Lamarche travaille toujours alors que le matin pointe. Il a finit d'analyser les prélèvements de Rorschach, et examine ses résultats. La muqueuse est d'origine végétale, provenant vraisemblablement de spores ayant germé dans les poumons de la victime. L'étouffement est probablement dû aux mêmes spores. Lamarche appelle immédiatement Rorschach, et lui conseille de brûler les vêtements qu'il portait. Pour une fois, c'est Lamarche qui met un terme à la conversation, expliquant qu'il doit partir avec un ton préoccupé. Rorschach, inhabituellement serviable, demande s'il peut aider, mais Lamarche explique que ce n'est pas le genre de problèmes qu'il peut résoudre. Il raccroche et se prépare à partir pour sa réunion de crise avec Fox et Wayne dans l'appartement de ce dernier.
Chez Wayne, Fox croise Vicky Vale qui le salue en souriant. Wayne est au téléphone avec Jack Ryder, pour l'organisation du grand débat de ce soir. Lamarche arrive à son tour, suivi peu après par Kovacs qui rejoint directement son bureau. Wayne lance immédiatement la réunion en demandant quels soutiens il serait possible d'obtenir. Dent par exemple ? Fox en doute, le DA tient à sa neutralité politique, mais ils peuvent toujours essayer. Wayne propose également de faire une déclaration quant aux doubles qui les ont impliqués au Cheetah, mais Lamarche et Fox lui déconseillent de "remuer la merde" sur ce sujet. Wayne s'accroche : il aimerait faire accuser Gregory ou même McFannon d'avoir essayé de les piéger. Fox et Lamarche, surpris, découvrent que Wayne a une dent particulière contre "ce connard" de Gregory. La discussion porte ensuite sur Gordon et la SCU. Fox propose de mettre une équipe de méta-humains sous ses ordres pour contrer les criminels méta-humains. Il est probable que Gordon accepte, mais il n'accordera son soutien à aucun candidat. Si des super-humains doivent être intégrés, fait remarquer Wayne, quels sont les candidats potentiels ? Silverfox est une possibilité évidente. Lamarche suggère que Bane ou Rorschach pourraient en faire partie, mais Fox y est farouchement opposé. Dans l'immédiat, Wayne suggère qu'un méta-humain démontre que ses pouvoirs peuvent être au service du bien public, mais où trouver un méta-humain qui accepterait de faire une démonstration ? A défaut, le soutien de Silverfox pourrait servir - Fox reconnait pouvoir "peut-être le contacter". Lamarche, se souvenant de sa précédente rencontre avec le justicier en armure, lâche "Si ça se trouve, Silverfox est un parfait abruti". La discussion s'enlise quand Lamarche fait remarquer que leurs propositions n'iront peut-être pas assez loin pour le Gothamite moyen. A titre d'exemple, il fait venir "le premier imbécile venu" - nommément Kovacs - dans le bureau pour lui poser quelques questions. Que pense-t-il des méta-humains ? "Ils sont dangereux". Que faudrait-il faire contre ça ? "Confier à la police les moyens de se défendre." Les ficher, peut-être ? "Si nécessaire." Satisfait, Lamarche remercie le chef de la sécurité et se tourne vers Wayne qui se tortille sur son fauteuil, mal à l'aise. Il se tourne vers Fox, insistant qu'il essaie d'obtenir le soutien de Silverfox. Fox soupire, sort son téléphone et passe un appel. Il se montre ostensiblement gêné de faire une telle demande, simulant le mécontentement de son interlocuteur. A l'autre bout du fil, Alfred annonce qu'il va préparer l'armure de Monsieur et écrire un brouillon pour son discours. Fox raccroche, annonçant qu'il a obtenu le soutien de Silverfox, mais que ce sera probablement la dernière fois qu'il obtiendra une telle faveur. Wayne, rassuré, embraie sur le sujet suivant : la situation économique.
Quelques heures plus tard, les trois hommes ont décidé de leurs actions dans cette dernière semaine. Mais avant de se séparer, il leur reste une dernière chose à faire. Sur le téléphone du bureau, Fox compose le numéro de Harvey Dent. Comme prévu, Dent refuse de prendre parti. Néanmoins, il glisse que si la question lui était posé par un journaliste, il afficherait sa position contre le fichage des méta-humains. Wayne promet de s'assurer que Vicky Vale sera sur le parking dès son arrivée ce soir pour le débat - auquel il assistera bien sûr, avec tout le gratin de Gotham City. Lamarche demande à Dent de pouvoir s'entretenir avec lui mais Dent refuse, prétextant ne pas vouloir être vu avec l'équipe de campagne de Wayne.
Ce midi, Kovacs prend un brunch avec Rachel Dawse. Rachel, surprise par ses changements, se montre néanmoins heureuse de le revoir. Le "nouveau" Walter Kovacs a un travail à responsabilités, essaie de se montrer sociable... Kovacs lui raconte brièvement la réunion de crise qui a eu lieu ce matin chez Wayne, et Dawse lui avoue qu'elle a été contactée par McFannon. Elle-même était plutôt opposée au fichage des méta-humains, mais "après ce qui est arrivé à Harvey". Kovacs profite de l'occasion pour poser la question dont il connait déjà la réponse : "Harvey ? C'est lui qui..." Mais Dawse lui fait rapidement signe de se taire. Puis elle sourit et demande à Kovas s'il a quelqu'un. Celui-ci explique qu'il est simplement en train de se reconstruire, que ce genre de chose attendra. Puis il relance le sujet de Harvey, et apprend que Dawse a décidé de renoncer à sa carrière de juge pour ne plus avoir à cacher leur relation. Kovacs essaie de la fait changer d'avis, et ses arguments vicieux font mouches : est-elle prête à renoncer à sa vocation ? Rachel reconnait que c'est difficile pour elle et qu'elle va y penser - après tout, Harvey aussi pourrait démissionner.
Il n'y a pas que Rachel Dawse qui s'intéresse à Kovacs - Lucius Fox a lancé une recherche sur ses ordinateurs. Pendant qu'il prend un repos bien mérité, les processeurs travaillent et accumulent les informations. A son réveil, Fox consulte aussitôt les résultats et reste perplexe. Le dossier de Walter Kovacs est incroyablement, anormalement vide. Il semblerait que l'individu ait passé toute sa vie sous le radar... Seul point notable : Fox note que Kovacs a grandi dans le même orphelinat que Rachel Dawse, et fréquenté la même école primaire que Selina Kyle. Aucune référence à une quelconque expérience dans le domaine de la sécurité. Pourtant, songe Fox, l'homme s'y connait. Il est même particulièrement bon. Pas vraiment rassuré par ses trouvailles, Fox appelle Alfred - il est temps de rendre une petite visite à sa belle-mère adoptive.
A l'Université, Lamarche reçoit un colis. Prudent, il s'enferme dans une pièce blanche et se munit d'un masque à gaz avant de l'ouvrir, mais ses précautions s'avèrent inutiles. Le colis ne contient qu'un dossier, et une série de fioles contenant une substance ressemblant à de la terre glaise. Quelques notes d'utilisations écrites à la va-vite complètent l'envoi. Dans le dossier, une mine d'information : mails, courriers... Il semblerait que Gregory cherchait à se débarrasser de ses liens avec la famille Falcone. Pour cela, il a cherché quelques alliés, et a notamment recruté plusieurs méta-humains. Il a d'abord essayé d'utiliser Albert Desmond, alias Bane, comme moyen d'intimidation, mais devant le peu de résultats a recherché d'autres solutions. Il a trouvé quelqu'un qui haïssait les Falcone : Jonathan Crane. Pour se protéger des deux individus, Gregory comptait sur son amante Silver Saint-Cloud, et sa capacité à bloquer les pouvoirs des autres méta-humains. Ensemble, ils conçurent un nouveau plan : grâce à la crème de polymorphie de Desmond, récupérée chez Wayne Tech (au prix, mineur selon Gregory, d'un incendie accidentel), incriminer Wayne et McFannon. Desmond hors jeu, ce furent Crane et Zsasz qui réalisèrent cette partie du plan. Ils commencèrent par tenter de tuer Rorschach dans les Narrows, qui pouvait représenter une menace pour leurs plans. L'attaque sur Falcone était l'étape suivante, le visage de Dent sur les agresseurs n'étant rien d'autre qu'une blague macabre. Rien de le dossier ne parle de l'agression sur Harvey Dent - il semblerait que l'attaque du "monstre" évoqué par Rachel Dawse et Silverfox ait une autre origine. Lamarche a peine à croire ce qu'il tient entre les mains. Le dossier déborde de mail incriminant Gregory et de photos compromettantes, montrant notamment Gregory et Desmond en pleine discussion. Extrêmement content de lui, le professeur referme le dossier et se rend immédiatement chez Bruce Wayne.
Évidemment, la nouvelle fait grand plaisir au jeune millionnaire. Avec ça, Gregory n'est pas seulement fini au niveau politique - il va devoir répondre de ses actes devant la justice. Kovacs saisit alors l'occasion pour signaler à Wayne une découverte qu'il a fait récemment. Alors qu'il rangeait quelques papiers, il est tombé sur ça - et il tend à son patron le dossier démontrant un lien entre Thomas Wayne et Carmine Falcone. Bruce Wayne en entame la lecture et blanchit, tandis que Lamarche tique - il a déjà eu ces informations. Elles lui ont été transmises par Rorschach. Comment se peut-il que... ? Wayne l'interrompt dans ses pensées : ce dossier ne doit pas ressortir, sous aucun prétexte. La presse ne doit jamais avoir vent de cette histoire. Il regarde Kovacs d'un air suppliant, et ce dernier acquiesce.
Dans son bureau, Dent a laissé de côté les affaires courantes pour un autre sujet : l'incendie de Wayne Tech. Il ne lui a pas été difficile d'obtenir le rapport de police sur le sujet. Une chose le tourmente : est-ce une attaque des Falcone dirigée contre lui, ou une autre affaire de la famille ? Ou est-ce un coup d'une autre organisation - auquel cas les Falcone n'apprécieront certainement pas la concurrence sur leur terrain ? Le dossier de la police scientifique relève deux ensembles d'empreinte. L'un d'eux est clairement identifié comme étant celui de Zsasz, associé à la fusillade au loft du Romain. L'autre est inconnu. Méditatif, Dent observe le dossier. Des ennemis des Falcone, donc. Mais qui ?
Thomas Wayne est absent, et quand Lucius Fox se présente Selina Fox-Wayne l'accueille chaleureusement. Elle lui propose de sortie "marcher" un peu, et Fox accepte. Fox aborde immédiatement le sujet qui le préoccupe : il admet avoir fait quelques recherches sur Kovacs, et questionne la jeune Mme Wayne : d'où sort-il, et d'où vient son expérience indéniable en matière de sécurité ? Son dossier ne comporte rien... Selina assure que Kovacs ne manque pas d'expérience, et explique que son expérience vient "tout simplement" d'un secteur où celle-ci n'est, disons, pas officialisée. Méfiant, Fox insiste, mais Selina refuse d'en dire plus. Alors qu'ils sortent dans la rue, ils se voient forcés de converser à mots couverts. La jeune femme finit par admettre que Kovacs n'a pas de référence à présenter, mais qu'elle a déjà eu recourt à ses services. Visiblement irritée par l'insistance de Fox, elle poursuit en racontant qu'elle et Kovacs ont grandi ensemble dans la rue, que ce dernier a survécu aux bas-fonds pendant des années et que c'est un habitué des situations tendues, voire violentes. "Je lui confierais ma vie", conclut-elle. Selon elle, personne n'est mieux qualifié pour éviter à son beau-fils une rencontre avec Bane.
Plus tard, alors que la nuit tombe, les voitures commencent à affluer sur les lieux du débat de ce soir. Lorsque la voiture du procureur s'arrête, celui-ci est immédiatement assailli par une meute de journaliste. Au milieu d'eux, Vicky Vale lui lance la question attendue "Êtes-vous favorable au fichage des méta-humains ?". La réponse de Dent est sans appel : il s'y oppose. La distinction entre humains et méta-humains lui parait dangereuse et nauséabonde, et il répète son attachement à la valeur de "Justice for all" : citoyen respectable ou criminel, voilà la seule distinction qu'il accepte. Ravi de cette sortie qu'ils n'attendaient pas, les journalistes se dispersent vers leurs voitures respectives.
Dans le studio, Dent est l'un des derniers à arriver. Sa place : juste à côté du professeur Lamarche. La scène est vide, les candidats sont attendus d'une minute à l'autre. Parmi les autres sièges encore vide, celui de Silver Saint-Cloud. Alors qu'il note cet élément dans un coin de sa tête, Fox voit à l'autre bout du studio Dent s'asseoir - et le déclic de fait. Silver Saint-Cloud. Silver Saint-Cloud qui bloque les capacités des méta-humains. Et Dent. Paniqué, Fox décroche son téléphone portable - pas de réseau. Foutus brouilleurs dans la salle. Sur son fauteuil roulant, le millionnaire se précipite dans l'allée. Sur l'estrade, les candidats arrivent : McFannon et Bruce Wayne, mais Gregory brille par son absence. Alors que Fox rejoint l'allée centrale et croise le regard surpris de Dent, Silver Saint-Cloud arrive. Fox et Lamarche sentent leurs pouvoirs tomber, et Fox voit horrifié le visage de Dent se déformer. La procureur se lève brutalement, surprenant Lamarche, et se précipite vers la sortie. Alors qu'il tente d'ouvrir la porte, il réalise que celle-ci est bloquée. Un vigile s'approche et propose son aide au procureur ; Fox tente de faire diversion en "tombant" de son fauteuil. Malheureusement, une autre diversion inattendue survient. Dans la salle, les gens commencent à tousser et suffoquer, et le vigile s'effondre au sol. Quelques secondes plus tard, son thorax explose sous la pression d'une plante. Dans le public, un homme se lève et se dirige vers la scène où McFannon et Wayne s'étranglent.
Lamarche qui s'était levé quand il avait senti sa respiration se bloquer, ramasse Fox dans l'allée centrale et se précipite à son tour vers la sortie. Dent, à quelques mètres à peine, semble vouloir lui cacher son côté gauche, mais Lamarche a brièvement l'impression de voir une défiguration ignoble, comme creusée dans le visage du procureur - l'obscurité lui jouerait-elle un tour ? Il y a plus urgent, la porte est toujours bloquée. A travers la fente séparant les deux battants, le professeur devine des pousses végétales. Derrière lui, un cri : Kovacs se précipitant vers eux muni d'un extincteur, qu'il compte visiblement utiliser comme bélier. Sur scène, l'homme se retourne vers les caméras et se présente : "Bonsoir, Gotham. Je suis Jason Woodrue, et je représente la vengeance de la nature flouée par les riches et les puissants. Ce soir, la classe politique de Gotham City qui a exploité la nature, en sera la première victime." A travers ses larmes de souffrances, Fox voit Wayne se précipiter vers les coulisses, se tenant la gorge à deux mains, prêt à succomber. Mais Fox sait qu'il ne risque rien...
Quelques jours plus tôt, dans la demeure des Wayne... Thomas Wayne, confronté par Fox, finit par lui dire que Bruce Wayne est un méta-humain. Ses capacités de régénération sont au-delà de tout norme humaine. C'est notamment à partir de son ADN qu'il a pu constituer, avec l'aide de Desmond, un composé de régénération cellulaire - testé pour la première fois sur Harvey Dent. Thomas Wayne avoue à son fils adoptif sa plus grande crainte : que Bruce finisse par perdre le contrôle. que se passera-t-il quand son pouvoir de régénération s'appliquera à son cerveau ?
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