Gotham City, mardi 29 novembre, une heure du matin. Dans le laboratoire de Fox, une télévision s'allume d'elle-même et montre un flash spécial d'informations. Un incendie s'est déclaré dans les bureaux de Wayne Tech, et Luciux Fox voit incrédule que les locaux où il a travaillé des années sont en train de partir en fumée. Quelques minutes plus tard, Silverfox est dans les airs et se diriger vers la tour. C'est un véritable enfer, la chaleur menace de faire s'effondrer le bâtiment. Silverfox se pose sur le toit et défonce la citerne. Des trombes d'eau dévalent les étages, mais calment à peine les flammes. Silverfox se précipite vers les étages les plus menacés et évacuent les quelques personnes qui s'y trouvaient à cette heure tardive. Alors, qu'il s'apprête à partir, il repère des dégâts qui ne sont pas dus à l'incendie - une porte défoncée, des serrures forcées. Les laboratoires de biotechnologies - où travaillait Mark Desmond, se souvient-il.
Lamarche a appris aujourd’hui une nouvelle défection dans l'équipe de Gregory. Un des vieux de la vieille de l'ancien maire, un vétéran de la politique, est passé chez McFannon - c'est le troisième. Les sondages donnent aujourd'hui McFannon et Wayne au coude à coude, Gregory occupant la dernière place. A la télévision, une rediffusion du discours de McFannon : celui-ci promet un budget conséquent pour une police anti-métahumains, et un fichage des capacités extraordinaires. Il se déclare prêt à travziller avec Silverfox, à condition que celui-ci dévoile publiquement son identité - comme un bon policier. Lamarche décroche son téléphone et laisse un message à Bruce Wayne : il est temps de prendre position sur le sujet.
Dans les Narrows, Rorschach patrouille. Les rues sont calmes et silencieuses. Les dealers les ont désertées et conduisent leurs deals en lieux clos, où le risque de voir débarquer le vigilante le plus sauvage de Gotham est moindre. Alors qu'il passe devant une ruelle, il se sent saisi à l'épaule et est jeté contre un mur. Devant lui, son adversaire ressemble à n'importe quel petit dealer - carrure moyenne, pantalon de jogging et sweat à capuche. Un étrange appareillage relie l'arrière de sa tête à une sorte de manchon sur son bras. L'instant d'un battement de cœur, il fait jaillir deux couteaux dans ses mains et se jette sur Rorschach à une vitesse surnaturelle. Par pur réflexe, celui-ci lui bloque un bras et le brise, et arrache un des tuyaux au passage - celui-ci commence à répandre un liquide verdâtre sur le sol. L'individu se relève, se jette en arrière et part en courant - à une vitesse impossible.
Vers 6h du matin, Harvey Dent est stationné dans une petite ruelle. Il attend depuis de heures son propre dealer - un dealer d'un autre genre, censé lui fournir l'agent chimique qui lui permet de conserver son apparence normale. Alors qu'il est de plus en plus inquiet, il reçoit un coup de téléphone : son contact. Celui-ci explique que suite à l'incendie à Wayne Tech, les stocks ont été détruits et leur arrangement ne tient plus. Furieux et terrifié à la fois, Dent s'emporte et exige que l'accord soit rempli, mais son contact tient bon : le seul chimiste capable de fabriquer le produit est aujourd'hui enfermé à l'asile d'Arkham, finit-il par reconnaitre avant de raccrocher. Dent se rend immédiatement chez Thomas Wayne obtenir quelques informations. Le vieux médecin est d'abord réticent, mais lui apprend que le chimiste en question est un certain Mark Desmond. Wayne suggère de contacter Eric Lamarche, afin d'essayer de négocier avec Desmond... Il propose de son côté d'essayer de retrouver dans les papiers qu'il a conservé toutes les informations sur les formules : peut-être Lucius connait-il des personnes qui pourraient aider ?
A Arkham, Lamarche patiente devant la salle où Crane est en consultation. Il pense à la dernière tentative d'évasion de Cobblepot il y a deux semaines, quand un cri horrible retentit de l'autre côté de la porte. Quelques minutes plus tard, Crane sort. Lamarche s'empresse de le féliciter pour sa gestion des affaires quotidiennes de l'asile, depuis que lui-même est très pris par la campagne de Wayne. Les patients font dans l'ensemble des progrès considérables... Crane évoque sa méthode, révolutionnaire, basée sur "les peurs primales pour briser le moule de violence du sujet". Alors que la conversation dérive sur la politique, Crane affirme qu'il n'est pas favorable aux méta-humains, mais refuse de prendre position officiellement - pour le bien de l’institution, bien sûr. Avant de partir, il transmet à Lamarche une liste de dossier - des patients qui, selon lui, sont prêts à sortir. Cobblepot fait partie du lot. Lamarche les lit rapidement et les signe tous à l'exception de celui-ci, puis part pour son rendez-vous avec Bruce Wayne.
Un évènement absolument exceptionnel a lieu ce matin-là : Kovacs ressent le besoin d'une oreille amicale. Il téléphone à Rachel Dawse et lui propose de déjeuner ensemble à midi, ce qu'elle accepte. Ils discutent un peu - Dawse félicite Rorschach pour son nouveau boulot, et explique qu'elle envisage pour sa part de retourner enseigner. Au détour de la conversation, elle glisse qu'elle a "quelqu'un" en ce moment - sans comprendre pourquoi, Rorschach se sent secoué.
Pendant ce temps, à l'hôpital, Fox rend visite à Barbara Gordon, qui subit toujours opération après opération. La jeune fille s'est réveillée, mais est complètement brisée. A la cafétéria de l'hôpital, il prend un café avec James Gordon et discute avec lui du futur de sa fille. La capitaine promet de visiter l'école de Fox avec elle dès qu'elle sortira de l'hôpital. Il reconnait apprécier l'idée - elle a besoin d'un nouveau départ.
Alors que Fox rentre de l’hôpital, Dent lui rend visite et lui demande si Pamela Isley pourrait l'aider pour le médicament dont il a besoin, qu'il présente comme un antirejet. Il a avec lui une masse de documents réunis par Thomas Wayne, qu'il donne à son ami. Fox téléphone aussitôt à Isley - celle-ci leur propose de passer la voir d'ici 20 minutes, "le temps de finir cette manip". Derrière elle, des bruits particulièrement étranges. Fox raccroche et demande à Dent un peu plus d'informations sur le produit. Dent finit par reconnaitre que le fabriquant en était Desmond, que les stocks ont disparus et qu'il en a un besoin vital. en discutant, ils se rendent vers la serre où travaille Pamela Isley. Ils la retrouvent souriante, dans son bureau, mais Dent remarque qu'elle a le teint particulièrement verdâtre. Posé dans un coin, une énorme plante carnivore - son actuel sujet d'expérience, explique-t-elle. Fox lui transmet les documents. La jeune femme les parcourt et, pensive, explique qu'il lui faudra davantage de produits particuliers - ce que Fox accepte sans problème. Elle demande un prélèvement de peau à Dent - auquel celui-ci se plie à contrecœur - et obtient en outre de Fox un nouvel agrandissement de la serre.
Au même moment, Lamarche arrive chez Bruce Wayne. Il n'échappe pas à la fouille à l'entrée, et se plaint à Kovacs, responsable de la sécurité : "Vous me connaissez, tout de même". "C'est la procédure", s'entend-il froidement répondre. A l'intérieur, Bruce est dans une cabine à UV devant la piscine chauffée, un mojito à portée de main et deux concombres sur les yeux. Lamarche refuse un verre et engage immédiatement la discussion sur le terrain politique : il souhaite qu'ils se positionnent sur le problème de la sécurité et des méta-humains. Wayne refuse tout de go de suivre les républicains sur ce terrain. Lamarche insiste et réussit à rendre Wayne réellement inquiet au sujet des effets que leur absence de réaction pourrait avoir dans les médias. Néanmoins, le milliardaire reste catégorique : il est hors de question de soutenir le fichage des méta-humains. Lamarche suggère qu'il propose d'étendre les prérogatives de la SCU de Gordon. Néanmoins, la réaction épidermique de Wayne éveille ses soupçons, et il ne peut s'empêcher de l'interroger de nouveau sur son rétablissement miraculeux suite à l'agression dont il a été victime. Le playboy affirme n'avoir pas été blessé si gravement. Lamarche conteste, affirme avoir vu ses blessures et demande à Kovacs son avis. "Il était alité", répond sommairement ce dernier. Alors que Lamarche insiste, Wayne rappelle insidieusement à son chef de la sécurité qui le paie. Ce n'était pas nécessaire : énervé par Lamarche, Kovacs le mouche.
Alors que la discussion menace de tourner à l'aigre, un flash spécial à la télévision : on y voit Lamarche et Wayne au Cheetah, un club de strip-tease bien connu et géré il n'y a pas si longtemps encore par Tony Zucco. Wayne jure ne pas y avoir été, affirme qu'il est resté avec Vicky Vale, et Kovacs confirme les propos de son patron. Lamarche nie également s'y être rendu. Le reportage continue, avec de nombreux témoins, les caméras des télévisions et les photographes de presse. Le téléphone sonne, c'est Vicky Vale qui appelle Wayne, et elle n'est pas de bonne humeur. Lamarche rentre chez lui, également furieux.
C'est la fin de l'après-midi. Harvey bosse dans son bureau sur le cas d'un petit dealer qui serait prêt à passer un deal. Il sent un léger courant d'air et relève la tête. La fenêtre à sa droite est ouverte. Lorsqu'il regarde à nouveau devant lui, un individu mince, en survêtement et sweat à capuche, avec un couteau dans chaque main. Il se jette sur Dent et le frappe d'un coup de couteau. Sous le choc, l'apparence de Dent se déforme de manière grotesque, et c'est Clayface qui riposte - à la stupeur de son assaillant. Au même moment, Silverfox qui patrouillait et venait de repérer la fenêtre ouverte pénètre dans la pièce, juste à temps pour voir s'effacer une trace de visage du procureur. Un instant, les trois protagonistes restent immobiles, aussi choqués les uns que les autres. Dent reprend ses esprits le premier et voulant faire croire à une copie depuis le début, tente de prendre l'apparence de Silverfox, mais le stress de la situation est trop important, sa maitrise insuffisante - la copie est grossière. Silverfox, encore horrifié, plaque Clayface au sol alors que Rachel Dawse pénètre dans la pièce. Le justicier crie à la jeune juge de s'enfuir, ce qu'elle fait en hurlant. Clayface essaie de fuir à son tour, mais Silverfox le retient - il finit par s'épuiser et retourne à son apparence de Harvey Dent. L'homme aux couteaux a disparu. Quelques secondes plus tard, le service de sécurité du Palais de Justice arrive dans la pièce : Silverfox explique que Dent a été attaqué par une espèce de monstre et que celui-ci s'est enfui, puis emmène Dent à l'hôpital.
Kovacs a quitté son service chez Wayne dans la soirée, et redevenu Rorschach il se rend chez Lamarche pour discuter un peu. Il trouve le professeur dans une colère noire, et demande calmement "Un rapport avec ce qui est passé aux infos ?" Lamarche explose, et Rorschach se voit contraint d'essayer de le calmer - sans grand succès. Mais le professeur a une volonté de fer, et canalise sa rage. Il leur repasse l'enregistrement diffusé aux informations, examinant les images au ralenti. Rorschach l'interrompt, lui demande de revenir en arrière : l'espace de quelques images, le visage de "Lamarche" se déforme, laissant apparaître plusieurs cicatrices bizarres, avant de reprendre son aspect normal. Stupéfait, Lamarche et Rorschach se regardent. Des personnes capables de modifier leur apparence ? Lamarche se souvient tout à coup pourquoi les cicatrices lui étaient familières, et ressort un dossier, celui d'un patient nommé Victor Zsasz. Aucune mention de capacités méta-humaines, et l'homme était supposé guéri - d'après Crane. Il réalise soudainement quel type de technologie pourrait apporter ce type de capacités, et repense à l'incendie dans les laboratoires de biotechnologies de Wayne Tech. Desmond travaillait là-bas... Rorschach et Lamarche décident de lui rendre une petite visite dans sa cellule.
Alors que Silverfox vient de déposer le corps inanimé de Harvey Dent à l'hôpital, il entend sur sa radio l'annonce d'une fusillade chez les Falcone. Il demande aussitôt l'autorisation d'intervenir à Gordon, qui l'accorde. Au cœur de Gotham, sur le toit d'un gratte-ciel, le manoir des Falcone : lorsque Silverfox arrive, il voit trois individus se déplaçant à une vitesse surnaturelle et portant le même type de dispositif que Zsasz, en train de démolir au couteau et à mains nues les gardes du corps des Falcone. Silverfox se jette dans la bataille, percute l'un des assaillants -et s'aperçoit avec stupeur qu'il porte le visage de Harvey Dent. Un bref coup d’œil autour de lui lui confirme que c'est aussi le cas des deux autres, qui sont en train de se jeter sur lui. Rien qui puisse effrayer Silverfox - il attaque ses 3 adversaires sans pitié. Sous ses coups, le visage de l'un des individus se fracasse comme de l'argile et révèle les cicatrices de Zsasz. Silverfox les envoie voler dans les murs ou la piscine extérieure, KO. Les hommes de Falcone ont profité de l'occasion pour se ressaisir et braquent leurs armes sur le justicier, visiblement à bout de nerfs. Silverfox tente de les raisonner, mais ils ouvrent le feu à son premier mouvement. Silverfox s'envole, ramasse deux des attaquants et quitte les lieux. Au sol, il retrouve le capitaine Gordon et ses hommes, et leur livre ses prisonniers. L'un d'eux a pris une balle alors que le super-héros quittait les lieux et est grièvement blessé. L'autre est Zsasz. Silverfox demande l'autorisation de prendre l'un des appareillages pour examen, ce que lui accorde Gordon. Silverfox repart alors vers son antre examiner ce mystérieux sérum de super-vitesse.
A Arkham, Lamarche arrive avec Rorschach dans son laboratoire, et lui montre une invention récente à lui : un implant qui se fixe sur l'oreille, et qui permettrait de contrôler leur prisonnier. Il se garde bien de révéler à son allié la véritable nature de l'appareil - un simple transmetteur audio, le contrôle étant purement le fait des pouvoirs de Lamarche... Son plan est le suivant : adjoindre à Rorschach un Bane sous contrôle, puis aller récupérer Crane. Rorschach acceptent, et les deux hommes rentrent dans la cellule de Desmond. Une fois l'implant mis en place sur un Desmond réticent, Lamarche lui réinjecte son produit et - à sa demande - lui restitue son masque. Les deux hommes, le justicier et le criminel, partent dans la nuit, suivis de loin par Lamarche. Il est 22h, et Crane a quitté l'asile il y a peu. Ils le rattrapent dans une station de métro. Bane, sans subtilité, arrive avec la puissance d'une locomotive, arrache le portique de sécurité et hurle "Crane !" à pleins poumons. Crane, surpris, se retourne, et son expression change. Il enfile un masque de tissu qui le fait ressembler à un sinistre épouvantail, et une fumée grise commence à se répandre autour de lui. La foule bascule de la panique vers l'hystérie, et un flot humains se dirige vers toutes les sorties. Bane charge au travers des témoins et envoie des innocents voler dans les airs ; Rorschach tente de suivre mais est piétiné par la foule. Il fait le gros dos quelques secondes, puis parvient à se relever et rejoint Bane. Celui-ci, poussé par le contrôle mental de Lamarche, assomme l’Épouvantail d'un coup de poing. Les trois hommes le ramassent et s'enfuient.
De retour à Arkham, Desmond a nouveau enfermé dans sa cellule, Lamarche interroge Crane, testant son propre gaz sur lui - visiblement sans effet. Le psychiatre délire un peu, souffrant visiblement d'une commotion cérébrale, et finit par balbutier "Gregory"... Poussé par Lamarche, il finit par avouer qu'il bosse effectivement pour le candidat démocrate, et que celui-ci le fera libérer. Lamarche quitte la cellule - une petite porte entre celles de Desmond et de Cobblepot.
A l'hôpital, Dent est assis sur un lit d'hôpital, en observation. A son chevet, Rachel Dawse, l'air visiblement bouleversée, lui tient la main. Il n'y a personne d'autre dans la pièce. De l'autre côté de la fenêtre, perché sur un rebord, Rorschach jette un œil dans la pièce et quitte les lieux.
Dans le laboratoire sous le manoir de Lucius Fox, celui-ci se repasse en boucle la vidéo enregistrée par les caméras de son armure - la transformation de Clayface en Harvey Dent...