(Instruction catéchétique)
La charité est la plus grande des vertus chrétiennes.
Elle est le cœur de l’Évangile et le signe distinctif du disciple du Christ.
Sans elle, toutes les autres vertus perdent leur valeur.
La charité est une vertu surnaturelle qui consiste à aimer tous les hommes comme des créatures faites à l’image de Dieu, aimées de Lui et appelées à Le posséder :
sur la terre, par la grâce sanctifiante ;
au Ciel, dans la gloire éternelle.
L’objet matériel de la charité est tous les hommes, car tous sont appelés à posséder Dieu.
⚠️ Les démons et les damnés, étant définitivement séparés de Dieu, ne sont plus notre prochain et n’entrent donc pas dans l’objet de la charité.
Aimer le prochain, ce n’est pas aimer ses qualités naturelles,
mais aimer en lui ce que Dieu veut faire de lui.
Jésus-Christ a fait de la charité un commandement nouveau et essentiel :
« Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. »
« C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples. »
Il insiste encore en parlant du jugement dernier :
« Tout ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait. »
📌 Conclusion : Aimer le prochain, c’est aimer Jésus-Christ Lui-même.
La seconde raison d’aimer le prochain est la beauté divine de son âme :
l’âme en état de grâce est ennoblie par Dieu Lui-même ;
l’âme qui n’a pas encore la grâce est capable de la recevoir.
La beauté surnaturelle de l’âme dépasse infiniment toutes les beautés et perfections naturelles.
Dieu honore l’âme, car Il en connaît la valeur.
Jésus-Christ a versé son sang pour les âmes.
La Sainte Vierge aime intensément les âmes en état de grâce.
Les anges veillent sur elles avec un soin admirable.
👉 Même le pécheur doit être aimé, non pour son péché, mais pour la valeur de son âme.
La beauté de leur âme est accrue :
par le renoncement total au monde ;
par les vœux religieux ;
par la réception fréquente des sacrements.
Pour nous :
paix intérieure ;
bonheur profond ;
bénédictions du Ciel ;
mérites nombreux pour l’éternité.
Pour nos frères :
encouragement dans leur vocation ;
attachement plus fidèle au service de Dieu ;
plus grande facilité à observer la Règle et les vertus religieuses.
La charité rend les sacrifices :
plus faciles,
plus joyeux,
même lorsqu’ils sont héroïques.
L’union fait la force.
Elle édifie les fidèles et favorise les vocations.
Toute vertu vient du cœur.
La charité doit d’abord être intérieure, sincère et profonde.
Voir le prochain :
comme membre du Corps du Christ ;
comme image de Dieu ;
comme tabernacle de la Sainte Trinité ;
comme une âme aimée infiniment par Dieu.
Considérer :
les biens matériels reçus de Dieu ;
les biens surnaturels de son âme ;
sa vocation à la gloire éternelle.
Les défauts doivent être regardés :
comme des imperfections passagères ;
comme des infirmités à soulager ;
comme des poussières appelées à disparaître au Ciel.
Est-ce que je regarde les autres avec les yeux de la foi
ou avec les critères humains ?
Nature
Supporter avec indulgence ce qui nous heurte dans :
les paroles,
les idées,
le caractèr
la manière d’agir des autres.
L’amour-propre nous pousse à juger durement et à manifester notre mécontentement.
Pratique
Se défier de ses jugements souvent téméraires.
Se souvenir que seule l’intention engage la responsabilité, et qu’elle nous est souvent inconnue.
Garder le silence.
Éviter gestes brusques, attitudes froides ou airs mécontents.
Combattre la rancune par la foi et l’humilité.
Nature
Pardonner à nos frères les torts qu’ils ont envers nous.
Nécessité
Devoir absolument exigé par Jésus-Christ :
« Aimez vos ennemis. »
« Pardonne-nous comme nous pardonnons. »
« Va d’abord te réconcilier avec ton frère. »
Avec l’aide de la prière et de la grâce, ce pardon est toujours possible, même s’il devient parfois héroïque.
Pratique
Ne pas manifester sa peine.
S’interdire :
les emportements,
les paroles blessantes,
la froideur
la rancune.
Éviter absolument la médisance.
La charité :
est le signe certain de la vie chrétienne ;
fait régner la paix dans les âmes et dans les communautés ;
prépare dès ici-bas la communion éternelle du Ciel.
Sans la charité, il n’y a pas de sainteté véritable.
I. Nature.
Vertu qui consiste à aimer tous les hommes comme étant des créarures faites à l'image de Dieu, aimées par Lui, et appelées à Le posséder ici-bas par la grâe sanctifiante et au Ciel dans la Gloire.
L'objet matériel de la charité ce sont donc tous ceux qui sont appellés a posséder Dieu, c'est à dire tous les hommes. Les démons et les damnés, étant définitivement séparés de Dieu n'entrent pas dans cette catégorie d'êtres que nousdevons aimer. Ils n sont plus notre prochain.
II. Motifs de prartiquer la charité.
1° Commandement et insistence de Notre Seigneur. "Je vous donne un commandement nouveau" (Jn 13, 24). " C'est à cela que tous (Jn 13, 34). Ceci est mon commandement que vous vous aimiez comme... (Jn 15, 12) Ce que je vous ai commandé c'est que vous vous aimiez les uns les autres (Jn 15, 17) Que tous soient un, comme vous mon Père vous êtes en moi et moi en vouset qu'ainsi ils soient un comme nous (Jn 13, 20).
Notre Seigneur revient encore sur ce principe en parlant du jugement général: "Tout ce que vous aurez fait au moindre des miens c'est à moi que vous l'aurez fait" (Matt 25).
2° Du côté du prochain beauté surnaturelle. La beauté divine des âmes qui ennoblirt les âmes en état de grâce ou qui peut ennoblir plus tard celles qui n'ont pas encore cete grâce est le second motif d'aimer notre prochain.
La beauté, la perfection surnaturelle de l'âme en état de grâce est infiniment supéreieur à toutes les beautés et a toutes les perfection du naturelles de toute créature réelle ou possible. Dieu nous traite si honorablement parce qu'il connaît cette beuté de notre âme . Jésus Christ adonné son sang pour les âmes et les nourrit de sa chair parce qu'il en voit la valeur.
Marie nous aime immensement parce qu'Elle est ravie de la beauté des âmes en état de grace. Les Anges estiment nos âms et en prennent un soin admirable parce qu'ils en apprecient la valeur. Sur terre, les hommes de foi, se montrent pleins d'estime, d'amour et de dévouement pour les âmes, même des pécheurs parce qu'ils voient en elles cette valeur infinie et cette beauté divine.
C'est par les yeux de la foi que nous devons envisager notre prochain. Que dire de l'amour que nous devons avoir pour nos Frères en religion. La beauté de leur âme est augmenté par le fait: qu'ils ont tout quitté pour suivre Jésus Christ, qu'ils s'immolent par lesvœux religieux et par la réception si fréquante des sacrements.
3° Avantages de la charité fraternelle.
Pour nous paix, bonheur, bénédictions du ciel, nombreux mérites.
Pour nos Frères: elle augmente leur bonheur, leur fait estimer d'avantage leur vocation, les attache ainsi au service du Seigneur.
Par ce bonheur nous les facilitons singuliêrement l'observation fidèle et amoureuse de la Rêgle et de toutes les vertus religieuses.
Ce boheur de la vie en famille fait accepter facilement et joyeusement les sacrifes, même héroiques qui impose souvent la vie religieuse et apostolique.
Elle assure les fruits des œuvres de zèle entreprises en commun "l'union fait la force".
Elle édifie les séculier et prpice les vocations.
III. Moyen pratiques de la Charité.
Charité intérieure. Toute vertu vient de l'intérieur, du cœur. La charité pour être vrai doit procéder de notre estime de notre affection pour notre prochain.
Fondement de cette estime:
Le voir en Dieu membre de Jésus Christ, image de Dieu, tabernacle de la Sainte Trinité, âme consacrée.
Se rappeler que Dieu l'aime infiniment.
Voir les biens materiels dont Dieu a gratifié le prochain.
Considerer les biens surnaturels qui enrichissent son âme, beauté de son âme enrichie de la grâce ou au moins capacité de la recevoir, vocation à la glore raisons spéciales d'estime nos Frères, religieux, apôtres,
Regarder leurs défaut comme de simples imperfections, des poussières qui disparaitron bientôt au ciel, et qui d'ailleurs n'emplechent pas de les aimer.
Comment témoigner cette estime. Chapitre XIII
2° Charité extdérieure.
a) Support des défauts. Nature.
Indulgence à supporter ce qui nous choque, nous froisse dans leurs pensées, dans leurs sentiments, dans leur caractère et leur manière d'agir. Notre amour propre nous porte à les juger sévèrement et à leur montrer notre déplaisir d'une manière blessante.
Pratique. Nous éfier de nos jugements souvent témérares et injustes. C'est l'intantion qui engage la responsabilité de l'homme or cette intention ne nous est peu connue.
Nous interdir la manifestation de notre déplaisir par le silence, l'abstrention des gestes brusques ou d'un air mécontent ou bien éviter de communique nos sentiments à autres.
Reprimer, combattre la froideur, l'aversion, la rancune que ses défauts exitent dans notre âme par de vues de foi, en considérant ses défauts comme des infirmiés a soulager, en pensant à bos propres défauts.
b) Pardon des injures. Nature.
Indulgence à l'égard de nos Frères quand autant dont ils son coupables.
Nécessité: Devoir imposé par Notre Seigneur Jésus Christ de la façon la plus présante, la plus énérgique.
"Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent"
"Pardonnez nous nos offenses comme nous pardonnons ceux qui nous ont offensé".
"Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande. » Matthieu, 5, 23 et 24.
Ainsi le secours de la grâce que procure la prière, ce devoir impérieux est toujours possible quoique son accomplissement devienne héroique en raison de notre égoisme.
Pratique: Eviter toute manifestation de nortre peine. Nous interdir absolument les emportements,lesparoles fréquentes , la froideur, l'affectation, la rancune et tout manifestation de notre peine. Eviter surtour de biles.