Le Bienheureux Frère Bénilde Romançon a été canonisé.
Il est désormais connu sous le nom de Saint Bénilde.
Béatification : 4 avril 1948, par le Pape Pie XII.
Canonisation : 29 octobre 1967, par le Pape Paul VI.
C'était un religieux de l'Institut des Frères des Écoles Chrétiennes, connu pour son dévouement à l'éducation des jeunes, notamment à Saugues (Haute-Loire), où il a exercé pendant 21 ans.
Quelle belle vie de communauté nous a montré notre frère Beninde. C'est en elle et par elle qu'il atteignit la sainteté. Jour après jour, il accomplit fidèlement toutes les prescriptions régulières. C'est bien simple, mais c'est héroïque. "On fera paraître dans cet Institut et on conservera toujours un véritable esprit de communauté". Cet esprit de communauté fut lequel le Saint Frère Benilde vécu avec intensité. Et que le Saint Fondateur explique si bien dans les chapitres 5 et 13 de la Règle commune. C'est cette vie commune qui caractérise notre vie de Frère des Écoles Chrétiennes. Prière, travail, repos, repas, recréation, tout est fait en communauté. L'isolement ne nous est pas permis.
L'isolé est un singulier, est un orgueilleux. Le singulier est un irrégulier, un egoïste. Quand un Frère est hors de la communauté, sans permission, le bon Dieu ne peut pas le bénir. Le Frère Directeur doit savoir toujours où sont ses Frères. Le Frère doit être toujours en état de disponibilité à l'égard du Frère Directeur et aussi à l'égard de ses Frères.
Naturellement, cela contrarie beaucoup la nature. Et c'est cela qui explique que beaucoup ne peuvent rendre ce service. Mais par égoïsme ils cherchent faire leur voloné même en forçant la main des Supérieurs. Certains savent bien s'embourgeoiser . Jamais il ne leur manque rien. Et ce sont eux le plus difficiles à contenter. Ils arrachent les permissions afin de vivre toujours à côté de la vie communautaire. S'ils se demandaient, par exemple, "si tout le monde faisait comme nous", peut-être ils changeraient de conduite,
Mais il faut avoir vraiment un esprit communautaire pour pouvoir vivre notre vie. Sinon, c'est un assujettissamment fastidieux et continuel. Cet esprit suppose deux conditions, l'union des cœurs et l'obéissance. Vertus qui doivent le plus paraitre d'une communauté.
L'union des cœurs vient de la charité et crée l'unité dans l'union. Elle transforme en joie l'assujettissement de la vie communautaire.
L'obéissance assume l'union des volontés. C'est cette unité d'action et de vue que constitue une vraie force.
L'humilité est aussi indispensable à la vie commune, car cette vertu exalte la communauté et enfance l'individu. C'est le Frère directeur qui explique et qui représente la communauté. Les frères sont anonymes. Il n'y a pas de rang parmi les Frères, car tous sont Frères. Que de sacrifice la vie commune demande à la nature. Elle est une vraie croix.
Mais on oublie que toute vie commune exige de renoncement, pas seulement la vie religieuse, mais aussi le mariage. La vie demande un renoncement, un oubli de soi. Il faut savoir s'effacer, se sacrifier à la manière de voir des autres, accepter que nous sommes différents, et vivre avec joie cette différence.