La montée du Christ au Ciel
C’est la montée du Christ au Ciel.
La vie de l’homme est une ascension continuelle. Dès qu’il sort de l’enfance, une lutte pénible commence, qui l’accompagne jusqu’à la vieillesse. La vie déçoit souvent les rêves et les espoirs que l’on avait longuement caressés. La réussite d’une vie dépend de tant d’éléments imprévus : la santé, l’argent, les talents, les relations, et surtout le courage. Puis surviennent des événements favorables ou défavorables. Beaucoup échouent dans cette difficile ascension ; beaucoup en sortent profondément déçus.
Or cette réussite humaine n’est en réalité qu’une apparence. Car « vos pensées ne sont pas mes pensées », dit Dieu. Et pourtant, il y a des jeunes — et des moins jeunes —, y compris parmi les religieux, qui se laissent aveugler par cet éclat trompeur : licence, agrégation, doctorat… et après ? Tant de désillusions !
Ce qui compte en réalité, c’est Dieu. Comme le Christ est monté vers le Père, nous devons, nous aussi, monter avec Lui. Il n’est descendu que pour nous élever avec Lui. Il est le Chef du Corps et veut l’entraîner tout entier à sa suite. Il est le Rédempteur : il n’est venu que pour nous sauver.
Mais pas seulement. Il est venu pour accomplir la Création. Tout a été fait par Lui et pour Lui. C’est en Lui, en définitive, que convergent toutes les initiatives. Morts avec le Christ, notre seule patrie est le Ciel, comme le dit saint Paul (Ép 3, 5-6 ; Col 1, 1-4 ; 2 Tm 3, 11).
Le Corps du Christ sur la terre, c’est l’Église. Elle est un peuple en marche vers le dernier jour, où, avec le Christ, elle montera aux noces éternelles de la Parousie eschatologique. Il entrera un jour dans la gloire, et nous avec Lui, à condition que nous suivions fidèlement notre Chef de file.
Il faut que les membres de ce Corps soient résolus ; il faut que nous soyons courageux.
Une âme qui regarde vers Dieu ne recule jamais. C’est en fixant le Ciel au loin que nous mériterons, un jour, d’y monter.