les cités provisoires d'Outreau site de Pascal BERNARD

Retour au site consacré à la ville d'Outreau     

Les cités provisoires en France et la reconstruction à la fin de la seconde guerre mondiale.

  pascalbernard6@gmail.com ou pascalbernard61@bbox.fr        Les cités provisoires 'Outreau

fleche lumineuse droite  Cité d'Urgence   Cité du Biez   Cité Jules MICHELET  Cité Paul Bert   Cité Paul Bert et Cité FAPMO    Cité de l'impasse Roger Salengro   Cité République   La cité des Fleurs   Cité de la Verte Voie    Cité de l'Egalité   Ecole des Bleus  Cité des Cheminots   Cité de la rue Auguste Comte

IMPORTATION DE MAISONS PRE FABRIQUEES A BOULOGNE SUR MER
 Le journal Nord Matin du 18 février 1947 écrira
Outreau comptait avant la seconde guerre mondiale 8014 habitants.                                                          Or,non seulement on a réussi le tour de force de les loger tous, mais encore cette population a augmenté

700 baraquements ont été construits depuis la libération et l’on envisage

l’édification prochaine d’une cité des cheminots  qui comprendra 150 logements...
Puis vers 1954 les 50 logements de la Cité d'Urgence feront d'Outreau  une commune de 800 logements provisoires. 
 
La ferme, présentée  sur la photo de Nord-Matin du 31 janvier 1947, était située au 121 de la rue Saint-Michel à Outreau à la Salle est appartenait à la famille DUMONT.  Entre le préfabriqué et l’étable, une « voyette » permettait d’accéder sur l’arrière, à une demie lune.
 
 
 

Le journal Nord Matin à l’automne 1947 relatera l'article sur les travaux inachevées des demi-lunes

Les travaux de réfestion des « demi-lune » seraient exécutés avant l’hiver.

En dépit des multiples interventions, la réfection des fameuses demi-lunes d’Outreau et du Portel, n’est point terminée. Devant la carence des pouvoirs officiels, Mr MATHOU conseiller général, avait adressé le 29 juillet dernier au ministre de la reconstruction une lettre ouverte dont voci les passages essentiels :

« Je me permets de vous rappeler la visite à Boulogne-Sur-Mer de Mr BILLOUX et ensuite celle de Mr TILLON au cours desquels il m’a été possible de faire constater la situation dans laquelle se trouvent  200 familles

Au cours d’une déclaration officielle, Mr TILLON a écrit textuellement

"je tiens à vous dire que je suis scandalisé de ce que je viens de voir- déjà Mr BILLOUX avait été mis au courant de ce genre d’industrie et avait pris certaines mesures à ce sujet.

Je ne pense pas qu’il y ait encore dans mon ministère des personnes qui soient responsables d’une telle chose. Mais s’il en reste la justice sera saisie et nous ne faillirons pas à notre devoir.
Cliquez et zoomer pour lire la fin de l'article". 
 
Nord matin Automne 1947 : " Les travaux de réfections des demi-lunes seraient exécutés avant l'hiver suite au courrier adressé  au ministre de la reconstruction en juillet 1947 par  Monsieur Mathou conseiller général d'Outreau....lire la suite article de la Nord Matin
 
 
                          
En 1951 le département du Pas-de-Calais comptait 11.233 constructions provisoires
qui abritaient plus de 40.000 personnes ... clic et zoom pour lire l'article de 1951

 

François BILLOUX ministre de la reconstruction en compagnie du Prince de BERTIL

Il faut rappeler que la Suède a aidé la France en important des maisons suèdoise, notamment dans le Calvados et ses maisons renovés existent encore

Voir Les cités provisoires en France et la reconstruction à la fin de la seconde guerre mondiale.

 

 La politique gouvernementale de reconstruction : problème de la reconstruction

Monsieur François BILLOUX ministre de la reconstruction expose les grandes lignes

 Nord matin 16 mars 1946
 
 
 La question de l'Enseignement
 

 

La construction des baraques commerciales avance rondement titrera Nord matin en septembre 1945 ; ces groupes de commerçants seront appelés les Stands

 

 

 En Août 1946 Un programme de constructions provisoires pour les commerçants sinistrés

 

 

 

  Comment arrivaient les maisons préfabriquées ? 

 

 

 

 Article du 17 juillet 1946 : Outreau renaÎt de ses ruines
 
 
L'action de la Municipalité d'Outreau  pour la reconstruction en février 1946 
 
            
 Février 1946 400 ménages Outrelois étaient encore évacués et attendaient un logement
215 baraquements étaient attribués
350 logements en durs vont s'achever sur les 700 qu'il faudrait
950 enfant sont scolarisés
                
 
   
 
Emile Carpentier maire d'Outreau message dans la presse
"A ceux qui spéculent sur la misère du peuple"  lire l'article 
 
Baraquement de la cité de la Tour du Renard 
 
 
 
Un grand baraquement existe encore à Outreau, il sert de locaux aux dirigeants de l'A.S.O.F , il se trouve sur l'ancien terrain des cheminots au stade, terrain de football aujourd'hui en synthétique
 
 
 
  
 
 
arrivage d'un préfabriqué par bateau

Le commerce de la famille LACOUR et le presbytère rue Auguste COMTE. 
 
 
Photo de 1991 le baraquement de l'association de l'Hirondelle Outreloise
 
 
 
  
La cité du Biez  cliquez pour découvrir la cité du Biez
 
La rue du Biez après la poste en partant vers la place d'Outreau
 
 
 
  

Un UK 100 ( préfabriqué ) et derrière les garages Mory...  

 
 
L'expo « Les cités provisoires du Portel et d'Outreau » fait resurgir les souvenirs

mardi 21.10.2008,  - La Voix du Nord 

 Suzanne, devant quelques panneaux de photos. Pour beaucoup, les cités furent un peu un âge d'or au niveau de la solidarité. Suzanne, devant quelques panneaux de photos. Pour beaucoup, les cités furent un peu un âge d'or au niveau de la solidarité.

L'exposition « les cités provisoires Le Portel Outreau, 1946 à 1990 » a été inaugurée samedi matin à la médiathèque. Premières réactions.

De 1946 à 1960, Suzanne a habité cité Bellevue, route de la Croix Rouge au Portel. Samedi, comme des dizaines d'autres personnes, elle est venue découvrir l'exposition concoctée par l'Association de Sauvegarde du Fort de l'Heurt et du patrimoine portelois (ASFH). « Je suis sur cette photo et aussi sur celle-ci » pointe-t-elle du doigt. Une jeune femme souriante entourée de sa famille posant devant leur maison, un bungalow préfabriqué américain. « On était bien, se souvient-elle, il y avait une bonne ambiance. La plupart du temps, on ne clôturait même pas nos jardins... pour que les voisins puissent passer. C'était calme, on avait tous confiance les uns dans les autres ! Et quand il y avait des problèmes, les gens s'aidaient. » La nostalgie exprimée par Suzanne imprègne les 250 photos accrochées dans la médiathèques. On y observe des visages heureux, des scènes de la vie ordinaire, et les fameuses cités provisoires classées par quartier. Cités du Calvaire, du Mont de Couppes, du Fort, de la Gare... et même de Terlincthun, de la Colonne et d'Equihen. 

Travail de mémoire

Agréable à parcourir, l'exposition est complétée par des plans du Portel, quelques maquettes de maisons et un diaporama. «  Beaucoup d'entre vous ont connu les cité provisoires... qui ont duré plus longtemps que certains HLM » a rappelé samedi le président de l'ASFH dans son discours. Le maire, Laurent Feutry, s'est pour sa part félicité de ce «  travail de mémoire qui trouve un écho fort dans la population porteloise ». •

E. DUPEUX

   Dans l'article de la Voix du Nord Suzanne décrit très bien la vie dans les cités, les conditions, et aussi l'entraide entre les familles ; une époque où la plupart des humains n'étaient  pas encore atteints par l'indifférence. Un temps passé où l'on prenait le temps de dialoguer alors que les tâches étaient rudes, qu'il n'y avait pas  le confort d'aujourd'hui. Une sénérité règnait dans les quartiers où chacun se respectait, où les parents portaient un intérêt particulier à l'éducation des enfants. La modestie des foyers n'empêchait pas d'avoir des tenues correctes et  d'être très stricte sur la propreté.
 
  MANIHEN          pascalbernard6@gmail.com
 

                          

Prés du foyer  et de la salle des fêtes,  il existait un baraquement qui a servi de logement de fonction, ici sur la droite, habité par une employée communale, il fut détruit avant 1990. Madame Hector ou Hoctor.
 
 

                  Dans le bas du Mont neuf sur la gauche en descendant un genre baraquement " en dur " qui jadis avait été un café ( tenu je crois, durant un temps par des Wasselin ). Il n'y avait pas de trottoirs comme maintenant et les petites allées étaient caillouteuses. Sur le pignon à gauche on remarque une affiche avec le chiffre 8, c'était la représentation du cirque et pour autoriser cette publicité, la famille de Jean-Claude bénéficiait d'une entrée gratuite... A noter qu'à cette époque le Boulevard du 8 mai n'existait pas. A rappeler aussi que cette rue s'appelait le vieux Mont, puis durant la seconde guerre mondiale la rue du maréchal Pétain ; à la libération retrouva trés vite le nom de la rue du Mont Neuf ...                                      J'y suis né au N° 202. 

   Photo prise en 1963 de l'ancien jardin qui redonnait en montant rue Guyemer. Cliquez et Zoomez 
 
 
Baraquement en 1963 en bas du Mont Neuf à droite en descendant ...derrrière les Hangar c'est la rue Salengro
 

 
                             1981 : Carrefour du Mt Neuf, du Bd du 8 Mai et diretion rue Salengro.         
 
 
 

 
  OUTREAU D'HIER à AUJOURD'HUI   
                                                
 
    " En 1947, Monsieur Emile CARPENTIER réélu en tant que maire et peut continuer de s'atteler à l'oeuvre immense qu'est la reconstruction d'une ville détruite à plus des deux tiers
Avec le retour en masse des exilés, le problème de logement se fait de plus en plus aigu. Trois types de logement sont édifiés au coeur de la commune : les demi-lunes, les préfabriqués américains et les logements en parpaings. Par souci de rapidité et d'efficacité, le souhait de la Municipalité, exprimé par l'adjoint aux finances, Raymond Splingard, est de bâtir sur des terres agricoles. La construction de trois cents baraquements dès 1945 ne satisfait guère la population, irritée par la lenteur des travaux.       Environ cinquante logements supplémentaires sont construits dans la cité d'urgence du hameau de La Salle pour un million de francs ( 1500 euros ). L'action municipale est complétée par la S.N.C.F qui décide l'édification d'une cité pour ses cheminots, permettant d'accueillir plus d'un millier d'habitants.  

Au total, près de 400 logements sont édifiés dont la majorité dans la plaine du Portel Cité République qui portera ce nom en 1951et dans la rue Auguste Comte avec 25 préfabriqués, 50 logements en " dur "
ainsi les dénominations doivent symbolyser l'espoir et la paix retrouvés : ainsi les dénominations " Humanité",  " Liberté " , " Egalité ", " Fraternité ", "Loyauté" et " Solidarité " sont proposés. De même l'ensemble des constructions provisoires de la plaine du Portel constitue la cité " République ", traversée par les rues de la " Paix " et de la " Concorde ".
 
De plus il sera attribué à certaines rues les noms de résistants fusillés, tels Firmin BLONDEEL et Robert DELATTRE, et de cheminots tués sous les bombardements comme Antoine MINET et Séraphin LESEUX. Ces noms restent encore aujourd'hui des patronymes familiers pour les Outrelois, même s'ils ne savent toujours les raisons de ces déterminations.  

La réfection des écoles est également un des principaux soucis d'Emile Carpentier et de son équipe. L'école Paul BERT est entièrement restaurée et plusieurs constructions nouvelles sont projetées. ( Archives Municipales, dossiers relatifs aux destructions, reconstructions, rénovations, et réhabilitation des écoles depuis 1945). Les Bains-douches sont rouverts en juin 1946 mais leur fontionnement est restreint par le rationnement de l'eau et du savon.  

Les affiches de l'exposition 

 
 

  
 

 

 Un petit retour sur l'exposition
 
 

Florent LEPERCQ et Francis Dumont.
 
 
 
 
 
Voir aussi Les Cités Provisoires du Portel site de Pascal BERNARD
  Retour au site consacré à la ville d'Outreau                     
 


free counters   free counters
          
                                                                                                                             est
 
 
 
IMPORTATION DE MAISONS PRE FABRIQUEES A BOULOGNE SUR MER
 
 
IMPORTATION DE MAISONS PRE FABRIQUEES A BOULOGNE SUR MER 2ème partie film archives INA MAISONS PREFABRIQUEES AMERICAINES A BOULOGNE SUR MER 01/01/1946