Le professeur Antonin CLERC

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Le Professeur Pierre Antonin CLERC est né le 18 décembre 1871 au N°61 de la rue Monceau à Paris dans le 8ème arrondissement (déclaré le 21, acte, N°1229). Fils de Camille CLERC négociant âgé de 43 ans et de Marie Françoise DEPRET âgé de 31 ans.
Carte postale du début du 19ème siècle de la rue Monceau où est né le professeur Pierre Antonin CLERC.
Paris rue Monceau ou est né Pierre Antonin CLERC  le 18 décembre 1871
Voici ce qu'écrivait la revue Chanteclair dans le N° 295 de septembre 1933 page 263 à propos du Professeur Antonin Clerc.
Externe de hôpitaux en 1893, interne en 1897, il devenait médecin des Hôpitaux en 1910, agrégé en 1920 et arrivait au professorat en 1929 après avoir été élève de ROGER, d'ACHARD, de VAQUEZ et de NETTER. Actuellement Pierre Antonin Clerc médecin de l'hôpital Lariboisière occupe la Faculté de Médecine de Paris la chaire de pathologie médicale.
Les travaux du docteur CLERC sont nombreux. Après sa thèse sur les ferments solubles du sérum sanguin(1902), nous citerons: recherches sur la splénomégalie avec
myélémie (en collaboration avec L.Mile WEIL en1902); la lymphadénie (1910) : l’Action sur la nicotine sur le cœur (avec C.POZZI en 1914) ; les Anomalies des complexes ventriculaires électriques, les Arythmies, l’Oblitération coronorienne, le Traitement des Arythmies par la quinidine; ect...
Comme on le voit le professeur CLERC s’est spécialisé en Cardiologie.
Outre un ouvrage sur les Arythmies en clinique (Paris, Masson 1925) et un Précis des maladies du cœur (Masson 1931), on lui doit cependant une Pathologie du globule blanc (in Traité de médecine, Paris Masson 1927),et les problèmes actuels de Pathologie médicales (en collaboration avec les agrégés en exercice), 2 volumes Paris Masson 1931 et 1932.

https://sites.google.com/site/outreau2/outreau/le-professeur-clerc-pierre-antonin
Le professeur Pierre Antonin CLERC fait à Lariboisière un cours annuel de perfectionnement sur les maladies du cœur ; à la Faculté il enseigne la pathologie médicale, et un cours complémentaire sur les actualités. Il est membre du comité de rédaction du Progrès Médical et des Archives des maladies du cœur ; on lui doit le numéro spécial annuel de la " Médecine" consacré aux maladie du cœur, des vaisseaux, du sang et du rein. Envoyé en mission au Canada il prit part au Congrès de Montréal  et d'Ottawa (1926 et 1932).
Le Professeur Clerc est membre de la Société Médicale des Hôpitaux, de la Société de Biologie, de la Société d'Hématologie, Docteur honoris causa ( Le doctorat honoris causa est une marque de distinction offerte par une université à une personnalité ayant posé sa marque dans un domaine particulier) de la Faculté Médecine Laval (Quebec), et membre et membre de l'Académie de Médecine de New-York. Il est Officier de la Légion d'Honneur.

Deux des docteurs qui eurent comme élève Antonin CLERC : les docteurs VAQUEZ et ACHARD
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Extrait de la revue Chanteclair N° 295, de septembre 1933 page 263 qui retrace la carrière du Professeur Antonin CLERC

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Antonin Clerc se marie le 17 juillet 1898 à Outreau avec Jaqueline Mithilde Suzanne Adam ; il a 26 ans et demi et il est interne des Hôpitaux de Paris, il réside au N°92 rue Jouffroy et vit avec sa mère qui a 57 ans et demi, son père est décédé le 25 novembre 1882 à l'âge de 53 ans...( fils de Joseph Clerc décédé et Amandine Kaisser sa mère vit encore elle a 84 ans).
Carte postale de la rue Jouffroy où résidait, avec sa mère, le Professeur Clerc avant son mariage.
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Le professeur Clerc épouse donc le 17 juillet 1898 à Outreau  Jaqueline Mithilde Suzanne  ADAM âgée de 21 ans et demie née à Boulogne-Sur-Mer rue Siblequin le 8 janvier 1877 demeurant à Outreau elle est la fille de Hippolyte François Adam banquier 78 ans et demi et Marie Pauline Amélie  Perrochaud 56 ans. Les témoins sont Marie Joseph Armand Clerc 42 ans conseiller référendaire à la cour des comptes, chevalier de la légion d'honneur cousin germain  du marié ; Marie Philippe Clerc 32 ans Ingénieur frère du marié et René Lisle 45 ans secrétaire général de la compagnie des chemins de fer de Madrid à Saragosse et à Alicante, chevalier de la légion d'honneur domicilié à Paris square Monceau 84 Bd des Batignolles beau frère de l'épouse ( il est marié avec Antoinette Adam); et Maurice Jules Charles Pierre Lonquety âgé de 39 ans ingénieur des mines cousin issu germain de l'épouse, en fait Maurice Lonquety était le cousin de Marie Pauline Amélie Perrochaud mère de Jacqueline Adam. (Tout cela est mentionné dans l'acte n° 25 du 17 juillet 1898 du mariage à Outreau). 
                                  https://sites.google.com/site/sitedepascalbernarddoutreau/
Le couple Antonin Clerc et Jacqueline Adam auront 2 enfants, 2 filles
-1)Hélène CLERC née le 14 juin 1899 au 174 Bd Malesherbes à Paris dans le 17ème arrondissement, déclarée le 17 juin (acte 1557)

-2)Jacqueline CLERC née le 1er janvier 1902 au 174 Bd Malesherbes à Paris dans le 17ème arrondissement, déclarée le 3 janvier (acte N°20) on retrouve comme témoins sa tante Antoinette Adam( sœur de sa mère) 35 ans rentière épouse de René Lisle 48 ans ancien inspecteur des finances, ils résident 84 Bd des Batignolles.
Carte postale du Bd Malesherbes où sont nées Hélène et Jacqueline Pauline les deux filles du couple Antonin Clerc et Jacqueline Adam.
Paris Boulevard Malesherbes où sont nées les filles du couple Clerc-Adam

Extrait de la revue Chanteclair N° 295, de septembre 1933, dessin représentant le professeur Antonin Clerc auscultant une femme ..
Le Professeur Pierre Antonin CLERC

Le professeur Antonin Clerc et son épouse née Jaqueline Adam avaient à Outreau une résidence secondaire construite vers 1850, " La villa Perrochaud " qui appartenait au docteur Pierre Perrochaud le  grand père maternelle de Jacqueline Clerc (née Adam)...Ses grands Parents Pierre Perrochaud marié avec Amélie Mathorez y vécurent vers 1870...Amélie Mathorez épouse Perrochaud y est décédée le 27 janvier 1878 (elle avait 54 ans..) "décédée en son château à Outreau" comme indiqué dans l'acte N°5 de son décès. De nombreuses cartes postales furent éditées..
Carte postale datée de 1912 de "la Villa Perrochaud"  résidence secondaire du Professeur Antonin Clerc. Après la seconde guerre mondiale les gens l'appelaient " le château Clerc".
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Autre vue de "la villa Perrochaud" à Outreau vers les années 1920, résidence secondaire du professeur Clerc où il s'installa définitivement à sa retraite.
la villa Perrochaud à Outreau

Carte postale du professeur Clerc.
"Un seul instant d' entretien suffisait à lui gagner les cœurs" disaient de lui ses proches et sa famille.
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En 1913, René Chantereau crée les laboratoires Chantereau, qui deviendront Innothéra en 1935
Un lien utile http://www.innothera.fr/fr/qui-sommes-nous/historique
pour connaître les laboratoires Chantereau.
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"Jamais il n'a détourné son regard des malheureux ; l'indulgence était sur ses lèvres, la bonté  dans son cœur, la droiture dans ses oeuvres"  diront aussi de lui ses proches et sa famille.
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François Maspero petit fils du professeur Clerc, fils du couple Henri  Maspero et Hélène Clerc - né le 19 janvier 1932- et qui venait passer ses vacances avant la seconde guerre mondiale, puis revint ensuite, dans son livre "Des saisons au bord de mer"  décrit la carte postale sépia qu'il détient.
C'est certainement une belle maison bourgeoise, bâtie dans la seconde moitié du 19ème siècle, mais rien, et en tout cas sa taille, ne justifie la légende au verso de la carte, qui la qualifie de château. Il n'a pas souvenir que personne l'ait jamais appelée ainsi.
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Page 24 et 25 du livre de François Maspero " Des saisons bord de mer."
Aujourd'hui la maison n'existe plus. De ce qu'elle était, il ne conserve qu'une unique image tangible, une carte postale couleur sépia. A en juger par la voiture qui stationne sur le terre-plein, la carte postale doit dater des années 1920, bien avant sa naissance.
Pour autant qu'il puisse la détailler, cette voiture est une décapotable découverte à quatre ou cinq places, avec un énorme museau entre de hautes roues protégées par de grands pare-boue qui portent des phares proéminents.
Sur le flanc droit, à la hauteur du chauffeur, la roue de secours. La voiture est arrêtée devant les quatre marches qui forment une manière de perron et mènent à une porte placée dans le renfoncement de deux ailes reliées à une verrière ; au rez -de- chaussée, la façade de chacune des deux ailes est presque entièrement occupée par une seule haute fenêtre.
La maison a un étage, les fenêtres du haut ont un linteau en plein cintre dont les moulures superposées sont protégées par le toit d'ardoises, formant comme de vastes mansardes.
Un peu de lierre grimpe près des fenêtres de droite, la plus proche. Au premier plan est disposé un banc de jardin, et à gauche, dans le fond, de grands arbres barrent le ciel, sans doute des hêtres aux troncs dépouillés. 
On devine plus que l'on ne voit une serre accolée au côté caché de la maison. Il se souvient que dans celle-ci, son grand père ( le professeurs Clerc) avait fait courir la treille d'une vigne dont le raison ne mûrissait jamais. Il restait vert, d'un vert un peu malsain, comme celui des fleurs des hortensias qui, malgré l'ardoise pilée que sa grand-mère mélangeait  à la terre autour de leur racine, ne devenaient jamais bleues.
La maison du Professeur Clerc, la voiture et la serre dont François Maspero en parlant de la carte sépia qu'il détient et qu'il décrit.
C'est certainement une belle maison bourgeoise, bâtie dans la seconde moitié du 19ème siècle, mais rien, et en tout cas sa taille, ne justifie la légende au verso de la carte, qui la qualifie de château. Il n'a pas souvenir que personne l'ait jamais appelée ainsi.
La vue elle même, telle qu'elle a été prise, ne fait rien non plus pour le suggérer. Ce qui frappe, au contraire, c'est que la maison paraît avoir déjà beaucoup vécu sans que rien n'ait été fait pour lui donner l'aspect riant d'une demeure choyée. Les murs semblent ternes, sans apprêts particuliers, et l'on ne voit pas de massifs de fleurs pas même une jarre près de l'escalier, ou un pot à une fenêtre. Lui il sait que les fleurs sont ailleurs, éparses dans le grand jardin, mais le destinataire hypothétique de la carte n'est pas censé être au courant.

Date de publication originale : 2009 Auteur: François Maspero
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Le Professeur Antonin Clerc à l'âge d'à peu près 70 ans. © archive photo Pascal BERNARD.
Le Professeur Antonin Clerc à l'âge d'à peu près 70 ans.

"La villa Perrochaud" demeure du professeur Clerc à Outreau, était située au N°40 de la route d'Equihen ( qui deviendra rue Pantigny en 1980). Avant la seconde mondiale cette "route" qui se trouvait à la sortie du bourg, qui était "bordée" de prairies et de champs, menait au hameau d'Equihen.
Carte postale de la route d'Equihen postée en 1912, sur la gauche une partie de la propriété du professeur Clerc, en face la ferme  de Louis Fayeulle, au font sur la droite le mur du cimetière.
Route d'Equihen carte postale postée en 1912

François Maspero dans son livre " des saisons au bord de la mer", parle toujours de lui à la troisième personne du singulier, employant "il" quand il parle de lui-même lors des visites quand il était enfant et aussi quand il reviendra plusieurs fois à Outreau après la guerre.
Voici un extrait où il parle de son grand-père et de son jardin
" Le jardin est le domaine de ce géant aux mains épaisses où parfois s'incruste la terre mais qui savent saisir une fleur ou un papillon avec une infinie délicatesse-ou faire courir avec une agilité insoupçonnée leurs gros doigts sur les touches du grand piano à queue pour jouer des valses de Chopin et des airs de La Belle Hélène. Rien des mille choses de la nature ne lui est étranger, il connaît les noms de toutes les plantes et de tous les insectes....page 36.
Les arbustes, disposés en haies de part et d'autre de la large allée qui vient de la route, ou en massifs, les troènes, houx, fusains, cognassiers du Japon, lauriers sauges-dont sa grand mère vient souvent cueillir les feuilles-, doivent avoir l'âge de la maison, tout comme les rosiers et les hauts arbres, hêtres, chênes, alisiers, marronniers d'Inde, plantés par les générations précédentes....
Un des nombreux arbres "sauvegardés" de l'ancienne propriété
 Photo Pascal Bernard du Lycée du professeur Clerc
Un des nombreux arbres "sauvegardés" de l'ancienne propriété du Professeur Clerc
Le professeur Antonin Clerc à sa retraite s'occupait avec une grande passion de sa propriété, plantant toutes sortes arbustes et d'arbres et de fleurs....
"Son grand-père, au file de sa vie, s'est appliqué à faire d'autres plantations. Beaucoup ne sont pas habituées à ce climat du Nord, et cela lui vaut bien des déboires. Il se procure des espèces rares de paulownias, de rhododendrons, d'althaeas, toutes plantes censées fleurir à merveille. Elle végètent et souvent dépérissent."
La demeure et un coin de la propriété
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Le professeur Antonin Clerc est décédé 6 septembre 1954 dans sa demeure 40,rue d’Equihen devenue rue André Pantigny. Le Professeur Clerc était Officier de la Légion d’Honneur.

Faire part de décès du 6 septembre 1954 à Outreau du Professeur Clerc 
Faire part de décès du Professeurs Clerc en 1954  
Raymond Splingard maire d'Outreau, lors de son discours funèbre dira :
 " Professeur Clerc, vous qui êtes mort à la tâche, dormez en paix, au milieu de tous vos amis d'Outreau, qui vous ont aimé".
Verso du faire part de décès du 6 septembre 1954 à Outreau  du Professeur Clerc.
Les deux petites photos ont été rajoutées... 
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François MASPERO parle de son grand-père maternelle le professeur Antonin CLERC

Antonin Clerc  revient dans sa demeure d'Outreau, maison qui tient à peine debout ; Outreau fut rasé au deux tiers par plus de 400 bombardements durant la seconde guerre mondiale. François Maspero revient à Outreau en 1954 au chevet de son grand-père maternel le professeur Clerc qui décèdera le 6 septembre 1954. Dans son livre il soulignera les dégâts qu'a subits  la ville ( Outreau) où enfants il passait ses vacances avant la guerre, parlera des cités Provisoires qui pour du provisoires durèrent longtemps tellement notre ville fut anéantie...

"Après 1945, le grand-père a perdu son énergie vitale dans une maison qui tient à peine debout. L'orphelin se mure mais veille l'aïeul jusqu'à son dernier souffle : « Ce qui terrifie, ce n'est pas la mort qui vient, c'est la vie qui refuse de partir, qui s'accroche comme une bête méchante toujours prête à mordre chaque parcelle du corps."

                          
Acte de décès à Outreau du professeur Clerc du 6 septembre 1954  

Voici l'article de  La voix du Nord du jeudi septembre 1954 en hommage du professeur Antonin Clerc.
Antonin Clerc est né à Paris le 8 décembre 1871. Il passe sa thèse de docteur en médecine, en 1902. Nommé, en 1910, médecin des hôpitaux de Paris, il accède rapidement au poste de Professeur agrégé de la Faculté de médecine
Adoré de ses étudiants et de ses malades, sa réputation de savant ne tarde pas à déborder du cadre où il évolue et ses travaux sur la cardiologie, sa spécialité, se divulguent rapidement sur le plan national, puis à l'étranger, où sont traduits ses nombreux traités de maladie du cœur.
Promu Officier de Légion d'Honneur, en récompense des services rendus à son pays, le professeur Clerc, reste toute sa vie la simplicité même et dont le désintéressement était aussi grand que son savoir. Membre de l'Académie de médecine, il est élu durant plusieurs année Président de la Société française de cardiologie.
Désigné pour de nombreuses missions à l'étranger et notamment au Canada, où il est reçu Docteur Honoris Causa à l'Université du Québec, le professeur Clerc est désigné, en 1950, comme vice président du Congrès mondial de la cardiologie.
Antonin Clerc est attaché à sa demeure d'Outreau, où il s'adonne à une autre de ses passions, la musique. Doué, il est l'auteur de composition. Il pratique jusqu'en 1950, une autre passion : l'alpinisme.

Il s'éteint, à 83 ans, dans son charmant pavillon, niché au milieu du parc verdoyant, qu'il avait orné lui-même de plantes et d'arbres rares, où il passe ses vacances.
Il épouse, à Outreau, le 18 juillet 1898, Suzanne Adam (8 janvier 1877 à Boulogne-sur-Mer - 17 janvier 1957 à Paris), avec laquelle il a deux filles, Hélène, née en 1898, et Jacqueline, née en 1902. Suzanne Adam est la fille de Hippolyte François Adam (1828-1901), maire d'Outreau. Ainsi, Antonin Clerc est lié avec les grandes familles bourgeoises
d'Outreau. Il est le gendre d'Hippolyte Adam et le beau-frère de Léon Yetman-Adam.
Ses obsèques sont célébrées le vendredi 10 septembre 1954, en l'église Saint-Wandrille. Il repose dans le caveau familial, surplombé de la pleureuse de Cazin. Raymond Splingard, maire de la commune dit au cours de son discours funèbres " Professeur Clerc, vous qui êtes mort à la tâche, dormez en paix, au milieu de tous vos amis d'Outreau, qui vous ont aimé".
 Source : article de  La voix du Nord du jeudi septembre 1954

Raymond Splingard maire d'Outreau, lors de son discours funèbre dira : " Professeur Clerc, vous qui êtes mort à la tâche, dormez en paix, au milieu de tous vos amis d'Outreau, qui vous ont aimé".

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La propriété ayant souffert considérablement durant les bombardements de la seconde guerre mondiale, sera vendue par les héritiers. La demeure ainsi que la maison du gardien seront détruites ; un C.E.T collège d'enseignement technique verra le jour
A la rentrée 1975 de nouveaux bâtiments sont construits et les nombreux arbres et plantations sont conservés, offrant au lycée un joli cadre de verdure toujours entretenu et amélioré....
Une plaque commémorative au milieu d'un parterre fleuri
         

"Travailler comme si l'on devait vivre 100 ans" était une des citations du Professeur Clerc.

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Le couple Antonin Clerc et Jacqueline Adam auront 2 enfants, 2 filles
-1)Hélène CLERC née le 14 juin 1899 au 174 Bd Malesherbes à Paris dans le 17ème arrondissement, déclarée le 17 juin (acte 1557)

-2)Jacqueline CLERC née le 1er janvier 1902 au 174 Bd Malesherbes à Paris dans le 17ème arrondissement, déclarée le 3 janvier (acte N°20) ; elle se marie le 5 juin 1929 dans les 17ème  avec  Marie André Cellier . Deux garçons naîtront de cette union.
Elle décède le 18 septembre 1988 dans le 10ème arrondissement.

Hélène CLERC née le 14 juin 1899 se marie le 15 décembre 1923 avec Henri Maspero,
Henri Maspero est né à Paris dans le Ve arrondissement le 15 décembre 1883, déclaré le 18 décembre acte N°3354 (cote  V4E 5725) au N° 43 Bd Saint Germain  Il est le fils de Gaston Maspero 37 ans professeur au collège de France, officier de la légion d'honneur,  Sinologue et de Catherine Balluet d'Estournelles constant de rebecques âgée de 26 an.
de l'union de Henri Maspero et Hélène Clerc naitront 2 enfants
1) Jean né le 21 février 1925 à Paris
2) François né le 19 janvier 1932
La famille Maspero-Clerc, engagée dans la Résistance, paya un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale.
Henri Maspero est mort en déportation au camp de Buchenwald  le 17 mars 1945.
Information : source http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/deportes/complement.php?id=8041
MASPERO
Henri Paul Gaston
MASPERO Né le 15/12/1883 à Paris 5e (75) - Arrêté avec son épouse, Helène CLERC, sur des soupçons de terrorisme - Matricule: 77489 à Buchenwald - Déporté une première fois le 20/05/1941 à Sarrebruck - Sinologue - Membre de l'Institut - Professeur au collège de France - Chevalier de la Légion d'Honneur & médaille de la Résistance - Fils de Gaston Camille Charles MASPERO - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 3 P 173
 Convoi du : 15/08/1944
Au départ de : Paris (75) Gare de Pantin
A destination de : Buchenwald (Allemagne)
 Date du décès : 17/03/1945
 Lieu du décès : Buchenwald (Allemagne)
 Source : J.O.R.F. n° 248 du 24/10/1993
 Référence n° : D-8041 Information :

Voici ce qu'écrivait François Maspero à propos de ses parents dans la Résistance et leur arrestation et la déportation.

Un demi-siècle plus tard, je sais peu de la résistance de mon père. L’arrestation de 1941 n’est pas en soi un élément déterminant : les services allemands avaient ratissé large, grâce notamment au carnet d’adresses de Paul Rivet, le directeur du musée de l’Homme, qui eut tout juste le temps de passer en Espagne. J’ai connu un éminent médiéviste, Robert Fawtier, qui fut arrêté puis relâché dans les mêmes conditions que mon père, apparemment lavé de tout soupçon. Deux ans plus tard, cependant, il tombait de nouveau. Il avait constitué un autre réseau. Mon père, lui aussi, a été arrêté une seconde fois, ainsi que ma mère, en 1944, mais c’était du fait des activités de mon frère. La dernière fois que ma mère a vu mon père, rue des Saussaies, siège de la Gestapo, en juillet 1944, il lui a dit qu’il ne se faisait pas d’illusions sur son sort : « Moi, mon dossier est trop lourd. Mais toi, ils te relâcheront. » En quoi il se trompait. Ils n’ont pas relâché ma mère. L’un et l’autre ont fait partie, dans des wagons à bestiaux différents, du « convoi du 15 août » qui a quitté la gare de l’Est alors que les Parisiens vivaient déjà les heures euphoriques de leur libération. La fiche de mon père à Buchenwald porte la mention : Verdacht terroristischer Betätigung, soupçonné d’activité terroriste. Il est mort au camp en mars 1945. Ma mère est revenue du camp de Ravensbrück. Quand elle s’est souciée de faire « homologuer » la résistance de mon père, le camarade qui avait été le plus proche de lui au camp pendant trois mois, colonel de son état et cadre de l’ORA (Organisation de résistance de l’armée), a certifié que, d’après les confidences reçues, il faisait partie du réseau Buckmaster, autrement dit qu’il avait travaillé avec l’Intelligence Service, et c’est ce dont prennent acte le certificat d’appartenance à la Résistance intérieure française délivré par le ministère de la Guerre et les décrets lui accordant la médaille de la Résistance, la croix de guerre, la médaille militaire, à titre posthume, etc.

http://the-dissident.eu/4886/les-abeilles-guepe-jean-paulhan-1944/


https://sites.google.com/site/outreau2/outreau/le-professeur-clerc-pierre-antonin       https://sites.google.com/site/outreau2/outreau/le-professeur-clerc-pierre-antonin

Le professeur Antonin Clerc perdra son petit fils  Jean MASPERO Résistant

Mort pour la France le 08-09-1944 ( Dornot , 57 - Moselle, France)

Né(e) le/en 21-02-1925 à Paris (75 - Paris (ex Seine), France)

Carrière

Statut militaire

Unité11 e RIA

Mention Mort pour la France

Cause du décès bombardement

Sources Service historique de la Défense, Caen

CoteAC 21 P 83099

 Tué au cours d'un bombardement - Croix de guerre et médaille de la Résistance - Inscription sur caveau familial au cimetière du Montparnasse à Paris 15e (75)

Source ;   http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/complementter.php?table=bp&id=2332899

 

Puis son gendre Henri Maspero mort en déportation au camp de Buchenwald  le 17 mars 1945.
Information : source http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/deportes/complement.php?id=8041
MASPERO
Henri Paul Gaston
MASPERO Né le 15/12/1883 à Paris 5e (75) - Arrêté avec son épouse, Helène CLERC, sur des soupçons de terrorisme - Matricule: 77489 à Buchenwald - Déporté une première fois le 20/05/1941 à Sarrebruck - Sinologue - Membre de l'Institut - Professeur au collège de France - Chevalier de la Légion d'Honneur & médaille de la Résistance - Fils de Gaston Camille Charles MASPERO - Cité dans le "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. Tome 3 P 173
 Convoi du : 15/08/1944
Au départ de : Paris (75) Gare de Pantin
A destination de : Buchenwald (Allemagne)
 Date du décès : 17/03/1945
 Lieu du décès : Buchenwald (Allemagne)
 Source : J.O.R.F. n° 248 du 24/10/1993
 Référence n° : D-8041 Information :

sa fille Hélène déportée elle aussi, au camp de Ravensbrück, survivira.

Son retour en France, après trois mois passés en Pologne, fut des plus pénibles. Lorsque beaucoup plus tard on lui demandait malencontreusement ce qui avait été le plus difficile à supporter lors de sa déportation, elle répondait immanquablement « Le retour ». En effet, dès son arrivée en France, elle apprit la mort de son mari, alors qu’on lui avait fait savoir de source autorisée qu’il était vivant, puis presque en même temps, elle connut la disparition de son fils aîné Jean.Ce fut la seule fois qu’elle laissa paraître une faiblesse, mais très vite, elle se reprit. Son immense amour pour François, qu’elle retrouvait enfin, sa foi intense et profonde, son courage, l’aidèrent à faire face aux difficultés de tous ordres.

Auteur de la fiche : Jacqueline Fleury ; http://www.memoresist.org/resistant/helene-maspero/

Carte postale d'Hélène Maspero (fille du professeur Clerc et de Jacqueline Adam), envoyée d'Outreau en Août 1937 où elle passait ses vacances...


Hommage à Hélène Maspero née CLERC
Ne les oublions pas ; MASPERO Hélène Son action dans la résistance :
Nous perdons tous aujourd'hui une grande et chère amie et nous avons beaucoup de chagrin. Toutes les déportées qui ont connu Hélène Maspero soit en déportation, soit au retour, gardent d'elle un souvenir émerveillé.
Sous des dehors réservés et fragiles, Hélène cachait une force remarquable de caractère et d'indéniables qualités de cœur.
Depuis le départ pour l'Allemagne jusqu'au retour en France, je ne pense pas qu'elle se soit jamais plainte, dans les pires moments elle est restée cette femme digne, d'une grande solidité morale, dont l'esprit, la culture, l'érudition, mais aussi l'humour accompagné de son demi sourire malicieux nous emmenaient quelques instants loin du monde où nous vivions.
Parfois aussi elle fredonnait des airs de son enfance, accompagnait Virginie qui nous berçait de negro spirituals, chantait avec Marie " A Toi la Gloire ". Elle savait dire aux plus jeunes qui auraient pu être ses filles, le mot juste d'une mère qui réconforte, et tant qu'elle fut vaillante elle sut toujours redonner courage à celles qui étaient prêtes à le perdre.
A Koenigsberg, le froid, la faim, les appels, la dureté du travail avaient rapidement eu raison d'elle. Elle entra au Revier, et c'est un miracle qu'elle soit rentrée tant elle était faible à l'arrivée de l'Armée Rouge. Elle était au bout de ses forces.
Son retour en France, après trois mois passés en Pologne, fut des plus pénibles. Lorsque beaucoup plus tard on lui demandait malencontreusement ce qui avait été le plus difficile à supporter lors de sa déportation, elle répondait immanquablement " Le retour ". En effet, dès son arrivée en France, elle apprit la mort de son mari, alors qu'on lui avait fait savoir de source autorisée qu'il était vivant, puis presque en même temps, elle connut la disparition de son fils aîné Jean.
Ce fut la seule fois qu'elle laissa paraître une faiblesse, mais très vite, elle se reprit. Son immense amour pour François, qu'elle retrouvait enfin, sa foi intense et profonde, son courage, l'aidèrent à faire face aux difficultés de tous ordres.
Elle se mit à passer des examens, à travailler. Encore une fois elle s'adapte à une situation pour laquelle elle n'était pas préparée.
En même temps, elle n'oubliait pas ses camarades de déportation. Elle aida les unes, hébergea les autres. Elle participa activement à différentes activités de l'A.D.I.R. et à la rédaction du livre " Les Françaises à Ravensbrück ".
Jamais elle n'arrêta de se cultiver, de lire, d'écrire. Elle termina même un travail universitaire. Ce n'est que pendant les dernières années de sa vie qu'elle souffrit réellement de ne plus pouvoir continuer ses activités intellectuelles, alors que son esprit restait toujours aussi clair, lucide et sa mémoire si fiable.
Ceci est bien court pour donner une image de la femme exceptionnelle que fut Hélène Maspero. Elle était non seulement une grande dame, dans tous les sens du terme, un esprit supérieur, mais surtout elle possédait des dons de tolérance et des qualités humaines qui lui attiraient toutes les sympathies et qui lui permettaient de communiquer si facilement avec ceux qui l'approchaient.
Nous perdons une amie très chère, très fidèle que toutes, nous aimions et admirions et que nous n'oublierons jamais.

Auteur de la fiche : AGNIEL
Commentaire de l'auteur ;Paroles prononcées par l'auteur à la messe du 25 avril 1997 à Saint Jacques du Haut Pas.
Repris du bulletin de l'A.D.I.R.

Maspero Hélène livre dans la fenêtre du train de retour

Maspéro Hélène livre dans la fenêtre du train de retour

MASPERO Hélène ( la fille du Professeur  Antonin CLERC né le 18 décembre 1871 dans le 8ème arrondissement ( professeur en cardiologie ) et de Jacqueline Adam née le 8 Janvier 1877 à Boulogne-Sur-Mer dont le mariage eut lieu à Outreau en 1898

 

Dans son livre paru en 2009 "Des saisons bord de mer page "François Maspero" raconte une des sorties quand il passait ses vacances chez le professeur Clerc, son grand père maternel, quelques années avant la seconde guerre mondiale...Il parle d'un calvaire c'est celui de la Croix Madame.

des saisons au bord de mer de François Maspéro

" La promenade qu’il fait le plus souvent avec ses cousins, accompagnés d’une grande personne , c’est sur la route qui passe devant la maison et mène au village de pêcheurs (L'auteur  parle d'Equihen). Ils ne vont pas loin. Ils emportent le goûter et s’installent sur un petit tertre au pied d’un grand calvaire, face aux prés qui s’étend jusqu’à la mer. Mais de là on ne l’aperçoit pas. Seuls  sont visibles les champs de blé et les ondulations vertes et rases où errent des moutons. On les appelle des moutons de pré-salé, parce que, lui a t’-on dit, le vent du large sale l’herbe et donne un goût particulier à leur viande. Le calvaire est hideux : un christ peint en jaune y est condamné à la crucifixion perpétuelle et à la rouille. Un serpent verdâtre s’enroule autour du pied de la croix d’un brun sinistre. Chaque été, à la fête de l’assomption, quand on sort la statue de la Vierge pour la promener en chantant des Ave Maria, la procession va jusqu’au calvaire. Au village de pêcheurs , il ne va jamais. Cela reste une contrée lointaine."

Carte postale du calvaire dit " de la croix madame" à Outreau






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