"Promenons-nous tant que la mort n'y est pas" est un recueil de nouvelles indépendantes les unes des autres. Elles intègrent un récit plus global, un fil rouge qui apporte de la profondeur au roman. "Promenons-nous" est une œuvre hybride et cohérente. Ne vous arrêtez pas à sa forme particulière, vous rateriez une belle surprise.
Franck, auteur qui n'a plus le goût d'écrire, doit fournir un roman pour répondre aux attentes de son éditeur et de son agent. Il finit par capituler ; Oui il écrira, mais cela ne sera pas un roman insipide. Il présentera à ses lecteurs un recueil de nouvelles qui lui ressemble. Elle seront dérangeantes et tourmentées.
"Promenons-nous pendant que la mort n’y est pas" est une œuvre hybride. Une nouveauté pour moi. Cependant, sa lecture est fluide ; son genre à part ne m'a pas dérangé. La forme peut paraître surprenante mais elle sert le récit.
Dès les premières pages, j'ai eu l'impression d'être dans la tête de Franck, cet auteur torturé accro aux médocs. C'est drôle, je l'ai imaginé comme Docteur House !
La première nouvelle, je l'ai reçue comme un coup de poing en pleine tête, une plongée dans l'horreur et les abysses de l'âme humaine. La tension est présente à chaque ligne.
Au cours de ma lecture de la 2ème nouvelle, j’étais plus mitigée. L'histoire était plus lente, mais la 1ère histoire me hantait encore ! Quelle erreur de la part. Le twist final a eu raison de moi. Mission accomplie !
Dans la 3ème, un accident va bouleverser la vie d'une lycéenne. L'auteure, par la plume de Franck, prend un malin plaisir à faire souffrir son héroïne.
Je pense que la 4e histoire est celle qui m'a le plus touchée. Un bel OVNI dans ce recueil. Il s'agit d'un récit posé où l'on prend son temps. J'ai eu l'impression d'aller faire une Urbex avec mon sac à dos et mon appareil photo, prête à croiser des personnages comme Mary & Matthew Crowley (Downton Abbey) au détour d'un couloir, de gravir un escalier majestueux… J'ai ressenti l'émotion des pierres et des hommes. Très gros coup de cœur pour l'historienne que je suis.
La 5ème nouvelle m'a fortement mis mal à l'aise. La tension est présente au cours du récit. Mes angoisses liée à mon vécu se sont emballées …
Enfin, je vais vous parler d’un détail, d’une scène présente dans la dernière nouvelle. Les protagonistes et Michel (le personnage principal) sont dans un wagon. Ils s’observent, se dévisagent, se jugent. J’ai retrouvé ce genre d’ambiance présent chez Agatha Christie dans “Les Dix Petits Nègres”.
Merci Mélanie de m’avoir proposé de lire ton premier roman. J’en suis flattée. J’avoue avoir été mal à l’aise le soir lorsque je te lisais sous la couette ! J’étais dérangée par le récit en ayant de la compassion pour des personnages parfois abjects (comme lorsque je regardais Dexter).
Ayant une formation d’historienne, je reconnais avec plaisir que tu as réussi à retranscrire l’ambiance sordide présente dans ta dernière nouvelle. Ton écriture sonne juste et vrai. Merci de m’avoir fait confiance. J’ai hâte de lire ton prochain roman.
Le suicide
La faim
Avec toi je ne suis plus seule
La couleur du passé
La mort à de l'humour
Le train