Je tiens à remercier chaleureusement Virginie Vanos pour sa confiance et l'envoi de son roman (Service Presse).
Virginie Vanos est une photographe et autrice belge. Elle a suivi une formation artistique (danse et théâtre). Elle a commencé à poser comme modèle avant de passer derrière l’objectif. Indésirable est son 15ème roman.
Diane est née dans une famille où ses parents sont aimants. Mais Baptiste son “frère” (de 20 ans son aîné) est diabolique. Elle est informaticienne, brillante professionnellement mais elle manque totalement de confiance en elle. Elle se déteste parce que Baptiste lui a appris cela. La saga familiale va tourner au thriller.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins … Je n’ai pas aimé ce livre. Dès le départ, j’ai eu des difficultés à entrer dans le récit. Les phrases étaient complexes, longues, trop alambiquées … Cependant, je sortais d’un mois intensif de lecture jeunesse, donc … ceci explique peut-être celà.
Je me suis perdue dans la présentation de la famille de Diane, beaucoup de personnages sont présentés en peu de pages. Ils sont importants et fondamentaux pour elle, j’aurais préféré faire leur connaissance au fur et à mesure du récit.
Je n’ai pas compris l’utilité de la violente scène de dispute entre Diane et son cousin / frère adoptif. Les insultes fusent, c’est vulgaire et comme l’on ne connaît pas encore les protagonistes, on ne comprend pas du tout ce qu’il se passe. La même scène plus tard dans le récit m’aurait moins gênée parce qu’elle se serait inscrite dans le déroulé de l'intrigue.
Le récit est chronologique, on apprend au fur et à mesure des éléments du passé de Diane et on comprend mieux qui elle est. Nous faisons régulièrement de gros bons dans le temps. C’est assez déroutant. Au bout de 50 pages (sur 250 !) l’intrigue se met réellement en place, le rythme s’accélère, je me sens plus à l’aise dans ma lecture.
Soyons clair, le personnage de Baptiste, on le déteste dès les prémices de son histoire. C’est un mufle de première classe, un gros connard qui mériterait un joli procès sur fond de mouvement #metoo. (désolée d’être à mon tour vulgaire, mais “mufle”, c’était trop gentil pour lui !).
Quelques points positifs tout de même, j’ai aimé Laetitia, l’amie de Diane, un personnage atypique, douce et rebelle. Un vrai vent de fraîcheur dans le récit de vie pesant de Diane. Je me suis retrouvée en Diane, notamment son caractère casanier. Mais il est dommage que j’aie passé plus de temps à haïr Baptiste qu’à avoir de l’empathie pour Diane qui subit toutes les misères de la Terre. La couverture du roman est vraiment très originale, un tableau abstrait où un personnage féminin apparaît comme sur un négatif photo.
Je reconnais que la fin est surprenante. Faites-vous votre propre avis. Et je le répète, ce n’est pas parce que je n’ai pas aimé le roman, qu’il est forcément mauvais et que vous ne l’apprécierez pas :) Faites-vous votre propre avis, n’hésitez pas à lire d’autres chroniques.