Il s’agit d’un des choix (cornélien) de l’autobiographie. Préfère-t-on se raconter à la première personne (user du « je ») ou prendre plus de distance et recourir au « il » ou « elle » – la possibilité du « nous » dit « de majesté » existe aussi bien sûr mais il faut l’assumer, n’étant pas Louis XIV qui veut, tout comme celle, plus moderne, du « iel » prisé par les non-binaires...
À titre personnel, j’ai une préférence pour le « je », ce petit pronom qui n’avance pas déguisé et fait pénétrer les lecteurs de plain-pied dans l’univers de celui qui raconte. Mais… chacun ses goûts bien sûr ! Sans compter que quand on travaille avec un ou une biographe, relire des textes transcrits par ses soins à la première personne peut produire un drôle d’effet !