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Bertha WORMS

artiste peintre - 1868 / 1937

autoportrait (1893)     peinture à l’huile


Anna Clémence Berthe ABRAHAM est née à Uckange le 26 février 1868 de Moïse ABRAHAM, officiant du culte israélite à Uckange et de Henriette, née DALTROFF, sans profession. Bertha décédera à Sao Paulo le 27 juin 1937.

Bertha se découvre une passion pour la peinture dès l'âge de 13 ans ce qui l'amènera à suivre des études à l’Académie Julian de Paris.

Parmi ses professeurs, elle comptera Robert Fleury, Gustave Boulanger, Jules Lefebvre et Benjamin Constant. Le Ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts lui décerne son diplôme de professorat des arts plastiques en 1885.

Elle fait partie des précurseurs qui ont marqué les premiers pas des arts plastiques féminins du Brésil, dans un temps où la peinture était plutôt un domaine réservé aux hommes, laissant plutôt aux femmes les loisirs de la broderie et du piano.

A cette époque, si l’on peut voir de temps à autre une femme peintre qui pouvait se consacrer à donner des cours de peinture, rarement elle participait à des expositions et encore moins souvent elle se risquait à expliquer son travail en public.

Bertha ABRAHAM, a épousé à Paris en 1892 un brésilien, le chirurgien dentiste Fernando WORMS et, en 1894, le couple emménage à Sao Paulo, où l’artiste, outre les cours de peinture qu’elle donne, insiste pour faire connaître son oeuvre et imposer son art. Elle concourt alors avec 3 toiles au Salon National des Beaux-Arts et obtient la médaille d'or. Son travail reçut dès lors un bon accueil auprès du public en même temps que celui de sa contemporaine, Georgina de ALBUQUERQUE.

Sao Paulo entre alors dans le XXème siècle et devient une référence dans les Arts Plastiques. Georgina de ALBUQUERQUE étudiera à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts où elle obtint un prix qui lui permit de passer quelques années en Europe. De retour au Brésil, elle monte, avec son mari, un atelier dans la Riviera, où l’artiste développera son talent avant d’être nommée à la tête de l’Académie, devenant ainsi la première femme dans l’histoire de cette institution brésilienne à occuper cette position.

Bertha WORMS, largement accaparée par ses activités dans la propriété familiale, n’arrive pas à s’imposer professionnellement et ne fera que de brèves apparitions dans le monde des Beaux-Arts. En 1992, 1994 et 1996, le PINACOTECA de Sao Paulo a proposé une rétrospective du travail de l’artiste et, lui adjoindra, dans l’exposition de 1996, celui de son fils, Gastão WORMS (1905-1967), initié à la peinture par sa mère.

Ce dernier s’installera à Rio De Janeiro, pour travailler aux côtés de Bernardelli Nucleus, l’une des plus grande référence de la peinture Cariocaise du XXème siècle. L’œuvre de Gastão Worms est particulièrement connue pour ses portraits et ses paysages.

Bertha Worms sera récipiendaire de la légion d’honneur française en 1930 pour sa contribution au sein de l’Ecole Française au Brésil.



http://enciclopedia.itaucultural.org.br/fr/pessoa22646/bertha-worms

La peinture aux tendances réalistes et presque documentaires de Bertha Worms traite de la vie quotidienne: la lettre reçue, les nostalgies de l'immigrant, un coin de l'atelier de peinture. Dans ses compositions d'intérieurs et de personnes, on remarque l'attention portée aux détails des vêtements et des décors qui font de ces oeuvres de véritables témoins d'une époque, de ses habitudes et son mode de vie. La préférence est donnée aux tons d'ocre, de jaune et de marron. Les touches larges sont soumises à la précision du dessin et à la clarté expressive. Sa formation artistique issue des académies d'art transparaît dans la fidélité aux conventions formelles et thématiques. La valorisation du dessin de l'enseignement académique la conduit à une peinture en affinité avec la précision descriptive, marquée par un engagement avec les mesures et les proportions du corps ou des décors.

Bien qu'elle ait réalisé des scènes de genre ou de natures mortes (Maçãs e Uvas [Pommes et Raisins], 1922, et Camarões [Crevettes], ca.1923) et quelques paysages (Rue Tabatingüera, 1862), Worms montre une nette préférence pour le portrait, option d'ailleurs partagée par de nombreuses femmes artistes de son époque. Les petites dimensions du portrait liées à la dimension psychologique indispensable à la définition expressive du portrait semblent adéquates à la "sensibilité féminine". Au Brésil, Bertha Worms est devenue l'une des rares portraitistes à vivre de son art. Le côté sentimental de sa peinture peut être perçu dans les thèmes et expressions (Notícia Triste [Triste Nouvelle] 1921), ou dans l'utilisation fréquente du diminutif dans les titres de ses toiles: O Amiguinho [Le Petit Ami], O Beijinho [Le Petit Baiser], Carta do Netinho [Lettre du (Tout) Petit-fils].


GALERIE

Son œuvre est toujours présente dans le monde de l’Art et reste une référence.





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