18- activité Economique et Agricole

Cette page n'a pas pour objet de tisser la trame économique de la ville actuelle. Mais nombre d'industriels et de commerçants s'intéressent à notre petite commune, qu'ils soient coiffeurs, électriciens, restaurateur, entreprises du bâtiment et autres industriels, ils contribuent au développement de la ville et à son rayonnement.

Uckange va connaître un renouveau d'activité grâce à des projets d'envergure :

EVOL'U4 sur le site de l'ancienne usine

EUROPORT au port d'Illange

     AFFAIRES A SUIVRE ...


projet Europort


L'Usine sidérurgique est traitée dans un autre dossier : l'usine à fontes



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médaille offerte à la Famille SCHUMAN,
ancien enrepreneur en chauffage et sanitaire
qui était installé rue Jeanne d'arc









Les TANNEURS, la famille NOEL

 

            Les pères, et maires respectifs de Uckange et Florange, du couple Madeleine BECKER  - Nicolas NOEL  leur ont aménagé une tannerie, dont l’activité démarrera en 1809, entre la route de Metz et la Moselle, juste à côté du chamoiseur FRIREN.

            Cette chamoiserie appartenait, en août 1728 à Barthélemy PYNOT et fut probablement fondée vers 1700.

            Avec la tannerie JACQUIN sur le ban depuis 1801, disparue avant 1860, cela fait le troisième commerce de peaux à Uckange.

            Les premières années furent très dures, les peaux ne pouvant être cédées que plusieurs mois après leur achat et le commerce n’aurait certainement pas pu subsister sans le concours financier des parents. Heureusement ceux-ci étaient fort aisés, c’est d’ailleurs la même famille BECKER d’Uckange qui créera la verrerie. Après deux ans le commerce commence à être rentable et en 1815, on comptera déjà 3 ouvriers tanneurs.

            Bernard NOEL, qui naquit de l’union de Madeleine et Nicolas en 1818, après une période  d’apprentissage  de deux ans  dans la tannerie Uckangeoise,  suivie d’une année de Compagnonnage, entra dans l’affaire en tant que tanneur-corroyeur. En 1839, la construction d’une digue sur la Moselle rendit les eaux de la rivière impropres au métier et la famille décida alors de s’établir à Richemont au lieu-dit Marabout, il s’équipera un peu plus tard de l’une des toutes premières machines, de la région, à vapeur à moudre le tan. Pour pouvoir continuer à y exercer son activité, l’eau étant un facteur essentiel, il édifiera un barrage sur le ruisseau du Brouck, par arrêté du Président de la République du 9 juillet 1849, il obtint l’autorisation d’en conserver l’usage.

            Le développement des moyens de transports et l’aménagement de la première voie ferrée vers 1850 permettent à l’entreprise de croître en exportant les peaux vers Paris et Lyon. C’est tout naturellement que Gustave NOEL, fils de Bernard et de Marie KOHNER, de Esch, s’orientera vers le métier de tanneur.

            Bernard a le cœur Uckangeois et fera son possible pour que, sans nouveau déménagement, son commerce fût à nouveau rattaché à la commune. En 1855, seul, puis le 17 juin 1860, soutenu par la Municipalité, il tentera le rattachement. La commune de Richemont proposa de donner concession des terres jouxtant le village d’Uckange contre une indemnité annuelle de 150 francs, ce qui représente une somme importante pour l’époque  et qui restera pour toujours sans suite.


Gustave NOEL


            En 1870, Uckange est rattachée au Reich de Guillaume II, Gustave qui a repris le flambeau de la Tannerie, fit le choix de partir. Après un retour discret le 30 décembre 1879, il fut arrêté et interné à la prison de Fontoy. Bénéficiant de mesures de clémences, il put rejoindre ses foyers. Rapidement les lois spéciales sur le statut d’Alsacien-Mosellan entrèrent en vigueur : il est laissé aux français de choisir entre les nationalités allemande ou française, mais dans ce second cas, les Optants doivent quitter les terres annexées. Ce n’est qu’après avoir demandé son rattachement qu’il a pu rester dans sa tannerie.

            Mais le commerce avec les allemands n’est pas aussi florissant et l’activité s’en fait rapidement ressentir, l’approche de ce qui allait devenir la Grande Guerre entraîna en 1913, après 104 ans d’existence, la faillite.

            Membre du Souvenir Français avant 1914, président de l’Harmonie Sainte Cécile de 1908 à sa mort en 1922, président du Conseil de Fabrique de l’Eglise, adjoint au Maire, on lui doit un journal, document exceptionnel, des évènements de la guerre de 1914-1918.

 





LA VERRERIE dite « LA CHAMPAGNERIE »



            Le chemin de fer venant de faire son apparition, la sous-traitance de certaines activités éloignées devient tout naturellement une activité florissante partout où le transport rapide le permet. Aussi, tout logiquement, le village profitera de cette opportunité. 




            Donc, en 1858, l’Uckangeois Emile BECKER, qui deviendra Maire 10 ans plus tard, fait bâtir la Verrerie. Elle produit du verre à vitre mais aussi et surtout des bouteilles de champagne, jusqu’à 100.000 par an, à destination des producteurs champenois.

            Elle employait près d’une centaine d’ouvriers à ses débuts et 210 en 1875, mais les tensions politiques entre la Moselle Allemande et la France auront raison de cette aventure et la Maison doit fermer ses portes en 1882.


             Toutefois, on apprend qu’elle sera à nouveau exploitée sous l'enseigne CHAMPION pour la mise en bouteille de Champagne :

1903


1907 : «… Fabrique de Champagne BOOM dans une ancienne manufacture de glaces… »

                                                                                Notice descriptive et statistiques sur la Lorraine.


même si le terme de Champagne fut un temps sujet à controverses :


article paru le 1er AOUT 1892 : Depuis quelque temps, l'industrie des vins mousseux en Allemagne souffre d'une concurrence déloyale qui lui est faite par des maisons françaises.
    Voici comment se pratique la fraude dont il s'agit : Des maisons établies en France, soit à Reims, à Épernay, à Avize ou dans un autre lieu de la Champagne, fondent sur le territoire du Zollverein, à proximité de la frontière franco-allemande, — à Sélestat, Metz, Uckange ou Luxembourg, — de nouvelles fabriques de vins mousseux, et expédient de là leurs produits sous une marque française, en affirmant mensongèrement que ces vins viennent de France et y ont été fabriqués.

            [...] Le consommateur est ainsi trompé sur la provenance réelle du vin ainsi marqué. Grâce à ce procédé, la maison ci-dessus et beaucoup d'autres avec elle, — par exemple Vix Bara à Sélestat et Avize, Bisinger et Cic à Metz et Avize, Eckel et Cie à Metz et Épernay, Champion à Uckange et Reims, — réussissent à tromper le public allemand sur une grande échelle [...] Le public prend les vins de ces maisons françaises pour des produits français, ce qu'ils ne sont certainement pas.


article paru le 29 FEVRIER 1896 :  Jurisprudence - publication de jugement
(Tribunal de commerce de Reims. 26 mars 1895. — Olry-Roederer c. Champion.)
LE TRIBUNAL,  [...] Attendu que si Champion a racheté le fonds de commerce d'Arthur Roederer, ce n'est pas pour s'établir négociant en vins de Champagne à Reims,
[...] qu'en faisant cette acquisition il avait la secrète espérance d'arriver, sous le couvert de la marque Arthur Roederer, à accroître les débouchés de son propre commerce, en profitant de la notoriété attachée au nom  [...] il est en outre prouvé par des constats qu'à des commandes de vins adressées à la maison Arthur Roederer il a répondu par des envois provenant des succursales de Capo d'Ystria et d'Uckange, de la maison J. Champion et C°  [...]   Sur la défense que Victor et Léon Olry-Roederer entendent faire à Champion de
livrer sous le nom de vins de Champagne le vin qu'il met en bouteilles à Uckange, parce qu'il ne serait pas fabriqué en Champagne 
[...]    Attendu que, dans l'espèce, il n'est pas établi que Champion ait apposé sur la bouteille sortant de sa succursale d'Uckange le mot de Champagne  [...]   Attendu que Champion est depuis nombre d'années établi à Reims où il fait un important commerce de vins de Champagne ; qu'il y possède un grand établissement et des approvisionnements nombreux ; qu'il affirme que les vins qu'il expédie en fûts à sa succursale d'Uckange proviennent bien de vins de Champagne pressurés en Champagne et assemblés dans son établissement de Reims ; que si les demandeurs insinuent qu'une partie de ces vins pourrait bien provenir  de crus étrangers à la Champagne, ils n'en rapportent aucune preuve ; qu'on ne peut donc pas dire que ce que Champion tire de ses celliers de Reims et expédie en fûts à Uckange ne soit pas du vin, que ce vin n'ait pas été fabriqué en Champagne et avec des raisins récoltés en Champagne  [...]    Attendu que le complément de la fabrication et la mise en bouteille, faite à Uckange [...] ne peuvent cependant en changer l'essence et faire que ce qui pouvait et même, dans certains cas, devait être appelé du vin de Champagne avant d'avoir subi ces opérations, ne puisse plus recevoir après cette dénomination  [...]   Attendu que Champion indique sur la bouteille qui est livrée à sa succursale d'Uckange : « cuvée de Reims, mise en bouteilles à Uckange » ; qu'en ce faisant il ne viole aucune loi et qu'il reste dans le principe de la loyauté commerciale ; que le Tribunal ne peut donc accueillir la demande des frères Olry et du syndicat sur ce point.   [...]   

    Le tribunal condamne CHAMPION notamment à modifier ses entêtes, mettant en avant uniquement la marque ROEDER, sans lui interdire l'utilisation du terme Champagne :  [...]   il pourra faire suivre sa raison sociale des mots : «Cessionnaire de Arthur Roederer, maison fondée en 1876 », d'écrire le nom Champion en caractères doubles de ceux employés pour le nom Arthur Roederer  [...]


article paru le 31 MAI 1901 :
(Cour d'appel de Paris, 16 juin 1897 : Cour de cassation, 27 mars 1900. — Olry-Roederer c. Champion.) Le jugement du Tribunal de commerce de Reims en date du 26 mars 1895(1), qui déclarait licite l'apposition des mots : «cuvée de Reims, mise en bouteilles à Uckange», sur des bouteilles de vin récolté en Champagne et mis en bouteilles sur territoire allemand, a été porté par les demandeurs devant la Cour de Paris et la Cour de cassation. Il a été confirmé par ces deux instances.



            Les bâtiments de la Champagnerie étaient en dernier exploités par la société Amec Spie (anciennement Spie Trindel), les locaux n’ont pas un caractère exceptionnel mais on peut  s’interroger sur l’utilité qu’ont eu les souterrains, maintenant condamnés, partant des caves voûtées pour rejoindre la Brasserie.

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pour rester encore un peu dans le domaine des vins, quelques étiquettes personnalisées pour la société NILLES d'Uckange :

 
 
 






LA TUILERIE A VAPEUR

            Section Moulins à Scories THOMAS en 1922, anciennement DAMPFZIEGELEI Ueckingen, 26 ouvriers en 1907, et 12 autres qui produisaient la pierre à Scories.

            Bien que située sur le territoire de Richemont, le siège de la Tuilerie était basé dans les années 1920 à Uckange et appartenait pour 60% à son Usine. Avant 1939, elle produisait pas moins de 250 tonnes d’engrais potassique par jour.

            Elle fut détruite lors de la guerre, mais sa reconstruction dès 1946 lui permit de pouvoir sortir selon les commandes entre 250 et 500 tonnes par jour. La venue progressive des engrais chimiques et la pression de la concurrence mondiale sur ce segment de marché ont eu raison de cette industrie qui se trouvait être la deuxième plus importante du village.







COMMERCES ET AUTRES ACTIVITES