09- Chefs d'Etat en visite



 




       Nous avons pu voir dans un autre chapitre que l'Empereur allemand, le Kaiser GUILLAUME II, a séjourné une nuit complète dans son train stationné à Uckange pendant le premier conflit mondial, la gare des usines STUMM se prêtant particulièrement bien à cet accueil.


Mais ce ne fut pas le seul Chef d'Etat à être passé dans la commune ...

 



Bien avant l’Empereur allemand, un autre auguste personnage y avait effectué une halte.


            Tout d’abord replaçons le contexte : en 1815, en représailles au départ de Napoléon Bonaparte de l’île d’Elbe, les troupes royalistes sous les ordres du Gouverneur du Luxembourg, HESSE-HOMBOURG, investissent la place de Thionville défendues par les troupes du Général Comte HUGO (dont le fils n’est autre qu’un certain Victor…).

                      

         

        

  Le 14 novembre 1818, son Altesse Royale,

Monseigneur le Duc d’Angoulême (LOUIS XIX),

fils du Roi de France Charles X, à la tête de la légion du Haut-Rhin, reprendra en personne possession de Thionville. Avant d’y entrer triomphalement, venant de Metz, il s’arrêtera brièvement à Uckange.

            Un récit détaillé rédigé par le Maire Charles DUBRAS et son adjoint, Georges FRIEREN, permet de tout en connaître :

« … Le Prince ayant daigné faire arrêter la voiture, nous, Maire, nous nous sommes de suite approché.

Le Prince daigna écouter notre compliment avec reconnaissance … Les cris de Vive le Roi, Vive le Duc d’Angoulême, Vive Madame, Vive la Famille Royale se sont fait retentir par nous, ensuite par toute la population formée en double haie, les mêmes cris ont été répétés au passage de la garnison allant à Thionville … »          

       

                              Comme la Révolution est déjà loin …

 




      Plus de 100 ans plus tard, la monarchie française est définitivement révolue lorsque, en août 1919, Raymond POINCARÉ passe par notre commune.       





entête du Journal le Gaulois du 24 août 1919
faisant état de la visite du Président POINCARÉ




ci dessous l'article recomposé :

Raymond POINCARÉ, 18 janvier 1919, conférence de la Paix à Paris

          



dans la Journal LE RAPPEL du 17 août 1919 :

                                        M. POINCARÉ  en Alsace et en Lorraine

Le président de la République quitte Paris ce soir pour entreprendre, pendant une semaine, un voyage en Alsace et en Lorraine.

Le président arrivera, lundi matin, à Altkirch ; après une réception à l'hôtel de ville, il se rendra en automobile à Mulhouse, il inaugurera, à Burzweiller, le monument élevé à la mémoire des civils fusillés par
les Allemands; il déjeunera à l'hôtel de ville de Mulhouse.
L'après-midi sera consacré à la visite, notamment, de Thann, de Cernay, de Guebwiller ; il couchera à Colmar.

Mardi matin, il ira à Metzeral. déjeunera  aux « Trois Epis », et parcourra les environs de Colmar où il retournera vers sept heures pour présider le dîner de gala donné à la préfecture.

La journée de mercredi est particulièrement chargée : tour à tour, M. Poincaré se rendra à Ribeauvillé, à Sainte-Marie-aux- Mines, il déjeunera à Selestat, puis gagnera Strasbourg, après avoir visité notamment Sainte-Odile. A Strasbourg, il y aura, dans la soirée, dîner et réception au commissariat général.

Le programme de la matinée de jeudi comprend notamment la remise, à Phalsbourg, de la croix de la Légion d'honneur; un déjeuner à Saverne, et l'après-midi sera consacré à la remise de la croix de la Légion d'honneur à la capitale de l'Alsace.

Le vendredi, le président ira à Hagueneau et visitera les anciens champs de bataille de 1870 ; il s'arrêtera à Bitche, qui recevra la croix de la Légion d'honneur, et arrivera le soir à Metz.

Le samedi, visite des localités de l'arrondissement de Metz, notamment Hagondange, Uckange, Thionville, où il déjeunera. Le soir, retour et dîner à Metz.

Le dimanche matin, le président, par train spécial, ira à Sarreguemines, s'arrêtera à Saint-Arold et à Forbach ; puis, avant de quitter la Lorraine, visitera les champs de bataille de 1917 (Dieuze, Morhange, Chäteau-Salins).

Il sera de retour à Paris le lundi dans la matinée.





        Le 14 août 1932, alors qu’il vient d’être nommé Président de la République au mois de mai, le Meurthe-et-Mosellan de Mercy-le-Haut, Albert LEBRUN fait à son tour une halte à Uckange pour l’inauguration du canal des mines de fer.



Albert LEBRUN - 1932





            Son nom vous évoque probablement de vagues souvenirs, en effet, le fait le plus notable de son second mandat fut qu’il dut céder en 1939 son siège au Maréchal PÉTAIN pour négocier la Paix avec l’Allemagne d’Hitler.

 



les Uckangeois au passage du convoi du Président LEBRUN - route de Metz






            Le 15 juillet 1946, Winston CHURCHIL, Premier Ministre du Royaume-Uni, fit un passage éclair. Mondialement connu pour son concours à la paix lors de la guerre 39-45, il parfumera les rues Uckangeoises des effluves de son cigare éternellement rivé à ses lèvres.

 





            La ville eut l’honneur de recevoir le 2 juillet 1961, la visite du Général De GAULLE. Il accorda à la commune un discours et reçut de Claudine BOTTA, Danielle BURGER et Monique AUBRY, 8 ans, (ces 2 dernières étaient filles de gendarmes de la brigade d’Uckange), en habits traditionnels Lorrains, un bouquet de fleurs.

            Il refit un passage éclair le 26 mai 1964 (un arrêt de courtoisie de quelques minutes) venant de Metz et se rendant à Apach. La fête fut quelque peu gâchée par l’intervention malheureuse d’un apprenti de la boulangerie KURSCHNER, route de Thionville. Il tenta d’offrir au Général, au passage de la voiture présidentiel, un morceau de pain et du sel, gage de bonheur et vœu de longue vie selon certaines coutumes.

            Son geste audacieux fut mal interprété par le service d’ordre ce qui lui valut de finir au poste de gendarmerie où il fut établi par l’Adjudant Chef Alfred CLAUSE, mon grand-père, qu’il n’avait aucune mauvaise intention.

 
 

02 JUILLET1961

 


26 MAI 1964
 






FRANÇOIS HOLLANDE

2014


 
 

de gauche à droite : GERARD LEONARDI, Maire d'Uckange, MICHEL LIEBGOTT, Député-Maire de Fameck, FRANCOIS HOLLANDE, Président


          24 Novembre 2014, Le Président François HOLLANDE lance à Uckange le projet METAFENSCH. L’État investit dans la commune pour le développement de nouveaux projets sidérurgiques (recherche en particulier de nouveaux alliages métalliques et de nouvelles technologies innovantes sur les métaux hors acier). Ce projet rend à la ville son âme industrielle perdue depuis la fermeture de notre usine.


 

François Hollande à UCKANGE le 24 11 2014 : la Lorraine a un avenir technologique

source : YOUTUBE
 
source : Public Sénat YOUTUBE 25/11/2014



FRANÇOIS HOLLANDE

2016

le RETOUR !


17 octobre 2016, le Président inaugure le démarrage des travaux de recherche de Métafensch.

Le premier four est installé dans les locaux entièrement rénovés (anciens magasins centraux de l'usine sidérurgique).


 

de gauche à Droite : M LIEBGOTT, F HOLLANDE, G LEONARDI, J FREYBURGER, F MUDRY



ARTICLE LE POINT.FR :

François Hollande défend son bilan à Florange

François Hollande est arrivé lundi en toute discrétion sur le site des hauts-fourneaux d'ArcelorMittal.

Les journalistes ont été priés de rester à l'écart.

Modifié le 17/10/2016 à 19:47 - Publié le 17/10/2016 à 17:26 | Le Point.fr

Déstabilisé depuis plusieurs jours par des confidences explosives à des journalistes, François Hollande s'est montré combatif lundi en Lorraine pour défendre son bilan à Florange et fustiger les tenants d'une nationalisation « qui n'aurait servi à rien ». « Quand je parle de Florange, quand cette ville est citée (...) ; la représentation, c'est une usine qui ferme - elle n'a pas fermé. Ce sont des salariés licenciés - il n'y en a eu aucun. C'est un plan social - il n'a pas eu lieu », a lancé le président de la République lors d'un discours à Uckange. Arrivé très discrètement en Lorraine en milieu d'après-midi, François Hollande a d'abord participé à un tour de table avec les représentants CFDT et CFE-CGC, syndicats majoritaires, d'ArcelorMittal.

La CGT, tenant à l'éviter, s'était postée quelques centaines de mètres plus loin et FO avait décidé de boycotter la journée. C'est sans avoir débordé un seul instant du cadre de la visite et en évitant soigneusement les syndicats contestataires que le président est arrivé à Uckange, sur le site de Métafensch, l'institut de recherche publique promis après la fermeture des hauts-fourneaux, et dans lequel l'État a investi 20 millions d'euros. Là, il s'est lancé dans la démonstration des promesses tenues devant des élus - dont le frontiste Florian Philippot, conseiller régional - et des employés. « J'avais pris trois engagements », a rappelé le chef de l'État, énumérant le reclassement des 629 ouvriers des hauts-fourneaux, l'absence de plan social et la création de Métafensch.

« Le combat a été gagné »

« Voilà ce qu'est Florange. Et Florange, pour ce qui me concerne, ce n'est pas un souvenir, c'est un avenir. Et ici, c'est le signe que le combat a été gagné », a martelé le président. Puis François Hollande a décoché plusieurs flèches à son ancien ministre de l'Économie Arnaud Montebourg, partisan acharné d'une nationalisation partielle des hauts-fourneaux. Et présent en Lorraine la semaine dernière. Elle « n'aurait eu aucun impact, aucun effet et, en plus, n'aurait pas pu être réalisée », a-t-il balayé.

« J'avais dit qu'il y aurait une loi qui pourrait empêcher qu'un grand groupe puisse abandonner un établissement, un site, et ne rien faire pour rechercher un repreneur. Cette loi a été votée. Elle s'appelle la loi Florange », a aussi lancé le président, alors qu'Arnaud Montebourg, candidat déclaré à la primaire de la gauche, aime à s'attribuer la paternité de ce texte. « Nous ne devons pas vendre de l'illusion, ne pas semer un discours qui pourrait être celui de la magie », a-t-il conclu. Pour ce qui est des investissements, le président s'est félicité des 180 millions débloqués par le groupe ArcelorMittal à Florange - conformément à l'accord signé en novembre 2012 entre l'État et le groupe.



le coin presse



PARMI LES PERSONNALITÉS PRÉSENTES :
  • Gérard LEONARDI, Maire de Uckange

  • Michel LIEBGOTT, Président de la Communauté d'agglomération du Val de Fensch, député de la Moselle,

  •  Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l'Éducation nationale

  • Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire

  • Philippe RICHERT, Président de la Région Grand-Est,
  • Patrick WEITEN, premier vice-président du conseil régional Grand-Est, député UDI de la 9e circonscription de la Moselle,

  • François MUDRY, Président de l’Institut de Recherche de Technologie (IRT) « Matériaux-Métallurgie-Procédés »
  • Julien FREYBURGER, Président des Établissements Public Foncier,
  • Florian PHILIPPOT, conseiller régional FN
  • Edouard MARTIN, député européen,

les 2 derniers noms sont cités pour souligner leur présence, sans jugement de la légitimité de celle-ci ou de celle de leurs interventions ...



rencontre avec les syndicats ARCELOR
avant de venir à Uckange

LE PROGRAMME DE LA JOURNÉE DU PRÉSIDENT :


Publié le 14 Octobre 2016 - http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/deplacement-a-florange/

Rubrique : Economie, finances et industrie

Le président de la République se rendra à Florange (57), le lundi 17 octobre 2016.

    15h30 Arrivée du président de la République aux Grand bureaux d’ArcelorMittal à Florange  Rencontre avec les membres de la direction et les organisations syndicales

    17h00 Arrivée du président de la République à Métafensch à Uckange - Présentation des fours PAM-CHR et VIM* - Dévoilement de la plaque inaugurale - Allocution de M. François MUDRY, Président du GIF Metafensch

    17h30 Discours du président de la République

    18h30 Arrivée du président de la République à l’entreprise Thyssenkrupp de Florange - Visite de l’entreprise

* je tiens à préciser : seul le four VIM est installé, les 2 fours PAM et CHR le seront d'ici à mai 2017.


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