Réflexions sur le végétarisme,végétalisme,véganisme

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  " Le végétarisme est une marque de respect envers les êtres que nous pouvons à juste titre considérer non seulement comme de jeunes frères mais aussi comme des créatures intelligentes qui savent ce que souffrir signifie. Il est donc un signe pur et simple d'humanité et de compassion. Qu'éprouverions‐nous si des êtres dotés d'une forme de vie plus élaborée que la nôtre et ne nous laissant que peu de chances de dialoguer avec eux, trouvaient normal et appétissant de nous inclure dans leur menu ?"   Anne et Daniel Meurois Auteurs français.



«D’un point de vue bouddhique, tous les êtres sensibles - les êtres doués de sentiments, d’expériences et de sensations - sont considérés comme égaux. Nous autres, êtres humains, sommes en mesure de nous passer de viande. En tant qu’être humain, je pense que notre nature profonde nous porte au végétarisme, ainsi qu’à faire tout notre possible pour éviter de nuire aux autres espèces.»

Le Dalaï-lama





  ʺAies le courage d’être sage ! Arrête de tuer les animaux ! Celui qui repousse le moment d’une vie droite est comme le paysan qui attend que le fleuve soit asséché pour le traverser.ʺ Horace (65-08 Av. JC)


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  "J'ai rejeté la viande depuis très tôt dans mon enfance et le temps viendra où les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent maintenant le meurtre de leurs semblables."

"Tu as défini l’homme comme le Roi des Animaux ; moi par contre, je dirai que l’homme est le roi des fauves féroces parmi lesquels tu es le plus grand. N’as-tu pas effectivement tué et mangé les animaux pour satisfaire les plaisirs de ton palais, te transformant toi-même en tombe pour tous ces animaux ? La nature ne produit-elle pas de la nourriture végétale en quantité suffisante pour te rassasier ? "

Léonard de Vinci

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« Les animaux de ferme ne sont plus que de la viande sur pattes. Transformés en aliments, ils sont conditionnés afin que disparaisse tous signe de leur nature. Au cours d’une enquête, on a demandé à des enfants des villes d’où venaient les oeufs. Du supermarché, ont-ils répondu. Mais avant, d’où venaient-ils ? Ils ont haussé les épaules. […] Nous vivons dans l’ère de la spécialisation, et les questions de vie et de mort sont gardées secrètement à distance. S’il fallait faire l’abattage nous-mêmes, les végétariens seraient beaucoup plus nombreux. Ceux qui nous vendent ces aliments s’en doutent, et c’est pourquoi la plus grande partie de la viande est exposée sous forme de paquets enveloppés de cellophane ou de nylon qui ne donnent pas le moindre indice de son origine animale. C’est une nourriture abstraite pour une génération qui préfère ne pas associer la viande qu’elle consomme avec les animaux dont elle provient.  » Morris Desmond





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Georges Cuvier

«L'anatomie comparée nous enseigne qu'en toute chose, l'homme ressemble aux animaux frugivores et en rien aux carnivores.»

«Ce n’est qu’en déguisant la chair morte rendue plus tendre par des préparatifs culinaires qu’elle est susceptible d’être mastiquée et digérée par l’humain chez qui, de la sorte, la vue des viandes crues et saignantes, n’excite pas l’horreur et le dégoût.»

«La nourriture naturelle de l’humain, au regard de sa structure, devrait consister en fruits, racines et légumes.»
«L’humain apparaît organisé pour se nourrir de fruits, racines, et des parties succulentes des légumes. Ses mâchoires courtes, de force moyenne, ses canines de même longueur que ses autres dents, et ses molaires tubéreuses ne lui permettent pas de mâcher de l’herbe ou de dévorer de la viande sans préparer ces nourritures en les cuisant. Ses organes sont formés en accord avec la disposition de ses dents. Son estomac est simple et son conduit intestinal est de longueur moyenne et très bien ancré à son gros intestin.»

 

John Ray

«En aucune façon, l'homme n'a la constitution d'un carnivore. Chasse et voracité ne lui sont pas naturelles. L'homme n'a ni les dents acérées ni les griffes pour tuer et déchiqueter sa proie. Au contraire, ses mains sont faites pour cueillir des fruits, des baies et des légumes, et ses dents sont appropriées pour les mâcher.»

«Tout ce dont nous avons besoin pour nous nourrir, nous restaurer et nous régaler est abondamment pourvu dans le magasin inépuisable de la Nature.»

 




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CONDITIONNEMENT
"En un mot : conditionnement.

Nous sommes tous influencés par ce que nous dicte la société. Mais surtout par les habitudes que nous enseignent nos parents. Les traditions culinaires, les habitudes répétées génération après génération nous cloisonnent dans une idéologie à laquelle il est parfois difficile d'échapper.

Pourtant, nous sommes tous capables de réfléchir à nos actes et à leurs conséquences. Surtout si l'on tient compte du fait que dans notre enfance, nous n'aurions jamais accepté qu'un animal (quel qu'il soit) ne soit maltraité voir pire, tué.

Il faut parfois désapprendre ce que la société, les gens et ce monde nous ont contraint d'accepter parfois contre notre gré. Cela peut prendre du temps. Il y a même des gens qui ne verront absolument pas où serait le problème dans tout cela. Pourtant les évidences sont bien là.

Nous ne naissons pas avec la volonté de faire du mal ou tuer. Nous ne sommes pas programmés pour accepter que des êtres sensibles et sentients souffrent. Et nous avons entre nos mains la capacité de changer nos habitudes afin de protéger ceux envers qui nous devrions avoir de la bienveillance.

Arrêtons ces souffrances inutiles. Arrêtons ces massacres.
Tout commence dans notre assiette."
Hermann Bursa







Voici un article de terra- Science.com sur l'anatomie de l'homme et son régime alimentaire qui montre que par essence,l'être humain n'est pas fait pour se nourrir de viande et produits assimilés :

   

"Carnivore ou herbivore ?

L'une des croyances les plus communément partagées dans nos sociétés est que l'homme serait carnivore par nature, et qu'il a besoin de manger de la viande pour être en bonne santé. Paradoxalement, les plus célèbres naturalistes de l'histoire ont tous déclaré que l'homme est végétarien par nature et que le régime le plus adapté à sa constitution est un régime strictement végétal. Alors qu'en est-il vraiment ?

Les études comparées entre l'homme et le singe ont prouvé que notre constitution anatomique et physiologique est semblable à celle du singe : d'un point de vue zoologique, l'homme est un primate. Donc, tout comme les grands singes, la véritable nature de l'homme est végétarienne, et notre nourriture idéale par rapport à notre physiologie devrait se composer essentiellement de végétaux : légumes, céréales, fruits, graines, noix... En effet, notre constitution est résolument différente de celle des carnivores ou des omnivores et cela expliquerait peut-être pourquoi nous nous créons tant de maladies avec notre régime carné.

Contrairement aux carnivores, dont la dentition est pointue avec des canines longues et tranchantes, est faite pour déchirer la chair d'un animal. Les êtres humains ont une dentition semblable à celle des herbivores, plate, large et peu tranchante, qui convient pour couper, écraser et réduire en pulpe des aliments relativement mous. Comme chez les herbivores, nos muscles faciaux sont bien développés pour la mastication, tandis qu'ils sont peu développés chez les carnivores et les omnivores qui avalent leurs aliments entièrement, sans mastication préalable. De même, l'ouverture de la bouche par rapport à la taille de la tête est petite chez les humains comme chez les herbivores, tandis qu'elle est grande chez les carnivores et les omnivores qui arrachent et avalent de grandes quantités de nourriture peu ou pas mastiquée. Par ailleurs, la constitution de notre mâchoire est semblable à celle des herbivores, ce qui nous permet d'écraser et de broyer nos aliments à l'inverse des carnivores dont le type de mâchoire ne permet pas de mastiquer, mais donne au contraire la possibilité de mouvements tranchants. Comme les herbivores, et contrairement aux carnivores, notre salive contient des enzymes permettant la digestion de l'amidon contenu dans les végétaux, tandis que les sels acides de notre corps sont beaucoup moins puissants que ceux des carnivores qui en ont besoin pour digérer des os et du muscle. Par ailleurs, comme chez les herbivores, notre intestin est très long, lieu d'une importante fermentation bactérienne afin de permettre la digestion et l'assimilation des végétaux, tandis qu'il est très court chez les carnivores et omnivores pour que la viande passe très vite, sans risquer de macérer et de se putréfier. Les prédateurs carnivores et omnivores ont des griffes acérées, tandis que les herbivores ont des des sabots émoussés ou des ongles plats comme les humains.

De plus, un rapport récent de l’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture est particulièrement éloquent : Si nous continuons à privilégier un régime omnivore à tendance carnivore, nous finirons avant longtemps par épuiser les ressources d’eau, polluer les rivières, les lacs et les terres, assécher les prairies, détruire les forêts et la biodiversité.

Les mammifères herbivores, carnivores et omnivores sont chacun adaptés anatomiquement et physiologiquement à leur régime alimentaire, que ce soit pour se procurer leur nourriture ou pour la consommer. C'est pourquoi il est si intéressant de tenir compte de l'anatomie et de la physiologie humaine pour mieux comprendre quel est notre régime alimentaire le mieux adapté, et pourquoi un régime carné peut provoquer des maladies comme le cancer, le diabète ou l'hypertension entre autres.

Les 1,3 milliards de bêtes à cornes qui nous servent de garde-manger produisent une quantité phénoménale de gaz méthane (NH4) un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le CO2. C’est ainsi que le bovin réchauffe plus que la voiture. Et c’est sans mentionner les milliards de poulets, de porcs, de lapins, de canards, d’oies et de poissons qui croupissent dans des élevages hyper polluants dans des conditions proches du sadisme totalement injustifiées même d’un point de vue strictement productiviste. Les poules pondeuses par exemple, sont enfermées à cinq dans un espace de 45 cm par 50 cm, ce qui fait pour chacune un espace équivalent à une feuille de papier. À titre de comparaison, cela reviendrait à enfermer durant toute leur vie cinq humains dans une cabine téléphonique.

Mis à part les méfaits sur la santé des antibiotiques et des hormones de croissance couramment employés pour augmenter le taux de rendement de l’élevage, certains cancers du système digestif et les accidents cardiovasculaires sont reliés à un régime alimentaire trop riche en produits d’origine animale. Selon certains chercheurs indépendants de l’industrie agro-alimentaire, non seulement le lait de vache ne prévient pas l’ostéoporose, mais il la favorise. À ce tableau, il faut aussi ajouter notamment la salmonellose et le E.Coli deux maladies fréquentes associée à une denrée hautement périssable.

Enfin, selon de nombreux spécialistes, les excès de l’élevage industriel contribuerait à l’iniquité de la distribution de nourriture, creusant ainsi un gouffre entre malnutrition d’un côté et suralimentation de l’autre. La quantité de céréales nécessaires pour nourrir le bétail qui nourrira un seul homme permettrait en effet de nourrir directement 20 personnes.

D'après de nombreux médecins, des physiologistes et des nutritionnistes, nous sommes des herbivores. Notre corps est admirablement bien équipé pour se procurer et traiter la matière végétale. Nous avons évolué pendant des millions d’années dans le berceau africain. C’est à cet endroit, dans des conditions climatiques et écologiques équatoriales que se sont forgées nos caractéristiques morphologiques et physiologiques actuelles. Or, selon les données issues de l'étude des fossiles, notre ancêtre était un herbivore. Il se nourrissait de fruits, de baies, de racines et de graines. Il avait une niche écologique très spécialisée qui lui a permis de survivre et de prospérer. Il n’était pas en compétition avec les prédateurs comme le loup et le lion. et heureusement d’ailleurs, car il ne faisait pas le poids. Entre autres, sa vitesse de déplacement était insuffisante, son odorat était relativement faible, son ouïe était médiocre. De plus, la marche est notre mode de locomotion le plus naturel, et cette activité est particulièrement bien adaptée à la cueillette.

Les premiers outils sont apparus il y a environ un million d’année. Pendant des centaines de milliers d’années, ces outils étaient très rudimentaires et peu efficaces. Essayez de chasser un bison, un auroch - l’ancêtre du boeuf - ou même une gazelle avec des pierres taillées grossièrement! Plus tard, avec l’invention de la lance et de l’arc, il y a à peine 100 000 ans, les techniques de chasse s’améliorent quelque peu. Cependant cette activité est pleine d’imprévus et la réussite est loin d’être assuré. En étudiant les quelques tribus qui vivent encore plus ou moins comme nos ancêtres, nous avons appris qu’il est très difficile, avec des armes rudimentaires de capturer ou de tuer une proie. Ils réussissent environ une fois sur vingt après maints efforts. Il serait tout à fait absurde dans ces conditions d’essayer d'assurer la survie de ses enfants sur ce genre d’activité. Chez les cueilleurs-chasseurs modernes, la base de l’alimentation est végétale, complétée à l’occasion par des insectes, quelques œufs et, rarement, avec un animal de taille petite ou moyenne. L’activité principale est la cueillette et non la chasse.

La paléoanthropologie est née en Angleterre, au 19e siècle, en pleine révolution industrielle. À cette époque, et ça n’a guère changé, la viande était associée à la force, à la virilité, à la longévité et au statut social. Par ignorance des principes nutritionnels, on la considérait comme l’aliment idéal pour notre espèce. C’est avec ces notions erronées que les premiers anthropologues ont interprété notre histoire. De là est né le mythe de l’homme des cavernes. C’est devenu un des éléments pivot du machisme et de la fierté masculine. L’idée du grand chasseur, maître de la nature et pourvoyeur de ces dames, a fait couler beaucoup d’encre depuis. Or, cette notion ¨romantique¨ est peu plausible et difficile à concilier avec la réalité. Plusieurs anthropologues contemporains remettent en question cette interprétation.

Manger de la viande, des œufs et du lait en modération, passe encore. Toutefois, ce n'est pas l'idéal pour notre espèce. Il ne faut pas oublier que des animaux possédant une conscience, ressentant la peur et comme nous désirant vivre et non mourir, sont tuer pour nous fournir un aliment contre indiqué à l'homme. Nous sommes essentiellement des herbivores et notre corps a de la difficulté à digérer et à métaboliser cette nourriture. Ce n'est pas pour rien que les maladies nutritionnelles sont si nombreuses. Enfin, il importe de faire des choix alimentaires qui concordent avec le contexte démographique et écologique actuel. Il serait donc prudent de revenir à un régime, somme toute, beaucoup plus naturel pour notre espèce. Ce n'est pas une régression, mais un retour salutaire. C'est sans doute pour notre espèce une question vitale."

source : www.lautjournal.info







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« [E]t les terribles hurlements des vaches étripées emplissent de douleur la vallée [...]. Je dénonce tous ceux qui ignorent l’autre moitié [...]. Je dénonce la conjuration de ces officines désertes qui n’annoncent pas à la radio les agonies. » Federico Garcia Lorca (1930)

"Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille." 
Léon Tolstoï

« Juste pour le plaisir de quelques pauvres bouchées de chair, nous privons une âme du soleil et de la lumière, et de la vie et du temps qui lui revenaient, et dont elle était née en ce monde pour jouir. » Plutarque (46-125)


"Si un homme cherche sérieusement une vie droite, son premier acte d’abstinence sera l’alimentation animale."
Léon Tolstoï (1828-1910)


« [I]l n’est que trop certain que ce carnage dégoûtant, étalé sans cesse dans nos boucheries et dans nos cuisines, ne nous paraît pas un mal [...] Qu’y a-t-il pourtant de plus abominable que de se nourrir continuellement de cadavres ? » Voltaire


"La plupart des gens accepte le fait de consommer de la viande à la seule condition que l’animal ait du plaisir pendant son existence puis ensuite soit abattu avec humanité. En aucun cas ces deux critères peuvent être aujourd’hui garantis. Beaucoup de gens, tellement révoltés par cette situation, ont fait le premier pas en devenant végétariens. J’emploie l’expression "premier pas" parce que la production laitière crée beaucoup de souffrance."
Ruth Harrison


« [L]es hommes font tout ce qu’ils peuvent pour dissimuler ou pour se dissimuler cette cruauté [...], pour organiser à l’échelle mondiale l’oubli ou la méconnaissance de cette violence [envers les animaux] que certains pourraient comparer aux pires génocides. » Jacques Derrida



"Rien ne peut être plus bénéfique à la santé humaine et augmenter autant les chances de survie des espèces sur la Terre que l’évolution vers un régime végétarien." 
Albert Einstein (1879-1955)


 La grande majorité des gens [...] organisent leurs vies de façon à penser le moins possible aux élevages et aux abattoirs, et font de leur mieux pour que leurs enfants restent dans l’ignorance [...]. » J.M. Coetzee


« Quel crime d’engloutir des entrailles dans ses entrailles, d’engraisser avidement son corps d’un autre corps, et de vivre de la mort d’un être vivant comme nous ! »Pythagore (580-497 av. J.-C.)




"La cruauté envers les animaux est la violation d’un devoir de l’homme envers lui-même." 
Emmanuel Kant (1724-1804)









Extrait d'un article de l'Alliance végétarienne :

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Les mammifères herbivores, carnivores et omnivores sont chacun adaptés anatomiquement et physiologiquement à leur régime alimentaire, que ce soit pour se procurer leur nourriture ou pour la consommer. C'est pourquoi il est si intéressant de tenir compte de l'anatomie et de la physiologie humaine pour mieux comprendre quel est notre régime alimentaire le mieux adapté (et pourquoi un régime carné peut provoquer des maladies comme le cancer, le diabète ou l'hypertension entre autres...).

 

En résumé :

1) L'être humain n'est pas un prédateur : il n'en a ni la force physique, ni la vitesse de déplacement, ni les longues canines tranchantes, ni les griffes acérées...

2) L'être humain n'est pas non plus un carnivore, ni un omnivore : Notre système digestif n'est absolument pas fait pour digérer de la viande ! Notre intestin notamment est beaucoup trop long, ce qui crée des problèmes de macération et de putréfaction. Les carnivores ont un intestin très court parce-que la viande doit être digérée très vite pour ne pas pourrir...

3) L'être humain est végétarien par nature... : L'anatomie et la physiologie de notre corps sont parfaitement adaptées à un régime idéal strictement végétarien ! Et cela explique pourquoi de nombreuses études scientifiques dans le monde entier montrent que les végétariens et végétaliens vivent mieux, en meilleure santé et plus longtemps et que le reste de la population !"





"Je ne vois pas comment je pourrais digérer de l’agonie." 
Marguerite Yourcenar à propos de la viande




« Et puisque les physiologistes, puisque – mieux encore – notre expérience personnelle nous disent que cette vilaine nourriture de chairs dépecées n’est pas nécessaire pour entretenir notre existence, nous écarterons tous ces hideux aliments qui plaisaient à nos ancêtres, et qui plaisent encore à la majorité de nos contemporains. »

Élisée Reclus (1901)




« [U]n jour viendra où l’idée que, pour se nourrir, les hommes du passé élevaient et massacraient des êtres vivants et exposaient complaisamment leur chair en lambeaux dans les vitrines, inspirera sans doute la même répulsion qu’aux voyageurs du XVIe ou du XVIIe siècle, les repas cannibales des sauvages américains, océaniens ou africains. » Claude Lévi-Strauss


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 Quelques  définitions :

Végétarisme:

Le régime végétarien prône l'interdiction de toute chair animale (volaille, bovin, poisson , caprin,etc ...), avec comme exception les œufs et les dérivés du lait (fromage, beurre, laitage).

Un végétarien ne consomme, bien sûr, aucun sous-produit de l’abattage des animaux, par exemple la gélatine, la présure, le caviar. On peut distinguer les lacto-ovo-végétariens, qui consomment, en plus des végétaux, des œufs et du lait, des lacto-végétariens, qui ne consomment, en plus des végétaux, que du lait, ou encore les ovo-végétariens, qui ne consomment, en plus des végétaux, que des œufs.



Végétalisme :

Le végétalisme est une pratique alimentaire qui exclut, comme le végétarisme, toute chair animale (viande, poissons, crustacés, mollusques) mais qui rejette de surcroît la consommation des autres produits d'origine animale (œufs, produits laitiers, miel, etc.).





 Véganisme :

           Le véganisme est un mode de vie  fondé sur le refus de l'exploitation animale. Au-delà de l'adoption d'un régime alimentaire végétalien , le véganisme exclut la consommation de tout produit issu des animaux, de leur exploitation ou testés sur eux (cuir, fourrure , laine, soie, cire d'abeilles, cosmétiques, loisirs, etc.).





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 "J’ai renoncé depuis des années à l’utilisation de la viande, et le jour viendra où le fait de tuer un animal sera condamné au même titre que celui de tuer un humain." 
Léonard de Vinci (1452-1519)





« Quoi donc ? Au milieu de tant de richesses que produit la terre, la meilleure des mères, tu ne trouves de plaisir qu’à broyer d’une dent cruelle les affreux débris de tes victimes, dont tu as rempli ta bouche, à la façon des Cyclopes ? »

Ovide (An 1)Poète latin






"Les gens répètent souvent que depuis toujours les hommes ont mangé des animaux, comme justification pour continuer cette pratique. En suivant cette logique, nous ne devons pas essayer d’empêcher les individus de tuer d’autres personnes, puisque cela aussi se fait depuis la nuit des temps." 
Isaac Bashevis Singer (1904-1991)






«Les animaux de ferme ne sont plus que de la viande sur pattes. Transformés en aliments, ils sont conditionnés afin que disparaisse tous signe de leur nature. Au cours d'une enquête, on a demandé à des enfants des villes d'où venaient les oeufs. Du supermarché, ont-ils répondu. Mais avant, d'où venaient-ils ? Ils ont haussé les épaules. [...] Nous vivons dans l'ère de la spécialisation, et les questions de vie et de mort sont gardées secrètement à distance. S'il fallait faire l'abattage nous-mêmes, les végétariens seraient beaucoup plus nombreux. Ceux qui nous vendent ces aliments s'en doutent, et c'est pourquoi la plus grande partie de la viande est exposée sous forme de paquets enveloppés de cellophane ou de nylon qui ne donnent pas le moindre indice de son origine animale. C’est une nourriture abstraite pour une génération qui préfère ne pas associer la viande qu'elle consomme avec les animaux dont elle provient. »

Morris Desmond



  

"Ce sera un grand progrès dans l’évolution de la race humaine quand nous mangerons des fruits et que les carnivores disparaîtront de la Terre. Tout sera faisable sur cette Terre à partir du moment où nous viendrons à bout des repas de viande et des guerres."

George Sand -



"Une véritable civilisation humaine existera non seulement quand il n’y aura plus de cannibales, mais lorsque toute forme de consommation de viande sera considérée comme du cannibalisme."Wilhelm Busch - 1832-1908


Celui qui veut dépasser la vie ordinaire, évitera la nourriture sanglante et ne choisira pas la mort comme maître du repas..."Joseph von Görres - 1776-1848 


"Aies le courage d’être sage ! Arrête de tuer les animaux ! Celui qui repousse le moment d’une vie droite est comme le paysan qui attend que le fleuve soit asséché pour le traverser." Orazio - 65-08 avant JC


"En aucune façon, l'homme n'a la constitution d'un carnivore. Chasse et voracité ne lui sont pas naturelles. L'homme n'a ni les dents acérées ni les griffes pour tuer et déchiqueter sa proie. Au contraire, ses mains sont faites pour cueillir des fruits, des baies et des légumes, et ses dents sont appropriées pour les mâcher. 
- "Tout ce dont nous avons besoin pour nous nourrir, nous restaurer et nous régaler est abondamment pourvu dans le magasin inépuisable de la Nature. Quelle vision agréable, plaisante et innocente qu' une table frugalement servie, et quelle différence avec un repas composé de chair animale fumante et massacrée. En résumé, nos vergers offrent tous les délices imaginables, tandis que les abattoirs et les boucheries sont pleins de sang coagulé, et d'une abominable puanteur.John Ray - 1628-1704


"L’animal a un cœur qui perçoit, comme toi. L’animal éprouve joie et douleur, comme toi. L’animal a ses propres aspirations, comme toi. 
L’animal a le droit de vivre, comme toi !"Peter Rosegger - 1843-1918


"Nous n’arrivons à avaler de la viande que parce que nous ne réfléchissons pas à la cruauté et au péché que nous commettons. Mais, une fois notre pitié éveillée, si nous persistons à tordre le cou à nos sentiments juste pour ne pas nous démarquer de ceux qui font de la Vie leur proie, c’est une offense à tout ce qu’il y a de bon en nous." Rabindranath Tagore - 1861-1941


"Comme la vue d’un taureau sacrifié aux dieux était devenue pour nous un opprobre, nous avons caché le bain de sang quotidien dans des abattoirs lavés à l’eau de l’attention de tous ceux qui se repaissent de morceaux de cadavres d'animaux domestiques préparés pour qu’ils ne soient pas reconnaissables."Richard Wagner - 1813-1883 


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