Théma
La Papauté et les Papes
Préambule
Les États pontificaux, ou États de l'Église, sont les États qui furent entre 752 et 1870 sous l'autorité temporelle du pape. Le premier noyau de ces États était baptisé patrimoine de saint Pierre. Les accords du Latran en 1929 ayant réglé la question romaine sans toutefois se prononcer sur l'abolition des États pontificaux proclamée par Victor-Emmanuel en 1870 mais non acceptée par le pape, on considère que leur continuité se retrouve aujourd'hui dans l'État de la Cité du Vatican.
Leur origine se fonde sur un document appelé donation de Constantin, faux probablement fabriqué par la chancellerie pontificale au viiie siècle1. Selon ce document, qui sert à cette époque les intérêts carolingiens, l'empereur Constantin Ier aurait cédé, en 335, au pape Sylvestre Ier, toutes les provinces de l'Occident.
Ce document est promulgué en 754 par Pépin le Bref, redevable à Zacharie d'avoir légitimé le renversement des Mérovingiens et qui, après s'être engagé à céder au pape Etienne II - successeur de Zacharie en 752- des terres conquises sur les Lombards, révèle cette donation à l'Assemblée de Quierzy. Elle correspond aux territoires de l'ancien exarchat de Ravenne et consiste essentiellement en des terres pauvres (contenant notamment les marais pontins) où se pratique pendant des siècles l'agriculture. La donation est confirmée en 774, à Rome, par Charlemagne, fils de Pépin.
L'authenticité de la donation de Constantin est mise en doute à partir du xiie siècle, mais la démonstration définitive de son caractère apocryphe n'est établie qu'en 1440 par l'humaniste Lorenzo Valla, dans un travail qui est généralement considéré comme l'acte fondateur de la critique textuelle.
Ces États s'accrurent en 1115 par l'héritage de la comtesse Mathilde de Toscane.
En réponse aux luttes fratricides entre Guelfes (partisans du pape) et Gibelins (partisans de l’empereur), la paix de Venise de 1177 consacre l'indépendance des États du pape vis-à-vis duSaint Empire.
Au milieu du xive siècle, le Trecento, les États pontificaux sont à leur extension maximale et les Constitutions égidiennes établissent en 1357 sept provinces dans l'ensemble central de l'Italie :Rome, les provinces de Campagne et Maritime (entre Rome, Ostie, vallée du Liri et Terracina), le Patrimoine de Saint Pierre en Toscane, la Sabine, la marche d'Ancône et le duché de Spolète ; auxquels il faut ajouter les enclaves de Bénévent et de Pontecorvo dans le royaume de Naples, Avignon et le Comtat Venaissin.
Pendant les guerres d'Italie, le pape Jules II prend possession des villes que César Borgia avait conquises en Romagne et dans les Marches. Léon X y ajoute les villes d'Émilie que sont Plaisance, Parme, Reggio, Modène et Bologne.
En 1598, Clément VIII annexe Ferrare et Comacchio.
Enfin, Urbino est intégré aux États pontificaux en 1631, puis Castro et Ronciglione en 1649.
En 1796, le Directoire envoie le général Bonaparte accompagné de Gaspard Monge pour la campagne d'Italie. Le 6 février 1798, les troupes françaises envahissent Rome. Le Directoire avait demandé au pape d'abandonner ses pouvoirs temporels, tout en gardant ses pouvoirs spirituels. Le 17 février, pensant qu'il n'est pas possible de séparer les deux pouvoirs, les émissaires duDirectoire demandent à Pie VI de quitter Rome dans les deux jours. Celui-ci s'enfuit dans la nuit du 19 au 20 février 1798. La République romaine est proclamée.
Pie VI trouve refuge dans la chartreuse de Florence. Il est fait prisonnier et emmené par les troupes françaises à Bologne, puis à Parme, Turin, Grenoble, et enfin Valence, où épuisé il décède le 29 août 1799.
En septembre 1799, les troupes napolitaines reprennent Rome, Pie VII y rentre et les États pontificaux sont restaurés en juin 1800. Ils sont de nouveau envahis par les Français en 1808. Le 17 mai 1809, par un décret pris à Schönbrunn, Napoléon décide d'annexer les États pontificaux à l'Empire français pour former les départements du Tibre et de Trasimène.
En 1815, grâce aux puissances réunies au congrès de Vienne, Pie VII rétablit les États pontificaux, qui prirent brièvement une forme républicaine en 1849
À l'issue de la deuxième guerre d'indépendance italienne en 1859, les légations, l’Ombrie, les Marches et la Romagne, ainsi que la délégation d'Orvieto, furent intégrées aux Provinces-Unies d'Italie centrale, État satellite du royaume de Sardaigne, laissant Rome et le Latium au souverain pontife.
Un an plus tard, en 1860, le Piémont annexe ces territoires.
En 1870, après l'évacuation des troupes françaises, Rome est envahie et rattachée à son tour au royaume d'Italie.
Le 20 septembre 1900, le pape Léon XIII dissout officiellement les Etats pontificaux. Le pape reste désormais enfermé dans son palais apostolique.
L'État de la Cité du Vatican est créé le 11 février 1929, par les accords du Latran avec Mussolini. Il est reconnu par cet ensemble de traités internationaux comme « État souverain de droit public international, distinct du Saint-Siège ».
Liste Papale de l'arbre de Jacques Chanis
904-911: Serge III De Rome †911 (119)
931-936: Jean XI De Rome 906-936 (125)
955-963: Jean XII De Spolète ca 936-964 (130)
996-997: Grégoire V De Franconie 973-999 (138)
1012-1024: Benoit VIII De Tusculum ca 980-1024 (143)
1024-1032: Jean XIX De Tusculum ca 985-1032 (144)
1032-1044: Benoit IX De Tusculum 1013-ca 1055 (145)
1045-1046: Benoit IX De Tusculum 1013-ca 1055 (147)
1047-1048: Benoit IX De Tusculum 1013-ca 1055 (150)
1048-1048: Damase II Von Rott 1010-1048 (151)
1049-1054: Léon IX D'Eguisheim 1002-1054 (152)
1055-1057: Victor II De Dollnstein Hirschberg 1012-1057 (153)
1057-1058: Etienne IX De Lorraine †1058 (154)
1073-1085: Grégoire VII Aldobrandeschi de Soana 1020-1085 (157)
1086-1087: Victor III De Bénévent ca 1027-1087 (158)
1088-1099: Urbain II De Chatillon 1042-1099 (159)
1119-1124: Calixte II De Bourgogne 1050-1124 (162)
1191-1198: Célestin III Orsini 1106-1198 (175)
1198-1216: Innocent III Conti 1161-1216 (176)
1216-1227: Honorius III Savelli †1227 (177)
1227-1241: Grégoire IX Conti ca 1145-1241 (178)
1243-1254: Innocent IV Fieschi ca 1195-1254 (180)
1254-1261: Alexandre IV Conti ca 1199-1261 (181)
1265-1268: Clément IV Foulques 1199-1268 (183)
1271-1276: Grégoire X Visconti ca 1210-1276 (184)
1276-1276: Adrien V Fieschi ca 1205-1276 (186)
1277-1280: Nicolas III Orsini 1215-1280 (188)
1281-1285: Martin IV De Brion 1215-1285 (189)
1285-1287: Honorius IV Savelli 1210-1287 (190)
1294-1303: Boniface VIII Caetani ca 1230-1303 (193)
1305-1314: Clément V De Goth ca 1264-1314 (195)
1316-1334: Jean XXII Duèze 1244-1334 (196)
1334-1342: Benoît XII Fournier ca 1280-1342 (197)
1342-1352: Clément VI Roger 1291-1352 (198)
1352-1362: Innocent VI Aubert ca 1282-1362 (199)
1362-1370: Urbain V De Grimoard 1309-1370 (200)
1370-1378: Grégoire XI Roger De Beaufort 1329-1378 (201)
1378-1389: Urbain VI Prignano 1317-1389 (202)
1389-1404: Boniface IX Tomacelli ca 1355-1404 (203)
1404-1406: Innocent VII Migliorati 1336-1406 (204)
1406-1415: Grégoire XII Correr 1325-1417 (205)
1417-1431: Martin V Colonna 1368-1431 (206)
1431-1447: Eugène IV Condulmer 1383-1447 (207)
1447-1455: Nicolas V Parentucelli 1397-1455 (208)
1455-1458: Calixte I I I Borgia 1378-1458 (209)
1458-1464: Pie II Piccolomini 1405-1464 (210)
1471-1484: Sixte IV Della Rovere 1414-1484 (212)
1484-1492: Innocent VIII Cibo 1432-1492 (213)
1492-1503: Alexandre VI Borgia 1431-1503 (214)
1503-1503: Pie III Todeschini 1431-1503 (215)
1503-1513: Jules II Della Rovere 1443-1513 (216)
1513-1521: Léon X De Médicis 1475-1521 (217)
1523-1534: Clément VII De Médicis 1478-1534 (219)
1534-1549: Paul III Farnèse 1468-1549 (220)
1559-1565: Pie IV Medici 1499-1565 (224)
1572-1585: Grégoire XIII Boncompagni 1502-1585 (226)
1585-1590: Sixte V Peretti 1521-1590 (227)
1590-1591: Grégoire XIV Sfondrati 1535-1591 (229)
1592-1605: Clément VIII Aldobrandini 1536-1605 (231)
1605-1605: Léon XI De Médicis 1535-1605 (232)
1605-1621: Paul V Borghese 1552-1621 (233)
1621-1623: Grégoire XV Ludovisi 1554-1623 (234)
1623-1644: Urbano VIII Barberini 1568-1644 (235)
1644-1655: Innocent X Pamphilj 1574-1655 (236)
1655-1667: Alexandre VII Chigi 1599-1667 (237)
1667-1669: Clément IX Rospigliosi 1600-1669 (238)
1670-1676: Clément X Altieri 1590-1676 (239)
1676-1689: Innocent XI Odescalchi 1611-1689 (240)
1689-1691: Alexandre VIII Ottoboni 1611-1691 (241)
1691-1700: Innocent XII Pignatelli 1615-1700 (242)
1700-1721: Clément XI Albani 1649-1721 (243)
1721-1724: Innocent XIII Conti 1655-1724 (244)
1724-1730: Benoit XIII Orsini 1649-1730 (245)
1730-1740: Clément XII Corsini 1652-1740 (246)
1740-1758: Benoît XIV Lambertini 1675-1758 (247)
1758-1769: Clément XIII Rezzonico 1693-1769 (248)
1829-1830: Pie VIII Castiglioni 1761-1830 (253)
1846-1878: Pie IX Mastai Ferretti 1792-1878 (255)
Papes cousins de Jacques Chanis
Né vers 936
Décédé le 14 mai 964 - Rome (Italie) , à l’âge de peut-être 28 ans
Pape Jean XII
Le pape Jean XII (qui fut le premier pape à changer de prénom) souleva la colère du peuple en transformant le palais de Latran en « une maison publique de débauche », et le Liber Pontificalis le décrit par ces mots : « Il passa sa vie entière dans l'adultère ».
Octavien (ou Ottaviano ou Octavius) né vers 937 et mort le 14 mai 964, fut le 130e pape de l'Église catholique romaine sous le nom de Jean XII.
Octavien est le fils unique et bâtard d'Albéric II de Spolète et petit-fils de Marousie, et donc issu de la famille des comtes de Tusculum, famille noble du Latium. Albéric, après la perte du pouvoir par sa mère, devint maitre absolu de Rome. Avant sa mort qui survint en 964, il fit prêter serment aux nobles romains rassemblés à Saint-Pierre de Rome qu'à la prochaine vacance du trône pontifical, son fils Octavien serait élu pape. Après la mort du pape Agapet II, Octavien alors probablement âgé de dix-huit ans (ou de seize ans selon les sources, il n'est donc pas établi qu'il ait eu l'âge canonique) fut élu comme son successeur et devint pape sous le nom de Jean XII le 16 décembre 955. Les pouvoirs temporel et spirituel sont alors à nouveau réunis en une seule personne ... perçue comme grossière, immorale, et dont la vie est telle que les habitants du Latran la qualifie de bordel et que la corruption morale de Rome devint objet d'exécration généralisée.
Il est considéré comme le plus scandaleux des « papes Jean », les chroniqueurs ayant dénoncé en termes souvent vigoureux son règne, certains allant même jusqu'à le qualifier « Antéchrist siégeant dans le temps de Dieu ». Plus familier en raison de son âge et de son milieu d'origine à la chasse et à la guerre qu'au gouvernement de l'Église, amateur de festins et d'aventures amoureuses, il mène toutefois une politique d'expansion territoriale vigoureuse, qui le conduira à subir une défaite devant le duc Padulf de Capoue et, dans le même temps, voir l'occupation des États pontificaux par Bérenger, roi d'Italie, et son fils Adalbert.
Afin de riposter à cette occupation, Jean XII sollicite l'aide du roi de Germanie, Otton Ier, ayant hérité de droits sur l'Italie par son mariage avec Adélaïde de Bourgogne. Voyant Otton arriver en Italie à la tête d'une puissante armée, Béranger, refusant l'affrontement direct, se replia dans des places fortifiées. Otton entra dans Rome le 31 janvier 962. Il fit le serment de reconnaître Jean XII comme pape et maître absolu de Rome, de ne pas prendre de décrets sans le consentement papal, et, en cas de délégation du pouvoir en Italie, de faire que la personne à qui le pouvoir est remis prête serment de défendre le pape et les possessions pontificales au maximum de ses possibilités. Jean XII, de son côté, jura allégeance à l'Empereur et de ne pas conclure d'alliance avec Béranger ou Adalbert. Cette reconnaissance des États pontificaux (étendus jusqu'aux régions byzantines) en échange d'un serment de fidélité du pape, librement élu, aux représentants impériaux est formalisé par l'octroi du Privilegium Ottonianum, confirmation de la Donation de Pépin.
Jean XII le couronna solennellement empereur le 2 février 962. Le 12 février se tient un synode romain durant lequel le Pape fonde, selon la volonté d'Otton, l'archevêché de Magdebourg et l'évêché de Mersebourg, accorda le pallium aux archevêques de Salzbourg et de Trèves, et confirma la nomination de Rother en tant qu'évêque de Vérone. Le lendemain, Othon prend un décret connu sous le nom de Diploma Ottonianum dans lequel il confirme l'Église catholique romaine dans ses possessions, en particulier celles accordées par Pépin et Charlemagne, et indiqua dans le même temps qu'à l'avenir les papes devraient être élus selon une procédure canonique, bien que leurs consécrations ne puissent avoir lieu qu'après que les gages nécessaires eurent été donnés à l'Empereur et ses ambassadeurs. L'authenticité du contenu de ce document très discuté est avérée, même si le document existant n'est qu'une copie de l'original1. Dès le lendemain, 14 février, Othon quitte Rome à la tête de son armée pour reprendre les hostilités contre Béranger et Adalbert. Jean XII modifia alors ses plans pendant qu'Othon de son côté essayait de pousser l'autorité impériale jusqu'à des limites excessives. Le Pape commença des négociations secrètes avec Adalbert, le fils de Béranger, et dépêcha des émissaires en Hongrie et à Constantinople avec des lettres incitant au déclenchement d'une guerre contre Othon. De plus, Jean XII reprend la tradition, abandonnée dès Adrien Ier (772–795), de dater ses actes à partir des années de règne des empereurs byzantins. Ces missives furent interceptées par des soldats impériaux, ce qui fit que l'Empereur fut mis au courant du revirement papal.
Jean XII envoya alors une ambassade de conciliation à Othon, et en profita pour lui expliquer ses griefs qui étaient que l'Empereur avait reçu pour lui-même les serments d'allégeance des cités des États pontificaux qu'il avait reconquis sur Béranger. Othon fit alors répondre par une ambassade qu'il réfute cette accusation. Dans le même temps, Adalbert vint à Rome où il fut reçu avec cérémonie par le Pape : cela provoqua la transformation du désaccord qui existait de la part de la noblesse romaine qui avait sympathisé pour la cause impériale en révolte ouverte contre Jean XII. Le retour d'Othon à Rome le 2 novembre 963 provoqua la fuite de Jean XII et Adalbert à Tivoli. Othon fit probablement renouveler à la noblesse romaine la promesse sous serment de n'élire ni consacrer un pape sans le consentement de l'Empereur. Il est à noter que Liutprand, évêque de Crémone et qui décrivit ces faits en tant témoin oculaire, faisait alors partie de l'entourage d'Othon.
Le 6 novembre, un synode de cinquante évêques italiens et allemands est convoqué par l'Empereur à Saint-Pierre de Rome : Jean XII y est accusé de sacrilège, simonie, parjure, meurtre, adultère et inceste et fut sommé par écrit de se défendre. Ce dernier refuse de reconnaître la légitimité du synode, et prononce une sentence d'excommunication (ferendæ sententia) contre l'ensemble des participants à cette assemblée, les incitant par là à élire un autre pape. Othon ajouta alors aux accusations celle de rupture de l'accord ratifié par serment, de trahison envers sa personne et d'avoir contacté Adalbert et donna son accord au dépôt de Jean XII par le synode qui intervint le 4 décembre. Le protoscriniaire Léon - un laïc - est donc élu pour le remplacer. Il reçut les ordres le même jour de manière non canonique (sans les délais - interstitia - requis entre chaque) et couronné pape sous le nom de Léon VIII. Cette procédure contraire aux canons de l'Église rendit cette élection invalide de manière quasi-universelle dans la Chrétienté.
Le gros des troupes impériales quittant alors Rome, les partisans de Jean XII se soulevèrent encore une fois contre l'Empereur, mais furent matés le 3 janvier 964 dans le sang. Néanmoins, sur la demande de Léon VIII, Othon relâcha la centaine d'otages pour lesquels il avait fait appel, et marcha sur Rome pour rencontrer Adalbert sur le terrain. Une nouvelle insurrection éclate dans la ville contre le parti impérial, provoquant la fuite de Léon VIII et le retour de Jean XII à Rome. Ce dernier prit une revanche sanglante sur les dirigeants du parti adverse : le cardinal-diacre Jean fut amputé de la main droite, l'évêque Otgar de Spire fut fouetté, un haut fonctionnaire du Palatin perdit le nez et les oreilles. Le 26 février 964, Jean tint un synode à Saint-Pierre durant lequel les décrets du synode du 6 novembre furent annulés ; Léon VIII et tous ceux qui participèrent à son élection furent excommuniés, son ordination déclarée invalide et l'évêque Sicon d'Ostie qui l'avait consacré, fut privé à jamais de ses dignités. L'Empereur, ayant les mains libres à la suite de la défaite de Béranger, se préparait à retourner sur Rome lorsque la mort du Pape modifia la situation : Jean XII est mort le 14 mai 964, huit jours après qu'il fut, selon les rumeurs de l'époque, battu à mort par un mari jaloux ou frappé d'une attaque d'apoplexie en plein adultère. Le chroniqueur Liutprand de Crémone attribue pour sa part cette mort subite à un coup infligé par le Diable en personne.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 32e génération d'un cousin d'Octavien De Spolète, Cousin célèbre.
En effet,
Hugues D'Italie (16 liens de parenté)
est en même temps
un grand-père d'Octavien De Spolète, Cousin célèbre
un ancêtre à la 34e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
996-997: Grégoire V De Franconie 973-999 (138)
(Grégorio De Carinthie)
(Brunon De Franconie)
Cousin célèbre , Pape (138 ,Grégoire V, 996-997)
Né en 973
Décédé le 18 février 999 , à l’âge de 26 ans
Pape Grégoire V
Le pape Grégoire V est né en 973, probablement à Stainach ou à Enns, dans le Saint-Empire romain germanique (actuellement en Autriche). Il est nommé pape par Otton III qu'en retour il couronne empereur du saint empire. Son pontificat dure du 3 mai 996 au 18 février 999.
Grégoire V, nom d'origine Bruno von Kärnten ou Bruno de Carinthie, est originaire de Styrie en Autriche. Il est le deuxième fils de Otto de Worms, duc de Carinthie et marquis de Vérone et de Judith von Kärnten. Il est le petit-fils de l'empereur Othon le Grand. C'est aussi le cousin d' Otton III du Saint-Empire, roi des Romains à partir de 983 et empereur germanique de 996 à 1002. Grégoire V est également l'oncle de l'empereur germanique Conrad le Salique.
Bruno est éduqué à Worms par l'archevêque Willigis de Mayence avec un autre professeur qui était Johannes Philagathos, qui deviendra Jean XVI, considéré comme antipape (997 à 998).
Il exerce d'abord comme vicaire à Worms et accompagne en mars 996, en tant que vicaire de la cour royal, avec l'archevêque Willigis et l'évêque Hildebold, son roi et cousin Otto III durant son premier voyage à Rome. En effet, il se rend en Italie afin de se faire couronner, mais aussi pour répondre à l'appel à l'aide du pape Jean XV, agressé et chassé de Rome par le préfet Crescentius et ses partisans. Le pape Jean XV meurt début avril 996. Otto III n'est pas encore à Ravenne lorsqu'il désigne comme candidat au tître de souverain pontife, son parent et chapelain privé, Bruno de Carinthie et le fait accompagner par l'archevêque de Mayence Willigis et l'évêque Hildebold jusqu'à Rome. Il y est reçu avec honneur et élu par le clergé et le peuple. Il est consacré pape le 3 mai 996 et prend le nom de Grégoire V, en hommage à Grégoire Ier, l'un des Pères de l'Église1. Il est le premier pape d'origine germanique à recevoir la tiare papale2. A 23 ans, il est le 138ème pape reconnu par l'Église catholique romaine
Les premières semaines de son pontificat sont principalement orientées dans les préparatifs pour le couronnement d'Otton III, qui a lieu des mains de Grégoire V, le 21 mai 996, jour de l'Ascension. Le lendemain, grâce à l'intervention de Grégoire V, Otton III pardonne à Crescentius, le préfet de la ville, qui avait été condamné à l'exil.
Au milieu de l'agitation des cérémonies du couronnement, sont convoqués un synode à Pavie et un concile à Rome : ils se distinguent par le fait, qu'en raison de la coopération étroite entre l'empereur et le pape, apparaît une coprésidence du synode et la double signature des décrets4. Lors du concile de Rome, les principales discussions portent sur le Grand Schisme d'Orient qui a commencé en 9915, lors du concile de Reims6. Quand l'empereur, en Août 996, quitte l'Italie, il confie au marquis de Tuscia et Conrad Hugues, comte de Spolète et de Camerino, la tâche de soutenir militairement le pape. Il donne à Conrad, sept comtés de la Pentapole, sur lesquels, la souveraineté du pape et de l'empereur n'est pas clairement accordée.
Le nouveau pape diffère par sa conduite exemplaire. Les croyants placent de grands espoirs en lui, car la fin du premier millénaire approche, avec les nombreuses craintes d'un jugement de Dieu et le souci de la fin du monde réunis.
Dans les derniers jours du mois de septembre 996, quelques mois seulement après avoir été gracié par l'empereur Otton III, l'ancien préfet, Crescentius entreprend de faire chasser Grégoire V de Rome. Celui-ci fuit à Spoleto. Crescentius complote avec l'archevêque de Plaisance et l'ancien conseiller de Théophano, Jean Philagathos, et fait élire ce dernier (considéré actuellement comme antipape) sous le nom de Jean XVI.
La révolte de Crescentius est définitivement écrasée par Otton III, qui marche une fois de plus sur Rome, en février 998. Crescentius est décapité. Jean XVI s'enfuit, mais les troupes impériales le pourchassent puis le capturent, lui coupent le nez et les oreilles, lui arrachent la langue et l'aveuglent, l'empêchant ainsi d'écrire et l'humilient publiquement devant Otton III et Grégoire V, avant de l'enfermer dans un monastère romain. Jean XVI est, par la suite, envoyé dans le monastère de Fulda, en Germanie, où il meurt vers 1001. Grégoire V reprend son siège à Rome, mais le châtiment exemplaire, à l'encontre de Jean XVI et Crescentius, leur vaut la malédiction de l'ermite Nil de Rossano7.
Grégoire meurt à Rome, le 18 février 999, probablement de paludisme à l'âge de 27 ans. Selon certains, il pourrait avoir été empoisonné. Il est enterré dans les tombes papales dans l'antique basilique Saint-Pierre, à côté d'Otto II, qui est le seul empereur du Saint Empire romain à mourir à Rome et à être enterré dans l'Antique basilique vaticane.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un neveu à la 31e génération de Grégorio De Franconie, Cousin célèbre.
En effet,
Otton De Franconie (8 liens de parenté)
sont en même temps
les parents de Grégorio De Franconie, Cousin célèbre
des ancêtres à la 32e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1012-1024: Benoit VIII De Tusculum ca 980-1024 (143)
Cousin célèbre , Pape (143 ,Benoit VIII, 1012-1024)
Né vers 980
Décédé en 1024 , à l’âge de peut-être 44 ans
Pape Benoit VIII
Théophylacte, deuxième enfant du comte Grégoire de Tusculum, famille dépossédée jadis par les Crescentii. Né vers 980, laïc encore à son élevaion au pontificat, il prit le nom de Benoît. Fait plus pour la politique que pour la religion, le futur pape avait dirigé personnellement les troupes qui écrasèrent en 1012 les Crescentii dans leurs forteresses sur les montagnes, tandis que son frère Romain, futur Jean XIX, prenait en main le gouvernement civil de Rome. C'est cette nouvelle famille "dei comti di Tusculo" qui va régner sur Rome désormais à la place des Crescentii. Une des réussites de Benoît fut rénouer des relations avec la maison royale d'Allemagne présidée alors par Henri II (1002-1024). Henri II vint à Rome et fut couronné empereur à Saint-Pierre en 1014. Le pape et l'empereur tinrent un synode de reforme à Ravenne qui fixa l'âge minimum pour recevoir les ordres, et légifera contre la simonie et autres abus. Benoît donna aussi nouvelle vigueur à la norme du célibat du clergé, décidée par le concile d'Elvire (Espagne) au Ve siècle, afin "d'éviter la dispersion des biens matériels de l'Église". Pape énergique, il releva le prestige de sa charge à une époque où celui-ci s'était éclipsé.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 30e génération d'un cousin issu d’issus de germains de Teofilatto De Tusculum, Cousin célèbre.
En effet,
Hugues D'Italie (16 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 4e génération de Teofilatto De Tusculum, Cousin célèbre
un ancêtre à la 34e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né vers 985
Décédé le 6 novembre 1032 - Rome (Italie) , à l’âge de peut-être 47 ans
Pape Jean XIX
De la famille des comtes de Tusculum; frère cadet de Benoît VIII. Fut élevé au pontificat en une seule journée, passant de l'état de laïc à celui de pape, ce qui scandilisa bien des gens. Il se montra un rusé politique, en se conciliant d'autres familles nobles, dont celle des Crescentii, évincée. Début 1027, il couronna empereur Conrad II d'Allemagne (1024-1039) à Saint-Pierre en présence des rois Rodolphe III de Bourgogne et Knud d'Angleterre et du Danemark. Il se montra trop complaisant avec Conrad II à plusieurs reprises. Malgré ces désagréments, le prestige du pape dans l'Église était grand. Pendant la plus grande partie de son règne, il jouit d'excellentes relations avec le prestigieux abbé Odilon de Cluny.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 30e génération d'un cousin issu d’issus de germains de Jean De Tusculum, Cousin célèbre.
En effet,
Hugues D'Italie (16 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 4e génération de Jean De Tusculum, Cousin célèbre
un ancêtre à la 34e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1032-1044: Benoit IX De Tusculum 1013-ca 1055 (145-147-150)
Cousin célèbre , Pape (145 ,Benoit IX, 1032-1044), Pape (147 ,Benoit IX, 1045-1046), Pape (150 ,Benoit IX, 1047-1048)
Né en 1013
Décédé vers 18 septembre 1055 , à l’âge de peut-être 42 ans
Pape Benoit IX
Theophylacte, "dei conti di Tusculo". Fut pratiquement imposé par son père, Albéric III, frère de Jean XIX, devenu chef de la famille dominante des Tusculum. Seul pape à exercer le pontificat, en tout cas de facto, à trois périodes différentes. Il y a plusieurs anti-papes au cours de son règne agité. En septembre 1044, une première révolte appuyée par les Crescentii, obligèrent Benoît quitter Rome. Un nouveau pape fut élu sous le nom de Sylvestre III. Le 10 mars 1045, le pape Benoît put regagner Rome. Excommunia et chassa de Rome Sylvestre. Le 1er mai de la même année, Benoît IX signe un acte d'abdication (non régulière) et Grégoire VI devient pape. Benoît se retire à nouveau dans les terres familiales, près de Tusculum (à proximité de Frascati). Le roi d'Allemagne, Henri III (1030-1056) descend en Italie disposé à faire les reformes nécessaires de l'Église et à se faire couronner empereur. Un synode convoqué par Henri III à Sutri qui déposa Benoît, mais aussi Sylvestre III et Grégoire VI. Sous la pression de Henri III un Allemand, un certain Suidger de Bamberg est élu pape sous le nom de Clément II. Celui-ci meurt subitement. Pour lui succéder, Henri III fait élire un autre Allemand, Poppon de Brixen, qui prend le nom de Damase II. A la mort de Damase, un autre pape prend place à Rome sous le nom de Léon IX. Benoît IX passa ainsi une grande partie de sa vie à Tusculum. Pendant le temps qui lui avait été donné pour régner, il se montra un pontife compétent; et s'entoura de gens capables. Mais sa vie privée fit scandale par sa violence et ses dissipations. Benoît meurt fin 1055 ou début 1056 probablement à Grottaferrata, où il est enterré.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 29e génération d'un cousin au 5e degré de Théophylacte De Tusculum, Cousin célèbre.
En effet,
Hugues D'Italie (16 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 5e génération de Théophylacte De Tusculum, Cousin célèbre
un ancêtre à la 34e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1049-1054: Léon IX D'Eguisheim 1002-1054 (152)
Pape Léon IX
Cousin célèbre , Pape (152 ,Léon IX, 1049-1054)
Né le 21 juin 1002 - Eguisheim (68)
Décédé le 19 juin 1054 - Rome (Vatican) , à l’âge de 51 ans
Bruno d'Eguisheim-Dagsbourg (en français Eguisheim-Dabo) (Dabo ?, Lorraine ? 21 juin 1002 – Rome, 19 avril 1054), couronné pape le 12 février 1049 sous le nom de Léon IX, fut surtout un pape voyageur, œuvrant pour la paix en Europe. Son pontificat est marqué par le début de la réforme grégorienne.
Il serait né à Dabo, d'autres disent à Walscheid, toutes deux en Lorraine (Moselle) ou bien encore à Eguisheim, le lieu exact n'étant pas connu de nos jours.
Son père, Hugues IV, est de la famille des comtes du Nordgau, seigneurs d'Eguisheim. Bruno est un membre de la très haute aristocratie : sa famille se rattache par sa mère, Heiwige, fille du comte de Dabo, aux Carolingiens de Francie occidentale et par son père aux rois de Germanie. Dans la parenté de Bruno figurent aussi bien des comtes de Reims que des évêques de Langres et de Metz ; il est le cousin des empereurs Conrad II le Salique et Henri III.
Ses parents construisirent deux abbayes : à Woffenheim (Sainte-Croix-en-Plaine), à l'Oelenberg (Reiningue) et, vers 1029, le château du Wahlenbourg, au Drei-Exen (Husseren-les-Châteaux).
Le troisième et le plus grand des papes nommés par Henri III (1039-1056) qui séjournait alors à Worms. Fils d'un comte alsacien, apparenté à la famille impériale, son nom était Bruno. Il adopta le nom de Léon en hommage à Léon le Grand. Il était évêque de Toul. Bruno arriva à Rome habillé en pèlerin. S'entoura de personnes intègres et de valeur amorçant une reforme radicale de la Curie. Compta avec le conseil de Pierre Damien (1007-1072), de l'abbé Hugues de Cluny (+1109), de l'évêque Halinard de Lyon (1052). Travailla pour la reforme de l'Église. Combattit la simonie, une vraie plaie à l'époque. Se déplaça beaucoup, convoquant des synodes de reforme. Il condamna l'enseignement de Bérenger de Tours (1010-1088) concernant l'eucharistie. Organisa une expédition contre les Normands qui dévastaient le sud de l'Italie. Il fut fait prisonnier neuf mois, mais traité avec respect. Irrité par l'ingérence du pape dans les territoires revendiqués par Byzance, Michel Cérulaire (1043-1058) patriarche, fit fermer toutes les églises latines qui se trouvaient à Constantinople. Le 16 juillet 1054, les légués du pape Léon déposèrent sur l'autel de Sainte-Sophie la bulle papale excommuniant Cérulaire. Le schisme Orient / Occident date conventionnellement de cet évènement. Il est vénéré par l'Église comme saint; fête le 19 avril.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un neveu à la 29e génération de Bruno D'Eguisheim, Cousin célèbre.
En effet,
Hugues D'Eguisheim, Comte De Nordgau (2 liens de parenté)
sont en même temps
les parents de Bruno D'Eguisheim, Cousin célèbre
des ancêtres à la 30e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1055-1057: Victor II De Dollnstein Hirschberg 1012-1057 (153)
Cousin célèbre , Pape (153 ,Victor II, 1055-1057)
Né en 1012 - Bavière (Allemagne)
Décédé le 28 juillet 1057 - Arezzo (Italie) , à l’âge de 45 ans
Pape Victor II
Dernier pape nommé et non élu
Fils du comte Hartwig de Souabe. Gebhard de son prénom, fut le dernier des quatre papes imposés par l'empereur Henri III (1039-1056). Il était évêque d'Eichstätt, dont il restera évêque même étant pape; il était au même temps chancelier et conseiller de Henri III. Hésita quatre ou cinq mois avant d'accepter la charge pontificale. Son talent de grand organisateur lui permit de rendre de grands services à l'empereur, puis à l'Église. A la mort de Henri III, Victor était en Allemagne, et il assura à Aix-la-Chapelle la succession de Henri III à Henri IV (1056-1106) qui n'avait que cinq ans. Sa mère, l'impératrice Agnès fut nommé régente. Après avoir tenu un synode local à Arezzo, le 23 juillet 1057, Victor y mourut le 28.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 31e génération d'un cousin issu d’issus de germains de Gebhard De Dollnstein Hirschberg, Cousin célèbre.
En effet,
Berthold Von Bayern (2 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 4e génération de Gebhard De Dollnstein Hirschberg, Cousin célèbre
des ancêtres à la 35e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1057-1058: Etienne IX De Lorraine †1058 (154)
Frédéric de Lotharingie
Cousin célèbre , Pape (154 ,Etienne IX, 1057-1058)
Décédé le 29 mars 1058 - Florence (Italie)
Pape Etienne IX
Bénédictin. Dernier fils du duc Gozelon de Lorraine, frère du duc Godefroid, comte de Toscane (1040-1096), en qui Henri III voyait un dangereux concurrent. Il avait reçu son éducation à Liège. Léon IX l'appela à Rome et fit de lui l'un de ses proches collaborateurs. Au moment de son élection, Etienne était l'abbé de la célèbre Abbaye du Mont-Cassin. Il y avait été fait cardinal prêtre par son prédécesseur Victor II. Il fut élu le 2 août 1057 et sacré le lendemain. Il emprunta son nom à Etienne 1er, dont la fête tombait le 2 août. Pape réformateur. Nomma Pierre Damien (1007-1072), propagandiste de la reforme, cardinal et évêque d'Ostie, malgré ses protestations. Élut Hildebrand (futur pape) comme conseiller. Au cours de son bref règne, Etienne donna une forte impulsion à la reforme. Il mourut à Florence, où il était venu demander de l'aide à son frère Godefroid contre les Normands.
autre source biographique : Wikipédia
Frédéric de Lorraine ou Frédéric d'Ardenne fut pape sous le nom d'Étienne IX , du 3 août 1057 au 29 mars 1058. Premier pape à s'émanciper de la tutelle de l'empereur germanique, il est probablement mort assassiné. Canonisé, il est fêté le 29 mars, jour de sa mort.
Nom de naissance Frédéric de Lotharingie Naissance vers 1020
Fils de Gothelon Ier de Lotharingie, Frédéric de Lorraine est un membre de la famille des ducs de Lorraine et est également le frère de Godefroi II, duc de Toscane.
Moine bénédictin, il devient chanoine puis archidiacre de Liège avant de devenir abbé de la prestigieuse abbaye du Mont-Cassin et chancelier du pape Léon IX1. Partageant avec ce dernier tant la volonté de réforme que l'hostilité contre les Normands, il est un des promoteurs en 1053 de la campagne militaire contre ces derniers qui voit la coalition anti-normande défaite lors de la bataille de Civitate à l'issue de laquelle Léon IX est capturé.
Début 1054, Léon IX libéré envoie à Byzance une légature de trois prélats réformateurs dont fait partie Frédéric de Lorraine qu'accompagnent Humbert de Moyenmoûtier et Pierre d’Amalfi, pour une mission exploratoire à la suite de la fermeture brutale des églises latines de Constantinople décrétée par l'autoritaire et intransigeant patriarche de Constantinople, Michel Cérulaire. Ce dernier, craignant davantage l'expansionnisme romain que les avancées normandes, accuse le pape romain d'hérésie prétextant la doctrine de la double procession. Les légats sont bien accueillis par l'empereur mais le patriarche refuse de les recevoir : le 15 juillet, les trois émissaires excommunient le patriarche - sans réel mandat car Léon IX était mort entre temps - qui réplique par la convocation un synode qui, le 25 du même mois, anathématise à son tour les légats (et non le pape qui est mort le 19 avril). C'est la date qui marque traditionnellement le schisme entre les églises occidentale et orientale, même si la portée réelle de l'évènement est mineur et que les relations diplomatiques perdureront encore deux siècles entre les deux sièges.
À la suite du décès de Victor II, Frédéric de Lorraine est élu pape par le clergé et le peuple de Rome et prend le nom d'Étienne IX, sans l'aval de l'empereur Henri IV du Saint-Empire - alors sous la régence de sa mère Agnès d'Aquitaine, soustrayant de la sorte la papauté à la tutelle de l'empereur du Saint Empire germanique : son pontificat sera ainsi marqué par la lutte pour l'indépendance de l'Église vis-à-vis de la volonté impériale de faire nommer les papes par l'empereur germanique.
Dans l'idée de former une nouvelle coalition anti-normande, il s'emploie à nouer des alliances avec l'empereur byzantin Isaac Comnène mais ne pourra mener son projet à bien. Il nomme entre autres Pierre Damien évêque d'Ostie.
Étienne IX meurt à Florence le 28 mars 1058 après seulement huit mois de pontificat, peut-être de maladie mais plus vraisemblablement assassiné, selon des sources plus récentes : la motivation de cet assassinat pourrait trouver son origine dans le fait que, premier pape à remettre en question la nomination des papes par les empereurs germaniques depuis le règne de Charlemagne ou par la vox populi de Rome, il propose que le souverain pontife soit élu par un collège de cardinaux, mode d'élection qui sera institué par son successeur. Il pourrait également avoir été empoisonné par l'aristocratie romaine qui sera prompte à tenter de placer sur le siège pontifical le cardinal-évêque de Velletri, Jean de Tusculum « dit le Simplet » (Minchio)8, qui devient l'antipape Benoit X.
Suivant la volonté d'Étienne IX, l'influent Hildebrand intronise Nicolas II le 8 décembre 1058. Benoît X est délogé par l'intervention de Godefroi II de Toscane, frère du pape défunt, puis déposé par un synode se déroulant à Sutri, qui intronise officiellement Nicolas II en janvier 1059.
Étienne IX est ainsi considéré comme l'un des réformateurs de l'Église primitive avec Léon IX et Nicolas II
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un neveu à la 28e génération de Stefano De Lorraine, Cousin célèbre.
En effet,
Gozelon D'Ardennes (4 liens de parenté)
sont en même temps
les parents de Stefano De Lorraine, Cousin célèbre
des ancêtres à la 29e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1073-1085: Grégoire VII Aldobrandeschi de Soana 1020-1085 (157)
Cousin célèbre , Pape (157 ,Grégoire VII, 1073-1085), Saint (Grégoire)
Né en 1020 - Sovana (Italie)
Décédé le 25 mai 1085 , à l’âge de 65 ans
Pape Grégoire VII
Ildebrando Aldobrandeschi de Soana (né vers 1015/1020 et mort le 25 mai 1085), devient en 1073 le 155e pape sous le nom de Grégoire VII, succédant à Alexandre II.
Il est le principal artisan de la réforme grégorienne, tout d'abord en tant que conseiller du pape Léon IX et de ses successeurs, puis sous son propre pontificat.
Cette réforme de l'Église entend purifier les mœurs du clergé (obligation du célibat des prêtres, lutte contre le nicolaïsme) et lutter contre la simonie, le trafic des bénéfices et notamment des évêchés, ce qui provoque un conflit majeur avec l'empereur Henri IV. Celui-ci considère comme vital de donner l'investiture aux évêques. Au cours de la Querelle des investitures, Grégoire VII oblige l'empereur excommunié à faire une humiliante pénitence à Canossa. Cependant cet épisode ne suffit pas à régler le conflit et Henri reprend l'avantage en assiégeant le pape réfugié au château Saint-Ange. Libéré par les Normands, le pape est chassé de Rome par la population, excédée par les excès de ses alliés. Grégoire VII meurt exilé à Salerne, le 25 mai 1085.
Grégoire VII est considéré comme saint par l'Église catholique ; il est fêté le 25 mai
Grégoire VII naît à Soana proche de Sorano en Toscane vers 1020. Il se nomme Hildebrand, ce qui rappelle l'origine germanique de sa famille, les Aldobrandeschi, une famille noble de Toscane. Cependant selon certaines sources, sans doute avec la volonté de faire apparaître un parallèle avec le Christ lors du procès de canonisation, Hildebrand serait issu d'une famille de condition moyenne: son père aurait exercé la profession de charpentier
Hildebrand est envoyé très jeune à Rome, où son oncle est prieur de l'abbaye clunisienne de Sainte-Marie sur l'Aventin4. Il y est instruit et aurait eu pour maître Jean Gratien, le futur Pape Grégoire VI. Ce dernier est un fervent réformateur. La culture de Hildebrand est plus mystique que philosophique : il se nourrit plus des psaumes ou des écrits de Grégoire le Grand (dont lui-même et son mentor prendront le nom en accédant au trône de saint Pierre) que de ceux de saint Augustin2. Il s'attache à Jean Gratien qui fit de lui son chapelain. Il le suivra jusqu'à sa mort3.
La fin du ixe siècle et le début du xe siècle ont été marqués par l'affaiblissement de la puissance publique du fait de la dissolution de l'Empire carolingien. Confrontés aux invasions et au guerres privées engendrées par la montée en puissance d'une nouvelle élite guerrière qui prend en charge des territoires, les clercs recherchent la protection des puissants. En contrepartie ces derniers s'approprient le droit de disposer les biens des églises et de désigner les titulaires de charges ecclésiastiques, abbatiales et paroissiales5. Dès lors ces charges sont confiées à des laïcs, souvent contre rétribution et leur transmission se fait parfois par voie héréditaire. L'Église subit une véritable crise de moralité: les charges et des biens de l'Église sont soumis à un véritable trafic (simonie) et la clerogamie (nicolaïsme) est très répandue6, particulièrement en Italie, en Allemagne et en France7.
En réaction, cette époque est marquée par un fort mouvement réformateur monastique qui obtient l'autonomie de nombreuses abbayes et impose une moralisation de la conduite de la chevalerie naissante en particulier par les mouvements de la paix de Dieu puis de la trêve de Dieu8. Le mouvement est largement porté par Cluny mais pas uniquement: ce sont les abbayes bénédictines de Brogne en Belgique et de Gorze en Lorraine qui propagent la réforme. C'est dans cet esprit qu'est éduqué Hildebrand.
Du fait de la vaste superficie de l'empire, l'autorité du souverain germanique est assez faible en Italie. Les grandes familles romaines (et en particulier les comtes de Tusculum) habituées à faire élire le pape, ont repris leurs anciennes prérogatives: trois papes issus de la famille des Tusculani se succèdent à partir de 1024. Si Benoît VIII et Jean XIX sont énergiques, Benoît IX élu très jeune se comporte de manière tyrannique et indigne7. Critiquant sa faible moralité, des insurgés Romains élisent un antipape en 1045 (Sylvestre III). Mis en difficulté, Benoît IX revend sa charge à Jean Gratien qui, pensant remettre de l'ordre, accepte cet acte de simonie et prend le nom de Grégoire VI. Cependant, il ne parvient pas appliquer la réforme et le désordre est accru: il y a trois papes concurrents.
Depuis Henri II (1014-1024), les empereurs sont contraints de descendre périodiquement avec leur armée en Italie pour y restaurer leur autorité9. Henri III intervient lui aussi militairement : le 20 décembre 1046, au synode de Sutri, il dépose les trois pontifes et impose le pape réformateur Clément II10.
Hildebrand suit son mentor Grégoire VI en exil en Allemagne et reste auprès de lui jusqu'à sa mort en 1048. Sa vie austère est alors remarquée par Brunon l'évêque de Toul et proche parent de l'empereur, qui l'attache à son tour à sa personne.
À Rome les désordres persistent. Coup sur coup, les deux papes désignés par l'empereur, Clément II et Damase II, sont assassinés. En 1048, Brunon, est proclamé pape par une diète tenue à Worms. Il n'accepte qu'à la condition d'obtenir le consentement du clergé et du peuple romain. Il est confirmé dans cette résolution par Hildebrand qui le persuade de quitter ses vêtements épiscopaux et de se rendre à Rome comme un simple pèlerin, pour demander le renouvellement et la confirmation de sa nomination. Les Romains sont sensibles à cette humilité : Brunon est élevé à la charge pontificale sous le nom de Léon IX le 1er février 104910.
Élevé dans l'esprit de la réforme monastique, il conclut que c'est l'indignité des papes précédents qui leur a valu leur désaveu par les Romains et leur déchéance. Il nomme Hildebrand sous-diacre et le charge de l'administration des revenus du Saint-Siège, proche de la faillite11. Les actes les plus importants de son pontificat sont effectués sous le conseil d'Hildebrand12) qui restera ensuite un des conseillers les plus influents de ses successeurs Victor II (1055-1057), Étienne IX (1057-1058), Nicolas II (1058-1061), Alexandre II (1061-1073)3. Hildebrand est l'un des principaux acteurs de ce qu'on appellera plus tard la réforme grégorienne, vingt-cinq ans avant de devenir pape lui-même.
Les organes de gouvernement sont réorganisés ; les services de la chancellerie, désormais très actifs, suivent le modèle impérial et la fonction des cardinaux, auxquels sont confiés des postes clés de la curie, s'accroît très sensiblement ; ces places, naguère réservées aux représentants des familles romaines, sont ouvertes aux "étrangers", ce qui souligne le caractère universel de la papauté et montre que ces nominations ne doivent plus relever du clientélisme13.
Une doctrine est élaborée, qui tend à donner au Saint-Siège le pouvoir nécessaire à l'accomplissement de la réforme. Les Dictatus papae en révèlent les idées maîtresses : dans la société chrétienne, cimentée par la foi, l'ordre laïque a pour fonction l'exécution des commandements de l'ordre sacerdotal dont le pape est le maître absolu. Vicaire du Christ, il est le seul titulaire légitime de l'Empire, puisqu'il est le vicaire du Christ, « l'empereur suprême ». Il peut déléguer ce pouvoir et reprendre sa délégation. L'empereur n'est plus le coopérateur du pape, mais son subordonné. Il doit exécuter le programme de réforme défini par le pape. Or ce programme remettait en cause l'Église impériale.
Hildebrand est envoyé en France pour enquêter sur l'hérésie de Bérenger. L’écolâtre de Tours affirme qu'il y a seulement une présence spirituelle du christ dans l'eucharistie. Déjà condamné aux conciles de Rome et de Verceuil en 1050, puis au Synode de Paris en 1054, Bérenger est déféré en 1054 au concile de Tours présidé par Hildebrand. Il reconnait qu'après consécration le pain et le vin sont le corps du Christ
Léon IX meurt en 1054, mais une délégation romaine comprenant Hildebrand parvient à convaincre Henri III de choisir Victor II comme successeur, le parti réformateur reste donc au pouvoir au Saint-Siège, bien que le pape continue d'être nommé par l'empereur. Après avoir présidé aux obsèques impériales le 28 octobre 1056, Victor II est, le 5 novembre suivant, le principal artisan de l'élection du jeune fils de 6 ans d'Henri III comme empereur, sous le nom d'Henri IV, et met en place la régence d'Agnès d'Aquitaine, veuve de l'empereur15. Cette dernière est proche du mouvement clunisien : le monastère de Cluny est une fondation de sa famille et Hugues, son abbé, est le parrain de l'héritier du trône, le futur Henri IV, et le confident intime de la famille impériale.
Toutefois, elle n'a pas l'autorité politique ni le volontarisme de son mari et elle gouverne sous l'influence de prélats comme Anno de Cologne, Sigefroi Ier de Mayence et Henri d'Augsbourg. Elle doit concéder de nombreuses possessions aux ducs pour garder leur fidélité. Pendant la régence, les relations entre l'Église et l'Empire évoluent au détriment de ce dernier. Au décès de Victor II, en 1057, les réformateurs profitent de la minorité de l'empereur Henri IV : Étienne IX est élu pape sans qu'Agnès soit mise au courant16,2. Le nouveau souverain pontife est le frère de Godefroy le Barbu. Ce dernier, duc de Basse-Lorraine et de Toscane était entré en conflit avec Henri III soucieux de neutraliser ses vassaux trop puissants : un refus de la régente pourrait déclencher une nouvelle rébellion des grands vassaux. Le nouveau pape s'oppose à la nomination des papes par l'empereur.
Dans son traité de 1058 Contre les simoniaques, le cardinal Humbert de Moyenmoutier analyse les conséquences de la simonie, montre la nécessité de supprimer l'investiture laïque et insiste sur le rôle prépondérant que doit jouer le Saint-Siège dans la réforme11,2. Il y affirme que l'inconduite des clercs provient de leur soumission aux laïcs car ceux-ci les investissent en fonction non pas de leur piété mais des avantages matériels que cette nomination peut leur procurer17. Etienne IX est assassiné à Florence après seulement huit mois de pontificat.
Son successeur Nicolas II est élu pape à Sienne le 28 décembre 1058 par les soins d'Hildebrand. Il est conduit à Rome par Godefroy le Barbu, qui expulse l'antipape Benoit X, élevé par la faction des Tusculum. Pour ce faire, l'élection de Nicolas II avait reçu l'approbation impériale du jeune Henri IV18. Le 13 avril 1059, Nicolas II fait promulguer par un concile réuni au Latran, le décret in nomine Deï qui stipule que l'élection des pontifes romains sera dorénavant réservée au collège des cardinaux2,19. Le rédacteur de ce décret est très vraisemblablement Hildebrand lui-même20. Même si le droit de confirmation par l'empereur est maintenue21, le pape n'est donc plus l'homme lige de l'empereur. Les réformateurs ont su profiter de l'instabilité de l'empire pour procurer l'indépendance du Saint-Siège.
Après la mort de Nicolas en 1061, les cardinaux choisissent Alexandre II. Une notification est adressée à la cour de l'empereur : ce faisant, ils ne demandent pas à la régente de reconnaître l'élection21. Elle choisit de l'ignorer. Les cardinaux considérant que le privilège de confirmation impérial est abrogé, le nouveau pape est sacré le 30 septembre. Furieux, les Romains, dépossédés de leur ancien droit d'élection, portent leurs griefs devant Agnès. Elle saisit l'occasion de contrer la nouvelle indépendance du Sacré-Collège et convoque une assemblée à Bâle qui, en l'absence de tout cardinal, élit un autre pape, qui prend le nom d'Honorius II21. Ce schisme dure peu de temps et l'antipape est abandonné par ses protecteurs dès 1064. Conforté dans son rôle, Alexandre II accentue son contrôle sur l'Église d'Italie21. Il agit en parfait accord avec un groupe de réformateurs, parmi lesquels Hildebrand jouit d'une influence exceptionnelle
En avril 1073, à la mort d'Alexandre II, il est élu par les cardinaux, sous la pression du peuple romain11. Il accepte ces fonctions à contre-cœur : il est déjà sexagénaire et en connaît les lourdes responsabilités. Il écrit en 1075 à son ami Hugues de Cluny: « Vous m'êtes témoin, bienheureux Pierre, écrira-t-il en 1076, que c'est malgré moi que votre sainte Église m'a mis à son gouvernail. »22. Cette élection effraye les évêques qui redoutent sa sévérité. Le consentement impérial n'ayant pas été donné ainsi que l'exige encore le droit établi, les évêques de France, qui ont subi les exigences de son zèle réformateur quand il était venu chez eux comme légat, tentent de pousser l'empereur Henri IV à ne pas le reconnaître. Mais Hildebrand sollicite et obtient la confirmation impériale. Il ne prend possession du siège apostolique qu'après l'avoir obtenue.
Dès son avènement, il réclame, en vertu de la donation de Constantin, la Corse, la Sardaigne et même l'Espagne; il soutient que la Saxe avait été donnée au Saint-Siège par Charlemagne, la Hongrie par le roi Étienne ; et il réclame de la France le denier de Saint-Pierre. Ces prétentions risquant de se heurter à un refus général et de lui attirer trop d'ennemis, il recentre son action sur la lutte contre le nicolaïsme et la simonie.
Il ne rentre pas immédiatement en conflit avec les grands et s'attaque dans un premier temps aux prêtres mariés. Pour lui, le célibat ecclésiastique fait partie de son idéal monacal, qui met l'ascète à part et au-dessus des autres hommes. Il y voit aussi une force pour l'Église. Il souhaite des clercs uniquement préoccupés d'elle, sans famille, indépendants des liens sociaux et, par suite, de l'emprise des laïques, inaptes enfin à fonder une caste héréditaire prompte à s'approprier les biens d'Église4. Lors du concile du Carême de 1074, des décisions sont prises pour écarter les prêtres simoniaques ou concubinaires. En particulier, il fait interdire l'accès aux églises pour les prêtres mariés ou vivant en concubinage19.
Ces décrets sont contestés par de nombreux prêtres allemands. Les évêques embarrassés, principalement en Allemagne, ne montrent aucun empressement à appliquer les décisions de ce concile et le pape, doutant de leur zèle, ordonne aux ducs de Souabe et de Carinthie d'empêcher par la force les prêtres rebelles d'officier. Il se voit alors reprocher par les évêques Théodoric de Verdun et Henri de Spire d'avoir abaissé par cette décision l'autorité épiscopale devant le pouvoir séculier. Dans un premier temps, l'empereur Henri IV déjà occupé par la révolte de ses grands féodaux tente d'apaiser le conflit. Il propose de jouer les conciliateurs entre les légats pontificaux et les évêques allemands23. Grégoire VII triomphe pourtant en Allemagne: les prêtres mariés y sont bafoués, parfois torturés et exilés ; leurs femmes légitimes sont mises à l'index de la société24.
Aux fêtes de Noël 1075, une révolte est organisée à Rome, par Censius, chef de la noblesse opposée aux réformes. Grégoire VII est arrêté alors qu'il officie dans la Basilique Sainte-Marie-Majeure et est enfermé dans une tour. Mais le pape est délivré par le peuple dont il a le soutien, ce qui lui permet de réprimer la révolte4.
En Espagne, sous la pression de l'envoyé pontifical, le concile de Burgos (1080) prescrit aux ecclésiastiques de renvoyer leurs femmes, mais l'ordre ne sera exécuté qu'au xiiie siècle, sous Alphonse le Sage, dont le code punit le mariage sacerdotal4.
En France et en Angleterre, les choses sont plus difficiles. Le synode de Paris (1074) déclare les décrets romains intolérables et déraisonnables (« importabilia ideoque irrationabilia »). Au synode agité de Poitiers (1078), le légal obtient qu'on menace les auditeurs d'un prêtre réfractaire, mais les évêques ne peuvent guère mettre ce canon en vigueur sans l'appui du bras séculier, et les mariages ecclésiastiques persistent4.
Outre-Manche, Guillaume le Conquérant ne fait rien pour appliquer la réforme. Lanfranc de Cantorbéry ne put empêcher le concile de Winchester d'autoriser en 1076 les prêtres mariés à garder leurs femmes. Le concile de Londres de 1102, sous l'inspiration d'Anselme, ordonne le renvoi, mais sans prescrire de pénalités. Le second concile de Londres (1108) n'a d'autre effet que d'aggraver le désordre des mœurs dans le clergé4.
En fait, Grégoire VII vite engagé dans la querelle des investitures, ne peut se payer le luxe d'affronter à la fois l'empereur et les rois de France et d'Angleterre. Il ménage donc les deux derniers en adjoignant à son intransigeant légat Hugues de Die le plus diplomate Hugues de Semur, abbé de Cluny
Dès 1073, il s'attaque à Philippe Ier, roi de France, pour simonie. En 1074, il essaye de soulever contre lui les évêques de son royaume en leur écrivant: « Entre tous les princes qui, par une cupidité abominable, ont vendu l'Église de Dieu, nous avons appris que Philippe, roi des Français, tient le premier rang. Cet homme, qu'on doit appeler tyran et non roi, est la tête et la cause de tous les maux de la France. S'il ne veut pas s'amender, qu'il sache qu'il n'échappera pas au glaive de la vengeance apostolique. Je vous ordonne de mettre son royaume en interdit. Si cela ne suffit pas, nous tenterons, avec l'aide de Dieu, par tous les moyens possibles, d'arracher le royaume de France de ses mains; et ses sujets, frappés d'un anathème général, renonceront à son obéissance, s'ils n'aiment mieux renoncer à la foi chrétienne. Quant à vous, sachez que, si vous montrez de la tiédeur, nous vous regarderons comme complices du même crime, et que vous serez frappés du même glaive. ». Philippe Ier promet de s'amender, mais continue d'autant que les évêques français ne mettent pas le royaume en interdit. Le pape comprend que sa réforme ne peut pas s'appuyer sur des évêques, eux-mêmes simoniaques: il lui faut des hommes convaincus de la nécessité de la réforme. Il s'abstient donc de donner suite immédiatement à ses menaces qui risqueraient d'engendrer un schisme.
Lors du concile du Carême de 1075, non seulement les prêtres simoniaques et concubinaires sont menacés d'excommunication mais des évêques sont aussi condamnés25 : « Si quelqu'un désormais reçoit de ta main de quelque personne un évêché ou une abbaye, qu'il ne soit point considéré comme évêque. Si un empereur, un roi, un duc, un marquis, un comte, une puissance ou une personne laïque a la prétention de donner l'investiture des évêchés ou de quelque dignité ecclésiastique, qu'il se sache excommunié »26. Grégoire VII publie également un décret interdisant aux laïcs de choisir et d'investir les évêques. C'est la première fois que l'Église prend position sur la question des investitures laïques.
Grégoire VII fait élire le légat Hugues de Die, l'un de ses plus proches collaborateurs comme archevêque de Lyon. Ce dernier était issu d'une puissante famille aristocratique (il était le neveu d'Hugues Ier de Bourgogne l'abbé de Cluny et du Duc Eudes Ier de Bourgogne). Il peut appliquer dans son archidiocèse la réforme grégorienne, convoquant maints conciles, au cours desquels il excommunie et dépose à tour de bras les clercs simoniaques et concubinaires : 1075 à Anse, 1076 à Dijon et Clermont, 1077 à Autun (contre le tyrannique Manassès de Gournay, qui a privé Bruno, le fondateur des Chartreux, de ses charges et de ses biens27), 1078 à Poitiers28.
L'empereur Henri IV vient de faire face à une rébellion en Saxe13. Face à la turbulence des grands seigneurs, le soutien d'une Église impériale lui est indispensable.
En effet, sous les Carolingiens, la mise en place progressive de l'hérédité des charges avait fortement contribué à l'affaiblissement de leur autorité: l'empereur n'avait plus prise sur les grands féodaux, ce qui a conduit au morcellement progressif et à la dissolution de l'empire carolingien29. Pour éviter une pareille dérive, les Ottoniens se sont appuyés sur l'Église germanique dont il distribuent les charges à des fidèles, sachant qu'ils les récupèreront à leur mort. Les évêques parfois à la tête de véritables principautés et les abbés constituent donc l'armature de l'administration impériale. L'empereur s'assure la nomination de tous les membres du haut clergé de l'empire. Une fois désignés, ils reçoivent du souverain l'investiture symbolisée par les insignes de leur fonction, la crosse et l'anneau. En plus de leur mission spirituelle, ils doivent remplir des tâches temporelles que leur assigne l'empereur. Ainsi l'autorité impériale est-elle relayée par des hommes compétents et dévoués30
Dans un premier temps, Henri IV, qui n'est pas hostile à la réforme, cherche à négocier pour continuer à nommer les évêques. Il a comme objectif de renforcer en Italie une Église d'Empire, Reichskirche, qui lui serait totalement fidèle
Grégoire VII entreprend des négociations avec Henri IV, soutenu par quelques évêques de l'Empire à propos de l'investiture royale (c'est-à-dire laïque). Les négociations ayant échoué, Grégoire jette l'anathème sur le conseiller du roi.
En septembre 1075, à la suite du meurtre d'Erlembald, Henri investit (contrairement aux engagements pris) le clerc Tedald archevêque de Milan, ainsi que des évêques dans les diocèses de Fermo et de Spolète32. Alors éclate le conflit.
Grégoire envoie en décembre une lettre virulente à Henri, dans laquelle il l'exhorte vivement à l'obéissance :
« L'évêque Grégoire, serviteur des serviteurs de Dieu, au roi Henri, salut et bénédiction apostolique (si toutefois il veut bien se soumettre au Siège apostolique, comme il sied à un roi chrétien) [...]33 »
Au-delà de la question des investitures, c'est le sort du dominium mundi qui se joue, la lutte entre le pouvoir sacerdotal et le pouvoir impérial. Les historiens du xiie siècle appellent cette querelle Discidium inter sacerdotium et regnum
Grégoire VII promulgue alors, en 1075, le fameux Dictatus Papae, définissant canoniquement cette doctrine pour contrecarrer le césaro-papisme, à savoir : l'ingérence du pouvoir politique dans le gouvernement de l'Église (voir Querelle des Investitures). S'appuyant sur des princes comme Philippe Ier ou Guillaume le Conquérant, le pape parvient à réduire les prérogatives de la féodalité et à mettre en place un épiscopat beaucoup plus indépendant du système des fidélités séculières.
On peut résumer l'esprit de cette législation, comme étant la reprise de la doctrine des deux pouvoirs du pape Gélase Ier édictées au ve siècle : toute la chrétienté, ecclésiastique aussi bien que laïque, est soumise à la magistrature morale du pontife romain.
Grégoire VII trouva dans l'ordre de Cluny, présent dans l'ensemble de la chrétienté latine par-delà les frontières politiques, l'allié nécessaire pour relayer une telle entreprise.
En janvier 1076, Henri réunit autour de lui la majorité des évêques lors de la diète de Worms ; la plupart des évêques d'Allemagne et de Lombardie entrent alors en dissidence avec le pape qu'ils reconnaissaient jusqu'alors, et déclarent Grégoire destitué. Les évêques et les archevêques se considèrent en effet comme des princes de l'Empire, dotés de privilèges importants ; que l'attribution des charges ecclésiastiques relève du pape leur paraît une menace pour l'Eglise de l'Empire, pierre d'angle de son administration. Ils rédigent donc depuis Worms une réponse à Grégoire VII, le sommant de quitter sa fonction :
« Henri, roi, non par usurpation, mais par la juste ordonnance de Dieu, à Hildebrand [prénom de Grégoire VII avant son accession au siège pontifical], qui n'est plus le pape, mais désormais le faux moine [...] Toi que tous les évêques et moi-même frappons de notre malédiction et de notre sentence, démissionne, quitte ce siège apostolique que tu t'es arrogé. [...] Moi, Henri, roi par la grâce de Dieu, te déclare avec tous mes évêques : démissionne, démissionne 35! »
On justifie cette révocation en prétendant que Grégoire n'a pas été élu régulièrement : il a en effet été tumultueusement élevé à cette dignité par le peuple de Rome. De plus, en tant que Patricius de Rome, Henri a le droit de nommer lui-même le pape, ou du moins de confirmer son élection (droit dont il n'a pas usé). On prétend encore que Grégoire aurait juré de ne jamais se faire élire pape, et qu'il fréquente intimement les femmes.
La réponse de Grégoire ne se fait pas attendre ; il prêche au synode de Carême de 107636 :
« que m'a été donné de Dieu le pouvoir de lier et de délier, sur Terre comme au Ciel. Confiant dans ce pouvoir, [...] je conteste au roi Henri, fils de l'empereur Henri, qui s'est élevé avec un orgueil sans bornes contre l'Eglise, sa souveraineté sur l'Allemagne et sur l'Italie, et je délie tous les chrétiens du serment qu'ils lui ont ou qu'ils pourraient encore lui prêter, et leur interdis de continuer à le servir comme roi. Et puisqu'il vit dans la communauté des bannis, puisqu'il fait le mal de mille manières, puisqu'il méprise les exhortations que je lui adresse pour son salut, [...] puisqu'il se sépare de l'Eglise et qu'il cherche à la diviser, pour toutes ces raisons, moi, Ton lieutenant, je l'attache du lien de la malédiction37. »
Grégoire VII déclare Henri IV déchu et l'excommunie ; s'étant rebellé contre la souveraineté de l'Eglise, il ne peut plus être roi. Celui qui refuse ainsi l'obéissance au représentant de Dieu et fréquente d'autres excommuniés est de fait déchu de sa souveraineté. En conséquence, tous ses sujets sont déliés de l'allégeance qu'ils lui ont prêtée.
Cette excommunication du rex et sacerdos, dont les prédécesseurs ont, en tant que patricius Romanorum et dans une conception sacrée et théocratique du roi, arbitré l'élection des papes, parait à l'époque inimaginable et suscite une vive émotion dans la chrétienté occidentale. On rédige quantité de pamphlets pour ou contre la suprématie de l'empereur ou du pape, en se référant souvent à la théorie des deux pouvoirs de Gélase Ier (pape de 492 à 496) ; la chrétienté allemande s'en trouve profondément divisée.
Après cette excommunication, beaucoup de princes allemands qui soutenaient auparavant Henri, se détachent de lui ; à l'assemblée de Tribur en octobre 1076, ils le contraignent à renvoyer les conseillers condamnés par le pape et à faire pénitence avant le terme d'un an et un jour (soit avant le 2 février suivant). Henri doit en outre se soumettre au jugement du pape lors de la diète d'Augsbourg, pour que les princes renoncent à élire un nouveau roi38.
Pour intercepter le pape avant sa rencontre prévue avec les princes, Henri décide en décembre 1076 de traverser les Alpes enneigées pour se rendre en Italie. Comme ses adversaires lui barrent l'accès aux cols allemands, il doit passer par le Col du Mont-Cenis pour s'entretenir avec le pape avant la diète d'Augsbourg, et ainsi faire lever son excommunication (obligeant par là les princes de l'opposition à se soumettre à lui). Henri n'a pas d'autre moyen de recouvrer sa liberté politique de roi.
Grégoire craignait l'approche d'une armée impériale et souhaitait éviter une rencontre avec Henri ; il se retire à Canossa, château bien fortifié de la margravine Mathilde de Toscane. Henri obtient avec son aide et celle de son parrain Hugues de Cluny, une rencontre avec Grégoire. Le 25 janvier 1077, fête de la Conversion de saint Paul, Henri se présente en habit de pénitent devant le château de Canossa. Au bout de trois jours, soit le 28 janvier, le pape lève l'excommunication13, cinq jours avant l'expiration du délai imparti par les princes de l'opposition.
L'image d'Epinal d'Henri se rendant à Canossa dans une attitude d'humble pénitence repose essentiellement sur notre source principale, Lambert d'Hersfeld, qui était par ailleurs partisan du pape et membre de la noblesse d'opposition. La recherche historique actuelle juge cette image tendancieuse et de propagande[réf. nécessaire]. La pénitence était un acte formel, accompli par Henri, et que le pape ne pouvait refuser ; elle apparaît aujourd'hui comme une habile manœuvre diplomatique, qui rendait à Henri sa liberté d'action tout en restreignant celle du pape. Il est pourtant acquis que, sur le long terme, cet événement a porté un sérieux coup à la position de l'Empire allemand.
Bien que l'excommunication ait été levée cinq jours avant le délai d'un an et un jour et que le pape lui-même considère officiellement Henri comme roi, les princes de l'opposition le destituent le 15 mars 1077 à Forchheim, en présence de deux légats pontificaux. L'archevêque Siegfried Ier de Mayence fait procéder à l'élection d'un anti-roi, Rodolphe de Rheinfelden, duc de Souabe, qui est sacré à Mayence le 26 mars ; les princes qui l'élèvent au trône lui font promettre de ne jamais avoir recours à des pratiques simoniaques lors de l'attribution de sièges épiscopaux39. Il doit aussi accorder aux princes un droit de vote à l'élection du roi et ne peut transmettre son titre à d'éventuels fils, abandonnant le principe dynastique qui prévalait jusqu'alors. C'est le premier pas vers l'élection libre que réclament les princes de l'Empire. En renonçant à l'hérédité de la couronne et en autorisant des nominations d'évêques canoniques, Rodolphe affaiblit considérablement les droits de l'Empire.
Comme au cours de la guerre contre les Saxons, Henri s'appuie surtout sur les classes sociales montantes (petite noblesse et officiers ministériels), ainsi que sur les villes libres d'Empire au pouvoir croissant, comme Spire et Worms, qui lui doivent leurs privilèges, et sur les villes proches des châteaux du Harz, comme Goslar, Halberstadt et Quedlinbourg.
La montée des ministériels, autrefois privés de pouvoirs, tout comme l'émancipation des villes, se heurte à la solide résistance des princes. La plupart d'entre eux se placent du côté de Rodolphe de Rheinfelden, contre Henri. Le pape reste tout d'abord neutre, conformément aux accords conclus à Canossa.
Au mois de juin, Henri met Rodolphe de Rheinfelden au ban de l'Empire. L'un et l'autre se réfugient en Saxe. Henri subit d'abord deux défaites : le 7 août 1078 à Mellrichstadt et le 27 janvier 1080 à Flarchheim près de Mühlhausen (Thuringe). Lors de la bataille de Hohenmölsen, près de Mersebourg26, qui tournait pourtant à son avantage, Rodolphe perd la main droite et est frappé mortellement à l'abdomen ; il succombe le lendemain, 15 octobre 1080. La perte de la main droite, la main du serment de fidélité prêté à Henri au début de son règne, est utilisée politiquement par les partisans d'Henri (c'est un jugement de Dieu) pour affaiblir un peu plus la noblesse d'opposition.
En 1079-1080, Grégoire VII fait venir Eudes de Chatillon (qui est le grand prieur de Cluny et le futur pape Urbain II) à Rome et le nomme cardinal-évêque d'Ostie. Eudes devient un conseiller intime du pape, et soutient la réforme grégorienne.
En mars 1080, Grégoire VII excommunie de nouveau Henri, qui soumet alors la candidature de Wibert, archevêque de Ravenne, à l'élection de l'(anti)pape. Il est élu le 25 juin 1080 au synode de Bressanone par la majorité des évêques allemands et lombards, sous le nom de Clément III
La société se trouve donc à ce moment-là scindée en deux : Henri est roi et Rodolphe anti-roi, Grégoire pape et Clément antipape. Dans les duchés aussi le pouvoir est contesté : en Souabe, par exemple, Berthold de Rheinfelden, fils de Rodolphe, s'oppose à Frédéric de Hohenstaufen, fiancé d'Agnès, fille d'Henri, qui l'a nommé duc.
Après sa victoire sur Rodolphe, Henri se tourne en 1081 vers Rome, afin de trouver là aussi une issue au conflit ; il réussit, après trois sièges successifs, à prendre la ville en mars 1084. Henri se doit alors d'être présent en Italie, d'une part pour s'assurer le soutien des territoires qui lui étaient fidèles, d'autre part pour affronter Mathilde de Toscane, fidèle au pape et son ennemie la plus acharnée en Italie du nord.
Après la prise de Rome, Wibert est intronisé sous le nom de Clément III le 24 mars 1084. Un nouveau schisme commence : il dure jusqu'en 1111, quand le dernier anti-pape wibertiste, Sylvestre IV, renonce officiellement au siège pontifical.
Une semaine après l'intronisation, le dimanche de Pâques, 31 mars 1084, Clément sacre Henri et Berthe empereur et impératrice41,26.
Eudes de Chatillon est nommé légat en France et en Allemagne, dans le but de démettre Clément III, et rencontre Henri IV à cette fin en 1080, en vain. Il préside plusieurs synodes, dont celui de Quedlinburg (1085) qui condamne les partisans de l'empereur Henri IV et de l'antipape Clément III, c'est-à-dire Guibert de Ravenne.
Au même moment, Grégoire VII se retranche dans le château Saint-Ange et attend une intervention des Normands soutenus par les Sarrasins, qui marchent sur Rome, emmenés par Robert Guiscard avec qui il s'est réconcilié41. L'armée d'Henri est très affaiblie et n'affronte pas les assaillants. Les Normands libèrent Grégoire, pillent Rome et l'incendient. Après les désordres perpétrés par ses alliés, Grégoire doit fuir la ville suivant ses libérateurs et se retire à Salerne, où il meurt le 25 mai 108541.
Ayant accompli l'un des pontificats les plus importants de l'histoire, d'un tempérament à la fois courageux et tenace, le pape meurt le 25 mai 1085. Il est enterré dans la cathédrale de Salerne. Sur sa tombe sont gravés ses derniers mots : « Dilexi iustitiam,odivi iniquitatem, propterea morior in esilio ! » (J'ai aimé la justice et détesté l'iniquité ; c'est pourquoi je meurs en exil !).
L'œuvre de Grégoire VII est poursuivie par ses successeurs. En particulier par son conseiller Urbain II qui accède au pontificat en 1088, chasse l'antipape Clément III, prêche la première croisade en 1095 et encourage la reconquista. Grégoire VII sera déclaré saint, canonisé, en 1606 par Paul V.
La réforme grégorienne et la querelle des investitures ont accru considérablement le pouvoir de la papauté. Le pape n'est plus soumis à l'empereur, et le Saint-Siège se retrouve à la tête d'États vassaux qui doivent lui verser un cens annuel. Il s'agit des principautés normandes d'Italie du sud, du comté de la marche d’Espagne au sud de la France, du comté du Viennois en Provence, et de principautés situées à l’est, dans les régions des côtes dalmates, en Hongrie et en Pologne42.
D’autre part, le pouvoir du pape à la tête de l’Église est renforcé par l’humiliation infligée à l’empereur. L'expansion du puissant ordre de Cluny s'en retrouve renforcée. Des ordres nouveaux sont créés, Camaldules, Chartreux, Cisterciens, qui sont aussi à la dévotion du pape19.
La puissance politique et économique de ces ordres - et en particulier ceux de Cluny puis de Citeaux - est telle qu'ils influent directement sur les décisions des princes. La puissance du clergé est à son apogée : il édicte la politique de l'Occident déclenchant, par exemple, les croisades. Toutefois, même au plus fort de sa tentation théocratique, le pape doit partager le pouvoir avec les autorités laïques comme le montre le Concordat de Worms. D'autre part, la croissance économique soutenue dont bénéfice l'Occident ne tarde pas à donner une importance croissante à la bourgeoisie : celle-ci va progressivement s'imposer comme une nouvelle force au sein du système de répartition tripartite de la société médiévale (clergé, noblesse et paysans) en faisant valoir sa propre puissance économique et politique.
Aux xiie siècle et xiiie siècle, le renforcement progressif des monarchies, particulièrement en France et en Angleterre, lesquelles s'appuient largement sur la puissance croissante de leurs villes, et la reprise de la lutte du sacerdoce et de l'Empire contribuent à l'affaiblissement progressif de la papauté.
Parmi les écrits du pape Grégoire VII, la lettre qu'il a envoyée à Al-Nasir, prince hammadite de Béjaïa (Algérie), est restée célèbre pour sa bienveillance envers l'Islam. Elle reste un modèle de dialogue interreligieux.
« (...) Or, cette charité, nous et vous, nous nous la devons mutuellement plus encore que nous ne la devons aux autres peuples, puisque nous reconnaissons et confessons, de façon différente il est vrai, le Dieu UN que nous louons et vénérons chaque jour comme Créateur des siècles et Maître des mondes. (...) »
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 27e génération d'un cousin au 7e degré de Hildebrand Aldobrandeschi de Soana, Cousin célèbre.
En effet,
Hugues D'Italie (16 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 7e génération de Hildebrand Aldobrandeschi de Soana, Cousin célèbre
un ancêtre à la 34e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1086-1087: Victor III De Bénévent ca 1027-1087 (158)
Desiderius de Monte-Cassino
Cousin célèbre , Pape (158 ,Victor III, 1086-1087)
Né vers 1027 - Bénévent (Italie)
Décédé le 16 septembre 1087 , à l’âge de peut-être 60 ans
Pape Victor III
Saint Victor III est un pape, né sous le nom Dauferius en 1027 à Benevento et mort en 1087, mais plus connu sous le nom de Desiderius (ou Didier) de Mont-Cassin dont il est abbé de juin 1058 à son élection, est le fils du prince Landolf V de Bénévent.
Victor III est pape du 24 mai 1086 au 16 septembre 1087. Il poursuit l'œuvre de réforme de Grégoire VII. Après 16 mois passés comme chef de l'Église, il s'éteint au Mont-Cassin, dont il avait été l'abbé.
Léon XIII lui accorda le titre de saint sans qu'il subisse un procès de canonisation.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 27e génération d'une cousine issue d’issus de germains de Desiderius De Bénévent, Cousin célèbre.
En effet,
Landolphe De Benevent (2 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 4e génération de Desiderius De Bénévent, Cousin célèbre
des ancêtres à la 31e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né en 1042 - Châtillon-sur-Marne
Décédé le 29 juillet 1099 - Châtillon-sur-Marne (51) , à l’âge de 57 ans
Pape Urbain II prédicateur de la première croisade
Eudes de Châtillon naquit près de Reims dans une famille de la noblesse. Il poursuivit ses études à Reims auprès de saint Bruno, le futur fondateur des Chartreux ( en 1084 ). Eudes devint moine à l' abbaye de Cluny, qui avait été fondée en 910 par Guillaume le Pieux, duc d' Aquitaine, et saint Brunon. Il connut aussi saint Hugues qui fut abbé de Cluny ( 1024-1109 ). Eudes fut ensuite appelé par le Pape Grégoire VII ( 1073-1085 ) à Canossa et devint évêque d' Ostie, juste après saint Pierre Damien ( 1007-1072 ).
Par deux fois il fut légat pontifical en Germanie. Eudes était donc un évêque de choix dans la défense de la liberté de l' Eglise face aux assauts des pouvoirs séculiers. Il fut légat pendant le célèbre épisode de Canossa, où l' empereur d' Allemagne Henri IV ( 1050-1106 ) dut admettre ses erreurs. Après la mort de Grégoire VII, en 1085, ce fut le bref pontificat du bienheureux Victor III qui dut lutter contre un anti-pape. La chrétienté était en péril ! Eudes fut élu Pape, le 12 mars 1088, sous le nom d' Urbain II ; mais les Romains ne le laissèrent pas entrer dans la Cité éternelle. Il dut vivre d' aumônes sur l' Ile Tibérine.
Le 3 juillet 1089, l' anti-pape défendu par l' Empereur fut enfin chassé de Rome et Urbain II y fit une entrée triomphale. Il se rendit ensuite en Italie méridionale pour ouvrir un concile avec 70 évêques afin de lutter contre la simonie et interdire les nominations d' Eglise par les pouvoirs laïcs. Il introduisit la tradition du célibat chez les sous-diacres ( abandonnée dans l' actuel rite ordinaire, puisque cet ordre est supprimé et que des hommes mariés peuvent désormais y être ordonnés diacres ; cette tradition subsiste dans le rite extraordinaire de l' Eglise latine ). Il se rendit ensuite en pélerinage au Mont Cassin, dans la célèbre abbaye bénédictine, et à Bari où il fit construire une basilique pour recueillir les reliques de saint Nicolas, vénérées aussi par l' Eglise d' Orient.
Il tint d' autres conciles pour réformer la discipline monastique et défendre la liberté ecclésiale et revint à Rome, au Latran, où il célébra solenellement les cérémonies de Pâques 1094. Il partit à nouveau cette fois-ci au nord, en Toscane, puis il réunit un concile à Plaisance, en mars 1095, auquel participèrent 4000 clercs ! Des milliers de laïcs y furent aussi associés... Urbain II déclarait ne pas reconnaître les ordinations simoniaques et excommuniait les évêques qui avaient suivi l' anti-pape.
En politique, Urbain se posa comme un médiateur incontournable. Il appuya sainte Mathilde et la Lombardie contre l' Empereur qui s' en retourna définitivement en Allemagne en 1092, et l' anti-pape dut fuir à Ravenne. Il fut aussi un médiateur dans la controverse qui opposait Guillaume le Roux, roi d' Angleterre, à saint Anselme de Cantorbéry. Il excommunia en 1094 ( concile d' Autun, confirmé en 1095 à Clermont ) Philippe ler*, roi de France, pour avoir répudié la reine Berthe et s' être remarié avec Bertrade de Montfort, comtesse d' Anjou. Il aida le roi Alphonse VI de Castille qui commençait la Reconquête contre les Maures.
En 1095, il se rendit en France au Puy, pour y honorer Notre Dame et convoquer un concile l' année suivante à Clermont-Ferrand. Ce concile interdira de nouveau les nominations par le pouvoir laïc et excommuniera l' évêque de Cambrai qui avait été nommé par l' Empereur.
Ce bienheureux Pape fut aussi celui qui introduisit la " Paix de Dieu ", cette brève interruption des hostilités entre armées combattantes, afin d' ensevelir dignement les morts ; et aussi celui qui appela à la première Croisade pour la libération des Lieux Saints. Cette Croisade qui allait soulever l' enthousiasme de l' Europe occidentale fut appelée de Clermont-Ferrand. Elle avait le soutien spirituel de Bernard l' Ermite. Le Pape nomma personnellement l' évêque Adhémar de Monteil comme chef spirituel de l' expédition et le duc Raymond IV de Toulouse comme chef séculier. Le roi Philippe ne put y participer, puisqu' il était excommunié, mais son frère Hugues de Vermondois s' y illustra. Urbain II incita inlassablement les princes et les chevaliers à se croiser et traita avec les Gênois pour armer une flotte moderne
Il ne connut pas les premiers succès des Croisés menés par Godefroy de Bouillon, car il mourut le 29 juillet, deux semaines après leur entrée à Jérusalem.
Il avait auparavant sillonné le royaume de France pour soulever des fonds et des hommes, il avait parcouru le nord de l' Italie et était rentré à Rome pour la Noël 1096. Ce pape infatigable ne s' en tint pas là, il se rendit en Italie méridionale, puis convoqua un nouveau concile à Bari pour examiner avec l' Eglise d' Orient la question du Saint Esprit. Il fut en cela éclairé par les écrits de saint Anselme de Cantorbéry. Il retourna à Rome au printemps 1099 pour y mourir quelques mois plus tard.
Ce pape français marqua son époque en approndissant la politique grégorienne de son prédecesseur et en luttant avec une ténacité incomparable pour la liberté de l' Eglise. Il menait lui-même une vie austère et ascétique, ce qui lui apporta la vénération des fidèles. Ce fut sous son règne qui fut approuvé la diffusion du Petit Office de la Sainte Vierge et l' usage du samedi dédié à Notre Dame.
Le Pape Léon XIII confirma en 1881 la mémoire du bienheureux Urbain II, célébrée le 29 juillet.
* Philippe 1er 1052-1108. Il fut le premier prince occidental à recevoir ce nom de baptême qu' il reçut de sa mère, née Anne de Kiev, qui descendait par son arrière-grand-père, empereur d' Orient, des rois de Macédoine. Le roi sera absous en 1104. L' excommunication une fois levée, le royaume de France et la Papauté scelleront une alliance séculaire. Après sa mort, son fils Louis VI le Gros lui succéda et Bertrade entra à l' abbaye de Fontevrault.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un neveu à la 29e génération d'Eudes De Chatillon, Cousin célèbre.
En effet,
Miles De Chatillon, Seigneur de Châtillon (4 liens de parenté)
sont en même temps
les parents d'Eudes De Chatillon, Cousin célèbre
des ancêtres à la 30e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1119-1124: Calixte II De Bourgogne 1050-1124 (162)
Calixte II
Cousin célèbre , Pape (162 ,Calixte II, 1119-1124)
Né en 1050 - Quingey (25)
Décédé en 1124 , à l’âge de 74 ans
Pape
Gui de Bourgogne (1050–1124) fut le 162e pape catholique sous le nom de Calixte II (1119–1124). C'est le quatrième pape français.
Fils du comte Guillaume Ier de Bourgogne, dit Guillaume le Grand, et d'Étiennette. Archevêque de Vienne (Isère), il fut l'instigateur du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il est également connu pour avoir imposé le premier le célibat sacerdotal complet dans toute l'Eglise Catholique lors du premier concile du Latran.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un neveu à la 25e génération de Gui De Bourgogne, Cousin célèbre.
En effet,
Guillaume De Bourgogne, Comte de Bourgogne (2 liens de parenté)
sont en même temps
les parents de Gui De Bourgogne, Cousin célèbre
des ancêtres à la 26e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né le 22 février 1161 - Agnani (Italie)
Décédé le 16 juin 1216 - Pérouse (Italie) , à l’âge de 55 ans
Comte de Segni, Pape Innocent III
Giovanni Lotario, comte de Segni, né à Anagni en 1160, mort à Rome en 1216.
Son pontificat marque l’apogée de la puissance pontificale. Il intervint dans les affaires des plus puissants souverains (Angleterre, France, Allemagne), provoqua la 4e croisade ainsi que celle contre les albigeois en 1209 et, pour anéantir l’hérésie, institua l’Inquisition. Il convoqua le quatrième concile du Latran en 1215. Il décéda atteint par la malaria à l’âge de 56 ans.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 26e génération d'un cousin au 8e degré de Lothaire Conti, Cousin célèbre.
En effet,
Hugues D'Italie (16 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 8e génération de Lothaire Conti, Cousin célèbre
un ancêtre à la 34e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1227-1241: Grégoire IX Conti ca 1145-1241 (178)
(Ugolino De Anagni)
Cousin célèbre , Pape (178 ,Grégoire IX, 1227-1241)
Né vers 1145 - Anagni (Italie)
Décédé le 22 août 1241 - Rome (Italie) , à l’âge de peut-être 96 ans
Pape Grégoire IX
Grégoire IX, né Ugolino de Anagni ou Hugolin d'Anagni (v. 1145 - 22 août 1241) –, est pape de 1227 à 1241. Successeur d'Honorius III, il hérite des traditions de Grégoire VII et de son cousin Innocent III. Son pontificat est marqué par un intense travail de codification, la création de l'Inquisition, ainsi que par des conflits avec l'empereur du Saint-Empire et avec les rois de France et d'Angleterre, mais aussi avec la population de Rome.
Grégoire IX puis Innocent IV reprennent les théories théocratiques d’Innocent III, son cousin, justifiant la souveraineté absolue du pape par la fausse donation de Constantin, le transfert du pouvoir impérial d’Orient vers l’Occident, la consécration par laquelle seul le pape fait l’empereur, ou encore la théorie des deux glaives.
L'un des premiers actes du pape Grégoire IX fut de suspendre l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen, pour son retard à entreprendre la sixième croisade. La suspension fut suivie par la première excommunication prononcée en 1227 en la cathédrale d'Anagni1 et des menaces de déposition après que Frédéric II se fut plaint de ce traitement auprès des autres souverains. L'empereur tenta une invasion des États pontificaux en 1228 mais elle échoua et il fut contraint d'implorer l'absolution et la levée de l'excommunication.
Le 13 avril 1231, Grégoire IX publia la bulle Parens Scientiarum Universitas, qui traite des privilèges et des interdits concernant les universitaires.
Les Romains se soulevèrent contre le pape après cette période et il dut s'exiler à Anagni et demander l'aide de Frédéric II contre les citoyens de la Ville éternelle en 1232.
Les hostilités entre l'Empereur et le pape reprirent ensuite et le Pape renouvela une excommunication en 1239, ce qui déclencha une nouvelle guerre dont Grégoire IX ne vit pas la fin puisqu'il mourut le 22 août 1241.
Le pape, qui avait été un avocat érudit, fit réunir en 1234 la Nova Compilatio Decretalium (Nouvelle compilation des décrétales). C'est également lui qui organisa la canonisation de Sainte Élisabeth de Hongrie, Dominique de Guzmán, Antoine de Padoue, et François d'Assise, qu'il avait personnellement connus. Enfin, il institua l'Inquisition en 1231, et en confia l'exécution aux frères prêcheurs (Franciscains et Dominicains). Ainsi, il enleva au pouvoir laïque le pouvoir doctrinal de juger, mais faute d'effectifs suffisant, l'Inquisition devra s'appuyer sur les princes locaux, qui trouveront les moyens de renforcer leurs pouvoirs2. A le demande de son inquisiteur exerçant en Allemagne Conrad de Marbourg, il édicta en 1233 la première bulle de l’histoire contre les sorcières, la Vox in Rama (en) en décrivant le sabbat des sorciers et leur culte du diable3. Parmi ses nombreuses particularités, cette bulle considère le chat, comme le crapaud, comme une incarnation du Diable 4 et déclare que toute personne abritant un chat noir risque le bucher.
Il condamna, en 1236, les excès de la Cinquième croisade contre les Juifs
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 25e génération d'une cousine au 9e degré d'Ugolino Conti, Cousin célèbre.
En effet,
Hugues D'Italie (16 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 9e génération d'Ugolino Conti, Cousin célèbre
un ancêtre à la 34e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né vers 1195 - Gênes
Décédé le 7 décembre 1254 - Naples (Italie) , à l’âge de peut-être 59 ans
Pape Innocent IV
Innocent IV, né Sinibaldo de Fieschi (vers 1180/90 – 7 décembre 1254) est pape du 25 juin 1243 à sa mort. Il appartenait à l'une des principales familles de Gênes. Formé à Parme et Bologne, il passait pour l'un des meilleurs canonistes de son époque. Son pontificat est notamment marqué par la lutte contre Frédéric II dans le cadre de la longue querelle du sacerdoce et de l'Empire.
Après la mort de Célestin IV en 1241, dont le règne ne dure que dix-sept jours, l'Église demeure plus d'un an sans souverain pontife. Le nouveau conclave se tient à Anagni et, le 25 juin 1243, Sinibaldo de Fieschi, évêque d'Albenga, est élu dans la cathédrale Santa Maria d'Anagni1. Il prend le nom d'Innocent. Au cours de son pontificat long de onze ans et demi, il crée quinze cardinaux, dont douze au consistoire du 28 mai 1244.
L'empereur Frédéric II, avec qui il avait eu de bons rapports, dit à l'occasion de son élection qu'il perdait l'amitié d'un cardinal et gagnait l'inimitié d'un pape. L'empereur commence des négociations pour mettre fin à l'excommunication et au conflit qui durait depuis Grégoire IX. Mais, Innocent IV reprend rapidement la lutte contre l'empereur. Il s'efforce d'empêcher Frédéric II d'aller secourir la Terre sainte qui retombe sous contrôle musulman et tente d'organiser un concile pour le déposer. Enfin, il crée plusieurs antirois en Allemagne, Heinrich Raspe, puis Guillaume de Hollande. Frédéric II, de son côté, condamne la rapacité, le népotisme et la corruption de l'Église.
Les Mongols d'Ögödei, le fils de Gengis Khan, s'étaient emparé de Moscou en 1238, puis de Kiev, en 1240. Ils envahissent la Pologne et la Hongrie, menacent Vienne, occupent Zagreb. Afin d'exhorter les Tartares à renoncer à attaquer la chrétienté et les autres nations, le pape Innocent IV décide, en 1245 de prendre contact avec Ögödei, grand khan des Tartares. Dans ce but il rédige deux lettres : les bulles Dei patris inmensa, une exposition de la foi catholique pour le peuple des Tartares datée du 5 mars, et Cum non solum, un proteste contre les attaques des Mongols contre les chrétiens et une proposition de paix datée du 13 mars2. Innocent IV envoie simultanément plusieurs informateurs-ambassadeurs auprès des pouvoirs mongols3 : Jean de Plan Carpin, André de Longjumeau, Ascelin de Lombardie et Laurent du Portugal. Le pape leur confie également la lettre Cum simus super du 25 mars 1245, dans laquelle il invite à l'union les Églises séparées d'Orient.
Les différends avec l'empereur Frédéric II ne se réglant pas, Innocent se retire à l'été 1244 dans sa ville de Gênes, puis vers Lyon où il appelle un concile général qui se réunit en 1245 et dépose Frédéric. L'agitation provoquée par cette action à travers toute l'Europe ne se termine qu'à la mort du Hohenstaufen en 1250. Le pape peut alors revenir à Rome en 1253.
Au moment même où Innocent IV convoque le Concile de Lyon, Louis IX de France décide d'entreprendre une septième croisade. Le pape l'encourage, mais se désintéresse par la suite du cours des événements. Le roi juge alors Innocent IV en déclarant qu'il n'« avait trouvé chez le pape aucun sentiment véritablement chrétien »4. En 1246, il vient en Bourgogne, dans la Nièvre, consacrer l'église de l'abbaye Notre-Dame du Réconfort de Saizy dont la fondatrice est Mathilde de Courtenay, comtesse de Nevers. « Innocent IV, par ailleurs initiateur d'une véritable politique missionnaire, fut relayé par Louis IX qui avait rencontré à Chypre, à la fin de 1249, des émissaires du khan mongol de Perse ; lesquels lui transmirent des lettres du Grand khan de Karakorum3. » Dans la lettre Impia Judaeorum perfidia du 9 mai 1244, Innocent IV exhorte le roi Louis IX de brûler publiquement le Talmud et d'autres livres juifs dans son royaume.
En 1252, il fait adopter la bulle Ad extirpanda Celle-ci établit la norme pour les procédures inquisitoriales. Elle présente, entre autres, la torture comme un moyen d'établir la vérité, une mesure qui n'était pas commune auparavant dans les procès contre les hérétiques mais qui, à partir de cette date, sera considérée comme normale pendant plusieurs siècles. La bulle impose néanmoins des limites à l'utilisation de la torture contre les hérétiques par les autorités civiles et ecclésiastiques, en interdisant le recours à toute torture risquant d'entraîner la mort ou la mutilation de l'accusé5. En 1253, il consacre à Assise la basilique Saint-François, complètement édifiée et désormais appelée « Tête et Mère de l'Ordre des Frères mineurs ». La fin de son pontificat est consacrée à la lutte contre Manfred de Hohenstaufen, fils naturel de Frédéric II, qui était soutenu comme successeur légitime du royaume de Sicile par les villes et les nobles. Sur son lit de mort à Naples, le pape entend la nouvelle de la victoire de Manfred à Foggia, et il meurt le 7 décembre 1254. Son érudition en droit canonique a laissé un Apparatus in quinque libros decretalium. Il avait la réputation d'un homme savant et intelligent, mais avare, mesquin, couard et vindicatif.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un neveu à la 28e génération de Sinibaldo Fieschi, Pape.
En effet,
Ugo Fieschi, Comte De Lavagno (2 liens de parenté)
est en même temps
le père de Sinibaldo Fieschi, Pape
un ancêtre à la 29e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1254-1261: Alexandre IV Conti ca 1199-1261 (181)
(Rinaldo Conti di Segni)
Cousin célèbre , Pape (181 ,Alexandre IV, 1254-1261)
Né vers 1199 - Jenne (Italie)
Décédé le 25 mai 1261 - Viterbo (Italie) , à l’âge de peut-être 62 ans
Pape Alexandre IV
Alexandre IV, né Rinaldo Conti di Segni (Jenne1, diocèse d'Agnani, vers 1199 – 25 mai 1261), est pape de 1254 à 1261.
Son pontificat est marqué par les efforts d'unification entre les églises orthodoxe et catholique, la protection des universités, les faveurs accordées aux ordres mendiants dans leur différends avec les séculiers et les tentatives d'organiser des croisades contre les Tartares.
Par sa mère, il fait partie de la famille du pape Grégoire IX, dont il était le neveu, et de la famille du pape Innocent III. Son oncle Grégoire IX le fait cardinal en 1227, puis cardinal-évêque d'Ostie en 1231.
À la mort d'Innocent IV, il est élu pape à Naples le 12 décembre 1254.
Il est décrit comme un homme ferme, accueillant et bon mais sans être particulièrement brillant.
Il succède à Innocent IV en tant que tuteur de Conradin, le dernier descendant des Hohenstaufen, lui promettant sa protection bienveillante. Mais il conspira aussitôt contre lui, puis s'opposa à son oncle Manfred. Alexandre IV menace en vain Manfred d'excommunication et d'interdit. Il ne réussit pas non plus à entraîner les rois d'Angleterre et de Norvège dans une croisade contre la dynastie des Hohenstaufen.
Rome devenant trop proche du parti Gibelin, le pape s'établit à Viterbe en 1257, en raison de l'hostilité du peuple et de la bourgeoisie romaine, fomentée par le sénateur Brancaleone degli Andalò. Il fait rénover et agrandir le palais épiscopal de la ville pour en faire le palais des papes de Viterbe, où il meurt en 1261. Ses successeurs y demeureront jusqu'en 1281.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 23e génération d'une cousine au 11e degré de Rinaldo Conti, Cousin célèbre.
En effet,
Hugues D'Italie (16 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 11e génération de Rinaldo Conti, Cousin célèbre
un ancêtre à la 34e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né vers 1210 - Plaisance (Italie)
Décédé le 10 janvier 1276 - Arrego (Italie) , à l’âge de peut-être 66 ans
Bienheureux Pape Grégoire X
Tebaldo Visconti, né à Plaisance en 1210, mort à Arezzo en 1276. Bienheureux. Il fut élu lors du conclave le plus long de l’histoire des papes. L’élection prit tellement de temps que le peuple, fatigué d’attendre, arracha la toiture du palais où les cardinaux étaient réunis. Il convoqua le concile de Lyon de 1274.
Tebaldo Visconti est né vers 1210 à Plaisance en Lombardie. En 1270, Tebaldo Visconti se joint à la croisade du futur roi Édouard Ier d'Angleterre. Un an plus tard, à Saint-Jean-d'Acre en Palestine, il apprend qu'il est élu pape. Son élection n'a pu aboutir qu'après que le podestat de Viterbe (États pontificaux) a fait murer les électeurs dans le palais épiscopal le 1er septembre 1271. Le nouveau pape, qui prend le nom de Grégoire X, n'est même pas prêtre. C'est un candidat de compromis proposé dans le but d'en finir avec la vacance du siège qui dure depuis la mort de Clément IV trois ans auparavant. Il mettra lui-même fin aux périodes de vacance entre les pontifes en promulguant au IIe concile œcuménique de Lyon la constitution (ubi periculum) qui ordonne l'enfermement des cardinaux (le conclave) pour les élections papales. Le concile voit aussi la confirmation de l'union entre les Églises grecque et romaine.
Grégoire X sauve le Saint Empire romain de la désintégration en contribuant à l'élection de Rodolphe Ier de Habsbourg comme roi des Romains. En même temps, il réussit à maintenir la paix avec Charles Ier d'Anjou, roi de Naples, qui prétend au trône. En échange de son aide à Rodolphe, Grégoire X obtient de celui-ci la promesse de prendre la tête d'une nouvelle croisade, conclue au concile de Lyon II, et de renoncer, au nom du Saint Empire romain, à Rome et aux États pontificaux.
Il meurt le 10 janvier 1276 à Arrego, en Toscane. Il sera béatifié le 12 septembre 1713.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 20e génération d'une cousine au 6e degré de Tebaldo Visconti, Cousin célèbre.
En effet,
Aymon De Genève, Comte de Genève (4 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 6e génération de Tebaldo Visconti, Cousin célèbre
des ancêtres à la 26e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né vers 1205 - Gênes (Italie)
Décédé le 18 août 1276 - Viterbo (Italie) , à l’âge de peut-être 71 ans
Pape Adrien V
Adrien V (Ottobono de' Fieschi) (v. 1205, Gênes - 16 août 1276, Viterbe) est pape pendant 39 jours, du 11 juillet au 18 août 1276 et il n’eut pas le temps d’être intronisé.
Nommé chapelain pontifical en 1243, il est créé cardinal-diacre au titre de saint-Adrien en 1251 par son oncle, le pape Innocent IV. Il est nommé archidiacre de Parme à cette époque et est archidiacre de Reims en 1251. En 1265, le pape Clément IV l'envoie en mission en Angleterre pour réconcilier Henri III et ses barons, et y prêcher la croisade. Il reste en Angleterre jusqu'en 1268 comme légat pontifical. Élu pape en 1276, alors qu'il n'est que simple diacre, il n'a pas le temps d'être ordonné prêtre et évêque et donc ne sera pas intronisé sur le siège pontifical. Il est pourtant considéré comme pape légitime. « Bonus Comes » dans la prophétie de saint Malachie.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un neveu à la 27e génération d'Ottobono Fieschi, Cousin célèbre.
En effet,
Tedisio Fieschi (2 liens de parenté)
est en même temps
le père d'Ottobono Fieschi, Cousin célèbre
un ancêtre à la 28e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né en 1210
Décédé le 3 avril 1287 , à l’âge de 77 ans
Pape Honorius IV
Giacomo Savelli (° 1210, † 3 avril 1287), élu pape par le conclave de Pérouse le 2 avril 1285 sous le nom d'Honorius IV. Il est consacré le 20 mai 12851. Dans la prophétie de saint Malachie, il est connu sous la devise « Ex rosa leonina »
Descendant d’une lignée aristocratique romaine, Giacomo Savelli avait été nommé cardinal par Urbain IV. Il est le petit neveu d’Honorius III, dont il prend le prénom pour monter sur le trône pontifical.
Très peu de choses sont connues de sa vie avant qu'il ne soit monté sur le trône papal. Il a étudié à l’université de Paris.
Durant son règne il élimine des États de l’Église les brigands qui l’infestaient. Le successeur de Charles Ier d'Anjou étant mort en 1285, prisonnier des Aragonais, Honorius IV s’immisce dans les affaires du royaume de Sicile pour combattre les prétentions des Espagnols.
Il excommunie Jacques II d'Aragon, fils de Pierre III d'Aragon, lui aussi mort cette même année, et prend sous sa protection le futur royaume de Naples, possessions ayant appartenu à Charles Ier d’Anjou.
Il cède la Sicile aux Aragonais et obtient néanmoins un statut très favorable pour le clergé. Il encourage les ordres mendiants mais condamne la secte des apostoliques, qui, à Parme prône la pauvreté évangélique. Il est mort le 3 avril 1287.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 20e génération d'un cousin au 10e degré de Giacomo Savelli, Cousin célèbre.
En effet,
Boniface De Spolète, Margrave De Spolète (2 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 10e génération de Giacomo Savelli, Cousin célèbre
des ancêtres à la 30e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1294-1303: Boniface VIII Caetani ca 1230-1303 (193)
Cousin célèbre , Pape (193 ,Boniface VIII, 1294-1303)
Né vers 1230 - Anagni (Italie)
Décédé le 11 octobre 1303 - Rome (Italie) , à l’âge de peut-être 73 ans
Pape Boniface VIII
Boniface VIII (ca. 1235 - 1303), originaire d'Anagni dans le Latium en Italie, de son vrai nom Benedetto Caetani, est un pape de l’Église catholique romaine. Ses armes portaient des ondes, et son prénom original était Benedetto, qui signifie « béni » en italien. Le pape Boniface VIII lors de la querelle qui l'oppose à Philippe IV le Bel mourut de honte après avoir été frappé au visage par Sciarra Colonna, avec un gantelet de fer, accompagnant Guillaume de Nogaret, envoyé direct du Roi. Cet événement, qui relève plus que probablement de la légende, est connu sous le nom de l'attentat d'Anagni.
D'abord avocat et notaire du pape à Rome, il obtint le chapeau de cardinal en 1281 par Martin IV et fut élu pape le 24 décembre 1294 après que Célestin V eut renoncé à ses fonctions. Bien que son élection fût régulière, on l'accusa d'avoir poussé son prédécesseur, qu'il fit emprisonner pour éviter le risque de schisme, à se retirer. Une fois arrivé au pouvoir, il mit l'interdit sur le royaume du Danemark. De même que Grégoire VII, ce pontife voulait élever la puissance spirituelle au-dessus de la puissance temporelle, et prétendait disposer des trônes ; il eut de vifs démêlés avec les Colonna, qui soutenaient les droits de la couronne d'Aragon, avec l'empereur d'Allemagne, mais surtout avec Philippe le Bel en France. Il incita les princes allemands à se révolter contre Albert Ier. Le conflit avec Philippe Le Bel s'envenima au sujet de la perception de certains impôts que Boniface VIII estimait revenir à l'Eglise. Le roi de France proclama un acte d'accusation contre le pape en mars 1303. Il délia les sujets de Philippe le Bel de leur serment de fidélité et fulmina contre lui les célèbres bulles Clericis laicos, Ausculta fili– dont Pierre Flote, juriste du roi, écrivit une version falsifiée – et la fameuse Unam Sanctam prônant la supériorité des papes sur les rois (du spirituel sur le temporel). Boniface VIII écrivit également une bulle d'excommunication, Super Petri Solio, mais elle ne fut jamais publiée : le roi fit appel au concile et lui envoya certains hommes qui le firent prisonnier à Anagni. Il fut arrêté le 8 septembre 1303 dans la son palais par Guillaume de Nogaret , nouveau conseiller du roi, d'après les ordres de Philippe, qui voulait l'amener en France et le faire juger par un concile. Ce faisant, il se couvrit de sa tiare, prit en main sa crosse et les clefs, en disant : « Je suis pape, je mourrai pape ». Il se vit maltraité par Sciarra Colonna. Tiré des mains des Français le 9 septembre par une révolte de la population d'Anagni, il mourut peu après, à Rome le 11 octobre 1303. Il déclara les Fraticelli hérétiques en 1296. Il canonisa Louis IX, désormais appelé saint Louis de France, au mois d'août 1297. En 1298, il fit promulguer le recueil de décrétale appelé Sexte. En 1299, Boniface VIII nomma Jean de Chevry, seigneur de Chevry et de Torcy évêque de Carcassonne de 1299 à sa mort en 1300. Il créa le premier jubilé, ou année sainte, en 1300. Le succès fut considérable, l'afflux de pèlerins étant extraordinaire. Les fastes furent tels que Dante situa le début de son poème au cours de la semaine sainte et n'hésita pas, dans la Divine Comédie, à placer Boniface VIII dans la troisième bolge du huitième cercle, la fosse des simoniaques
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 21e génération d'une cousine au 13e degré de Benedetto Caetani, Cousin célèbre.
En effet,
Hugues D'Italie (16 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 13e génération de Benedetto Caetani, Cousin célèbre
un ancêtre à la 34e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1305-1314: Clément V De Goth ca 1264-1314 (195)
Cousin par De Goth 4027778 De Blanquefort 4027779
Cousin célèbre , Pape (195 ,Clément V, 1305-1314)
Né vers 1264 - Villandraut (33)
Décédé le 20 avril 1314 - Roquemaure (30) , à l’âge de peut-être 50 ans
Pape en Avignon (84), Prieur de Saint-Cyprien (24), chanoine & sacristain de l’Eglise de Bordeaux, Chapelain du Pape Boniface VIII, Evêque de Comminges, Archevêque de Bordeaux
Bertrand de Got naquit vers 1264 en France, près de Villandraut (actuellement en Gironde), et décéda le 20 avril 1314, à Roquemaure (actuellement dans le Gard). Son tombeau se trouve dans l'église collégiale (qu'il avait fait bâtir) à Uzeste, en Gironde. Il fut évêque de Saint-Bertrand-de-Comminges puis archevêque de Bordeaux, avant de devenir pape sous le nom de Clément V. Sous son égide furent aussi construits dans le Sud Gironde les châteaux dits « clémentins » : Villandraut, Roquetaillade, Budos, Fargues, La Trave.
Son élection
Après un court pontificat, la mort de Benoît XI, en juillet 1304, fit ouvrir le conclave de Pérouse et laissa éclater les dissensions du Sacré Collège. Les discussions s’éternisèrent jusqu’au mois de juin 1305. Les cardinaux virent alors arriver Robert d’Anjou à la tête de « trois cent cavaliers aragonais armés et d’une multitude d’almogavares qui ne l’étaient pas moins ». Impressionné par tant de lances, le 5 juin 1305, les cardinaux français et italiens qui étaient représentés à égalité dans le conclave s’empressèrent de se mettre d’accord sur une seule chose : choisir un pontife hors de leurs rangs. Aussi, ils désignèrent Bertrand de Got, l’archevêque de Bordeaux. Le nouveau pape choisit de régner sous le nom de Clément, le cinquième, le 24 juillet 1351.
Son refus de rejoindre Rome
Bertrand de Got aurait voulu se faire sacrer à Vienne comme son lointain prédécesseur Gui de Bourgogne qui en fut l’archevêque de 1083 à 1110 et qui régna, jusqu’en 1124, sous le nom de Calixte II. Mais Philippe le Bel préféra Lyon et le nouveau pape obtempéra. Dans un froid glacial, Clément V se dirigeait vers la vallée du Rhône, puis remonta vers la capitale des Gaules, pour son couronnement. La cérémonie déploya ses fastes devant le roi de France, en la basilique Saint-Just, le 15 novembre 1305. Peu décidé à se rendre à Rome, où régnait le marasme le plus total, il semblerait que la prime intention de Clément V fut de passer son pontificat à Bordeaux. Entre février et mars, il séjourna à Cluny, Nevers et Bourges avant de rejoindre son ancien archevêché, traînassant d’abbayes en diocèses de France et nommant des cardinaux à sa dévotion. Quand il s'approcha de Bordeaux, les Gascons tout au long du chemin le saluaient et l'acclamaient. Il trouva une ville en liesse lors de son arrivée en juillet 1306. Cela entraîna la prise de mesures de sécurité et de ravitaillement par le sénéchal d'Aquitaine. Le 4 septembre, le pape quitta son ancienne ville épiscopale et, en chemin, passa à Villandraut, où il était né et dont il était le seigneur.
L'affaire des Templiers
Clément V fut d'abord le pape du procès de l'Ordre du Temple. Philippe le Bel, le 17 novembre, avait fait parvenir à Clément V les aveux de hauts dignitaires templiers. En Guyenne, le pape, malade, malgré ces premiers aveux et la promesse royale de lui remettre tous les coupables, manquait d’enthousiasme. Cela était insupportable à Guillaume de Nogaret. Le Garde des Sceaux pensa avoir trouvé la parade en faisant prononcer par Pierre Dubois, avocat de Coutances, une violente diatribe en place publique « contre ceux qui refusaient de faire manger le pain du roi » aux chevaliers du Temple.
Le pape s'installe près d'Avignon dans le Comtat Venaissin
Troublé par la tournure des événements et pour tenter d’amadouer le roi de France, Clément V décida de s’installer en pays plus neutre que la Guyenne anglaise. Il choisit le Comtat Venaissin, fief pontifical. Le Comtat Venaissin avait été cédé, en 1229, par Raymond VII de Toulouse à la papauté. Rome en prit officiellement possession quelques décennies plus tard, en 1274, après la mort d’Alphonse de Poitiers et de son épouse, Jeanne de Toulouse, fille du comte Raymond. Sa Sainteté y arriva avec sa suite le 9 mars 1309 et s’installa d’abord dans le couvent des dominicains hors les murs d'Avignon. Seul le Comtat Venaissin (ex-marquisat de Provence des comtes de Toulouse), était terre pontificale.
Malgré les positions favorables à son égard du comte de Provence et du Dauphin du Viennois, Clément V n’avait pas pris en compte que la pression française sur ses fiefs de la rive gauche du Rhône devenait de plus en plus prégnante. Au bas de Villeneuve-lès-Avignon elle était matérialisée par la tour Philippe-le-Bel, véritable donjon contrôlant le pont Saint-Bénézet. Elle venait d’être achevée, en 1307, après quinze ans de travaux. Quant au pont, qui reliait Avignon (terre d’Empire) à Villeneuve-lès-Avignon (royaume de France), il avait été construit entre 1177 et 1184. Cet ouvrage mesurait neuf cent quinze mètres de long, avait vingt-deux piles et de nombreuses arches de bois. Personne ne se doutait à cet instant que neuf pontifes allaient se succéder dans cette ville pendant plus d’un siècle.
Le concile de Vienne
Clément V, traînait tellement les pieds, qu’en définitive le concile, au cours duquel le premier pape du Comtat devait condamner les templiers, ne fut convoqué qu’en 1311 et encore sur ferme injonction du roi de France. Le Souverain Pontife quitta sa résidence de Notre-Dame du Groseau, près de Malaucène, le 18 septembre pour rejoindre Vienne. Le verdict si prévisible fut seulement proclamé le 13 avril 1312, en séance plénière du concile de Vienne, et en présence du roi de France Philippe IV le Bel, il promulgua la bulle « Vox in excelso » qui supprimait l'Ordre du Temple. Ce qui n’était pas prévu par le roi de France était que tous les biens des templiers fussent attribués aux chevaliers de Rhodes7. Un mois plus tard, le Pape décréta, par la bulle « Ad providam » la dévolution des biens du Temple à l'ordre de l'Hôpital Saint-Jean de Jérusalem, et régla le sort des Templiers par la bulle « Considerantes dudum » fulminée le 2 mai 1312. Mais en Provence, qui jouxtait Avignon et le Comtat Venaissin, ni Charles II ni son successeur Robert d’Anjou ne cédèrent de bonne grâce les commanderies templières aux joanites. Certaines d’entre elles étaient encore en possession du comte de Provence en 1319.
La mort de Clément V
Mais pour l’instant, dans le Comtat Venaissin, Clément V était au plus mal. Sans doute atteint d'un cancer des intestins, ses « physiciens » (médecins), pour tenter d’apaiser ses douleurs lui faisaient ingurgiter des émeraudes pilées. Rongé par la maladie, il publia le 24 mars les décrétales du concile et quitta sa retraite de Monteux, avec l’espoir de rejoindre Villandraut, le fief de sa famille près de Langon. Le pape atteignit les rives du Rhône le 5 avril 1314 pour s’éteindre, quinze jours plus tard, le 20 avril 1314, à Roquemaure dans la demeure du chevalier Guillaume de Ricavi qui l’avait hébergé. La dépouille de Clément V fut ramenée à Carpentras pour des hommages solennels. Durant la veillée funèbre, un cierge renversé mit le feu au catafalque et carbonisa le mollet du pontife défunt.
Son transfert en Aquitaine
Le 1er mai 1314, le Sacré Collège arriva à Carpentras pour élire un nouveau pape. On sait que le jeune Pétrarque assista au défilé préalable au conclave qui réunissait vingt-trois cardinaux dont quinze cisalpins et huit transalpins. Les luttes de tendances entre Italiens, Gascons et Français furent telles que deux longs mois passèrent sans qu’un accord fût possible pour trouver un successeur à Clément V. Sous l’inventif prétexte de donner une vraie sépulture au pontife défunt, le 24 juillet, le conclave fut attaqué aux cris de « Patria Venaissini ! Mort aux Italiens ! Nous voulons un pape ! ». Les responsables de ce coup de force étaient Bertrand de Got, seigneur de Monteux, et Raymond Guilhem de Budos, Recteur du Comtat, neveux de Clément V. Ils pillèrent la ville, incendièrent nombre de demeures et surtout emportèrent avec eux le trésor de guerre de leur oncle, un million de florins destinés à la croisade. Affolés, les cardinaux s’égaillèrent comme des moineaux. À la fin du mois d’août 1316, ses restes furent transférés à Uzeste, dans la collégiale comme il en avait exprimé le souhait dans son codicille du 9 avril 1314. Dante, qui ne l’aimait pas, le plaça en son Enfer tout en le traitant, pour sa servilité face au roi de France, de pasteur sans principe capable des œuvres les plus basses.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un neveu à la 20e génération de Bertrand De Goth, Cousin célèbre.
En effet,
Béraud De Goth (2 liens de parenté)
sont en même temps
les parents de Bertrand De Goth, Cousin célèbre
des ancêtres à la 21e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né le 1er janvier 1244 - Cahors (46)
Décédé le 4 décembre 1334 - Avignon (84) , à l’âge de 90 ans
Pape Jean XXII
Jacques Duèze, né en 1244 à Cahors, mort en 1334 à Avignon, issu d'une famille de la bourgeoisie aisée de Cahors, devient pape en 1316, sous le nom de Jean XXII. Âgé de 72 ans lors de son élection, il inaugure la série des papes d Avignon, série dont il assurera le plus long pontificat : il meurt à 90 ans, après 18 ans d'exercice. Jacques Duèze fait ses études chez les dominicains à Cahors puis son droit à Montpellier et à la faculté de théologie à Paris. Il enseigne à Toulouse. Il est nommé archiprêtre à Cahors, chanoine de Saint-Front à Périgueux, archiprêtre de Sarlat et doyen du Puy. Il est le clerc de Charles II d Anjou et fait partie de l entourage de Saint Louis d Anjou à Toulouse. Évêque de Fréjus en 1300, il est appelé par Charles II d'Anjou, roi de Naples, comme chancelier de Provence en 1308. Il est nommé évêque d Avignon le 18 mars 1310 puis cardinal-évêque de Porto en 1313. Après la mort de Clément V, le Sacré Collège s'installe à Carpentras, le 1er mai 1314, pour élire un nouveau pape. Or, trois partis étaient en compétition : les Gascons au nombre de dix, les Italiens au nombre de sept, adversaires acharnés des Gascons, avec Napoléon Orsini, Nicolas Albertini de Porto, et des cardinaux Français d origines diverses : trois Languedociens, un Quercinois et deux Normands complétaient le Sacré Collège. Les luttes de tendances entre Italiens, Gascons et Français furent telles que deux longs mois passèrent sans qu ils parviennent à un accord pour trouver un successeur à Clément V. Le 24 juillet 1314, le conclave est attaqué. Les responsables de ce coup de force sont Bertrand de Got, seigneur de Monteux, et Raymond Guilhem de Budos, recteur du Comtat Venaissin, neveux de Clément V. Ils pillent la ville, incendient nombre de demeures et surtout emportent avec eux le trésor de guerre de leur oncle, un million de florins destinés à la croisade. Affolés, les cardinaux s égaillèrent comme des moineaux. Deux ans plus tard, la chrétienté était toujours sans pape. Sur l initiative de Philippe de France, comte de Poitiers, frère du roi Louis X le Hutin, un nouveau conclave est réuni à Lyon. Il commence ses travaux, au début du mois de mars 1316, avec un certain mauvais vouloir. Les cardinaux, entre deux sessions, apprennent que, le 5 juin, le Hutin avait rendu l âme.
Le comte de Poitiers qui n est pour l instant que régent car la reine Clémence attend un enfant qui sera Jean I le posthume et mourra à 4 jours, veut accélérer la nomination pour rentrer à Paris. Le 28 juin, prenant prétexte de la célébration d un service funèbre en l honneur du roi défunt, celui-ci assemble le Collège des cardinaux dans l église des dominicains. Elle est aussitôt cernée par les troupes de Guigues de Forez et, lors de l office, le Régent en fait murer portes et ouvertures. Les cardinaux se devaient de trouver un pape. Cependant, il fallut attendre jusqu au 7 août 1316, pour que Napoléon Orsini s entendît avec ses collègues Francesco Caetani et Arnaud de Pellegrue. Les trois cardinaux proposèrent d élire le candidat pour lequel s étaient déjà prononcé Philippe de Poitiers et Robert d Anjou, nouveau comte de Provence et roi de Naples. C était Jacques Duèze, originaire de Cahors, ancien évêque d Avignon et cardinal de Porto, en qui ses confrères ne voyaient qu un vieillard cacochyme. Le pape était âgé de 72 ans. Il n est pas impossible que son âge avancé fût pris en considération par les cardinaux qui pensaient élire ainsi un pape de transition. D'autant que n'étant ni italien ni gascon, il n'avait eu qu'un rôle politique effacé jusqu'alors. Or son aspect chétif, sa petite taille, son teint pâle et sa voix fluette cachaient une robuste santé renforcée par une remarquable hygiène de vie. Le pape mourut à 90 ans, après 18 ans d'un pontificat qui fut le plus long de tous ceux des papes d Avignon. Dans Lyon en liesse, le nouveau pape est couronné le 5 septembre et choisit le nom de Jean XXII. Il décida alors de rejoindre Avignon. Le Souverain Pontife débarque au pied du pont Saint-Bénezet, le 2 octobre 1316, et s installe dans le palais épiscopal qu il avait longtemps occupé. Une procédure judiciaire avait été ouverte contre l évêque de Cahors, Hugues Géraud, accusé de malversations. Ce dernier se sentant perdu, décida d empoisonner le pape. Il s assura la complicité de deux personnes de l'hôtel pontifical : Pons de Vassal et Isar d Escodata. Il se procure des poisons et des statuettes de cire pour procéder à l envoûtement du pape. Le rite est d abord pratiqué contre Jacques de Via qui mourut (coïncidence ?) le 13 juin 1317. Trois figurines de cire à l effigie du pape, de Bertrand du Pouget et de Gaucelme de Jean sont cachées dans des pains et confiées à des messagers pour les porter dans le palais épiscopal. L attitude étrange des voyageurs attira l attention de la police pontificale qui découvrit ces voults. À la fin de mars 1317, toutes les personnes impliquées, dont Hugues Géraud, sont arrêtées. Celui-ci est déclaré coupable de l assassinat de Jacques de Via, dégradé de l épiscopat et livré au bras séculier; il périra sur le bûcher. Ce complot illustre les pratiques d une époque où le recours à la sorcellerie n était pas exceptionnel. Par une bulle papale de 1318, Jean XXII élargit les pouvoirs donnés aux inquisiteurs pour intenter des procès aux sorciers. Pour Clément V, prédécesseur de Jean XXII, Avignon avait été plutôt une halte qu une résidence. Au contraire Jean XXII fut le pape qui s implanta effectivement en Avignon. Le choix de cette ville présentait de nombreux avantages. En effet l Église possédait déjà le comté Venaissin grâce au traité de Paris signé le 12 avril 1229 entre Saint-Louis, roi de France, et le Comte Raymond VII de Toulouse. Ce dernier précisait dans ce traité " quant aux païs et domaines qui sont au-delà de ce fleuve (Rhône) dans l Empire, avec tous les droits qui peuvent m appartenir, je les ai cédés précisément et absolument à perpétuité à l église romaine. " Avignon qui ne faisait pas partie de cette donation car la ville appartenait aux comtes de Provence, présentait de nombreux avantages. Elle est située au carrefour d axes de communication, elle dispose d un port fluvial et possède le fameux pont Bénezet, premier ouvrage de franchissement du Rhône en remontant ce fleuve. De plus cette ville se trouve à l intérieur d une riche zone agricole produisant les ressources nécessaires au ravitaillement d une population nombreuse telle que celle de la cour pontificale. Seulement 9 jours après son élection, Jean XXII se réserve le 16 août 1316 la disposition du couvent des frères prêcheurs. Son neveu Jacques de Via étant évêque d Avignon, il le nomma cardinal sans lui désigner de remplaçant, afin de disposer du palais épiscopal qu il avait habité auparavant. Il savait que ces bâtiments étaient dans le secteur de la ville le plus facile à défendre, d où son choix. Il entreprit d adapter son ancien palais à sa nouvelle charge. Guasbert Duval (ou Gasbert de la Val) vicaire général, compatriote du pape et futur évêque de Marseille, fut chargé des acquisitions nécessaires à l agrandissement. Il sera nommé le 26 août 1323 archevêque d'Arles, puis archevêque de Narbonne le 1er octobre 1341 par le pape Benoît XII. Les premiers travaux furent confiés à Guillaume de Cucuron. Le logement du pape se trouvait dans l aile ouest, ainsi que les bureaux et appartements de ses plus proches collaborateurs. Le côté nord était constitué par l église paroissiale Saint-Étienne qui fut transformée en chapelle pontificale. À l est furent installés les logements des cardinaux neveux, ainsi que différents services. Dans cette aile orientale, mais plus au sud, se trouvaient les services du trésorier et du camérier. Au sud un bâtiment fut construit pour les audiences. Toute la chrétienté était secouée par un profond débat sur la pauvreté de l'Église. Il avait été initié par les franciscains et avait en leur sein même provoqué des fractions, l'Ordre des frères mineurs se divisant en conventuels et spirituels. Pour tenter de calmer ces tensions, Jean XXII, le 7 avril 1317, canonise Louis d'Anjou, archevêque franciscain de Toulouse proche des spirituels. Mais le frère aîné du roi Robert est surtout porté sur les autels comme étant un homme de toute science, toute pitié et toute charité, plein de compassion envers les pauvres. Ce geste lui attire la gratitude de Michel de Césène, général des franciscains, qui intervient auprès du Souverain Pontife pour qu'il fixe la constitution franciscaine. Aussi, le 7 octobre 1317, Jean XXII rend publique sa décrétale " Quorumdam Exigit " qui reconnait les délibérés du dernier Chapitre Général de Pérouse comme " lucides, solides et mûrs ", tout en attribuant des biens propres aux frères mineurs. Le pape ordonne de plus que tous les minorités soient revêtus de l'habit des conventuels et obéissent à leurs supérieurs sous peine d'excommunication. Ce qui met hors d'eux les partisans de la pauvreté absolue de l'Ordre. Dès le mois de décembre, les spirituels et les fraticelles entrent en révolte ouverte. À la demande de Michel de Césène, ministre général des Mineurs, le pape réagit durement en prononçant, par les bulles du 30 décembre 1317 et du 23 janvier 1318, l'excommunication des spirituels et des fraticelles. Parmi ceux-ci, il fallait faire un exemple. Jean XXII charge Michel Monachi, dit Lemoine, inquisiteur franciscain, d'instruire l'affaire et d'excommunier les insoumis. Ainsi, à Marseille, il fait arrêter cinq franciscains. Un seul confesse ses erreurs ; les quatre autres, dénommés Jean Barrani, Dieudonné Michaëlis, Guilhem Sancton et Pons Rocha de Narbonne ayant refusé de se rétracter, ils sont jugés coupables et brûlés vifs le 7 mai 1318 dans le cimetière des Accoules à Marseille. Du coup, spirituels et fraticelles les proclament saints et martyrs. Et dans leurs prêches ils traitent ouvertement le pape d'Antéchrist et de monstre dévorant. Un franciscain languedocien, Bernard Délicieux, se rend à Avignon pour défendre devant le Souverain Pontife la cause de ses frères. Dès son arrivée, en mai 1318, il est arrêté et envoyé à Carcassonne devant le tribunal de l'Inquisition présidé par Jacques Fournier, dit Novellès, évêque de Pamiers. Son procès débouche, le 8 décembre 1319, sur une condamnation à la prison perpétuelle. Mais Jean XXII, tout en condamnant les déviances des spirituels, ne se priva pas d'utiliser les compétences des conventuels. Le 15 août 1318, à la demande de Philippe V, il envoie une ambassade à Louis de Nevers, fils comte de Flandre. Celle-ci est conduite par Michel de Césène. Pour la circonstance, le général des franciscains s'était attaché les services du très avisé Guillaume d'Occam, célèbre franciscain qui soutenait des thèses originales sur l'existence de Dieu et la présence réelle dans l'eucharistie. L'ambassade des deux mendiants est couronnée de succès : le comte de Flandre accepte les offres de paix du roi. Jeanne, la fille du Hutin, renonce à toutes ses prétentions sur la couronne de France. Mais elle conserve ses droits sur celle de Navarre, qui lui venait de sa grand-mère, et doit épouser Philippe d'Évreux, cousin du roi de France. Il est prévu qu'un traité ultérieur formalisera cet accord sous l'égide pontificale. Jean XXII fait encore un geste envers les frères mendiants, le 17 avril 1320, en portant sur les autels Thomas de Canteloupe, évêque franciscain anglais, mort en 1282 ; en revanche, il refuse de sanctifier la moniale Claire de Montefalco, décédée en 1308, à cause de ses évidentes sympathies pour les fraticelles. En dépit des concessions pontificales, des divergences éclatent à nouveau au début de l'année 1322. Ubertin de Casale, théoricien des franciscains spirituels, que le cardinal Napoléon Orsini avait pris sous sa protection en le choisissant comme pénitencier, est sollicité par le Souverain Pontife pour lui présenter une relation motivée sur la question de la pauvreté. Ses conclusions sont immédiatement condamnées par le pape. Pour répliquer à cette bulle pontificale du 26 mars 1322 dans laquelle le principe de la pauvreté de l'Église est remis en question, Michel de Césène avait réuni, à Pérouse, le 4 juin suivant, le Chapitre Général. Il défend les arguments du spirituel Béranger Talon que le pontife a jeté en prison pour avoir affirmé que Nicolas III avait fait de la pauvreté un dogme dans sa bulle " Exit qui seminal ". Le 8 décembre le pontife avignonnais réplique au Chapitre de Pérouse par la bulle " Ad conditionem canonum ". Il y décide que le Siège Apostolique se déchargera sur les " pauvres " franciscains de tous les biens qu'il gérait en leur nom. Le 14 janvier 1323, Jean XXII accepte pourtant, au cours d'un consistoire, d'écouter les arguments des minorités. Leur porte-parole, Bonagratia de Bergame, dans une péroraison enflammée, se met à contester au pape le droit de régenter leur Ordre car celui-ci était de droit divin. Excédé par cette outrance le Souverain Pontife envoya aussitôt l'impertinent reconsidérer ses thèses entre quatre murs. Enfin Jean XXII, par sa décrétale " Cum inter non nullus ", condamne le Chapitre de Pérouse. Du coup Louis de Bavière, auquel le pape contestait l'Empire, se fait un devoir de soutenir les franciscains dans une déclaration faite à Sachsenhausen ; une Église pauvre ne pouvant lui contester le droit de légiférer sur les affaires terrestres. Jean XXII réplique à cette prise de position par sa décrétale " Quia quorundam " et convoque sans façon Michel de Césène à Avignon. Préférant rester en Italie dans son bastion de Pérouse, le général des franciscains se fait passer pour malade et délégua à sa place les frères Modeste Custodio et Jean Fidanza. Prudent, le cardinal Orsini convainquit le pape de charger Ubertin de Casale de porter sa décrétale auprès du roi d'Aragon.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un neveu à la 22e génération de Jacques Duèze, Pape.
En effet,
Arnaud Duèze (2 liens de parenté)
sont en même temps
les parents de Jacques Duèze, Pape
des ancêtres à la 23e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né vers 1280 - Saverdun (09) Canté
Décédé le 25 avril 1342 - Avignon (84) , à l’âge de peut-être 62 ans
C’est à Canté, près de Saverdun, que serait né Jacques FOURNIER vers 1280. Sa mère était la sœur du pape Jean XXII. Il fut mis sous la protection de l’abbaye de Boulbonne toute proche (aujourd’hui entre Mazères et Cintegabelle) où il devint moine. Devenu docteur en Théologie à Paris, il succèda à on oncle, Arnaud Novel, nommé cardinal en 1311, comme abbé de Fontfroide. Nommé évêque de Pamiers en 1317 (jusqu’en 1326) par le pape Jean XXII, c’est à ce poste que Jacques FOURNIER est connu pour avoir fait comparaître 94 coupables devant le Tribunal d’Inquisition contre l’hérésie cathare et transcrire minutieusement leurs dépositions pour le bonheur des historiens (traduction par Jean Duvernoy) et qui sont toujours la base des études entreprises sur la philosophie du Catharisme.
« Cet homme connaît bien le pays et la langue, contrairement aux inquisiteurs pontificaux qui sont souvent des Français. Il cherche avant tout la conversion des pénitents et n’est pas tenté par la répression : les condamnations au « mur » sont nombreuses, les remises au bras séculier très rares et les peines sont souvent adoucies. Ses registres sont très minutieux et témoignent d’une grande conscience » (Catharisme et néocatharisme en terre d’Ariège » par Edouard de Laportalière.
C’est donc grâce à Jacques FOURNIER que la vie, les opinions de cette époque et le fait cathare (qu’il soit folklorique ou très pointu dans ses études) font de l’Ariège actuelle un symbole incontournable de cet épisode majeur, à l’origine religieux, mais aussi politique entre les pays d’Oil et d’Oc.
Nommé évêque de Mirepoix en 1326, il devint cardinal en 1327 et quitte donc son diocèse pour Avignon: on l’appellera le « cardinal blanc », parce qu’il ne voulut jamais quitter la robe blanche du cistercien (de l’abbaye de Boulbonne)
Le 20 décembre 1334, Jacques FOURNIER est élu 192éme pape sous le nom de Benoît XII. Il aurait alors dit : « Vous venez d’élire un âne ! ».
Connu pour être austère et intègre (contrairement àson oncle, Jean XXII, il refusa le népotisme), il se montra, politiquement, à l’écart des différentes mouvances qui le sollicitaient. Si Jacques FOURNIER reste un des symboles de la lutte contre les hérésies cathares, il convient de souligner qu’il fut l’un des deux grands bâtisseurs de la cité du Palais des Papes d’Avignon, « la plus belle et la plus forte maison du monde » selon Froissart. A l’origine, existait le palais épiscopal qu’occupait Jean XXII (sur le rocher des Doms). Dés son accession au pontificat, Benoît XII commença les travaux en 1335 de ce qui est appelé de nos jours le « Palais vieux », avec donjon (« la Tour des Anges »), appartements privés, remparts, cloître…. et une nouvelle chapelle à deux niveaux superposés. Il confia cette réalisation à un architecte de Mirepoix, Pierre POISSON. De même, il fit venir le peintre DOMENGE de Boulbonne pour les décorations des appartements pontificaux. De part son caractère, l’architecture y était sobre mais puissante. Son successeur, Clément VI, poursuivit les travaux, mais dans un style plus flamboyant. Ces bâtisses, bâties en moins de vingt ans, constituent le plus important palais gothique du monde.
Benoît XII mourut en Avignon le 25 avril 1342. L’on peut voir son tombeau (œuvre du XIVéme, qui selon les archives du Vatican, est attribuée à un imagier parisien, Jean LAVENIER) dans l’église ND des Doms à Avignon, jouxtant le « Palais vieux » qu’il fit construire par Pierre POISSON de Mirepoix.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 21e génération d'un cousin de Jacques Fournier, Cousin célèbre.
En effet,
Arnaud Duèze (2 liens de parenté)
sont en même temps
des grands-parents de Jacques Fournier, Cousin célèbre
des ancêtres à la 23e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1342-1352: Clément VI Roger 1291-1352 (198)
Clément VI
Cousin célèbre , Pape (198 ,Clément VI, 1342-1352)
Né en 1291 - Rosiers d'Egleton (19) Chateau de Maumont
Décédé le 6 décembre 1352 - Avignon (84) , à l’âge de 61 ans
Pape Clément V I
Né en 1291, successivement religieux de la Chaise-Dieu , prieur de Saint-Basle, près Nîmes ; abbé de Fécamp, de la Chaise-Dieu et évêque d'Arras en 1329 ; reçu garde des sceaux après la mort de Guillaume de Sainte-Maure, archevêque de Sens, puis de Rouen en 1330; créé cardinal en 1337, et enfin élu pape sous le nom de Clément VI, le 7 mai 1347, mort le 6 décembre 1352 à Avignon.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un neveu à la 20e génération de Pierre Roger, Cousin célèbre.
En effet,
Guillaume Roger Des Roziers, Seigneur De Rosiers d'Egletons (2 liens de parenté)
sont en même temps
les parents de Pierre Roger, Cousin célèbre
des ancêtres à la 21e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1352-1362: Innocent VI Aubert ca 1282-1362 (199)
Pape Innocent VI
Cousin célèbre , Pape (199 ,Innocent VI, 1352-1362)
Né vers 1282 - Les Monts-lez-Beyssac (19)
Décédé le 12 septembre 1362 - Avignon (84) , à l’âge de peut-être 80 ans
Evêque de Noyon et de Clermont, Pape
Innocent VI est né dans le hameau des Monts, diocèse de Limoges, dans la future commune de Beyssac, dans le sud du Limousin. Le père d'Étienne Aubert, Adhémar Aubert (1265-1303) a pour nom sur les documents, Ademarus Alberti de Pompador. Les Aubert rendent hommage à la seigneurie toute proche de Pompadour. Nous ne connaissons de sa famille aux origines obscures que le grand-père, déjà prénommé Étienne et encore vivant en 1273. Mais, la famille Aubert figure parmi les premiers bienfaiteurs de la Chartreuse de Glandier dès 1220. En 1352, Guillaume Aubert, neveu du pape, se porte acquéreur de la châtellenie et du château de Bré, près de Lubersac, sur la commune de Coussac-Bonneval en Haute-Vienne.
Étienne est toutefois issu d'une famille suffisamment aisée pour lui permettre de recevoir une formation de juriste. Il obtient un doctorat en droit canonique à la faculté de Toulouse et enseigne le droit civil dans cette faculté1. Ce futur pape est tout d'abord avocat à Limoges, puis devient juge-mage, en la sénéchaussée de Toulouse.
Le futur pape Innocent VI est successivement archidiacre de Cambrai, de Brabant et de Sauvigny en Bourbonnais, archiprêtre de Laurac, dans le Lauragais et prieur de Rouvignac, en Languedoc2. Étienne est promu à l'évêché de Noyon, le 23 janvier 1338. Jean-Pierre Besse précise dans son livre Chantilly et Noyon : Si le passage du futur pape Innocent VI sur le siège épiscopal de Noyon fut bref, il n'en honora pas moins grandement le diocèse de saint Éloi. Deux ans plus tard en 1340, il est appelé au siège de l'évêché de Clermont d'Auvergne. C'est un homme digne, vivant simplement, un homme de vie intérieure. Il considère que la tâche des évêques est de s'élever sur la montagne de la contemplation après s'être exercé sur le terrain de l'action2. Le futur pape Innocent VI est aussi conseiller du roi Philippe VI de France et Pair de France, puis nommé deux ans plus tard cardinal-évêque d'Ostie
Innocent VI est pape de 1352 à 1362. Il succède à Clément VI. Il est élu le 18 décembre 1352 et siège comme son prédécesseur à Avignon. Il mène une politique d'économie après les fastes de son prédécesseur et de la cour pontificale. Entre autres réformes, il ordonne à tous les prélats et autres bénéficiers de se retirer chacun dans leurs bénéfices et d'y résider sous peine d'excommunication.
Ce pape veut lever des décimes en France, mais cela lui est refusé. Le royaume de France, désolé par les guerres malheureuses avec les Anglais, est bien loin de pouvoir fournir des sommes d'argent importantes. Il en fait autant en Allemagne et donna des dispenses à ses légats pour accorder des bénéfices, moyennant finances, aux prêtres, évêques ou autres prélats3. C'est un grand réformateur mais souvent brutal : il rappelle les ordres religieux à l'observation de leurs règles, brise les résistances en recourant à la force, emprisonne et condamne au bûcher pour venir à bout des fidèles observants des préceptes du Poverello d'Assise et des Béguins qui vénèrent la mémoire de leur inspirateur, Pierre de Jean Olivi. On raconte même que les bûchers sont si nombreux en Languedoc, Provence et Italie que sainte Brigitte de Suède blâme sévèrement Innocent VI.
Le souverain germanique Charles IV du Saint-Empire n'a pour but que de se faire couronner roi des Romains (rex romanorum), il passe en Italie et va droit à Rome, où Innocent VI fait trouver deux cardinaux pour lui poser la couronne impériale, mais à condition qu'il ne fasse aucun acte de souverain à Rome, sans le Conseil du pape, et qu'il ne fasse que passer dans la ville et en Italie. En effet, Charles obéit ponctuellement prend la route par la Toscane et la Lombardie, se fait couronner le 11 juillet 1346, puis retourne aussitôt en Allemagne, où il va cacher l'humiliation de ce couronnement et de ses promesses3. L'humaniste italien Pétrarque en marque toute son indignation dans une lettre qu'il écrit à Nérico Furli, son ami. Écrivant à l'empereur Charles IV du Saint-Empire lui-même, il lui dit : Je ne sais ce que tu as promis par serment au pape qui t'a fermé le chemin de Rome. Tu fuis comme si tu avais volé le diadème rapto diademate. Sur quoi, il s'écrie : O infamie ! ô traité honteux ! ...3. Innocent VI fonde la chartreuse Notre-Dame-du-val-de-Bénédiction à Villeneuve-les-Avignon en 13565. Mais, en 1358, il est même obligé de vendre argenterie et bijoux personnels pour permettre à l'Église de survivre. Il tente de ramener la papauté à Rome, et pour cela, il envoie le cardinal Gil Álvarez Carrillo de Albornoz, archevêque de Tolède, en Italie, afin de pacifier les États pontificaux, ce qu'il fait brillamment. Il essaie de recouvrer le patrimoine de l'Église en Italie, mais malgré les efforts de son légat le cardinal Albornoz, il échoue en partie. Il vit en assez bon accord avec les puissances temporelles. Cependant le portrait que Pierre Ozarius en a laissé dans sa Chronique, n'est point fort avantageux. On lui reproche comme à Clément VI d'avoir trop favorisé ses parents1, mais avec cette différence que les siens lui font honneur et qu'il n'en fut pas de même de ceux de Clément VI.
Innocent VI a d'ailleurs toutes les qualités d'un bon pape. C'est aussi un homme ami des lettres et des lettrés, de mœurs régulières et économe dans sa maison, qualités assez rares parmi les pontifes de cette époque. C'est aussi un ami de la justice, plein de charité6. Les malheurs de la France excitent vivement sa sensibilité. Il la cache si peu que les Anglais après la bataille de Poitiers en font des plaisanteries. Le père Berthier cite que celle-ci n'est, selon lui, ni spirituelle ni décente : Le pape, disent-ils, est devenu français, mais Jésus-Christ est tout Anglais...6. Il est néanmoins pour beaucoup dans la signature du traité de Brétigny, signé le 8 mai 1360, près de Chartres), entre Édouard III d'Angleterre et Jean II le Bon. Cet accord permet une trêve de neuf ans dans la guerre de Cent Ans. En dehors des préoccupations françaises et romaines, Innocent doit faire face à la menace des grandes compagnies, dans le sud du royaume, et plus particulièrement en Languedoc. C'est pour cette raison qu'il fait fortifier Avignon d'une enceinte, toujours visible de nos jours1. En décembre 1360, la Compagnie des Tard-venus, prend Pont-Saint-Esprit situé à une cinquantaine de km au nord d'Avignon. Le pape négocie encore leur départ à prix d'or. Il a fondé à Toulouse pour vingt quatre boursiers le collège de Saint-Martial. Il accorda à la faculté de théologie de cette ville tous les privilèges dont jouissait l'université de Paris sujet de jalousie pour celle-ci qui tâcha de s'y opposer en disant que jusqu'alors les papes n'avaient égalé aucune université à celle de Paris.
Innocent VI meurt le 12 septembre 1362, à Avignon, et est inhumé en la Chartreuse Notre-Dame-du-Val-de-Bénédiction à Villeneuve-les-Avignon8. Ses obsèques sont célébrées avec plus de pompe que celles de son prédécesseur. Mais le cérémonial ne change point. Elles durent neuf jours, le temps de la neuvaine, selon l'usage établi. Le corps commence d'abord par être exposé durant deux jours, du 12 au 14 septembre, dans la grande chapelle du palais des papes à Avignon ; il y est veillé la nuit par une garde d'honneur et dans la journée des prêtres célèbrent des messes pour le repos de l'âme du pape défunt. Le 14, le cercueil est alors transporté à la cathédrale Notre-Dame des Doms d'Avignon ; à dater de ce jour commence la neuvaine. Le 22 septembre ont lieu les funérailles solennelles pour le transport du cercueil de Notre-Dame des Doms à la chartreuse Notre-Dame-du-val-de-Bénédiction à Villeneuve-lez-Avignon : c'est là en effet que Innocent VI avait demandé à être inhumé, et dès le mois de décembre 1361 il avait chargé Bertrand Nogayrol, son architecte, de lui édifier un monument et un mausolée qui avait été placé dans la chapelle de la Sainte-Trinité. Pour ces obsèques ont lieu les mêmes distributions d'argent que pour son prédécesseur, aux ordres mendiants et aux hôpitaux, de robes noires aux fonctionnaires pontificaux. La décoration semble avoir été la même, puisque nous trouvons les mêmes achats de drap cendal (de soie) blanc, rouge et noir, mais nous ne pouvons savoir en quoi elle consistait. Elle devait pourtant être assez riche, puisque les frais furent supérieurs à ceux des obsèques de Clément VI.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un neveu à la 21e génération d'Etienne Aubert, Cousin célèbre.
En effet,
Adhémar Aubert, Seigneur Des Monts de Bessac (6 liens de parenté)
sont en même temps
les parents d'Etienne Aubert, Cousin célèbre
des ancêtres à la 22e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1362-1370: Urbain V De Grimoard 1309-1370 (200)
Pape Urbain V
Pape (200 ,Urbain V, 1362-1370), Cousin célèbre
Né en 1309 - Floirac (46)
Décédé le 19 décembre 1370 - Avignon (84) , à l’âge de 61 ans
Pape Urbain V
Guillaume de Grimoard, pape sous le nom d'Urbain V, né en 1309, élu le 6 novembre 1362, mort le 19 décembre 1370. En 1363, Urbain V obtint du roi Jean, pour les tenanciers de sa famille, le privilège d'exemption de tous les impôts royaux. Ce très rare privilège fut renouvelé en juillet 1367 et, à la suite, à onze reprises, jusqu'en 1611
A la surprise de tous, le conclave des cardinaux, divisé, se résout à élire un pape hors du Sacré Collège. L'élu est Guillaume Grimoard, abbé de Saint Victor de Marseille Il jouit d'une réputation irréprochable, il est considéré par beaucoup comme un saint homme. De famille noble originaire de Lozère, Guillaume est un brillant serviteur de l'Eglise, il a entreprit pour Clément VI et Innocent VI des missions délicates en Italie. Il choisit le nom d'Urbain V, en référence à la ville de Rome (Urbs est le surnom de Rome, il signifie "la Ville" en latin).
Le pape s'attelle à la lourde tâche de réformer les moeurs de l'Eglise. La reine de Naples et le roi de France Jean lui demandent conseil et assistance. Il tente de mettre en place avec ce dernier une croisade avortée à la mort du roi.
Le pape Urbain V veut débarrasser la Provence des Grandes Compagnies. Il parvient à les envoyer se battre en Espagne, mais doit acquitter à leur chef Bertand du Guesclin une somme considérable
En septembre 1366, Urbain V décide de revenir à Rome, au grand regret des français et des avignonnais. Il quitte Avignon le 30 avril 1367 et entre dans Rome en liesse le 16 octobre suivant. La joie du retour dure peu de temps. Les cardinaux français et italiens se déchirent, l'insécurité se propage, Pérouse se révolte, Bernabo Visconti de Milan pille la Toscane. Urbain V, isolé dans Rome, décide de retourner en Avignon en septembre 1370 où il meurt en décembre.
Durant son pontificat, l'oeuvre et le caractère d'Urbain V font l'unanimité. Son courageux retour à Rome est avorté mais le retour du souverain pontife dans la ville eternelle ne sera qu'une question de temps.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 17e génération d'un cousin au 8e degré de Guillaume De Grimoard, Pape.
En effet,
Thiébaud De Beaumont Bressuire (2 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 8e génération de Guillaume De Grimoard, Pape
des ancêtres à la 25e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1370-1378: Grégoire XI Roger De Beaufort 1329-1378 (201)
Cousin par Roger de Beaufort 2013908 De Chambon 2013909
Cousin célèbre , Pape (201 ,Grégoire XI, 1370-1378)
Né en 1329 - Egletons (19)
Décédé le 26 mars 1378 - Avignon (84) , à l’âge de 49 ans
Pape Grégoire X I
Neveu de Clément VI, il veut avant tout promouvoir la croisade qui arrêtera les infidèles. Aussi veut-il ramener la papauté à Rome, plus propice à son projet. Il annonce son départ pour le début de 1375, mais, possédant peu d'argent pour entamer son voyage et espérant, lui aussi, mettre un terme à la guerre entre la France et l'Angleterre, il retarde son départ. La déception est si grande en Italie que les états pontificaux se révoltent. Finalement, le 2 octobre 1376, il quitte Marseille. Après une traversée terrible et un voyage difficile, il arrive à Rome le 17 janvier de l'année suivante, épuisé par ce périple et supportant mal les rigueurs climatiques il meurt au Vatican le 27 mars 1378.
Dernier pape d'Avignon et dernier pape français, élu le 30 décembre 1370 en Avignon. Son pontificat fut marqué dès le début par la révolte de Florence qui entraîna bientôt toute l'Italie à s'insurger. Grégoire réagit brutalement, avec le concours de mercenaires bretons, portant à son paroxysme la haine des Italiens contre la papauté. C'est alors que survint une moniale de 25 ans, x x, entrée à 17 ans chez les Dominicaines. Par ses lettres et ses démarches, elle s'interposa, faisant même le voyage d'Avignon en 1376. Avec une franchise sans détours, elle précisa devant le pape les torts réciproques : ceux des révoltés de Florence comme ceux de la répression. La vérité ébranla le pontife qui quitta Avignon le 13 septembre 1376 pour regagner Rome par Marseille. Il était temps, sinon il aurait perdu toute autorité en Italie, mais l'ordre était loin d'être revenu. Vis-à-vis de Florence, Grégoire XI resta inflexible et fit en sorte de la couper du reste du pays. Catherine de Sienne essaya encore d'amener le pape à des réformes d'urgence. Mais le pontife resta sourd à ses appels, préférant écouter ceux qui lui conseillaient de retourner en Avignon. Mais c'est à Rome qu'il expira, taraudé par le remords pour n'avoir pas réformé l'Eglise, et atterré par la prévision des drames que sa succession allait susciter.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un neveu à la 19e génération de Pierre Roger De Beaufort, Cousin célèbre.
En effet,
Guillaume Roger De Beaufort, Vicomte de Beaufort (2 liens de parenté)
sont en même temps
les parents de Pierre Roger De Beaufort, Cousin célèbre
des ancêtres à la 20e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né en 1368 - Genazzano (Italie)
Décédé le 20 février 1431 - Rome (Italie) , à l’âge de 63 ans
Pape Martin V
Après la déchéance de Jean XXIII, condamné à la prison à vie, pour piraterie, débauche et simonie, le 29 mai 1415, puis l'abdication de Grégoire XII et l'entêtement de Benoît XIII sur son rocher en Aragon, où il continua à mener une sorte de papauté d'opérette, le Concile de Constance se préoccupa d'élire enfin un pape, un seul. Le 11 novembre 1417, jour de la Saint-Martin, le fils naturel du cardinal Agapito Colonna, Oddone, fut élu sous le nom de Martin V. Son élection mettait fin au Grand Schisme d'Occident.
Celui-ci aurait duré encore si le Concile de Constance ne s'était arrogé le droit d'obliger trois papes à démissionner et de déposer formellement les deux qui s'y refusaient. D'où le nom de "Conciliarisme", refusé en principe jusqu'à aujourd'hui par la papauté, selon lequel le concile est au-dessus du pontife ! La papauté s'était disqualifiée durant tant de siècles que la chrétienté se demandait à bon droit si elle serait jamais capable de réformer l'Église catholique.
Le pape entra à Rome le 18 septembre 1420, après avoir flâné en route, à Mantoue, puis à Florence. La Ville Éternelle n'était plus guère qu'un gros village, sans la moindre vie culturelle. Ses églises étaient en ruines. Martin V s'attela à tout reconstruire, avec les meilleurs artistes de son temps : Gentile da Fabriano, Masaccio, Lorenzo Ghiberti, et bien d'autres ; cela rendit un certain prestige à la papauté.
Martin V mena un pontificat d'une simplicité exemplaire. Une ombre pourtant au tableau : son népotisme ; il ne cessa d'enrichir sa famille avec les biens de l'Église catholique jusqu'à ce qu'une attaque d'apoplexie vint mettre un terme, le 20 février 1431, à cette scandaleuse générosité. Martin était alors en train de préparer le Concile de Bâle. Celui-ci ne serait qu'un âpre duel entre les "conciliaristes" et Eugène IV le successeur de Martin V.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 16e génération d'un cousin au 14e degré d'Oddone Colonna, Cousin célèbre.
En effet,
Boniface De Spolète, Margrave De Spolète (2 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 14e génération d'Oddone Colonna, Cousin célèbre
des ancêtres à la 30e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1455-1458: Calixte I I I Borgia 1378-1458 (209)
Pape Calixte I I I
Cousin célèbre , Pape (209 ,Calixte I I I, 1455-1458)
Né le 31 décembre 1378 - Canals (Espagne)
Décédé le 6 août 1458 - Rome (Italie) , à l’âge de 79 ans
Pape
Calixte III (Alfons de Borja i Llançol, plus connu sous le nom de Alfonso Borgia) (né à Canals dans le royaume de Valence) le 31 décembre 1378, mort le 6 août 1458 à Rome) est un cardinal espagnol du xve siècle, évêque de Valence, élu pape le 8 avril 1455 et couronné le 20. Candidat de compromis, âgé, il est généralement jugé comme faible, en particulier à cause de son népotisme.
Alfonso est le fils de Domingo de Borja et de Francina Llançol. Il fait ses études à l'université de Lérida où il étudie le droit canon avant de devenir un professeur reconnu notamment pour son éloquence. En 1429 il reçoit l'évêché de Valence alors qu'il n'est que prêtre. Il est remarqué par Alphonse V d'Aragon pour son tact et son habileté diplomatique, il prend part au concile de Bâle-Ferrare-Florence-Rome. Alphonse en fait son secrétaire et son conseiller. Il accompagne Alphonse V lors de la conquête de Naples en 14421. Il est fait cardinal par Eugène IV en 1444 : c'est à cette occasion qu'Alonso de Borja voit son nom latinisé en Borgia par la bulle du pape Martin V
Le conclave réuni en séance ne parvient pas en trois tours de scrutin à élire un pape en raison de l'opposition des Colonna et des Orsini3. Le choix se porte « par accession » - par ralliements successifs - sur un candidat neutre et vieux, et Alfonso Borja alors âgé de 77 ans est le candidat idéal. L'élection ne suscite aucun enthousiasme auprès des Italiens qui voient d'un mauvais œil un valencien accéder au poste suprême.
Le projet principal de son pontificat est la lutte contre les Ottomans, qui après la chute de Constantinople, avancent dans les Balkans. Dans le but de lever une croisade, il fait plusieurs gestes en direction des rois occidentaux. Il autorise dans la bulle Inter Caetera le Portugal à asservir des infidèles ce qui permet implicitement l'esclavage des noirs qu'avait interdit le pape Eugène IV dans la bulle Sicut Dudum de 1435. Lors de son pontificat, Calixte III donna les pouvoirs à une commission ecclésiastique afin qu'elle révise le procès de Jeanne d'Arc. Le jugement solennel qui intervint le 7 juillet 1456 déclara qu'elle était morte martyre pour la défense de sa religion, de sa patrie et de son roi. Calixte ne la canonisa pas ; mais il autorisa les expiations religieuses qui eurent lieu à Rouen sur son tombeau. D'après la légende, la Vierge Marie lui serait apparue au début de l'année 1450 pour lui demander de porter assistance aux habitants de Sienne touchés par la peste. Une peinture de Sano di Pietro, réalisée vers 1456-60, montre cette apparition. Ce fut apparemment l'un des rares papes à avoir eu une vision de Marie. Il finance le Hongrois Jean Hunyadi dans son combat contre les Ottomans, en vendant une partie des bijoux pontificaux. Le 29 juin 1456 il lance un appel à la croisade, accompagné d'un ordre de faire sonner toutes les cloches de la chrétienté à midi. Cette volée de cloches est associée à la victoire sur les Ottomans qui assiégeaient Belgrade, dont le siège est levé le 22 juillet. La victoire est célébrée lors de la fête de la Transfiguration le 6 août. Une légende posthume4 rapporte qu'il aurait excommunié la comète de Halley parce qu'on la considérait comme un mauvais présage pour les assiégés. Toutefois, il échoue à mobiliser les princes chrétiens. On reproche surtout son népotisme en faveur de sa famille, les Borgia, népotisme qu'il pratique avant tout pour s'entourer d'hommes de confiance2. Il a un enfant naturel, François, cardinal et archevêque de Cosenza et évêque de Teano et de Chieti, mort en 1511. Il fait de deux de ses neveux des cardinaux dont Rodrigo, futur pape.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 17e génération d'un cousin au 9e degré de Calixte Borgia, Cousin célèbre.
En effet,
Mathilde De Hauteville (2 liens de parenté)
est en même temps
une ancêtre à la 9e génération de Calixte Borgia, Cousin célèbre
une ancêtre à la 26e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né en 1432 - Gènes (Italie)
Décédé le 23 juillet 1492 - Rome (Italie) , à l’âge de 60 ans
Pape Innocent VIII
La mort de Sixte IV à peine connue, à Rome, ce fut l'enfer. La haine accumulée par tant d'années de cette dictature d'usuriers se déchaîna en une vague de troubles qui empêchèrent le conclave de se réunir. Les marchandages les plus éhontés entre Rodrigo de Borgia et le neveu de Sixte IV, Guiliano della Rovere, préludèrent aux votes. On se promit mutuellement palais, titres, revenus. Finalement ce fut un autre qui fut élu, le cardinal Giovanni Battista Cibo, le 29 août 1484, sous le nom de Innocent VIII.
Avant sa prêtrise, Innocent VIII avait eu plusieurs enfants naturels dont il ne reconnut que deux. Franceschetto fut marié en grande pompe à Madeleine de Medicis, la fille de Laurent le Magnifique. L'enfant de sa fille Theodorina, Battistina fut mariée à Louis d'Aragon, roi de Naples. Pour remercier Laurent le Magnifique, le pape nomma son fils Giovanni, âgé de 13 ans, cardinal. Celui-ci sera plus tard Léon X.
Innocent VIII recourut aussi, comme Sixte IV, à la vente des charges aux plus offrants. Il se monta une officine de faussaires qui réalisait des profits avec la fabrication et la vente de prétendues Bulles pontificales. Avec de tels collaborateurs qui le manipulaient, le pape fut entraîné dans une guerre à propos de Naples et une croisade contre les Turcs.
Plus grave encore, il cautionna "la chasse aux sorcières" dans la Bulle "Summis desiderantes affectibus" qui prévoyait toutes les tortures à appliquer aux malheureuses, accusées de commerce avec le diable. Innocent VIII aurait mieux fait d'écouter le penseur Pic de La Mirandole qui suggérait de faire un discours sur la dignité de la personne humaine. Innocent VIII y mit son veto et condamna les thèses de ce brillant esprit.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 20e génération d'une cousine au 8e degré de Giovanni Battista Cibo, Cousin célèbre.
En effet,
Tedisio Fieschi (2 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 8e génération de Giovanni Battista Cibo, Cousin célèbre
un ancêtre à la 28e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1492-1503: Alexandre VI Borgia 1431-1503 (214)
Pape Alexandre V I
Cousin célèbre , Pape (214 ,Alexandre VI, 1492-1503)
Né le 1er janvier 1431 - Xativa (Espagne)
Décédé le 18 août 1503 - Rome (Italie) , à l’âge de 72 ans
Pape
Rodrigo de Borja, né Roderic Llançol i de Borja le 1er janvier 1431 à Xàtiva (Royaume de Valence, couronne d'Aragon), mort le 18 août 1503, devenu Rodrigo Borgia après son arrivée en Italie, fut pape sous le nom d’Alexandre VI de 1492 à 1503.
Issu d'une famille noble installée dans le royaume de Valence après que celle-ci eut participé à sa Reconquista, Rodrigo de Borja est le neveu et fils adoptif du pape Calixte III (Alphonse de Borja). Il fut le père de six enfants reconnus. Le pape le fait venir en Italie, lui donne la meilleure éducation avec l'humaniste Gaspard de Vérone. Il obtient son doctorat en droit civil et canonique à Bologne
En 1456, âgé de vingt-cinq ans, il est nommé archevêque titulaire de Valence et créé cardinal par son oncle au grand scandale du Sacré Collège puis, l'année suivante, fait vice-chancelier de l'Église romaine (le poste le plus élevé du Saint-Siège, après le pape, puisqu'il n'y avait pas de chancelier) ; il le restera jusqu'à son élévation au souverain pontificat. En 1468, douze ans plus tard, il est ordonné prêtre. Le 11 août 1492, il est élu pape à la majorité canonique des deux tiers des cardinaux réunis en conclave. Il n'est pas improbable qu'il ait acheté certains votes. Il est couronné le 26 août de la même année. En tant que pape, il prend le nom d'Alexandre VI, alors qu'Alexandre V, pape de Pise, est aujourd'hui considéré comme un antipape, ce qui crée un hiatus dans la liste officielle des souverains pontifes.
Un des témoins les plus crédibles de la conduite scandaleuse du pape Alexandre Borgia est Johann Burchard (ou Jean Burckhardt), de Strasbourg. Ce prélat, maître des cérémonies de la cour pontificale, tint de 1483 à 1508 un journal très précis, jour par jour, parfois même heure par heure, de tous les événements qui se déroulèrent au Vatican2. En 1470, alors qu'il a déjà été ordonné prêtre, Rodrigo Borgia fait la connaissance de Vannozza Cattanei, jeune patricienne romaine, qui lui donnera quatre enfants (Jean ou Juan, César, Lucrèce, et Geoffroi ou Joffre). En 1489, nouvelle liaison avec la jeune et jolie Giulia Farnèse qui n'a que 15 ans. Rodrigo Borgia a alors 58 ans. De leur union naîtra une fille, Laura, qui sera présentée comme l'enfant légitime d'Orso Orsini, époux officiel de Giulia Farnèse. Il avait déjà eu un fils Pedro-Luis de Borja légitimé par Sixte IV. En 1494, un parti de prélats à la tête duquel se trouve Giuliano Della Rovere, le futur pape Jules II, tente de faire déposer ce pontife qu'ils accusent, non sans raisons, de simonie et de corruption de toute sorte. Sa vie privée fait aussi scandale : Francesco Guicciardini rapporte un épisode au cours duquel le pape attire au Château Saint-Ange le jeune et beau Astorre Manfredi, seigneur de Faenza, qu'il viole et fait jeter dans le Tibre3. Mais il pourrait également s'agir de César Borgia qui tenait prisonniers les deux frères Manfredi. Alexandre VI s’est rendu célèbre par la fameuse orgie du 31 octobre 1501 pendant laquelle ses convives ont été invités à faire preuve de la plus grande virilité auprès d’une cinquantaine de danseuses dévêtues. La compétition a été arbitrée par les propres enfants d’Alexandre VI, ce qui déclencha l'un des plus grands scandales de la chrétienté. Quoi qu'il en soit, le népotisme et les scandales n'en continuent pas moins au Saint-Siège, et ce malgré les remontrances du frère Jérôme Savonarole1. Sans scrupules, ni remords, Alexandre VI fait face : Savonarole est arrêté, torturé et exécuté le 23 mai 1498. Selon Jean Burckhart, témoin muet, mais indigné, la débauche du pape Alexandre et de sa progéniture atteint son paroxysme en cette nuit orgiaque du 31 octobre 1501 avec l'évocation de la danse de cinquante prostituées entièrement nues et d'un concours arbitré par César et Lucrèce pour évaluer et récompenser les prouesses de virilité des assistants. Les dépêches envoyées aux cours d'Europe par leurs ambassadeurs et figurant dans de nombreuses archives diplomatiques confirment l'incroyable témoignage du Père Burckhardt. On comprend dès lors pourquoi tant de récits faisant référence à des pactes avec le Diable ont pu circuler à la mort d'Alexandre VI.
Avec la mort en 1492 de Laurent le Magnifique, le garant de la paix de Lodi disparaît et Jérôme Savonarole prophétise qu'un pape débauché va s'asseoir sur le trône de Pierre. Le 6 juin 1494, par le traité de Tordesillas, conclu entre les rois catholiques et Jean II de Portugal, le pape divise le Nouveau Monde en attribuant le Brésil au Portugal et le reste de l'Amérique latine à l'Espagne, les autres nations ayant été écartées. Cette décision ne sera pas sans conséquences lorsque éclatera la Réforme. Pour Alexandre VI, cet arbitrage doit affirmer l'autorité papale face aux puissances. En 1495, pour lutter contre la présence française en Italie, il forme avec Milan, Venise, l'empereur Maximilien et les rois catholiques d'Espagne la Ligue de Venise qui connut une lourde défaite à la bataille de Fornoue, remportée par Charles VIII grâce à la supériorité de son artillerie. César Borgia, fait duc de Valentinois par Louis XII, prototype du Prince de Machiavel, conquerra néanmoins la Romagne, puis Urbino et Camerino. Dépouillant les unes après les autres les grandes familles romaines, les Colonna, les Savelli, les Caëtani, les Orsini, il ne vise rien moins que la royauté sur l'Italie. Pour mener toutes ces guerres il faut de l'argent. L'année 1500 proclamée année sainte par le souverain pontife, va renforcer les finances avec les revenus du pèlerinage. Quant à la vente du chapeau de cardinal, elle rapporte de gros revenus au pape et à ses bâtards. « Offrir la pourpre à un candidat rapportait gros. L'assassiner ensuite encore davantage, tous les biens d'un cardinal revenant de droit au pape. Enfin, il y avait l'apport régulier des indulgences »
Aimant s'entourer d'œuvres d'art et d'objets précieux, Alexandre VI fut un mécène généreux ; il protégea les artistes (Pinturicchio, notamment, à qui il commande le célèbre décor des appartements Borgia, au Vatican) et montra de grandes capacités dans la remise en ordre de l'administration de l'Église.
Plusieurs hypothèses entourent la mort du pape Alexandre VI. En effet, le 6 août 1503, il aurait dîné avec son fils César chez le cardinal Adriano da Corneto. Tous deux furent pris par la fièvre. La première hypothèse accorde ce mal à la malaria, très présente à Rome à cette époque. L'autre hypothèse est que le pape aurait voulu se débarrasser de certains de ses ennemis. Il aurait lui-même empoisonné le vin et serait donc tombé dans son propre piège. Cependant, on peut se référer au témoignage de Johann Burchard, qui organisa un certain nombre de cérémonies de 1483 à sa mort en 1503. Les responsabilités de Burchard étaient de surveiller l'application du protocole et des procédures lors des cérémonies officielles. Il tint un journal détaillé de ses expériences et nous donne, en même temps, un aperçu du règne des Borgia. Il était présent lors de la mort d'Alexandre VI. Il témoigne : « Le samedi matin, le 12 août, le pape se sentit mal, et à 3 heures de l'après-midi il devint fiévreux. […] Tôt le 17 août, on lui donna des médicaments mais son état empira et à 6 heures le lendemain matin, il fit ses dernières confessions à Don Pietro Gamboa, l'évêque de Carinola, qui a ensuite célébré la messe en présence de Sa Sainteté. Après s'être communié, il donna au pape l'hostie et continua la messe. Le service était suivi par cinq autres évêques : Serra, Francesco Borgia, Giovanni Castelar, Casanova et Loris de Constantinople, à qui sa Sainteté déclara qu'il était tombé malade. À la dernière heure, l'évêque de Carinola lui donna l'extrême-onction et il mourut en présence de l'évêque, des cardinaux et serviteurs qui étaient là. Son corps avait tellement enflé qu'on ne put le mettre dans le cercueil qu'on lui destinait. On le roula ainsi provisoirement dans un tapis, pendant que ses appartements furent livrés au pillage. »
Alexandre VI laisse dans la chrétienté un grave malaise qui s'amplifiera avec les années. Même parmi les historiens chrétiens, il ne trouva pas de véritable défenseur. Le nom de Borgia, notamment par la vie de son fils César qui a inspiré Le prince de Machiavel, est devenu synonyme d'ambition et d'absence de scrupules5. Rome, sous le pape Alexandre VI, ne connaît ni loi, ni divinité ; [mais] l'or, la violence et l'empire de Vénus
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 13e génération d'un cousin au 9e degré de l’épouse de Rodrigue Borgia, Cousin célèbre.
En effet,
Elzéar De Sabran (2 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 9e génération de l’épouse de Rodrigue Borgia, Cousin célèbre
des ancêtres à la 22e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né le 11 décembre 1475 - Florence (Italie)
Décédé le 1er décembre 1521 - Rome (Italie) , à l’âge de 45 ans
Pape Léon X
Jean de Médicis, né à Florence (Italie), 2e fils de Laurent le Magnifique. Enfant, il eut pour précepteurs des humanistes de premier plan. Il étudia la théologie et le droit canonique à Pise. Il fut créé cardinal diacre à 13 ans par Innocent VIII. A 17 ans, il devint membre du Sacré Collège à Rome. Mais retourna bientôt à Florence. Il voyagea en France, en Allemagne, en Hollande, où il fit la connaissance d'Érasme. En 1512, il put rétablir la domination des Médicis sur Florence, dont il demeura le véritable souverain jusqu'au conclave qui l'élut pape, et même pendant son pontificat. A la mort de Jules II, âgé de 37 ans, il fut élu pape rapidement et sans simonie. Prince raffiné de la Renaissance, Léon était un politicien sans scrupules, d'un népotisme invétéré. Il négocia avec François 1er roi de France (1515-1547) un concordat, avec des concessions sans précédents, qui fut difficilement accepté par la Curie, mais n'en resta pas moins en vigueur jusqu'à la Révolution: le roi était autorisé à nommer à toutes les charges ecclésiastiques majeures, seuls les bénéfices mineurs étant réservés au pape. Le roi, pour sa part, abrogea enfin la Pragmatique Sanction de Bourges. Sa politique se manifesta sous un jour plus tortueux lorsque, en 1517, il retourna la situation au dépens de quelques cardinaux qui complotaient contre lui, en faisant exécuter leur chef Alfonso Petrucci et en emprisonnant plusieurs autres. Il composa alors un Sacré Collège favorable en créant 31 nouveaux cardinaux. Il n'accepta l'élection du Habsbourg Charles 1er d'Espagne (Charles V 1519-1556) que lorsque son accession devint inévitable. En 1521, le pape conclut avec lui une alliance contre la France. Engagé par serment au conclave de poursuivre le 5e Concile du Latran (1512-1317), il ouvrit dûment la 6e Session le 27 avril 1513. Et le clôtura le 16 mars 1517, après avoir décrété une croisade contre les Turcs, qui ne vit jamais le jour. Lorsque le dominicain Jean Tetzel ((1465-1519) se mit à prêcher en Allemagne les indulgences pour récolter des fonds pour la construction du nouveau Saint-Pierre de Rome, le moine augustin Martin Luther (1483-1546) réagit en affichant les 95 thèses de protestation sur la porte de l'église de Wittenberg. Après des débats sans succès, Léon promulgua la bulle Exurge Domine (15 juin 1520) condamnant Luther. Lorsque celui-ci brûla publiquement le document, Léon l'excommunia par la bulle Decet romanum pontificem. Le 11 octobre 1521, le pape conféra le titre de Défenseur de la foi à Henri VIII d'Angleterre pour l'ouvrage où il défendait les sept sacrements contre Luther. Ni lui ni la Curie n'apprécièrent le moindre du monde l'importance de la révolution en cours dans l'Église. Le pape mourut subitement de malaria.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 13e génération d'une cousine au 10e degré de Jean De Médicis, Cousin célèbre.
En effet,
Isabelle D'Angoulème, Comtesse d'Angoulème (2 liens de parenté)
est en même temps
une ancêtre à la 10e génération de Jean De Médicis, Cousin célèbre
une ancêtre à la 23e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1534-1549: Paul III Farnèse 1468-1549 (220)
Pape Paul III
Cousin célèbre , Pape (220 ,Paul III, 1534-1549)
Né le 29 février 1468 - Canino (Italie)
Décédé le 10 novembre 1549 - Rome (Italie) , à l’âge de 81 ans
Pape, Evèque de Vence et de Saint Pons de Thomières
Alexandre Farnese est né à Rome le 29 Février 1468. Il est issu de cette grande famille aristocratique Romaine qui va laisser une marque profonde dans la vie Italienne. Dès son jeune âge, Alexandre a la chance de poursuivre les meilleures études. C'est un jeune homme brillant, doué pour les études et tout particulièrement pour les lettres classiques. Ces qualités liées à une haute naissance en font un candidat évident aux plus hauts postes de la hiérarchie ecclésiastique et pontificale. Le 20 Septembre 1493, alors âgé de 25 ans, il est nommé cardinal-diacre par le Pape Alexandre VI. Au cours de sa carrière, il va cumuler des bénéfices ecclésiastiques considérables : c'est ainsi qu'il est nommé à l'évêché de Saint-Pons en 1514. Il n'exerce pas ses fonctions et se contente de percevoir les revenus de son évêché, laissant à son coadjuteur Nicolas Melchioris le soin de diriger les affaires du diocèse (il ne se rendra jamais à Saint-Pons). L'évêché de Saint-Pons n'est qu'un bénéfice parmi d'autres revenus, qu'il va dépenser sans compter pour le plus grand bonheur des artistes de l'époque.
Durant quarante ans, il porte la pourpre cardinale, avant de devenir doyen du Sacré Collège .
Le successeur de Clément VII eut le mérite de rendre à la papauté un début de crédibilité, en observant une neutralité stricte entre François Ier et Charles Quint. Paul III eut aussi le mérite d'assumer les risques d'un concile et d'amorcer la Réforme Catholique.
Aussi licencieux que beaucoup de hauts prélats de la Renaissance, il avait eu de nombreux enfants dont il en légitima trois ; l'aîné des fils Pier-Luigi avait tout d'un César Borgia. Son népotisme lui fera nommer cardinaux trois de ses neveux âgés de 14 à 18 ans.
Le pape imposa d'entrée de jeu son programme : lutte contre l'hérésie, convocation d'un concile, retour à la paix, croisade contre les Turcs. Le concile tant attendu s'ouvrit à Trente le 13 décembre 1545, après qu'eut été créée une institution nommée "Congrégation de l'Inquisition romaine et universelle", puis "Sacrée Congrégation du Saint-Office", enfin, plus simplement "Congrégation de la Foi". Le Concile travailla durant 18 ans, les débuts furent laborieux. Nombre d'ordres religieux virent le jour, dont la Compagnie de Jésus.
Paul III mourut, le 10 novembre 1579, après avoir confessé publiquement son népotisme. En soutenant les nouveaux ordres, comme les Jésuites, en convoquant le concile de Trente, ce pape, encore trop marqué par "les papes de la Renaissance" fournit cependant à l'Église catholique les outils de sa réforme.
On lui doit aussi la condamnation officielle de l'esclavage par l'Eglise catholique en 1537.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 13e génération d'un cousin au 9e degré d'Alessandro Farnèse, Cousin célèbre.
En effet,
Elzéar De Sabran (2 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 9e génération d'Alessandro Farnèse, Cousin célèbre
des ancêtres à la 22e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né le 2 juin 1535 - Florence (Italie)
Décédé le 27 avril 1605 - Rome (Italie) , à l’âge de 69 ans
Pape Léon XI
Alexandre Octavien de Médicis, né à Florence le 2 juin 1535, de la branche collatérale de la famille régnante de Florence. Par sa mère, il était neveu de Léon X. Appuyé par la France, il fut élu pape pour succéder Clément VIII. Il adopta le nom de son oncle. Âgé et de santé fragile, il régna moins d'un mois, du premier au 27 avril 1603.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 11e génération d'une cousine au 12e degré d'Alexandre Octavien De Médicis, Cousin célèbre.
En effet,
Isabelle D'Angoulème, Comtesse d'Angoulème (2 liens de parenté)
est en même temps
une ancêtre à la 12e génération d'Alexandre Octavien De Médicis, Cousin célèbre
une ancêtre à la 23e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né le 6 mai 1574 - Rome (Italie)
Décédé le 7 janvier 1655 - Rome (Italie) , à l’âge de 80 ans
Pape Innocent X
Arrière-arrière-arrière-petit-fils d’Alexandre VI.
Giovanni Battista Pamphili (Rome, 6 mai 1574–id., 7 janvier 1655), 236e pape, de 1644 à 1655, sous le nom d'Innocent X (en latin Innocentius X, en italien Innocenzo X).
Né dans la grande famille patricienne des Pamphili par son père et Cancellieri par sa mère : Flaminia Cancellieri del Buffalo de Pistoia, il fit des études de droit au Collegium romanum. Il entra aussitôt à la curie romaine, où Clément VIII le nomma auditeur de la rote romaine. Grégoire XV l'employa ensuite comme nonce apostolique. Enfin, Urbain VIII le promut patriarche latin d'Antioche. En 1626, il reçut la barrette de cardinal-prêtre de Saint-Eusèbe. Il fut élu pape le 15 septembre 1644, à la mort d'Urbain VIII, le lendemain du jour de l'exaltation de la Sainte-Croix, grâce à l'appui du clan français, qui refusait tout candidat pro-espagnol. Mazarin est arrivé trop tard pour empêcher sa victoire. Il prend le nom d'Innocent X en mémoire d'Innocent VIII qui avait protégé l'établissement des Pamphilj à Rome, il est couronné le 4 octobre. Très vite sa belle-sœur, Olimpia Maidalchini, veuve de son frère aîné, va prendre sur lui un irrésistible ascendant dont vont se gausser pendant toute la durée du règne les gazettes françaises et l'Église réformée. Ambitieuse, avide et intrigante, elle remplit d'elle-même chaque espace de la vie politique et sociale de Rome en devançant le personnage le plus important de la Curie. De cette position, elle manœuvra à souhait les faits et les personnes en provoquant de nombreux incidents et en causant plus d'une déception au pape qui la protégea toujours. Innocent X poursuivit Antonio et Francesco Barberini, neveux Barberini, pour leurs malversations financières. Ceux-ci se réfugièrent en France. En 1646, il fulmina une bulle ordonnant aux cardinaux ayant quitté les États pontificaux sans sa permission d'y retourner sous six mois, faute de perdre leurs bénéfices, voire leur barrette. Le Parlement de Paris annula la bulle, et Mazarin dut menacer de faire donner ses troupes sur les États pontificaux pour faire plier Innocent X. Il dénonça par le bref Zelo domus Dei (26 novembre 1648) les clauses religieuses du traité de Westphalie qui, un mois plus tôt, avait mis fin à la guerre de Trente Ans. Il condamna les cinq propositions tirées de l'Augustinus de Jansenius par la bulle Cum occasione (31 mars 1653). Innocent X fit construire neuf prisons avec des critères caractérisés par une humanité peu commune pour l'époque. Il écrivit au tsar Alexis Ier de Russie en plaidant la cause des serfs et de la glèbe et en demandant leur affranchissement. De 1644 à 1653, il transforme complètement la villa Pamphili à Rome, en confiant les travaux aux architectes Alessandro Algardi et Giovanni Francesco Grimaldi. Il mourut le 7 janvier 1655, Olimpia raflant tout ce qu'elle pouvait dans les appartements pontificaux. On raconte que sa dépouille resta abandonnée pendant trois jours sans que personne ne se charge de l'enterrement. Ce sera finalement son neveu Camillo qui fera ériger un monument1. "Jucunditas crucis" dans la prophétie de saint Malachie.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 11e génération d'une cousine au 15e degré d'Innocent Pamphilj, Cousin célèbre.
En effet,
Mathilde De Hauteville (4 liens de parenté)
est en même temps
une ancêtre à la 15e génération d'Innocent Pamphilj, Cousin célèbre
une ancêtre à la 26e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1691-1700: Innocent XII Pignatelli 1615-1700 (242)
Cousin célèbre , Pape (242 ,Innocent XII, 1691-1700)
Né le 13 mars 1615 - Spinazzola (Italie)
Décédé le 27 septembre 1700 - Rome (Italie) , à l’âge de 85 ans
Pape Innocent XII
Il entre à la Curie romaine à l'âge de vingt ans et devient successivement vice-légat à Urbino, inquisiteur à Malte et gouverneur de Pérouse. Sous Innocent X, il devient nonce papal en Toscane, puis en Pologne sous Alexandre VII. Créé cardinal par Innocent XI, évêque de Faenza en 1682 puis archevêque de Naples en 1687, il est élu pape le 12 juillet 1691.
Les cardinaux, divisés cette fois entre Français et Allemands mirent près de 6 mois à élire Antonio Pignatelli, fils d'un prince napolitain, âgé de 75 ans. Mes neveux, ce sont les pauvres aimait à dire Innocent XII, ce pape qui, le premier, réussit enfin à éradiquer le chancre du népotisme. Ce mal qui avait fait son apparition dès le 8è siècle avec Adrien Ier, s'était développé à partir de Boniface VIII au 13è siècle et avait fini par s'imposer comme une institution. Le titre de "Cardinal-neveu" désignait même une fonction officielle. Dans le seul 17è siècle, le népotisme avait coûté à l'Eglise 7 millions d'écus. Source d'intrigues, cause de guerres, il tuait peu à peu la papauté.
La Bulle Romanum decet Pontificem interdisait à tout pape d'enrichir sa famille avec les biens de l'Eglise. Le mal semblait vaincu, il n'y eut ensuite que des cas isolés : Benoît XIII (1724-1730), Pie VI (1755-1799), Pie XII (1939-1958).
Sur le plan politique, les rapports du pape avec la France s'améliorèrent avec la crise déclenchée par la Succession d'Espagne. Louis XIV oublia son animosité contre Rome. Mais des concessions avec la France détériorèrent les relations avec les Habsbourg. Le traité de Rijswijk mit fin à la Guerre de Neuf ans, en 1697. Il y eut aussi la victoire d'Eugène de Savoie sur les Turcs à Zenta, ce qui réjouit Innocent XII.
Le pape soutint de son mieux l'apostolat en terres lointaines, sans pour autant négliger les miséreux de ses Etats ; il créa des écoles pour les enfants errants des rues ; il soulagea comme il put les victimes des pestes, inondations, tremblements de terre qui éprouvaient Rome.
Il mourut d'épuisement, laissant le souvenir d'un pape foncièrement bon, soucieux de son prochain et préoccupé d'alléger le fardeau du malheur.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 11e génération d'une cousine au 12e degré d'Antonio Pignatelli, Cousin célèbre.
En effet,
Charles De Valois, Ancêtre célèbre (2 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 12e génération d'Antonio Pignatelli, Cousin célèbre
un ancêtre à la 23e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1721-1724: Innocent XIII Conti 1655-1724 (244)
Innocent XIII
Cousin célèbre , Pape (244 ,Innocent XIII, 1721-1724)
Né le 13 mai 1655 - Rome (Italie)
Décédé le 7 mars 1724 - Rome (Italie) , à l’âge de 68 ans
Pape Innocent XIII
Michelangelo dei Conti (13 mai 1655, Rome – 7 mars 1724, Rome) est élu pape le 8 mai 1721 sous le nom d'Innocent XIII (en latin Innocentius XIII, en italien Innocenzo XIII).
Né dans une famille aristocratique, il fait des études au Collège romain avant d'entrer dans la Curie romaine. En 1695, il fut promu archevêque de Tarse et nonce apostolique de Lucerne. En 1706, Clément XI lui accorda le chapeau de cardinal. Au conclave de 1721, il fut élu pape. En mémoire d'Innocent III, l'un de ses ancêtres, il prit le nom d'Innocent XIII.
En 1723, il protesta en vain contre l'invasion par l'empereur Charles VI des duchés de Parme et de Plaisance, territoires sous suzeraineté pontificale. Il soutint le parti jacobite et le prétendant, Jacques François Stuart. Il tint bon face aux Français et refusa de retirer la bulle Unigenitus. Néanmoins, il concéda le chapeau au cardinal Dubois.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 8e génération d'une cousine au 14e degré de Michelangelo Conti, Cousin célèbre.
En effet,
Elzéar De Sabran (2 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 14e génération de Michelangelo Conti, Cousin célèbre
des ancêtres à la 22e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
1724-1730: Benoit XIII Orsini 1649-1730 (245)
(Benedetto Orsini)
Pape Benoit XIII
Cousin célèbre , Pape (245 ,Benoit XIII, 1724-1730)
Né le 2 février 1649 - Gravina (Italie)
Décédé le 21 février 1730 - Rome (Italie) , à l’âge de 81 ans
Pape
Lorsque le cardinal Orsini accepta son élection, le 29 mai 1724, prenant le nom de Benoît XIV, on le pria de corriger ce nom en Benoît XIII. Les Romains lui firent comprendre qu'il aurait reconnu la validité de Pedro de Luna qui, durant le Grand Schisme, avait porté à Avignon et à Peniscola, de 1394 à 1417, le nom de Benoît XIII. A 18 ans, Pietro Francesco Orsini, fils du duc Orsini, avait renoncé à l'héritage princier pour entrer chez les Dominicains. A 23 ans, on le força à accepter le chapeau de cardinal. Partout où il était passé, il restait toujours le moine humble, penché sur toutes les misères. Devenu pape, il refusa de revêtir les pompeux insignes de sa dignité, ne mit pas le pied dans ses appartements pontificaux et se fit aménager une cellule dans une arrière-cour. Il garda ses habitudes de pasteur charitable, visita les malades et donna des exemples de sainteté en canonisant Marguerite de Cortone, l'italien Louis de Gonzague, le polonais Stanislas Koska, l'espagnol Jean de La Croix, et Jean Népomucène, qui fut noyé dans la Moldau pour avoir refusé de violer le secret de la confession. Mais pour conduire la barque de Pierre, il faut encore savoir tenir la barre. Benoît XIII ignorait le premier mot des affaires et il ne croyait pas aux vilenies de l'âme humaine. La confiance aveugle qu'il accordait à tous l'amena, lui qui se voulait le bon pasteur, à introduire le loup dans la bergerie. Ce loup s'appelait Niccolo Coscia, individu veule et retors qui, Dieu sait comment, avait réussi à exercer sur Orsini une emprise incroyable. A peine devenu pape, Benoît XIII voulut avoir Coscia à ses côtés, contre l'avis de tous, il le fit cardinal. Coscia se mit alors à exploiter tout et tout le monde ; toutes les formes de corruption lui étaient bonnes pour s'enrichir. Jamais le pape ne voulut prêter l'oreille à ce qu'on lui rapportait des scandales de son protégé. Ce fut par une pure chance que, la nuit même de la mort du pape, le 21 février 1730, le cardinal-escroc réussit à s'enfuir et à échapper au lynchage qu'on lui réservait. Celui qui aurait pu être un saint pape avait succombé à la pire sorte de népotisme : la protection d'un brigand, et failli mener à la ruine les finances et le prestige de la papauté.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 7e génération d'une cousine au 14e degré de Pietro Francesco Orsini, Cousin célèbre.
En effet,
Barral Des Baux (2 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 14e génération de Pietro Francesco Orsini, Cousin célèbre
des ancêtres à la 21e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
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