Théma
Les Conquistadors
Préambule
Les conquistadors (terme qui signifie conquérant en castillan) sont les officiers, les explorateurs et plus généralement les chefs d'expédition qui ont exploré puis envahi le Nouveau Monde du xve au xviie siècle. De manière plus générale, on appelle aussi conquistador, l'ensemble des aventuriers espagnols ou portugais partis à la conquête de l'Amérique. Cet épisode de l'histoire est désigné sous le terme colonisation espagnole des Amériques.
Les voyages de Christophe Colomb ont permis à l'Espagne d'envoyer des colons sur le continent américain. Peu de temps après le retour de Colomb, des expéditions furent organisées pour conquérir et évangéliser le Nouveau Monde.
Les chefs de ces expéditions étaient appelés conquistadors. Ce nom évoquait la reconquista (711-1492), la reconquête des territoires de la péninsule Ibérique occupés par des musulmans.
De nombreux conquistadors étaient des hobereaux (nobles peu fortunés) hidalgos, dont beaucoup venaient d'Estrémadure « extrême et dure », authentiques, durs à cuire, individualistes, mercenaires dans l'âme, amants des défis qui voulaient s'enrichir dans les « Indes » car ils ne pouvaient pas le faire en Europe.
De là partit Juan Ponce de León pour conquérir Porto Rico. Diego Velázquez (compagnon de Colomb) prit Cuba en 1511. Vasco Núñez de Balboa fonda en 1512 la première colonie sur le continent, dans l'actuel Panama et découvrit le Pacifique.
Les plus grands succès furent ceux de Hernán Cortés au Mexique. Ses premiers contacts avec les autochtones se produisent d'ailleurs à Cozumel où les espagnols rencontrèrent des mayas qui les accueillirent bien chaleureusement et offrirent à Cortés de la nourriture, des plumes et de l'or.
Mais aussi ceux de Francisco Pizarro et Diego de Almagro au Pérou. Avec des troupes bien inférieures en nombre à celles des empires auxquels les conquistadors s'attaquèrent, ils parvinrent à soumettre et à éliminer les plus puissants souverains, aidés par une supériorité technologique certaine, une détermination sans faille, des circonstances politiques exceptionnellement favorables, ainsi que par la propagation de nombreuses maladies apportées par les Européens et les Africains, qui décimèrent les habitants du Nouveau Monde pour qui elles étaient complètement nouvelles (variole, grippe, typhus…).
Des rumeurs faisant état de cités d'or circulèrent. Ainsi, une ville merveilleuse portant le nom de Cibola se serait trouvé en Amérique du Nord et Eldorado en Amérique du Sud. Plusieurs expéditions partirent à la recherche de ces cités, mais de nombreuses revinrent bredouille ou en ramenant moins d'or qu'ils n'espéraient. Ils trouvèrent d'autres métaux précieux comme l'argent qui, lui, était particulièrement abondant (mines du Potosí).
Certains Espagnols, comme Bartolomé de Las Casas prirent la défense des populations autochtones, car un certain nombre de conquistadores se montrèrent cruels envers les indigènes qu'ils massacrèrent ou réduisirent en esclavage. Mais d'autres (tel Cortés) eurent en général de bons rapport avec les populations indigènes. En 1542, des lois pour protéger les indigènes furent promulguées, mais peu d'administrations coloniales les respectèrent quand elles entraient en opposition avec les profits en particulier miniers.
En 1552, Bartolomé de Las Casas publia Brevísima relación de la destrucción de las Indias, livre dont se servirent les autres puissances européennes pour critiquer avec un rien d'hypocrisie la colonisation espagnole et en firent souvent un prétexte pour attaquer les galions qui amenaient ces immenses richesses dans la métropole.
Les abus des conquistadors ont été dénoncés dans la Lettre apostolique Immensa Pastorum Principis (Benoît XIV, 20 décembre 1741) et l'encyclique Lacrimabili Statu (Pie X, 7 juin 1912).
Juan de Valdivia (Panama)
Martin Fernandez de Enciso (Panama)
Alonso de Ojeda (Panama)
Rodrigo de Bastidas (Panama)
Juan de la Cosa (Panama, 1509-1510)
Diego de Nicuesa (Panama, 1506-1511)
Gonzalo Jiménez de Quesada (Colombie, 1536-1537, Venezuela, 1569-1572
Francisco de Orellana (fleuve Amazone, 1541-1543)
Francisco Pizarro (Pérou, 1509-1535)
Gonzalo Pizarro (Pérou, 1540-1542)
Carlos Juan de Mendado (Argentine, 1595-1597, Patagonie 1601-1609, Terre de Feu 1619-1624)
Hernández de Córdoba (Yucatán, 1517)
Diego de Mendes (Yucatán, 1506-1512)
Pedro de Alvarado (Mexique, 1519-1521, Guatemala 1523 -1527, Pérou, 1533-1535, Mexique, 1540-1541)
Lucas Vázquez de Ayllón (côte est des États-Unis, 1524-1527)
Álvar Núñez Cabeza de Vaca (sud-est des États-Unis, 1527-1536, Amérique du Sud, 1540-1542)
Francisco Vásquez de Coronado (sud-est des États-Unis, 1540-1542)
Diego Orrado (Mexique, 1511-1543)
Hernán Cortés (Mexique, 1518-1522, Honduras, 1524, Basse-Californie, 1532-1536)
Juan de Garay (Amérique du Sud, 1543-1583)
Juan de Grijalva (Yucatán, 1518)
Francisco de Montejo (Yucatán, 1527-1546)
Pánfilo de Narváez (Floride, 1527-1528)
Cristóbal de Olid (Honduras, 1523-1524)
Juan Ponce de León (Porto Rico, 1508, Floride, 1513 et 1521)
Hernando de Soto (sud-est des États-Unis, 1539-1542)
Martin de Ursua, (Petén, une region du Guatemala, 1696-1697)
Pedro de Valdivia (Chili, 1540-1553)
Diego Velázquez de Cuéllar (Cuba, 1511-1519)
Antonio de Abreu, (Indonésie, xvie siècle)
Afonso de Albuquerque (Inde 1503, Madagascar 1505, Ile de Socotora 1506, Ormuz 1507, Goa 1510)
Pêro de Alenquer, (Côte africaine, xve siècle)
Francisco de Almeida, (Inde, xvie siècle)
Francisco Álvares, (Éthiopie, xvie siècle)
Jorge Álvares, (Chine, xvie siècle)
Fernão Pires de Andrade, (Chine, xvie siècle)
Diogo de Azambuja, (Côte d'Afrique du Nord, xve siècle)
Pêro de Barcelos, (Amérique du Nord, xve et xvie siècles)
Pedro Álvares Cabral (Brésil, 1500), Madagascar)
João Rodrigues Cabrilho, (Californie, xvie siècle
Alvaro Caminha, (Saint Tomé et Príncipe, xve siècle)
Pero Vaz de Caminha, (Brésil, xvie siècle)
Gonçalo Coelho, (Côte d'Amérique du Sud, xve et xvie siècles)
Nicolau Coelho, (Brésil, xve siècle)
Diogo Álvares Correia, (Brésil, xvie siècle)
João Corte-Real, (Terre neuve, xve et xvie siècles)
Gaspar Corte-Real, (Terre neuve, xve et xvie siècles)
Miguel Corte-Real, (Terre neuve, xve et xvie siècles)
Pêro da Covilhã, (Éthiopie, xve et xvie siècles)
Tristão da Cunha, (île Tristan da Cunha, xvie siècle)
Bartolomeu et Pêro Dias, (cap de Bonne-Espérance, xve siècle)
Diogo Dias, (îles du Cap-Vert, Brésil, Madagascar, xve siècle)
Gil Eanes, (Côte d'Afrique du Nord, xve siècle)
Pedro Escobar, (Saint Tomé et Príncipe, xve siècle)
António Fernandes, (Côte d'Afrique, xve siècle)
Baltazar Fernandes, (Brésil, xviie siècle)
Duarte Fernandes, (Thaïlande, xvie siècle)
Estevão da Gama, (Océan Indien, xvie siècle)
Paulo da Gama, (route de l'Inde par la mer, xve siècle)
Vasco de Gama, (route de l'Inde par la mer, xve et xvie siècles)
André Gonçalves, (Brésil, xve et xvie siècles)
Antão Gonçalves, (Côte d'Afrique de l'Ouest, xve siècle)
Lopes Gonçalves, (Océan Atlantique, xve siècle)
João Grego, (Côte d'Afrique, xve siècle)
João Infante, (Côte d'Afrique, xve siècle)
João Fernandes Lavrador, (Labrador, xve et xvie siècles)
Gaspar de Lemos, (Brésil, xve siècle)
Ferdinand Magellan, (Tour du monde, xve et xvie siècles)
Lourenço Marques, (Mozambique xvie siècle)
Álvaro Martins, (Terre neuve, Afrique du Sud, xve siècle)
Pedro de Mascarenhas, (Océan Indien, xvie siècle)
António Noli, (île du Cap-Vert, xve siècle)
Fernão de Noronha, (Océan Atlantique, xve et xvie siècles)
João da Nova, (Océan Atlantique et Océan Indien xvie siècle)
Paulo Dias de Novais, (Angola, xvie siècle)
Duarte Pacheco Pereira, (Océan Atlantique, Brésil, xve siècle)
Bartolomeu Perestrelo, (île de Madère, xve siècle)
Serpa Pinto, (cap de Bonne-Espérance, xixe siècle)
Fernão Mendes Pinto, (Inde, Asie du Sud Est, Japon, xvie siècle)
Fernão do Pó, (Côte d'Afrique de l'Ouest, xve siècle)
Pedro Fernández de Quirós, (Océanie, xvie et xviie siècles)
Diogo Rodrigues, (île de la Réunion, xvie siècle)
Francisco Serrão, (Indonésie, xvie siècle)
Diogo Silves, (Açores, xve siècle)
Pêro de Sintra, (Côte d'Afrique de l'Ouest, Sierra Leone, xve siècle)
Martim Afonso de Sousa, (exploration du Brésil, xvie siècle)
Pedro Texeira, (Fleuve Amazonie, xviie siècle)
Tristão Vaz Teixeira, (île de Madère, xve siècle)
Luis Váez de Torres, (Australie, xviie siècle)
Nuno Tristão, (Côte d'Afrique de l'Ouest, Guinée-Bissau, xve siècle)
Gonçalo Velho, (Açores, xve siècle)
João Gonçalves Zarco, (île de Madère, xve siècle)
Conquistadors présents sur l'arbre de J.Chanis
Conquistadors cousins
Né vers 1468 - Ségovie (Espagne)
Décédé le 6 mars 1531 - León (Nicaragua) , à l’âge de peut-être 63 ans
Conquistador de Panama et du Nicaragua
Pedro Arias de Ávila ou Pedrarias Dávila (vers 1468 à Ségovie, Royaume de Castille – 6 mars 1531 à León (Nicaragua)), était un administrateur colonial espagnol. Sa famille fait partie de l'aristocratie la plus influente d'Espagne. Il épouse Isabel de Bobadilla, fille de Francisco de Bobadilla en 1485.
Choisissant le métier militaire, il se distingue dans les guerres contre la France et le royaume de Grenade. Entre 1508 et 1511, il est en Afrique, participe à la conquête d'Oran et accomplit un fait d'armes en enlevant la forteresse de Béjaïa (ex Bougie).
En 1513, il a été nommé gouverneur et capitaine général de Castille d'Or. Pedro Arias de Ávila y arrive en 1514 avec plus de 2 000 hommes et 22 bateaux, en compagnie de Pascual de Andagoya (1495-1548), un conquistador basque espagnol. Il fonde la ville de Panamá le 15 août 1519. Il avait auparavant fondé le site de Santa Cruz de Cana, fort qui défendait les mines d'or contre les incursions des flibustiers guidés par les Indiens insoumis, et deviendra une ville coloniale.
Cruel et ambitieux, il ordonne la décapitation de Vasco Núñez de Balboa qui faisait l'objet d'une enquête à la demande du roi d'Espagne. Il en fait de même avec Francisco Hernández de Córdoba qu'il avait envoyé conduire une exploration sur les côtes de l'océan Pacifique du Costa Rica et du Nicaragua actuels. Il fait partie de l'accord initial organisant l'expédition vers le Pérou avec Francisco Pizarro et Diego de Almagro, mais doutant du résultat, il s'en retire en 1526.
Compte tenu des graves allégations portées contre lui, le roi le relève de son gouvernement de Castille d'Or et nomme à sa place Pedro de los Ríos en 1526. Toutefois, il lui confie ultérieurement le poste de gouverneur du Nicaragua que Pedrarias occupe à partir de 1528 jusqu'à sa mort dans la ville de León en 1531.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 15e génération d'une cousine au 9e degré de l’épouse de Pedro Arias de Avila, Cousin célèbre par alliance.
En effet,
Philipp Von Hohenstaufen, Roi De Germanie (2 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 9e génération de l’épouse de Pedro Arias de Avila, Cousin célèbre par alliance
des ancêtres à la 24e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né en 1474 - Santervas de Campos (Espagne)
Décédé en 1521 - La Havanne (Cuba) , à l’âge de 47 ans
Conquistador
Juan Ponce de León (c.1460 – juillet 15211,2) est un conquistador espagnol. Premier gouverneur de Puerto Rico, il est souvent considéré comme le premier Européen à avoir exploré la Floride. La légende de la recherche de la fontaine de jouvence est attachée à cette exploration.
D'ascendance noble, il est né à Santervás de Campos, une petite ville au nord de la province de Valladolid. Page à la cour de Ferdinand le Catholique, il se joignit ensuite à la guerre pour conquérir le royaume de Grenade, dernier état mauresque sur la péninsule ibérique. Il subsiste un doute pour savoir s'il effectua son premier voyage vers le Nouveau monde avec Christophe Colomb lors du second voyage de ce dernier en 1493 ou avec Ovando en 1502. En tout cas, il collabora avec ce dernier dans la conquête d'Hispaniola (actuelle Saint-Domingue). On pense que Ponce de León accosta pour la première fois sur le site de l'actuelle Cockburn Town, à Grand Turk dans les îles Turks et Caïcos mais s'installa rapidement à Hispaniola. Il contribua à la conquête sur les Indiens Taïnos de la partie orientale d'Hispaniola et en fut récompensé par le gouvernorat de la province de Higüey qui y fut créée. Il y entendit alors des histoires sur la prospérité d'une île voisine Borinquen (l'actuelle Puerto Rico). Il fut alors à sa demande chargé de son exploration et de sa conquête en 1508
Il fonda en 1509 le premier établissement espagnol à Puerto Rico, Caparra, (dans l'ouest de l'actuelle zone métropolitaine de San Juan). Il en est nommé gouverneur en 1510 par la couronne espagnole. L'île a été soumise sans difficulté, avec la conversion du chef amérindien Agüeybaná. Ponce de Leon a alors été en mesure de se consacrer à la fondation des villes et à l'exploitation de l'or. Mais après la mort d'Agüeybaná, les Amérindiens Taïnos se révoltèrent contre la domination espagnole et le régime du travail forcé dans les mines et sur les fortifications auquel ils étaient soumis. Après de durs combats, Ponce de Leon prit le dessus sur les autochtones et procéda à des représailles sanglantes. Beaucoup d'Indiens moururent aussi des maladies européennes contre lesquelles ils n'étaient pas protégés. Ponce de Leon s'enrichit durant son mandat de gouverneur3. Il dut cependant l'abandonner au profit de Diego Colomb, le fils de Christophe Colomb. En 1506, à la mort de ce dernier qui avait été nommé gouverneur militaire à vie de toutes les régions qu'il avait découvertes, les autorités espagnoles refusèrent d'accorder le même privilège à son fils et la couronne espagnole avait alors choisi Ponce de León pour coloniser et gouverner l'île de Puerto Rico ; mais Diego Colomb porta une réclamation devant les plus hautes autorités judiciaires à Madrid et regagna les droits de son père. Ponce de León dut donc quitter sa charge en 1512. Estimant que sa réputation avait été altérée et ne souhaitant pas servir Diego, Ponce de León obtint en dédommagement de la couronne espagnole les titres d'exploration pour les zones au nord de Cuba
Selon une légende populaire, Ponce de León découvrit la Floride alors qu'il était à la recherche de la fontaine de Jouvence. Bien que les légendes d'une eau régénérante aient existé des deux côtés de l'Atlantique bien avant Ponce de León, l'histoire qu'il recherchait une telle eau n'apparut qu'après sa mort. Dans son Historia General y Natural de las Indias de 1535, Gonzalo Fernández de Oviedo y Valdés écrivit que Ponce de León cherchait les eaux de Bimini pour guérir son impuissance sexuelle. Des propos similaires apparurent dans l'Historia General de las Indias de 1551 de Francisco López de Gómara. Puis en 1575, Hernando de Escalante Fontaneda, un rescapé d'un naufrage qui avait vécu 17 ans avec des Amérindiens en Floride, publia ses mémoires dans lesquelles il situait la fontaine de jouvence en Floride, et déclarait que Ponce de León était supposé être là pour la découvrir. Bien que Fontaneda doutait que León soit réellement allé en Floride pour rechercher cette fontaine, il lui en fut fait crédit dans Historia general de los hechos de los Castellanos d'Antonio de Herrera y Tordesillas en 1615. Certains historiens ont indiqué que la recherche d'or ou l'expansion de l'empire Espagnol était largement plus impératif que la recherche d'une fontaine ou d'esclaves. L'emplacement mythique de cette fontaine de jouvence se situerait d'ailleurs plus à l'est, dans le golfe du Honduras, plutôt qu'en Floride ou aux Bahamas.
Ponce de León équipa trois navires sur ses propres finances et partit dans son voyage de découverte en 1513. Le 27 mars, il vit une île mais n'y accosta pas. Entre le 2 et le 8 avril, il accosta sur la côte orientale de la nouvelle terre "découverte" à un endroit qui reste encore aujourd'hui discuté mais se trouvait sur la côte nord-est de l'actuelle Floride5. La localisation la plus couramment acceptée est Saint Augustine mais des preuves semblent indiquer que Ponce ait accosté plus au sud, près de l'actuelle Melbourne Beach1. Ponce de León prit possession de cette terre au nom de l'Espagne et la nomma La Florida, soit à cause de la végétation en fleur qu'il découvrit à cet endroit, soit parce qu'il y accosta pendant la Pascua Florida, un terme espagnol désignant la "Fête des fleurs", une période du temps pascal3,4. Le Pascua Florida Day, le 2 avril est un jour légal de congé en Floride6. Ponce de León navigua ensuite le long de la côte de Floride, cartographiant les rivières qu'il rencontrait, dépassant les Florida Keys5, et remontant la côte occidentale de la Floride jusqu'au Cap Romano. Il reparti ensuite vers le Sud vers la Havane, puis remonta de nouveau vers la Floride, s'arrêtant à la baie de Chequesta (baie de Biscayne) avant de retourner à Puerto Rico3. Ponce de León n'est peut-être pas le premier Européen à avoir atteint la Floride. Il rencontra au moins un Amérindien en Floride en 1513 qui était capable de parler espagnol7. Un historien suggéra aussi que l'Anglais John Cabot fut le premier à atteindre la péninsule de Floride8. Durant cette expédition, l'Espagnol découvrit le courant du Gulf Stream, qui va devenir rapidement la route principale pour le retour des Caraïbes vers l'Espagne
En 1521, Ponce de León organisa une expédition de colonisation avec deux navires. Elle comprenait 200 hommes dont des prêtres, des fermiers et des artisans, 50 chevaux et d'autres animaux domestiques. L'expédition atterrit au sud-ouest de la côte de Floride, dans les environs de la Caloosahatchee River ou de l'estuaire de Charlotte Harbor. Les colons furent vite attaqués par les Indiens Calusa et Ponce de León fut blessé à l'épaule par une flèche empoisonnée. Après cette attaque, lui et les colons repartirent vers La Havane à Cuba, où il mourut peu après de sa blessure. Sa tombe se trouve dans la cathédrale San Juan Bautista dans le Vieux San Juan3,4 à Puerto Rico.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 17e génération d'une cousine au 8e degré de Juan Ponce de Leon, Cousin célèbre.
En effet,
Jaime D'aragon, Roi D'Aragon (2 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 8e génération de Juan Ponce de Leon, Cousin célèbre
un ancêtre à la 25e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né en 1485 - Medellin (Colombie)
Décédé le 2 décembre 1547 - Castilleja de la Cuesta (Espagne) , à l’âge de 62 ans
Conquistador
Hernán Cortés (parfois écrit Cortez), dont le nom original complet est Fernando Cortés de Monroy Pizarro AltamiranoN. 1, né, probablement en 1485, à Medellín (un village d'Estrémadure) et mort à Castilleja de la Cuesta (près de Séville) le 2 décembre 1547, est un conquistador espagnol qui s'est emparé de l'Empire aztèque pour le compte de Charles Quint, roi de Castille et empereur romain germanique. Cette conquête est l'acte fondateur de la Nouvelle-Espagne et marque une étape fondamentale de la colonisation espagnole des Amériques au xvie siècle.
Tous les témoignages de la conquête de l'empire aztèque évoquent les actions, les décisions et les motivations d'Hernán Cortés. Cependant, ces sources sont contradictoires, leurs auteurs ayant eu des intérêts personnels à faire valoir auprès de la couronne espagnole dans le cadre des démêlés judiciaires qui ont opposé Cortés à Diego Velázquez de Cuéllar. Une des sources considérées comme les plus précises et les plus fiables par les historiens est l'Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Espagne de Bernal Díaz del Castillo.
Cortés naît à Medellín, dans la province d'Estrémadure, dans le royaume de Castille, en Espagne, sans doute en 1485, bien que certaines sources affirment 1484 ou 14831. Il est issu de familles d'ancienne noblesse, tant du côté paternel que maternel. La légende en a fait une famille pauvre, mais ce point est contesté, la famille ayant eu des charges possiblement très lucratives2. Son père, Martin Cortés de Monroy, est un hidalgo. Il occupe diverses charges officielles, dont celle de Procureur général, ce qui laisse penser qu'il dispose d'une fortune personnelle2. Les Monroy sont une famille de vieux chrétiens originaires de la Cantabrie, dans le Nord de l'Espagne. Ils prennent part à la Reconquista de l'Estrémadure et ont des possessions dans leur fief de Belvís (aujourd'hui Belvís de Monroy) comme à Salamanque. Plusieurs ancêtres de Cortés sont célèbres pour leurs faits d'armes. Le grand-père de Cortés, Alfonso de Monroy, est grand-maître de l'Ordre d'Alcántara, un des puissants ordres espagnols de chevalerie3. La mère de Cortés se nomme Catalina Pizarro Altamirano. Son père, Diego Alonso Altamirano, juriste, a occupé plusieurs charges officielles, dont celle de maire de Medellín4. Sa mère est issue de la famille noble des Pizarro. Les familles Pizarro et Altamirano sont les deux plus puissantes de Medellín
Hernán Cortés est fils unique. Il n'aime pas beaucoup sa mère, qu'il dépeint comme « dure et mesquine », même s'il lui témoigne du respect7. Il est en revanche très complice avec son père. Celui-ci fait partie des « grands d'Espagne », capables de se montrer fiers et hautains, y compris devant le roi. Ce trait de caractère sera partagé par Hernán8. La légende veut que Cortés ait été un enfant chétif né dans une famille noble, mais pauvre. La pauvreté supposée de sa famille est une invention, sa faiblesse physique sans doute une autre9. À l'âge de 14 ans10, ses parents l'envoient à Salamanque afin qu'il s'instruise auprès de son oncle Francisco Nuñez de Valera, grammairien. Il ne reste que deux ans à l'université de Salamanque, l'une des plus prestigieuses de l'époque. Parmi les hypothèses avancées sur la brièveté de ses études figurent la maladie, la discipline de fer, l'ennui, le manque d'argent voire l'appel d'une autre vie ou jeunesse agitée. Quoi qu'il en soit, il semble que Cortés quitte l'université sans avoir obtenu de diplôme. En revanche, il y acquiert des bases intéressantes en latin, droit et rhétorique, autant d'armes dont il usera par la suite11. En attendant, afin d'assurer son quotidien, il travaille comme apprenti notaire à Valladolid12. De retour à Medellín, au grand dam de ses parents, Cortés opte pour la carrière militaire. Il hésite entre les guerres d'Italie et le Nouveau Monde. Après quelques péripéties, notamment amoureuses, il embarque en 1504 ou 150613 pour Hispaniola ("Saint-Domingue"). Le départ a lieu à Sanlúcar de Barrameda sur un navire de Palos dirigé par Alonso Quintero (es). Les cinq navires du convoi font route vers La Gomera (îles Canaries) puis vers Hispaniola. La plupart des hommes ayant investi dans la cargaison marchande afin de la revendre au meilleur prix lors de leur arrivée, Alonso Quintero (es) prend des risques afin de semer les autres bateaux. Mais ayant cassé le mât, il doit retourner à La Gomera pour réparer. Autre contretemps, le navire perd sa route quelque temps, ce qui, au final, voit Cortés rejoindre Hispaniola avec quelques jours de retard sur le reste de la flotte14. À son arrivée sur l'île, Cortés reçoit des terres et des Indiens, afin de développer la colonisation. Sur ses domaines, il pratique l'élevage et acquiert une relative aisance matérielle15. Il rencontre Nicolás de Ovando, gouverneur d'Hispaniola, qui lui octroie la charge de notaire10 à Azua. En 1509, touché par la syphilis15, il ne peut participer à une expédition de conquête.
En 1511, Cortés accompagna Diego Velázquez de Cuéllar à Cuba, où il participe à la conquête de l'île. En guise de récompense, il est nommé premier maire de Santiago de Cuba et reçoit une grande propriété ainsi qu'un lot d'esclaves. Ceci ne l'empêche pas de se faire emprisonner, quelque temps après, pour conspiration contre Velázquez. Libéré, il se marie avec la belle-sœur de ce dernier, Catalina Suárez Marcaida. À la même époque, les expéditions dans le Yucatan de Francisco Hernández de Córdoba (1517) et Juan de Grijalva (1518) reviennent à Cuba avec de petites quantités d'or et des histoires de terres lointaines où abonderait le métal précieux. Cortés vend tous ses biens pour acheter des navires et du matériel et passe un accord avec Velázquez, devenu gouverneur de Cuba, pour mener une expédition, officiellement pour explorer et commercer avec de nouvelles terres se trouvant à l'ouest. Mais Velázquez est toujours inquiet et méfiant. Finalement, le 18 novembre 151816, craignant que Diego Velázquez de Cuéllar n'annule l'expédition, l'armada de Cortés quitte précipitamment le port de Santiago de Cuba. La fuite, mal préparée, oblige Cortés à s'arrêter à la Trinité et dans d'autres îles pour faire des stocks de provisions et acquérir de nouveaux bateaux. Le 10 février 1519 Cortés quitte Cuba avec 11 navires, 16 cavaliers, 518 fantassins, 13 artilleurs avec 7 petits canons, 32 arbalétriers, 13 arquebusiers, 110 marins et 200 Indiens et esclaves noirs comme auxiliaires de troupes17. En outre, ils emmènent 32 chevaux, 10 canons de bronze et 4 fauconneaux (canons plus petits). Les capitaines de cette expédition sont Alonso Hernández Puertocarrero, Alonso de Ávila (es), Diego de Ordás, Francisco de Montejo, Francisco de Morla (es), Francisco de Saucedo (es), Juan de Escalante (es), Juan Velázquez de León (es) (de la famille du gouverneur de Cuba), Cristóbal de Olid et Pedro de Alvarado, dont beaucoup sont des vétérans des guerres d'Italie. Antón de Alaminos (es) est le pilote de l'expédition. Ils arrivent sur l'île de Cozumel. Là, les Espagnols font une recrue étrange, mais bienvenue, qui arrive du nord du Yucatan. C'était un diacre espagnol, nommé Gerónimo de Aguilar, qui, huit ans plus tôt, faisant route vers Saint Domingue, avait survécu à un naufrage. « On allait le sacrifier lorsqu'une nuit il put s'enfuir et se réfugier » chez un chef maya dont il devint l'esclave (B. Diaz del Castillo, 2003, p. 126). Grâce à une rançon de verroterie envoyée quelque temps plus tôt par Cortés qui avait eu connaissance de sa captivité, il put rejoindre la flotte espagnole, et, comme il parlait la langue maya, il put servir d'interprète à Cortés, d'abord pour traduire les échanges en maya, puis ceux en nahuatl par l'intermédiaire de la Malinche qui lui traduisait dans un premier temps le nahuatl en maya.
Cortés débarque près de l'actuelle Veracruz, le 22 avril 1519. Le premier contact avec les autochtones a lieu à Cozumel où les Mayas l'accueillent en lui offrant de la nourriture, des plumes, de l'or et racontent que le pays est dirigé par le grand chef dans la cité de Tenochtitlan. Mais leurs coutumes barbares, en particulier les sacrifices humains, horrifient Cortés ce qui l'incite à détruire les idoles indiennes et à les remplacer par une croix et une image de la Vierge Marie. Suite à cela, Antón de Alaminos conduit la flotte jusqu'à l'embouchure du fleuve (qui sera baptisé quelques années plus tard Río Grijalva, en hommage à Juan de Grijalva), où les Espagnols rencontrent des Mayas hostiles, qu'ils réussissent cependant à vaincre, grâce à la peur qu'engendrent les armes à feu et les chevaux. Les chefs de cette tribu offrent alors des vivres, des bijoux, des tissus et un groupe de vingt esclaves10, qui seront baptisées plus tard. Parmi ces esclaves se trouve une dénommée Malintzin, connue également sous les noms de Marina ou La Malinche. Sa grande intelligence, sa capacité à parler les langues maya et náhuatl, sa connaissance de la psychologie et des coutumes mexica, ajoutées à sa fidélité indéfectible envers les Espagnols, feront d'elle un atout majeur dans la conquête. Elle devient rapidement l'interprète, la conseillère et l'amante d'Hernán Cortés, à qui elle donne un fils baptisé Martín, comme le père de Cortés. Avec Gerónimo de Aguilar, elle remplace l'ancien interprète Melchorejo, repassé du côté des Mayas, et qui les incite à lutter contre les Espagnols. Après une nouvelle défaite indienne, Melchorejo sera sacrifié aux dieux. À Tabasco, les Espagnols apprennent l'existence d'un pays à l'ouest que les Mayas appellent Mexico. Suivant la côte en direction du nord-ouest, l'expédition croise bientôt quelques canoës transportant des ambassadeurs de l'empereur aztèque Moctezuma II18. Cortés leur montre ses chevaux et ses armes à feu, pour les impressionner, mais tâche de rester aimable avec eux, en leur parlant de paix. Les émissaires, venus accompagnés de peintres et de dessinateurs, ont pour mission d'aller rendre compte de la présence des Espagnols à leur maître. Peu de temps après, les émissaires aztèques reviennent avec de nouveaux présents et Cortés insiste pour rencontrer leur empereur. Il entend alors parler de ce qu'ils pensent être Quetzalcoatl, ou un émissaire de Quetzalcoatl (un homme d'or qui devait un jour revenir) et décide sur les conseils de son traducteur, la Malinche, de tirer profit de ce mythe indien. D'autant plus que les ambassadeurs indiens continuent de lui refuser de rencontrer Moctezuma II. C'est alors qu'arrivent d'autres indigènes, originaires de Cempoala, qui se présentent à Cortés comme des ennemis des Aztèques. Ils souhaitent que les Espagnols les aident à se libérer du joug mexica. Cortés comprend alors que l'empereur a des ennemis, et, s'inspirant de la stratégie utilisée par César lors de la conquête de la Gaule, va s'efforcer d'utiliser les rancœurs et la haine qui existent entre les différents peuples locaux, en même temps que le prestige que lui confère son statut de teules, c'est-à-dire de demi-dieu. Dès lors, son objectif est simple : essayer de s'emparer des terres et richesses dont semble regorger ce territoire, étant donnés les différents présents apportés par les ambassadeurs de Moctezuma II. Pour cela, il doit imposer sa volonté et son autorité sur la partie de la troupe fidèle au gouverneur Velázquez, lesquels soutiennent que Cortés n'a pas l'autorisation de peupler ce territoire, et qu'ils doivent rentrer à Cuba une fois l'expédition terminée. La majorité des capitaines et de la troupe s'opposent à lui, même s'ils sont conscients des richesses que semble receler Tenochtitlan.
Le 9 juillet 151919, il commence par transformer le campement où les Espagnols se trouvent en ville, à laquelle il donne le nom de Villa Rica de la Vera Cruz (« La riche ville de la véritable croix »), devenue Veracruz, les Espagnols y ayant débarqué un Vendredi saint. Les nouveaux habitants demandent à Cortés qu'il se proclame capitaine général, dépendant directement du roi et non plus de Velázquez, qui n'a pas de pouvoir sur ces côtes. Se faisant supplier, il accepte la charge. Il nomme un maire, des régisseurs, des gendarmes, et un trésorier. En se libérant de l'autorité du gouverneur de Cuba, il constitue ainsi la première ville européenne d'Amérique, mais se met aussi dans une certaine illégalité. Entre-temps, la nouvelle de la nomination par les Cortes de Diego Velázquez, comme gouverneur du Yucatan, arrive. Pour contrer cela, il envoie ses fidèles Montejo et Alonso Hernández Puertocarrero, avec les plus belles pièces du butin amassé jusque-là, dans l'espoir d'obtenir sa nomination à la place de Velázquez. À Veracruz, les partisans de Velàzquez et les mécontents s'agitent. Certains souhaitent rentrer à Cuba pour dénoncer les agissements de Cortés, d'autres aimeraient revoir leurs familles ou sont mécontents de ne pas avoir amassé suffisamment d'or. C'est ainsi qu'ils décident de voler un bateau pour rentrer à Cuba. Dénoncés par l'un des conspirateurs repenti, ils sont châtiés par Cortés : Pedro Escudero (es) et Juan Cermeño (es) sont condamnés à mort par pendaison, Gonzalo de Umbria, le pilote, a les pieds mutilés, et les matelots reçoivent 200 coups de fouet
Cet incident pose un problème à Cortés. En effet, il souhaite découvrir les terres et aller à la rencontre de Moctezuma mais il ne peut pas se permettre de laisser les marins et les navires à Veracruz, au risque d'avoir des désertions vers Cuba dès qu'il aura le dos tourné. Il se trouve à ce moment-là dans la ville de Cempoala avec ses capitaines. Il leur expose la situation et, très vite, les capitaines lui suggèrent l'idée de détruire tous les navires. Cela empêcherait les départs vers Cuba, mais aussi et surtout, cela permettrait de renforcer l'expédition terrestre avec une centaine d'hommes (maîtres, pilotes, matelots…). Juan de Escalante (es) reçoit alors l'ordre de partir pour Veracruz. Sa mission consiste à récupérer sur les navires tout ce qui peut être utile (ancres, câbles, voiles…), puis à les faire échouer (en ne conservant que les bateaux). Les marins les plus vieux sont assignés à Veracruz, notamment pour aller pêcher et permettre de nourrir la ville. Tous les autres sont regroupés par Juan de Escalante qui forme une compagnie d'une centaine d'hommes et rejoint Cortés à Cempoala20. Sur la forme physique que prend la destruction des bateaux, les sources utilisent l'expression barrenar (littéralement, forer) et dar de través (retourner le bateau, le mettre sur le flanc). Les deux procédés furent probablement utilisés. Depuis le début, les biographes de Cortés ont glorifié excessivement cet acte en faisant croire que les bateaux avaient été brûlés. L'expression « brûler les navires » (« quemar las naves » en espagnol) est toujours utilisée pour dire qu'il n'est plus possible de rebrousser chemin, c'est l'expression française « brûler ses vaisseaux »
On peut souligner que Cervantès, dans le chapitre VIII de la deuxième partie de son Don Quichotte, compare ce fait à d'autres actes héroïques tel César franchissant le Rubicon : « ...¿quién barrenó los navíos y dejó en seco y aislados los valerosos Españoles guiados por el cortesísimo Cortés en el Nuevo Mundo?... » (« qui fora les navires et laissa isolés et à sec les valeureux Espagnols guidés par le très courtois Cortés dans le Nouveau Monde ? »). Ce qui prouve qu'en 1615, on pensait toujours qu'il avait échoué et non brûlé ses navires. La mise à feu fut une mystification postérieure destinée à donner un aspect plus pompeux au succès. Quoi qu'il en soit, l'expédition terrestre est prête, et la marche vers l'intérieur commence le 16 août 1519. La première surprise est le changement de climat dans les plateaux, beaucoup plus froid que le climat de la côte et des îles, la deuxième est de découvrir l'existence de vallées fertiles à l'intérieur des terres. Cortés arrive dans l'État de Tlaxcala, république indépendante, ennemie héréditaire de l'Empire aztèque, mais dont les forces attaquent ses troupes le 2 septembre 1519. Il remporte malgré tout la bataille, notamment grâce à une supériorité technologique indéniable (arbalètes, épées d'acier, armes à feu) ainsi qu'à un élément de guerre psychologique inattendu : le cheval, inconnu des Indiens et qui leur fait très peur. Les Espagnols sont également avantagés par leur façon de combattre. En effet, ils luttent pour tuer, alors que les Indiens tentent de neutraliser leurs adversaires, en vue de les offrir en sacrifice aux dieux. Après sa victoire, Cortés tente de rallier les Tlaxcaltèques à sa cause. Ainsi, s'ils acceptent de devenir ses alliés et serviteurs, il leur pardonnera leur manque de respect. Dans le cas contraire, il les anéantira. Les Tlaxcaltèques donnent leur accord et après quelques semaines de repos, Cortés peut poursuivre son chemin, avec le renfort de 2 000 combattants tlaxcaltèques et peut-être autant de porteurs. À son arrivée à Cholula, une ville sainte de l'empire de Moctezuma II, les Espagnols reçoivent un accueil grandiose. C'est en fait une ruse, les Aztèques ayant prévu d'éliminer les Espagnols pendant leur sommeil. Mais une vieille dame, désireuse de sauver la Malinche, a l'indiscrétion de lui confier ce qui se trame. Cette dernière s'empresse d'aller avertir Cortés. Sans avoir vérifié l'information, il décide de mener une attaque préventive. Les Espagnols massacrent d'abord les nobles, incendient la ville et tuent entre 15 000 et 30 000 habitants. C'est un des plus grands massacres menés par Cortés, et aujourd'hui encore, son souvenir est vivace au Mexique. Cortés adresse alors un message à Moctezuma et justifie son action par un manque de respect de la part des autorités de Cholula à son encontre. Il lui annonce que s'il le traite avec respect et lui offre de l'or, il n'aura pas à craindre sa colère.
Dans sa marche vers Tenochtitlan, la troupe de Cortés passe devant les volcans de Popocatepetl et Ixtaccíhuatl. Diego de Ordás, un des capitaines de Cortés, et deux compagnons d'armes sont les premiers Européens à atteindre le sommet du Popocatepetl, ce qui impressionne beaucoup les Indiens accompagnant l'expédition. L'entrée dans la capitale aztèque a lieu le 8 novembre 1519. Moctezuma croit que les Espagnols sont des Teules, envoyés des Dieux devant arriver de l'est selon la légende aztèque; de plus, il est ébloui par le pouvoir de séduction de Cortés. Cortés est accueilli à Tenochtitlan avec la pompe requise pour le retour d'un dieu. Moctezuma avait ainsi fait préparer le palais de son père, Axayacatl, pour les Espagnols et leurs alliés. Pour de nombreux espagnols, Tenochtitlan est la plus magnifique ville qu'ils aient jamais vue21. Cortés demande davantage d'or et Moctezuma promet d'offrir d'égales quantités à Cortés et au roi d'Espagne chaque année à venir. Cortés demande aussi qu'une statue soit retirée de l'un des deux principaux temples de la cité pour qu'une chapelle dédiée à la Vierge soit érigée à la place. Toutes ses exigences sont acceptées. Résidant dans le palais d’Axayacatl, les Espagnols veulent également y faire construire une chapelle. L'empereur donnant son accord, les capitaines se mettent à la recherche du lieu idéal pour l'ériger dans le palais. C'est alors qu'un soldat (qui était également charpentier) remarque l'existence d'une porte secrète, que les Aztèques avaient tenté de camoufler peu avant. Cortés, accompagné de quelques capitaines, entre dans la salle, et découvre un énorme trésor, que Axayacatl avait amassé durant son règne. C'est à ce moment que Cortés commence à craindre que les Aztèques ne cherchent à les assassiner. Quatre capitaines et douze soldats lui suggèrent de prendre l'empereur en otage, afin que ce dernier réponde sur sa vie de leur sécurité. Aucune décision immédiate n'est prise, mais les nouvelles de Veracruz vont précipiter les événements.
En effet, Cortés apprend que des chefs mexicains ont pris d'assaut Veracruz, et tué Juan de Escalante (es), le maire, six Espagnols ainsi que des alliés indiens. C'est un signal fort pour les Indiens, qui comprennent que les Espagnols ne sont pas des Teules invincibles, mais bien des êtres humains. Pour preuve, un soldat espagnol nommé Argüello est fait prisonnier, sacrifié, et sa tête envoyée à l'empereur. Cortés décide donc de s'emparer de Moctezuma comme otage pour se prémunir d'une révolte aztèque. Il demande également que les auteurs de l'attaque de Veracruz soient punis. Amenés devant Moctezuma, ces derniers affirment qu'ils ont agi sur ordre de l'empereur. En guise de sanction, ils sont brûlés sur un bûcher. D'autre part, Cortés obtient de Moctezuma qu'il se déclare vassal de Charles Quint.
Quelques jours plus tard, une nouvelle annonce l'arrivée de 18 navires espagnols à Veracruz. Cortés pense d'abord qu'il s'agit de renforts envoyés par l'empereur. Mais en réalité, il s'agit d'une expédition dirigée par Pánfilo de Narváez et commanditée par Diego Velázquez de Cuéllar pour punir Cortés et ses compagnons. Ces derniers annoncent à Moctezuma II que Cortés est rebelle à son roi, et qu'il peut être exécuté par les Aztèques. Face à l'urgence de la situation, il décide de laisser une garnison d'une centaine d'hommes à Tenochtitlan, sous les ordres de Pedro de Alvarado, et il prend la tête du reste de la troupe (environ 300 Espagnols et plusieurs centaines d'Indiens) pour affronter l'expédition de Pánfilo de Narváez. Il sort victorieux du combat (attaque par surprise qui fait très peu de victimes) et capture Narváez. Il parvient aussi à convaincre les soldats de Narváez de se joindre à lui en leur parlant des richesses en or de Tenochtitlan.
Pendant que Cortés est occupé à combattre ses compatriotes, Alvarado décide de passer à l'action à Tenochtitlan. Croyant déceler une menace (réelle ou feinte ?) contre ses troupes, il profite d'une fête aztèque22 pour massacrer les Indiens. La population se rebelle alors contre les Espagnols qui se retrouvent cette fois totalement assiégés dans le palais. Le 24 juin 1520, l'armée de Cortés entre à nouveau dans la ville. Le frère de Moctezuma, Cuitláhuac est libéré en signe d'apaisement, mais ce dernier, loin de vouloir la paix, s'unit aux caciques, dirigés par Cuauhtémoc, afin d'écraser les Espagnols. Cuitláhuac est élu nouvel empereur à la suite de Moctezuma, toujours emprisonné. Encerclés, les Espagnols sont pris au piège. Cortès ordonne alors à Moctezuma de parler à son peuple depuis un balcon pour le convaincre de laisser les Espagnols retourner paisiblement vers la côte. Moctezuma lui obéit mais il est hué et reçoit des pierres qui le blessent grièvement. Il meurt quelques jours plus tard.
Toujours assiégés, les Espagnols voient leur moral baisser en même temps que l'eau et les vivres. Pour Cortés, l'unique chance de salut est la sortie les armes à la main. C'est ce qu'il décide de faire dans la nuit pluvieuse du 30 juin au 1er juillet 1520, surnommée la Noche Triste. La lutte est terrible. Les Espagnols sont lourdement chargés, souhaitant emporter le maximum d'or possible. Fonçant au milieu des Aztèques, beaucoup plus nombreux, ils tentent de sortir du piège que constitue Tenochtitlan. Environ 400 Espagnols (les estimations vont de 150 à 800 morts) et près de 2 000 alliés sont tués (la grande majorité des Espagnols qui ne se sont pas noyés seront sacrifiés aux dieux). L'arrière garde a été décimée (l'athlétique Pedro de Alvarado, chef de cette arrière garde, se serait sauvé de justesse grâce à un saut prodigieux à l'aide de sa pique). Presque tout est abandonné sur place : chevaux, pièces d'artillerie et une grande partie du trésor. Cortés parvient cependant à s'échapper de justesse (désarçonné, il allait être englouti par la masse des combattants aztèques mais deux conquistadors purent le sauver in extremis). Poursuivis par les Indiens, les Espagnols sont épuisés, abattus, moins nombreux et désormais très mal équipés. Mais ils doivent malgré tout combattre, le 7 juillet, lors de la bataille d'Otumba. Contre toute attente, les Aztèques (qui pensaient la bataille facile) se heurtent à la résistance désespérée des Espagnols (qui préfèrent la mort à l'affreux supplice infligé aux prisonniers). Devant cette résistance inattendue, et suite à une charge désespérée des Espagnols qui tuent le général ennemi, les Aztèques se débandent, et les Espagnols peuvent poursuivre leur retraite. L'expédition de Cortés vient d'échapper au pire.
Cortès profite du soutien indéfectible des Tlaxcaltèques (un retournement de ceux-ci aurait mis fin à l'épopée de Cortès et de sa petite troupe). Ralliant tous les Indiens ennemis des Aztèques, il prépare sa revanche. Grâce à ces nombreux renforts, il peut aligner une armée digne de ce nom. En fin tacticien, il prépare une attaque à la fois terrestre et lacustre, la ville de Tenochtitlan se trouvant sur un lac. Après un long siège de trois mois et des combats qui détruisent une partie de la ville, faisant selon les estimations entre 120 000 et 240 000 morts chez les Aztèques (dont 40 000 dans la bataille23), le dernier empereur, Cuauhtémoc, se rend à Cortés le 13 août 152124. Amené devant Cortés, il aurait dit à celui-ci : «señor Malinche, ya he hecho lo que soy obligado en defensa de mi ciudad y no puedo más, pués vengo por fuerza ante tu persona y poder, toma ese puñal que tienes en el cinto y mátame con el» ce qui signifie grosso modo: « Seigneur Malinche, j'ai fait ce que j'ai pu pour défendre ma cité et je ne peux pas plus, ainsi je viens de force vers ta personne, prends ce poignard se trouvant à ta ceinture et tue-moi avec lui. » Capturé par Cortés peu après la chute de la ville, il fut torturé en compagnie de Tlacotzin (son cihuacóatl) et de Tetlepanquetzal (tlatoani de Tlacopán), mais les Espagnols, qui voulaient savoir où les Aztèques avaient caché leurs trésors, ne purent leur extorquer aucun renseignement. Hernán Cortés a participé personnellement à la torture du dernier empereur mexicain
Hernán Cortés entend parler de richesses qui existeraient vers Las Hibueras (actuelle République du Honduras). De plus il suppose l'existence d'un détroit qui dans l'opinion de beaucoup de pilotes permet le passage à l'autre mer (de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique), détroit dont l'existence avait été révélée par le pilote Juan de la Cosa depuis l'an 1500. Aussi, en 1524, Cortés envoie une expédition vers Las Hibueras, sous le commandement de son capitaine Cristóbal de Olid. Elle comprend cinq navires avec l'artillerie, 400 hommes, 30 chevaux26. Cristóbal de Olid doit cependant passer par Cuba pour récupérer des chevaux et des munitions supplémentaires achetées par Cortés par l'intermédiaire d'Alonso de Contreras. Lorsqu'il arrive à Cuba, Cristóbal de Olid entre en contact avec Diego Velázquez, le gouverneur de Cuba. Ce dernier souhaite priver Cortés des découvertes futures de cette nouvelle expédition. Aussi, il pousse Cristóbal de Olid à se libérer de la tutelle de Cortés (qui a pourtant financé l'intégralité de l'expédition) et à coloniser les terres de Las Hibueras au nom du roi d'Espagne. Le 3 mai 1524, Cristóbal de Olid débarque à Las Hibueras et fonde la ville de Triomphe de la Croix. Il en profite immédiatement pour rejeter l'autorité de Cortés avec l'accord de ses soldats (une grande partie d'entre eux étant des anciens de l'expédition de Narváez)27. En juin 1524, Cortés est informé de la trahison et met sur pied une expédition, qu'il confie à son cousin Francisco de las Casas (es). Elle se compose également de cinq navires et d'une centaine d'hommes, avec pour mission d'appréhender et de punir Cristóbal de Olid. Mais cette expédition n'est pas très chanceuse et une tempête envoie les navires sur la côte, où ils tombent entre les mains de Olid. Francisco de las Casas est capturé, mais grâce à quelques soldats fidèles à Cortés, il s'échappe puis parvient à s'emparer de Cristóbal de Olid. Blessé au cours de l'affrontement, ce dernier est jugé, condamné à mort et égorgé (ou étranglé) publiquement sur la place de Naco28. Ignorant tout de la situation, Cortés craint que Francisco de las Casas ait échoué. Aussi, il décide de former une nouvelle expédition, et d'en prendre la tête. Il se heurte en cela à la plupart de ses capitaines, qui ne voient pas d'un bon œil son départ de Tenochtitlan. Bernal Díaz del Castillo est d'ailleurs très clair sur le sujet29 « Le facteur Salazar et le contrôleur Chirinos qui devaient demeurer à Mexico, décidèrent de faire amitié avec le licencié Zuazo et Rodrigo de Paz et tous les conquistadors vieux amis de Cortés qui restaient à Mexico, et tous ensemble ils demandèrent à Cortés de ne pas quitter Mexico et de gouverner le pays; ils lui firent valoir que la Nouvelle-Espagne tout entière se révolterait; et à ce propos, il y eut de longues discussions... »
Malgré ces recommandations, Cortés maintient sa décision. Il prend cependant la précaution d'emmener avec lui la plupart des grands chefs des différentes tribus indiennes, notamment Cuauhtémoc, l'empereur aztèque et Tepanquezatl, seigneur de Tlacopan. Il espère ainsi limiter le risque de révolte. Pour cette expédition, il peut compter sur ses fidèles, parmi lesquels Gonzalo de Sandoval, Pedro de Solis, Juan Jaramillo, Hernán López de Avila ou encore Bernal Díaz del Castillo. Ce dernier nous précise que l'expédition se compose d'environ 250 soldats, 130 cavaliers, quelques dizaines d'arbalétriers et arquebusiers, 3 000 Indiens de guerre, auxquels il faut rajouter les serviteurs Indiens29. Contrairement aux deux expéditions précédentes passées par la mer, Cortés décide de mener une expédition terrestre. L'expédition quitte Tenochtitlan devenue Mexico pour Coatzacoalcos. Cette partie du voyage se passe sans encombre et Cortés décide de poursuivre sa route (alors qu'il avait pris l'engagement auprès de ses capitaines, de ne pas poursuivre par voie terrestre à partir de cette ville). De Coatzacoalcos à Ayagualulco, les premières difficultés apparaissent, avec l'obligation de construire des canots, mais aussi et surtout un pont de près de 500 mètres pour traverser un fleuve. Le chemin devient de plus en plus difficile, avec de nombreux marécages, une jungle hostile et meurtrière (serpents, araignées...), le manque de nourriture... C'est dans ce contexte délicat qu'arrive aux oreilles de Cortés une rumeur de complot fomenté par Cuauhtémoc. Sa réaction est immédiate: il oblige Cuauhtémoc à avouer le complot. Ce dernier est alors jugé puis pendu près d'Acalan, en février 1525, en compagnie de Tepanquezatl. En dépit des aveux, il semblerait que cette affaire soit surtout un excellent prétexte pour Cortés d'éliminer Cuauhtémoc. C'est en tout cas ce qu'il ressort des propos sévères de Bernal Díaz del Castillo30. L'expédition poursuit sa route, toujours faite de privations et d'énormes difficultés, puisqu'il faut se frayer un passage à la machette et à l'épée dans l'épaisse jungle, quand ce n'est pas la traversée de marécages ou de fleuves. Malgré tout, Cortés parvient à San Gil de Buena Vista, un petit village de 40 habitants fondé par Gil González de Ávila. Il apprend alors la réussite de l'expédition de Francisco de las Casas. Il se rend à Puerto de Caballos et fonde la ville de Natividad, puis rejoint Trujillo31. Cortés termine ainsi cette désastreuse expédition (un long calvaire de deux ans et demi), au cours de laquelle il ne découvre rien d'intéressant, si ce n'est la géographie des lieux. Le tout au prix d'un lourd tribut : des dizaines de morts et l'ombre de l'assassinat de Cuauhtémoc. Cette expédition fut par ailleurs une énorme erreur politique puisqu'il laissa la capitale aztèque aux pouvoirs de quatre officiers du roi (et non à des proches capables qui pourtant existaient). Ces derniers s'entredéchirèrent, puis profitèrent de leur pouvoir de façon abjecte et lorsque la rumeur annonça que Cortès avait péri dans la jungle du Honduras, ils n'hésitèrent pas à s'approprier l'ensemble des biens de Cortès et de ceux qui s'étaient joints à cette expédition malheureuse, pour se les répartir entre eux et les conquistadors restés afin de se les attacher. Cortès fut averti et parvint intelligemment à retourner la situation. Il n'aura cependant plus jamais le contrôle total sur l'ex- Empire aztèque.
« Sache qu'à main droite des Indes il y a une île appelée Californie très proche du bord du paradis terrestre ; elle est peuplée de femmes noires, sans aucun homme parmi elles, car elles vivent à la façon des Amazones. Elles avaient de beaux et robustes corps, un courage plein de fougue et une grande force. Leur isle était la plus forte du monde, avec ses côtes rocheuses et ses falaises escarpées. Leurs armes étaient toutes en or, du même métal qu'étaient fait les harnais des bêtes sauvages qu'elles avaient l'habitude de dresser pour les monter, car dans toute l'isle il n'y avait d'autre métal que l'or32. » On considère actuellement Hernán Cortés comme le découvreur de la péninsule de Basse-Californie bien que le premier européen à y débarquer soit le navigateur espagnol Fortún Ximénez, commandant de la Concepción, navire qui appartenait à Hernán Cortés. Lorsqu'il y débarque en 1534, il pense qu'il s'agit d'une île. Dans la quatrième Carta de Relación, datée du 15 octobre 1524 à México, Hernán Cortés décrit au roi d'Espagne la préparation d'embarcations pour explorer et soumettre de nouvelles régions sur la Mer du Sud (l'océan Pacifique), idée qu'il poursuit depuis deux ans déjà. Étant rentré en Espagne en 1529, Cortés signe un accord avec la Couronne d'Espagne, par lequel elle accepte d'envoyer à son compte des « armées pour découvrir des îles et des territoires dans la mer du Sud ». Il désire, outre la domination territoriale et les possibles gains en métaux précieux, trouver un passage maritime entre l'Atlantique et le Pacifique. En effet, il pense que puisque Ferdinand Magellan a trouvé un détroit reliant les deux océans par le sud, il doit bien aussi exister un passage par le nord, passage mythique encore inconnu, mais qu'on nomme déjà détroit de Anián. Dans l'accord, il était convenu qu'un dixième des terres découvertes appartiendraient au découvreur et à sa descendance, de manière perpétuelle.
Durant son séjour en Espagne en 1529, Cortés négocie donc des terres pour lui. De retour au Mexique, le 30 juin 1532, il envoie son cousin Diego Hurtado de Mendoza explorer les îles et le littoral de l'océan Pacifique, au-delà des limites de la Nouvelle-Galice, gouvernée par Nuño de Guzmán, farouche ennemi de Hernán Cortés. Il divise l'expédition en deux depuis Tehuantepec (Oaxaca), après avoir atteint Manzanillo (Colima) ils continuent à suivre les côtes de Jalisco et Nayarit, qui faisaient alors partie de la Nouvelle-Galice, jusqu'à la découverte des îles Marías, de là-bas ils retournent à la terre ferme et tentent d'obtenir un approvisionnement en eau dans la baie de Matanchén (Nayarit), approvisionnement qui leur est refusé par Nuño de Guzmán, propriétaire et seigneur de la région. Un des navires abîmé par la tempête prend le chemin du retour, il arrive aux côtes de Jalisco et termine entre les mains de Nuño de Guzmán ; pendant ce temps, l'autre navire qui transportait Diego Hurtado de Mendoza prend la direction du nord. Aucun de ceux qui étaient à bord ne revinrent en Nouvelle-Espagne et on n'eut plus jamais de nouvelles d'eux. Des années après, l'auteur de Deuxième récit du voyage que fit Nuño de Guzmán à la Nouvelle-Galice (Segunda Relación anónima de la jornada que hizo Nuño de Guzmán a la Nueva Galicia), recolta certaines informations qui nous permettent de supposer que le navire avait fait naufrage sur le littoral nord de l'état actuel de Sinaloa, causant la mort de tout l'équipage.
La Concepción emmenée par le commandant Diego de Becerra, est un des deux navires que Cortés envoie en 1533, peu après la conquête de Tenochtitlan, dans le second voyage d'exploration de l'océan Pacifique, l'autre étant le San Lázaro sous les ordres du capitaine Hernando de Grijalva. L'expédition appareille depuis l'actuel port de Manzanillo (Colima), le 30 octobre 1533. Le 20 décembre, les navires se séparent. Le San Lázaro, qui avait pris de l'avance, attend la Concepción durant trois jours, et ne le voyant pas venir, il commence l'exploration de l'océan Pacifique et découvre les îles Revillagigedo. À bord de la Concepción tout est différent, le navigateur et second à bord Fortún Ximénez se mutine et assassine dans son sommeil le capitaine Diego de Becerra, puis il agresse les membres d'équipage restés fidèles au défunt capitaine en les abandonnant sur les côtes de Michoacán, en compagnie des frères franciscains qui les accompagnaient dans la traversée. Fortún Ximénez navigue vers le nord-ouest, longeant la côte, puis il vire vers l'ouest et arrive dans une paisible baie. On sait aujourd'hui que le lieu où il mouilla n'est autre que La Paz. Il pense alors être arrivé sur une île. Il fait la rencontre d'Indiens, parlant une langue inconnue et marchant à moitié nus, très différents des Indiens rencontrés sur les plateaux mexicains. L'équipage qui l'accompagne, en voyant des femmes à moitié nues et en raison de l'abstinence sexuelle, viole les Indiennes présentes. Puis ils se rendent compte qu'en ce lieu les perles, que les Indiens extrayaient des coquillages, abondent dans la baie, et ils mettent le lieu à sac. Il est intéressant de préciser que Fortún Ximénez et ses hommes ne donnèrent aucun nom aux lieux qu'ils visitèrent, comme pour cacher les traces de leurs méfaits. Le viol des Indiennes par l'équipage et la mise à sac provoque un affrontement violent avec les Indiens, qui se termine par la mort de Fortún Ximénez et de quelques-uns de ses hommes. Les survivants prennent la fuite, remettent la Concepción à l'eau à grand-peine et naviguent tant bien que mal jusqu'aux côtes de l'actuel État de Jalisco, où ils tombent sur des soldats de Nuño de Guzmán qui les font prisonniers, et réquisitionnent le bateau.
Après avoir financé deux voyages dans la mer du Sud et sans avoir obtenu de "résultat matériel", Hernán Cortés décide de prendre la tête du troisième voyage d'exploration. Cortés est ennuyé que Nuño de Guzmán, son ennemi de toujours, lui ait dérobé la Concepción. Aussi, il décide de l'affronter sur son propre terrain et de lancer sa troisième expédition de là-bas. Pour cela il rassemble une armée nombreuse, composée de fantassins et de cavaliers, pour marcher sur la province de Nouvelle-Galice. Le vice-roi de Nouvelle-Espagne demande à Hernán Cortés, le 4 septembre 1534 de "de pas affronter celui qui avait dérobé ses navires" ce que Cortés refuse, prétextant qu'il avait déboursé cent mille castellanos d'or, et qu'il avait été désigné par sa Majesté le roi d'Espagne Charles Quint pour découvrir et conquérir de nouveaux territoires. Il avait même mis en route un chantier naval à Tehuantepec et avait à sa disposition trois navires prêts à prendre la mer : le San Lázaro (qui était rentré avec Grijalva de la seconde expédition), le Santa Águeda et le Santo Tomás, qui venaient d'être construits. Le projet de Cortés est ambitieux. Il envoie ses navires à Chametla (Sinaloa) (près de l'actuelle ville de Escuinapa) dans un territoire gouverné par Nuño de Guzmán et là-bas accoste l'armée qui est sous ses ordres. Pour arriver à Chametla, Cortés doit traverser, plusieurs jours durant, le Nouveau Royaume de la Nouvelle-Galice. La Nouvelle-Galice étant une province de la Nouvelle-Espagne. Bernal Díaz del Castillo nous rapporte que quand on sut en Nouvelle-Espagne que le Marquis de Oaxaca partait de nouveau en conquête, nombreux furent ceux qui offrirent de le servir en tant que cavalier ou arbalétrier. Au total, 320 personnes et 150 chevaux prennent la mer. Il ajoute que les embarcations sont très bien pourvues de biscottes, viande, huile, vin et vinaigre, trois forgerons avec leurs forges et deux charpentiers avec leurs outils, mais aussi des religieux, des médecins et un chirurgien. L'armée de Cortés débarque à la ville de Santiago de Galicia de Compostela, située à l'époque dans la vallée de Matatipac (aujourd'hui ville de Tepic), où elle est accueillie amicalement par le gouverneur Nuño Beltrán de Guzmán, son ennemi. Cortés et sa troupe restent seulement quatre jours dans cette ville avant de poursuivre leur voyage. Nuño de Guzmán aurait alors conseillé à Cortés de ne pas continuer son exploration, mais Cortés n'en tient aucun compte, notamment parce que Nuño de Guzmán vit dans une certaine pauvreté. Quoi qu'il en soit, l'accueil que reçoit le Conquistador du Mexique de la part de Guzmán est en grande partie dû à l'armée qui l'accompagne. Après le départ de Cortés, Nuño de Guzmán envoie une lettre à la Audiencia du Mexique dans laquelle il se plaint que « le marquis de la Vallée voulait pénétrer avec ses gens dans son territoire, étant seulement Capitaine Général de la Nouvelle-Espagne ». À Chametla (Sinaloa), après avoir traversé les États de Jalisco et Nayarit, territoires faisant partie du royaume de Nouvelle-Galice à l'époque, Cortés et son cortège embarquent sur le Santa Águeda et le San Lázaro avec 113 soldats, 40 cavaliers avec leurs chevaux et il laisse à terre 60 cavaliers supplémentaires, selon ce que rapporte à la Audiencia le gouverneur Nuño de Guzmán. Une fois sur le San Lázaro, Cortés prend la direction du nord-ouest, et le 3 mai 1535, il arrive à la baie de Santa Cruz actuellement La Paz, où il apprend la mort de son subalterne par les Indiens. Une fois la baie de Santa Cruz prise, Cortés décide d' y établir une colonie. Il envoie chercher les soldats et pièces d'artillerie laissés à Sinaloa, mais le mauvais temps vient s'en mêler, les navires se perdent et un seul peut revenir à la baie de Santa Cruz, avec une cargaison de cinquante fanègues de maïs, pas assez pour alimenter la population. Cortés prend la décision de partir personnellement à la recherche de vivres, mais tout ce qu'il rapporte est encore insuffisant, c'est pourquoi il se met en route pour la Nouvelle-Espagne, dans l'intention de pourvoir en vivres, depuis là-bas, la nouvelle colonie. Il nomme Francisco de Ulloa à la tête du village de Santa Cruz. Mais les plaintes des familles de ceux qui étaient restés sur la péninsule parviennent à convaincre le vice-roi d'abandonner la colonie.
Malgré les échecs des trois premières expéditions, Cortés décide d'envoyer une quatrième mission d'exploration dans la mer du Sud, qu'il confie à Francisco de Ulloa en 1539. L'expédition quitte Acapulco le 8 juillet de la même année à bord du Santo Tomás, de la Santa Águeda et de la Trinidad. Au niveau des îles Marías ils sont obligés d'abandonner le Santo Tomás suite à une avarie, et continuent sur les deux navires restants. Ils pénètrent dans le Golfe de Californie et s'arrêtent à l'aller comme au retour dans la colonie abandonnée de Santa Cruz. Ils atteignent l'extrême nord du golfe le 28 septembre, à l'embouchure du Colorado et nomment l'embouchure du fleuve "Ancón de San Andrés", un bref texte fut rédigé à cette occasion : « Moi Pedro de Palenzia, écrivain public de cette armée, donne fidèle et véritable témoignage à tous les hommes qui verraient la présente, que Dieu notre seigneur les protège de tout mal, qu'en ce vingt-huitième jour du mois de septembre de l'an mille cinq cent trente neuf, le très noble seigneur Francisco de Ulloa, lieutenant du gouverneur et capitaine de cette armée par la grâce du très illustre seigneur Marquis de la Vallée de Guajaca, pris possession à l'ancón de San Andrés et de la mer vermeille, qui est sur la côte de cette Nouvelle-Espagne vers le Nord, qui est à une hauteur de trente-trois degrés et demi, selon les ordres du Marquis de la Vallée au nom de l'Empereur notre roi de Castille, actuellement et véritablement, mettant la main à l'épée, disant que s'il était une personne pour le contredire, qu'il était prêt à le défendre, coupant avec elle des arbres, arrachant des herbes, retournant des pierres de toutes part, et sortant de l'eau de la mer ; tout ceci en signe de possession. Témoins qui furent présents à ce que je dis, les révérends pères du seigneur Saint François, le père Frère Raymundo, le père frère Antonio de Mena, Francisco de Terrazas, devant Diego de Haro, Gabriel Márquez. En date du jour, du mois et de l'année susdite. J'ai, moi, Pedro de Palenzia, écrivain public de cette armée, écrit selon ce qui m'est arrivé ; avant de faire ici ce signe mien, qui est en tant que tel, un témoignage de vérité.- Pedro de Palencia, écrivain public. Frère Ramundus Alilius, Frère Antonius de Mena, -Gabriel Márquez. -Diego de Haro. -Francisco de Terrazas. » Après avoir débarqué et pris possession des terres de l'extrême nord de la mer Vermeille, (connue aujourd'hui comme le Golfe de Californie), dont le nom vient de la coloration rougeâtre des eaux qui se tintent au contact des eaux venant du Colorado, il commencent le voyage du retour vers Santa Cruz. Ils doublent le Cabo San Lucas et entrent dans l'océan Pacifique et passent devant la Baie Magdalena le 5 décembre sans y pénétrer, Francisco de Ulloa ayant été blessé lors d'une escarmouche avec les Indiens. Le 5 avril 1540, il adresse à Cortés un récit des succès de l'exploration, depuis l' île Cedros que l'on connaît grâce à l'exemplaire présent dans le Santa Águeda. En effet, il continua l'exploration avec la Trinidad, mais jamais plus on entendit parler de Francisco de Ulloa et de ses compagnons.
Quelques années plus tard, Cortés est récompensé pour ses grandes conquêtes par Charles Quint (Charles Ier d'Espagne et Charles V d'Allemagne), avec le titre de marquis de la Vallée de Oaxaca, mais on ne lui accorde pas le gouvernement de la nouvelle colonie.
De retour en Espagne, il se porte volontaire lors de l'expédition malheureuse de Charles Quint à Alger, en 1541. La tempête qui détruisit alors la flotte réunie par l'empereur d'Espagne n'épargna pas l'embarcation de Cortés qui dut regagner la côte à la nage. La défense de la ville est assurée par 800 janissaires, 5 000 hommes levés à la hâte et composé d’Algériens, mais surtout de Maures
Hernán Cortés meurt de la dysenterie le vendredi 2 décembre 1547 à Castilleja de la Cuesta, en Espagne, à l'âge de 62 ans, alors qu'il entreprenait de retourner en Amérique. Malgré les énormes richesses et surtout les territoires qu'il apporta à son Roi, il mourut pratiquement en disgrâce, sa gloire passée étant occultée par les immenses trésors ramenés à ce moment du Pérou par Francisco Pizarro.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 15e génération d'un cousin au 10e degré de l’épouse de Fernando Cortés de Monroy Pizarro Altamirano, Cousin célèbre par alliance.
En effet,
Jaime D'aragon, Roi D'Aragon (2 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 10e génération de l’épouse de Fernando Cortés de Monroy Pizarro Altamirano, Cousin célèbre par alliance
des ancêtres à la 25e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né en 1488 - Jerez de la Frontera (Espagne)
Décédé en 1559 - Séville (Espagne) , à l’âge de 71 ans
Conquistador de Floride
Álvar Núñez Cabeza de Vaca (né vers 1488 à Jerez de la Frontera1, mort vers 1559 à Séville) était un explorateur espagnol du continent américain.
Officier dans l'expédition de Pánfilo de Narváez, il explora l'actuel Texas, l'ouest et le centre du Mexique en marchant durant près de six ans entre la région où se trouve actuellement la ville américaine de Galveston et celle de Mexico.
Issu d'une famille noble, il était le fils de Francisco de Vera2, un explorateur natif de Grande Canarie. Sa première expédition vers les Indes se déroula dans ce qui est devenu aujourd'hui le sud des États-Unis et le nord du Mexique : enrôlé comme trésorier dans l'expédition de Pánfilo de Narváez en Floride (1527), il fut l'un des quatre survivants, avec Alonso del Castillo Maldonado, Andrés Dorantes de Carranza et Estevanico qui, durant huit ans, vécurent parmi les Indiens en exerçant du commerce et du reboutage. Après un long voyage vers l'ouest, ils reprirent contact avec les Espagnols à Sinaloa (Mexique) en 1536. C'est durant ce voyage qu'il réunit les premières observations ethnographiques sur les peuples indigènes du golfe du Mexique. À son retour en Espagne en 1537, il en écrivit un rapport au roi Charles Quint, lequel fut publié en 1542 sous le titre de La Relación (La Relation de voyage), plus tard appelé Naufragios (Naufrages).
Désireux de reprendre l'effort de colonisation de la Floride, mais cette fois-ci en tant que chef de l'expédition, Cabeza de Vaca apprend que ce poste a été attribué à Hernando de Soto, et se voit confier le gouvernement du Río de la Plata en Amérique du sud. Afin de le pérenniser, il entame en 1540 son second voyage au nouveau monde. Il découvre les chutes de l'Iguazú, explore le cours du fleuve Paraguay et soumet quelques tribus indigènes. Il entre rapidement en conflit avec les colons espagnols établis auparavant qui, menés par Domingo Martínez de Irala (es), rejettent l'autorité du gouverneur et ses projets d'organiser la colonisation du territoire en oubliant de conquérir les chimériques trésors contés par les légendes locales. Les rebelles se soulèvent en 1544 (rébellion des comuneros) et renvoient Cabeza de Vaca en Espagne, accusé d'abus de pouvoir suite à la répression des dissidents (comme l'incendie d'Asuncion en 1543). Il arrive à Séville le 2 septembre 1545 ; il est envoyé en prison à Madrid, puis assigné à domicile pendant six ans. Le Conseil des Indes l'envoie en exil à Oran après son jugement, rendu le 18 mars 15513. Il est gracié huit ans plus tard et vient s'établir à Séville en tant que juge.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 11e génération d'une cousine au 15e degré d'Alvar Nuñez Cabeza de Vaca, Cousin célèbre.
En effet,
Pedro D'Aragon, Roi D'Aragon (2 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 15e génération d'Alvar Nuñez Cabeza de Vaca, Cousin célèbre
un ancêtre à la 26e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né vers 1480 - La Garrovilla (Espagne)
Décédé en 1550 - Tipuani (Bolivie) , à l’âge de peut-être 70 ans
Conquistador
Capitaine et conquistador espagnol; Né à La Garrovilla (Badajoz) entre 1480 et 1490 et est mort en Tipuani, en Bolivie, en 1550. Il a fondé la ville de La Paz, capitale de la Bolivie, mandaté par Pedro de Lagasca, le "Peacemaker", de lever sa quête pour pacifier les colonies américaines. En principe, il a appelé Notre Dame de la Paix, en 1548. Il est allé en Inde au début du XVIe siècle, installer à Cuba.
Sans hésitation, il est allé au Pérou, où son intelligence naturelle, ses aptitudes en relations humaines et sa sympathie personnelle Francisco Pizarro approchés de lui, alors en guerre avec Diego de Almagro
D'autres fondations étaient: Trinity (1556 par Tristan de Tejada et Juan de Salinas), Santa Cruz de la Sierra (Août 1557 par Ñuflo Chaves); Oropesa (le nom a été changé en 1786 par la Cochabamba) par Sebastian Barba de Padilla en Janvier 1574.
En 1599, Felipe II a créé l'Audiencia de Charcas avec un tribunal de Chuquisaca.
Le 29 mai 1809 un groupe de révolutionnaires dirigés par Jaime Zudañez destitué le président de l'Audiencia de Charcas et proclama la liberté des colons américains.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 12e génération d'une cousine au 12e degré de l’épouse d'Alonso De Mendoza, Cousin célèbre par alliance.
En effet,
Philipp Von Hohenstaufen, Roi De Germanie (2 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 12e génération de l’épouse d'Alonso De Mendoza, Cousin célèbre par alliance
des ancêtres à la 24e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né en 1467 - Belmonte (Portugal)
Décédé vers 1520 - Santarem (Portugal) , à l’âge de peut-être 53 ans
Navigateur
Pedro Álvares Cabral, né à Belmonte en 1467 ou 1468 et mort à Santarém vers 1520, est un navigateur portugais, commandant de flotte, chargé par le roi du Portugal Manuel Ier d'aller aux Indes et de poursuivre l'œuvre de Vasco de Gama. Pedro Álvares Cabral est considéré comme « le découvreur du Brésil », même si l'Espagnol Vicente Yáñez Pinzón l'avait précédé de peu sur les côtes du Nord-Est à l'embouchure de l'Amazone. Cabral est aujourd'hui considéré comme un personnage essentiel de l'âge des Grandes découvertes.
On sait peu de choses sur la vie de Pedro Álvares Cabral avant son voyage qui conduisit à la découverte du Brésil. Il est né en 1467 ou 1468 – la dernière date étant la plus souvent citée – à Belmonte, qui se trouve à environ 30 km de la ville moderne de Covilhã dans le Nord du Portugal. Il était le fils de Fernão Álvares Cabral et Isabel Gouveia – l'un des cinq garçons et six filles de la famille. Cabral fut baptisé Pedro Álvares de Gouveia et plus tard seulement, sans doute à la mort de son frère aîné en 1503, commença-t-il à utiliser le nom de son frère.
Le blason familial fut dessiné avec deux chèvres violettes sur un champ d'argent. Le pourpre représentait le fidélité, et les chèvres provenaient du nom de la famille (cabral se traduit par chèvre en français). Bien entendu, seul son frère aîné était habilité à utiliser du nom de la famille. Les traditions familiales disaient que les Cabrais étaient les descendants de Karanus, le premier roi légendaire de la Macédoine. Karanus était lui-même, un descendant à la septième génération du demi-dieu Héraclès. Mettant les mythes de côté, l'historien James McClymont pense qu'une autre légende familiale pourrait receler des preuves de l'origine des Cabral. D'après cette histoire, les Cabraes dérivent d'un clan Castillan nommé Cabreiras qui avait le même blason. La famille Cabral vient au premier plan pendant le xive siècle. Álvaro Gil Cabral (l'arrière-arrière-grand-père de Cabral, un commandant de la frontière) fut l'un des quelques nobles portugais à rester loyal à Dom João I, roi du Portugal pendant la Crise portugaise de 1383-1385 et la lutte contre le roi de Castille. À titre de récompense, João I conféra à Álvaro Gil le fief héréditaire de Belmonte.
Éduqué selon les usages de la petite noblesse, Cabral fut envoyé à la cour du roi Alphonse V en 1479, vers l'âge de 12 ans. Il avait sans doute 17 ou 18 ans lorsqu'en juin 1484, il fut nommé moço fidalgo (noble page; un titre mineur habituellement décerné aux jeunes nobles) par le roi dom João II. Les traces de ses engagements avant 1500 sont extrêmement fragmentaires, mais Cabral a pu aller combattre en Afrique du Nord, comme l'avaient fait ses ancêtres et comme le faisaient souvent les jeunes nobles de son temps. Le roi dom Manuel I, qui avait accédé au trône deux ans auparavant, lui avait accordé une rente annuelle de 30 000 reais le 12 avril 1497. Il reçut aussi en même temps le titre de fidalgo (noble) en conseil du roi et fut nommé chevalier de l'ordre du Christ16. On ne possède aucun portrait de lui ou détail physique de Cabral à cette époque. Il est connu pour avoir une forte constitution et était aussi grand que son père, 1,90 m. Son caractère a été décrit comme bien élevé, courtois, prudent, généreux, tolérant avec ses ennemis, humble, mais aussi orgueilleux et trop attaché au respect qu'il pensait que son honneur et sa position commandaient
Le 15 février 1500, Cabral fut nommé Capitão-mor (littéralement major-capitaine, ou commandant en chef) de la Seconde flotte voguant vers les Indes, succédant à celle commandée par Vasco de Gama. La Couronne portugaise nommait traditionnellement des nobles aux commandements militaires et maritimes, sans égard pour leur compétence ou leur expérience professionnelles. C'était le cas pour les capitaines des navires placés sous le commandement de Cabral. Cette pratique avait d'évidents inconvénients, car l'autorité pouvait aussi bien être conférée à des personnes hautement incompétentes et mal préparées que conférée à des chefs remarquables tels que Afonso de Albuquerque ou dom João de Castro. Peu de détails nous sont parvenus sur les critères utilisés par la cour quant à la sélection de Cabral en tant que chef de l'expédition aux Indes. Dans le décret royal le nommant commandant-en-chef, la seule raison donnée était « ses mérites et ses services ». Rien de plus sur ses qualifications ne nous est connu. L'historien William Greenlee pense que le roi Manuel I « l'avait certainement bien connu à la Cour ». Cela, ainsi que « la situation de la famille Cabral, leur loyauté inconditionnelle à la Couronne, l'apparence personnelle de Cabral, et l'habileté qu'il a montré à la cour et au conseil furent des facteurs importants ». A sans doute aussi joué en sa faveur, l'influence de deux de ses frères qui siégeaient au conseil du roi. Étant donné les intrigues politiques permanentes à la cour, Cabral a pu aussi appartenir à une faction qui favorisa sa nomination. L'historien Malyn Newitt soutint l'hypothèse d'un choix résultant « d'une tentative délibérée d'équilibrer les intérêts de factions rivales de familles nobles, qui n'avaient pas de raison de le recommander et parce qu'il n'avait pas d'expérience connue de commandement d'expédition majeure. » Cabral devint le commandant, cependant des navigateurs bien plus expérimentés furent adjoints à l'expédition pour l'aider sur les questions navales. Les plus fameux étaient Bartolomeu Dias, Diogo Dias et Nicolau Coelho. Ils devaient, avec les autres capitaines, commander 13 navires et 1 500 hommes. Sur ce contingent, 700 étaient des soldats, quoique la plupart étaient de simples roturiers sans formation ni expérience au combat. La flotte avait deux divisions. La première était composée de neuf naus (caraques) et deux rondes caravelles, et mirent le cap sur Calicut (aujourd'hui connu sous le nom de Kozhikode) en Inde dans le but de mettre en place des relations commerciales et une factorerie. La deuxième division, consistant en une nau et une caravelle, mit les voiles avec comme destination le port de Sofala au Mozambique. En échange de la direction de la flotte, Cabral reçut 10 000 cruzados (une vieille monnaie portugaise équivalente à environ 35 kg d'or) et le droit de négocier l'achat de 30 tonnes de poivre sur son propre compte et de les rapporter en Europe. Le poivre pouvait alors être revendu, hors-taxes, à la couronne portugaise. Il fut aussi autorisé à importer 10 ballots de n'importe quel autres épices, en franchise de droits. Bien que le voyage était extrêmement dangereux, Cabral avait la perspective de devenir un homme très riche s'il parvenait à revenir au Portugal avec la cargaison. Les épices était alors très rares en Europe et très recherchées.
La flotte l'ayant précédé avait été la première à atteindre les Indes en contournant l'Afrique. Cette expédition, commandée par Vasco da Gama, était retournée au Portugal en 1499. Pendant des décennies, le Portugal avait cherché une route alternative vers l'est, afin d'éviter la Méditerranée qui était sous le contrôle des Républiques maritimes italiennes et l'Empire ottoman. L'expansionnisme du Portugal le conduisit d'abord en Inde, et plus tard à la colonisation d'une bonne partie du monde. La volonté de diffuser la foi catholique sur des terres impies était un autre facteur de motivation. Enfin, venait la longue tradition de refouler les musulmans qui provenait des combats pour la reconquête de leur nation contre les Maures. Cette lutte s'engagea d'abord en Afrique du Nord et finalement sur le sous-continent indien. Une dernière ambition qui galvanisait les explorateurs était la recherche du mythique Prêtre Jean — un roi chrétien avec qui une alliance contre les forces de l'Islam pourrait être forgée. Enfin, la Couronne portugaise voulait accaparer une part du très lucratif commerce ouest-africain des esclaves, de l'or, et du commerce des épices indiennes.
La flotte sous le commandement de Cabral, âgé de 32 à 33 ans, prit la mer à Lisbonne le 9 mars 1500 à midi. Le jour précédent, avaient eu lieu les adieux publics avec une messe et des célébrations suivies par le roi, la Cour et une foule nombreuse. Au matin du 14 mars, la flottille contourna la Grande Canarie, la plus importante des Iles Canaries. Elle cingla vers Cap Vert, une colonie portugaise située sur la côte de l'Afrique de l'ouest qu'elle toucha le 22 mars. Le lendemain, une nau commandée par Vasco de Ataíde avec 150 hommes disparut sans laisser de traces. La flotte franchit l'Équateur le 9 avril, et mit le cap à l'ouest aussi loin du continent africain qu'il semblait possible vers ce qui était alors nommé la technique de navigation dite de la volta do mar (littéralement le "tour de la mer")
Des algues furent aperçues le 21 avril, ce qui laissait penser aux marins qu'ils approchaient d'une côte. Cela s'avéra exact le lendemain après-midi, mercredi 22 avril 1500, quand la flotte s'ancra près de ce que Cabral baptisa le Monte Pascoal (« mont de Pâques », car c'était la semaine de Pâques). Cet emplacement est situé au nord-est de ce qui est aujourd'hui le Brésil. Les Portugais détectèrent la présence d'habitants sur le rivage, et tous les capitaines se rassemblèrent sur le navire amiral de Cabral le 23 avril. Cabral ordonna à Nicolau Coelho, un capitaine qui avait l'expérience des voyages en Inde avec Vasco de Gama, de débarquer et de nouer des contacts. Il mit pied à terre et échangea des cadeaux avec les indigènes. Après que Coelho soit revenu, Cabral emmena la flotte vers le Nord, ou après 65 km de navigation, il ancra le 24 avril dans ce que le commandant en chef nomma Porto Seguro (port sûr). la place était un port naturel, et Afonso Lopes (pilote du navire amiral) embarqua deux indigènes à bord pour rencontrer Cabral
Comme la fois précédente, la rencontre fut amicale et Cabral leur offrit des cadeaux. Les habitants étaient des chasseurs cueilleurs, que les Européens appelèrent du nom générique d'"Indiens". Les hommes cherchaient la nourriture en traquant le gibier, péchant et cueillant des végétaux, alors que les femmes cultivaient de petits lopins de terre. Ils étaient divisés en innombrables tribus rivales. Les tribus que Cabral rencontra étaient des Tupiniquim. Certains de ces groupes étaient nomades et d'autres sédentaires — connaissant le feu mais pas la métallurgie. Quelques tribus pratiquaient le cannibalisme. Le 26 avril, comme de plus en plus d'indigènes curieux apparaissaient, Cabral ordonna à ses hommes de construire un autel ou une messe serait célébrée. Les jours suivants furent utilisés pour faire les réserves d'eau, de nourriture, de bois, et d'autres provisions. Les Portugais édifièrent aussi une croix de bois – peut-être haute de sept mètres. Cabral détermina que ces nouvelles terres étaient bien à l'est de la ligne de démarcation entre le Portugal et l'Espagne qui avait été définie par le traité de Tordesillas. Le territoire était bien dans la partie du monde allouée au Portugal. Pour solenniser la revendication du Portugal sur cette contrée, la croix fut érigée et un second service religieux organisé le 1er mai. Cabral nomma cette terre découverte Ilha de Vera Cruz . Le lendemain, un navire de ravitaillement sous le commandement de Gaspar de Lemos ou d'André Gonçalves (les sources divergent) retourna au Portugal pour apprendre la nouvelle de la découverte au roi Manuel Ier et lui apporter la fameuse lettre de Pero Vaz de Caminha, le secrétaire de Cabral
La flotte reprit la mer soit le 2 ou le 3 mai 1500 et navigua le long des côtes est de l'Amérique du Sud. Cabral fut convaincu qu'il avait découvert un continent entier, plutôt qu'une île67. Autour du 5 mai, la flotte vira de bord vers l'Afrique. Le 23 ou 24 mai, ils traversèrent une tempête dans la zone de haute pression de l'Atlantique Sud, provoquant la perte de quatre bateaux. L'emplacement exact du désastre n'est pas connu – les conjectures vont du cap de Bonne-Espérance à la pointe sud du continent africain à en vue de la côte sud-américaine –. Trois naus et une caravelle commandée par Bartolomeu Dias – le premier Européen à atteindre la cap de Bonne-Espérance en 1488 – disparurent, et 380 hommes furent perdus. Les vaisseaux restants, mis à mal par les conditions climatiques très difficiles et leur gréements endommagés furent séparés. Un navire commandé par Diogo Dias, erra isolé, les six autres ayant pu se regrouper. Ils se rassemblèrent en deux formations consistant en trois navires chacune, puis naviguèrent vers l'est, doublant le cap. Suivant la côte, ils remontèrent vers le nord et accostèrent quelque part dans le Primeiras and Segundas Archipelago, sur les côtes du Mozambique et au nord de Sofala. La flotte resta dix jours pour des réparations. Puis, l'expédition repartit vers le nord, et le 26 mai atteint Quiloa (Kilwa Kisiwani), ou Cabral s'efforça en vain de négocier un traité. De Kilwa Kisiwani, la flotte partit pour Malindi, qu'elle rejoignit le 2 août. Cabral rencontra le roi, avec qui il noua des relations amicales et échangea des présents. Des pilotes furent recrutés à Malindi pour la dernière partie du voyage vers l'Inde. La terre fut atteinte à Anjadip, une île fréquentée par les navires en quête de ravitaillement sur leur route vers Calicut. Les bateaux furent mis au sec, calfatés et repeints. Des arrangements furent mis en place en vue de la rencontre avec le dirigeant de Calicut
La flotte arriva à Calicut le 13 septembre. Cabral réussit à négocier avec le Zamorin (titre en portugais du raja de Calicut) et obtint la permission d'établir un comptoir et un entrepôt. Dans l'espoir d'une amélioration continue des relations, Cabral répartit ses hommes dans plusieurs missions militaires à la demande du Zamorin. Cependant, le 16 ou 17 décembre, le comptoir fut attaqué par surprise par des centaines (ou d'après d'autres récits, des milliers) d'Arabes musulmans et d'hindous. En dépit de la défense désespérée des arbalétriers, plus de 50 Portugais furent tués. Les derniers survivants se replièrent sur les navires. Pensant que l'attaque résultait de la jalousie de marchands arabes, Cabral attendit 24 heures une explication du dirigeant de Calicut, mais aucune excuse ne lui parvint. Les Portugais rendus furieux par l'attaque du comptoir et la mort de leurs camarades saisirent dix navires marchands arabes à l'ancre dans le port. Environ 600 des membres d'équipage furent tués et leur cargaison confisquée puis les marchands furent brûlés vifs. Cabral ordonna à ses navires de bombarder Calicut pendant une journée entière en représailles de la violation des accords. Le massacre fut mis sur le compte de l'animosité envers les musulmans, que les Portugais avaient développée pendant des siècles de lutte contre les Maures dans la péninsule Ibérique et en Afrique du Nord. Plus encore, les Portugais étaient déterminés à dominer le négoce des épices et n'avaient pas l'intention de permettre à la compétition de se renforcer. Les Arabes, à l'inverse n'avaient aucun désir de permettre aux Portugais de briser leur monopole de l'accès aux épices. Les Portugais avaient commencé par demander à recevoir un traitement préférentiel dans chaque aspect de ce commerce. La lettre du roi Manuel I apporté par Cabral au roi de Calicut, qui fut traduite par les interprètes arabes du dirigeant, demandait l'exclusion des commerçants arabes. Les marchands musulmans crurent qu'ils allaient perdre leur possibilité de négoce et leur fortune, et tentèrent de soulever le roi hindou contre les Portugais
L'historien William Greenlee expliqua que les Portugais avaient compris qu'« ils étaient moins nombreux et que ceux qui viendraient en Inde sur les flottes futures auraient toujours un désavantage numérique; et donc que la traîtrise devait être punie de telle façon qu'ils seraient craints et respectés. C'était leur artillerie supérieure qui leur permettrait d'atteindre ce but. » De ce fait, ils créèrent un précédent pour la politique de la canonnière pratiquée dans les siècles suivants Retour en Europe Des indications dans les relations de voyages de Vasco da Gama avaient décidé le roi Manuel I à informer Cabral de l'existence d'un autre port au sud de Calicut où il pourrait aussi commercer. Cette ville était Cochin (Kochi) que la flotte atteint le 24 décembre. Cochin était formellement vassale de Calicut, et aussi sous la domination d'autres cités indiennes. Cochin souhaitait obtenir son indépendance, et les Portugais étaient prêts à exploiter les mésententes indiennes – comme les Britanniques le feront trois siècles plus tard. Cette tactique finalement permit d'établir l'hégémonie des Portugais sur la région. Cabral négocia une alliance avec les dirigeants de Kochi, comme avec les dirigeants d'autres villes, et fut en mesure d'établir un autre comptoir. Enfin, chargée de précieuses épices, la flotte mit le cap sur Kannur pour des derniers achats avant d'entreprendre le retour vers le Portugal le 16 janvier 1501. L'expédition se dirigea vers la côte orientale de l'Afrique. Un des navires se drossa sur un banc de sable et le vaisseau commença à couler. Comme il n'y avait pas de place disponible sur les autres vaisseaux, la cargaison fut perdue et Cabral ordonna que la caraque soit incendiée. La flotte s'en vint ensuite sur l'île de Mozambique (nord-est de Sofala), pour faire des provisions et préparer les bateaux pour le difficile passage du cap de Bonne-Espérance89. Une caravelle fut envoyée vers Sofala — un des buts de l'expédition. Une seconde caravelle, considérée comme la plus rapide de la flotte et commandée par Nicolau Coelho, fut expédiée en avant pour informer le roi du succès du voyage. Un troisième vaisseau, commandé par Pedro de Ataíde, resta séparé du reste de la flotte après avoir quitté le Mozambique. Le 22 mai, la flotte réduite à seulement deux navires doubla le cap de Bonne-Espérance. Elle toucha Beseguiche (aujourd'hui Dakar, situé près de Cap Vert) le 2 juin. Ils y retrouvèrent non seulement la caravelle de Nicolau Coelho mais aussi la nau commandée par Diogo Dias — qui avait été perdue de vue depuis près d'un an à la suite du désastre dans l'Atlantique Sud. La nau avait vécu de nombreuses aventures[H] et était maintenant en mauvais état avec seulement sept hommes en mauvaise condition . Une autre flotte portugaise était aussi à l'ancre à Beseguiche. Lorsque Manuel Ier fut informé de la découverte du Brésil, il envoya une autre flotte plus réduite pour l'explorer. L'un de ses navigateurs était Amerigo Vespucci (qui donna son nom à l'Amérique, qui prévint Cabral de son exploration, confirmant qu'il avait mis le pied sur un nouveau continent et pas simplement sur une île. La caravelle de Nicolau Coelho partit en premier de Beseguiche et arriva au Portugal le 23 juin 1501. Cabral resta derrière, attendant le vaisseau manquant de Pedro de Ataíde et celui envoyé à Sofala. Les deux arrivèrent finalement et Cabral arriva au Portugal le 21 juillet 1501. Au total, deux navires rentrèrent vides, cinq étaient pleins et six perdus. Les marchandises transportées rapportèrent 800 % de profit à la Couronne portugaise. Une fois la cargaison vendue, les capitaux reçus firent plus que couvrir les coûts d'équipement de la flotte, le coût des vaisseaux qui avaient été perdus
Anciennement à Santarém, une partie de ses ossements se trouve aujourd'hui dans la chapelle de l'église romane aux côtés de ses parents et de ses grands-parents.
« Non impressionné par les pertes incroyables qu'il avait subies précédemment », dit l'historien James Mc Clymont, quand Cabral « au large des côtes africaines, poussa ses hommes à aller de l'avant pour accomplir la tache qui lui avait été assignée et fut capable d'inspirer aux officiers survivants un grand courage ». « Peu de voyages vers le Brésil et l'Inde furent si bien exécutés que ceux de Cabral », affirma l'historien Bailey Diffie, qui ouvrit la route qui conduirait à l'établissement d'un « Empire portugais allant de l'Afrique à l'Extrême-Orient », et finalement "à empire du Brésil"
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 16e génération d'une cousine au 9e degré de l’épouse de Pedro Alvares Cabral, Cousin célèbre par alliance.
En effet,
Jaime D'aragon, Roi D'Aragon (4 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 9e génération de l’épouse de Pedro Alvares Cabral, Cousin célèbre par alliance
des ancêtres à la 25e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Cousin célèbre par alliance , Aventurier Navigateur
Né en 1469 - Sinès (Portugal)
Décédé le 24 décembre 1524 - Cochin (Indes) , à l’âge de 55 ans
Comte de Vidigueira, Navigateur
Vasco de Gama ou Vasco da Gama en portugais (né v. 1460 ou 1469 à Sines au Portugal — mort le 24 décembre 1524 à Cochin aux Indes) est un navigateur portugais, traditionnellement considéré comme le premier Européen à arriver aux Indes par voie maritime en contournant le cap de Bonne-Espérance, en 1498.
Souffrant de la double concurrence de ses contemporains illustres Fernand de Magellan et Christophe Colomb, sa vie a longtemps fait l'objet d'une relative méconnaissance et laissé place à un mythe tissé de son vivant, comme celui d'être le premier Européen à atteindre les Indes par voie maritime alors que des explorateurs comme Pêro da Covilhã l'ont précédé et que les marchands vénitiens commerçaient avec ce pays depuis des décennies.
Vasco de Gama est né soit en 1460 soit en 1469 à Sines, sur la côte sud-ouest du Portugal, probablement dans une maison près de l'église de Nossa Senhora das Salas. Sines, l'un des ports de la côte d'Alentejo, est alors constitué principalement de maisons en chaux avec des toitures en tuiles rouges, habitées principalement par des pêcheurs. Son enfance est bercée par les légendes des croisades et de la Reconquista : « Aller aux Maures ! » est le jeu préféré de l'enfant.
Il est le fils de Estêvão de Gama, portugais issu de la petite noblesse2, alcaide-mór (gouverneur) de Sines et Silves, et maître de l'ordre de Santiago, et d'Isabel Sodré, fille de João Sodré3, qui est d'origine anglaise4. Le couple Estêvão de Gama et Isabel Sodré a eu cinq fils (par ordre d'âge : Paulo da Gama, João Sodré, Vasco de Gama, Pedro da Gama et Buenos da Gama) et une fille, Teresa da Gama (qui a épousé Lopo Mendes de Vasconcelos). On connaît peu de choses sur la jeunesse de Vasco da Gama. L'historien portugais Teixeira de Aragão suggère qu'il a étudié les mathématiques et la navigation dans la ville d'Évora, ayant possiblement reçu des leçons de l'astronome Abraham Zacuto.
Vers 1480, Vasco de Gama suit son père qui rejoint l'Ordre de Sant'Iago de l'Épée. Le maître de Santiago est alors le prince Jean qui va monter sur le trône en 1481 sous le nom de Jean II de Portugal. Jean II adore cet Ordre, favorisant les perspectives des Gama. En 1492, Jean II envoie Vasco de Gama en mission dans le port de Setúbal et la région de l'Algarve pour saisir les navires français en représailles des dommages commis par les Français en temps de paix contre les navires portugais - une mission que Vasco de Gama effectue rapidement et efficacement
Lorsque Vasco de Gama s'embarque en 1497 à la tête de quatre navires 7, cela fait environ un siècle que les Portugais, à la suite des expéditions lancées par le prince Henri le Navigateur, explorent méthodiquement les côtes africaines et ses richesses (or, esclaves, ivoire, gomme, maniguette). Après la mort d'Henri le Navigateur en 1460, la couronne portugaise montre peu d'intérêt pour la poursuite coûteuse de ces expéditions et en 1469 afferme le trafic à un groupe de commerçants mené par Fernão Gomes. Lorsque la charte pour le renouvellement de cette concession avec Gomes prend fin en 1474, le prince Jean demande à son père le roi Alphonse V de Portugal de récupérer cette concession.
Bartolomeu Dias est chargé par le roi Jean II de Portugal de poursuivre les explorations de Diogo Cão le long des côtes africaines. Il double en 1487 le cap de Bonne-Espérance, et l'étape suivante consiste à rallier les Indes, alors centre économique et commercial de la planète avec ses épices, pierres précieuses, textile et riz, par la voie maritime pour briser le monopole de la République de Venise. Jean II envoye également en mission Pêro da Covilhã dans le but d'atteindre les Indes. De plus, avec l'accession au trône de Manuel Ier, les milieux joachimites millénaristes favorisés par leur diplomate Duarte Galvão (pt) et leur navigateur Afonso de Albuquerque, espèrent trouver le mythique royaume du prêtre Jean et conclure avec lui une alliance contre les Ottomans8. Manuel Ier fait appel à Vasco de Gama pour cette mission « charismatique » et finance sa première expédition en 14972. Vasco de Gama quitte le Tage le 8 juillet 1497 avec 200 hommes d'équipage à bord de quatre navires (São Gabriel (en), son vaisseau amiral, le São Rafael commandé par son frère Paulo da Gama (en), la caravelle Berrio commandée par Nicolau Coelho, et un autre navire de stockage au nom inconnu commandé par Gonzalo Nunez, ce dernier fut perdu près de la baie de São Bràs sur la côte est de l'Afrique). Il progresse malgré les ravages de la dysenterie et du scorbut, fait cette grande « volte » au large du Brésil pour rejoindre les côtes africaines, faisant étape dans les différents comptoirs jalonnant la route maritime de Bartolomeu Dias.
Il double le Cap des tempêtes le 22 novembre 1497, emmène avec lui des guides indiens ou musulmans, tel Ahmed Ibn Majid, prêtés ou arrachés de force aux petits souverains des côtes d'Afrique de l'Est car ils connaissent bien les courants de l'océan Indien. Il s'ancre au port de Pantalayini à une vingtaine de kilomètres de la cité-État de Calicut aux Indes le 21 mai 1498 puis débarque sur la plage de Kappad (en) le 28 mai, son équipage en guenilles étant exténué9. Le voyage est un échec : le Zamorin de Calicut, déçu par les marchandises qu'il lui propose — miel, chapeaux, pots de chambre — lui refuse les avantages commerciaux qu'il demande et l'Inde compte moins de chrétiens qu'il n'escomptait, au point qu'il doit repartir trois mois plus tard, prenant en otage des notables pour assurer ses arrières10. Néanmoins, il est couvert d'honneurs à son retour, est nommé « amiral des Indes » et à ce titre contrôle une partie du commerce avec l'Inde. Désormais, Vasco de Gama va utiliser sa légende (comme celle d'être le premier voyageur à atteindre l'Inde, terre nouvelle, alors que le pays est depuis longtemps traversé par des pilotes arabes, marchands vénitiens, juifs, malais ou musulmans, chrétiens syriaques s'y approvisionnant en poivre) pour construire sa carrière11. La cour de Manuel Ier, qui s'est autoproclamé « seigneur de la conquête, de la navigation et du commerce d'Éthiopie, d'Arabie, de la Perse et de l'Inde »12, s'entiche de Gaspar, un juif converti par Vasco de Gama sur le chemin de retour, qui raconte aux courtisans ce qu'ils ont envie d'entendre, à savoir qu'il y a en Inde plein de chrétiens (ils pensent encore que le royaume du prêtre Jean se situe en Inde et que les hindous sont des chrétiens)13. Suite à son deuxième voyage (1502-1503) avec une flotte de 21 navires et des marchandises intéressant enfin les Indiens (de l'or et de l'argent rapporté des Grandes découvertes des Amériques), Vasco de Gama tombe en disgrâce11. Bien que cette deuxième expédition, parfois violente (bombardement du port de Calicut en représailles des massacres contre l'équipage de Pedro Álvares Cabral ; assaut le 29 septembre 1502 contre le navire marchand Miri qui ramène des pèlerins de La Mecque, révèle la cruauté de Vasco de Gama[évasif] : il préfère brûler le navire et faire couler hommes, femmes et enfants plutôt que d'accepter la rançon que les riches marchands musulmans lui proposent12), marque les débuts de l'empire colonial portugais et rapporte à la couronne un butin substantiel ainsi que des privilèges commerciaux importants grâce aux comptoirs qu'il a fondé sur les côtes africaines, il n'a en effet pas réussi à soumettre le Zamorin de Calicut et l'espoir de trouver le royaume du prêtre Jean est déçu : le roi Manuel sanctionne ainsi le clan des nobles qui privilégie le mercantilisme à la mission chrétienne. S'installant à Évora avec sa famille, il est laissé dans une semi-retraite pendant vingt ans tandis que Francisco de Almeida est nommé vice-roi des Indes en 1505. Finalement le roi Manuel Ier lui donne le titre de Comte de Vidigueira en 1519 et son successeur Jean III le nomme vice-roi des Indes en 1524, souhaitant lutter contre la corruption qui se développe dans les comptoirs. Vasco de Gama entreprend un troisième voyage mais meurt peu de temps après son arrivée. Enterré dans l'église de Saint François à Cochin (en), ses restes sont ramenés au Portugal par un de ses fils en 1539 et transférés dans un couvent de Carmélites, aujourd'hui propriété privée connue sous le nom de Quinta do Carmo, près du village de Vidigueira14. Ayant ouvert une nouvelle voie maritime pour le commerce des épices et établi des liens commerciaux, le royaume du Portugal ne profitera pas de l'entreprise de Vasco de Gama par manque d'armateurs, à cause de la concurrence des Pays-Bas puis de son annexion à l'Union ibérique11. À la différence de Christophe Colomb, Vasco de Gama n'a pas laissé de récit de voyage. Cependant, l'un de ses hommes, resté anonyme, a tenu un journal, lequel donne un bon aperçu des divers problèmes qu'il leur fallut surmonter.
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 16e génération d'une cousine au 12e degré de l’épouse de Vasco De Gama, Cousin célèbre par alliance.
En effet,
Alfonso De Portugal, Roi De Portugal (2 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 12e génération de l’épouse de Vasco De Gama, Cousin célèbre par alliance
un ancêtre à la 28e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Né en 1470 - Porto (Portugal)
Décédé le 27 avril 1521 - Mactan (Philippines) , à l’âge de 51 ans
Navigateur
Fernand de Magellan (Fernão de Magalhães en portugais, Fernando de Magallanes en castillan1), né dans le nord du Portugal2 aux environs de 1480 et mort sur l'île de Mactan auxPhilippines le 27 avril 1521, est un navigateur et explorateur portugais de l'époque des Grandes découvertes. Il est connu pour être à l'origine de la première circumnavigation de l'histoire – achevée en septembre 1522 sous les ordres de Juan Sebastián Elcano après trois ans de voyage – en ayant navigué vers l'ouest pour rejoindre les Moluques, découvrant sur son chemin ledétroit qui porte son nom aujourd'hui.
Au xve siècle, contrairement aux idées reçues, le fait que la Terre soit ronde était une idée connue depuis l'Antiquité3,4. Au iiie siècle av. J.-C., Ératosthène en avait mesuré la circonférence avec un degré d'exactitude remarquable. Même si les écrits des Grecs, notamment ceux d’Aristote, perdirent leur autorité, cette idée perdura pendant tout le Moyen Âge. Le Traité de la Sphèrede Joannes de Sacrobosco, écrit à Paris en 1224, fut largement divulgué dans tous les cercles savants sans que l'Église y trouvât à redire. Le premier globe connu, c'est-à-dire le plus ancien conservé, est celui réalisé à Nuremberg par Martin Behaim en 1492.
À cette époque également, l'Europe avait développé un goût pour les épices exotiques, ce qui a favorisé, outre l'intérêt de géographes, celui d'explorateurs et de commerçants5,6. Magellan était convaincu que les Moluques se trouvaient dans la moitié du globe qui revenait à la couronne d'Espagne depuis le Traité de Tordesillas qui partageait le monde entre Castillans et Portugais depuis 1494. Il pensait qu'il pourrait rejoindre par l'ouest les îles aux Épices qu'il avait déjà approchées lors de son séjour à Malacca en 1511-1512. Avant même qu'il n'entreprît son voyage aux îles Moluques d'où provenait en exclusivité le girofle, Magellan avait reçu des lettres d’un de ses amis personnels, le Portugais Francisco Serrão, qui s’y trouvait depuis 1512. C'est ce projet de rejoindre par l'ouest les îles des Épices, soutenu finalement par la Couronne espagnole, qui conduisit la flotte qu'il commandait à effectuer le tour du monde, ce qui n'était en rien le projet initial. L'événement eut un retentissement considérable en Europe. Après un peu plus d'un quart de siècle, le projet de Christophe Colomb était enfin réalisé et comme le souligne Pierre Chaunu« jamais le monde n'a été aussi grand qu'au lendemain du périple de Magellan »7.
Si le voyage donne lieu à différents récits, commentaires et témoignages au xvie siècle, les premiers travaux importants concernant la personne de Magellan ne datent que du xixe siècle avec la publication en 1864 au Chili d'une biographie du navigateur par Barros Arana. Ses travaux mènent des auteurs européens à écrire eux aussi sur le sujet à la fin du xixe siècle jusqu'aux synthèses très importantes de José Toribio Medina en 1920 et celle du vicomte de Lagoa en 1938. Tous les documents d'archives disponibles sont alors connus et publiés8.
Les origines et les détails de nombreuses années de la vie de Magellan avant son départ sont très incertains. En revanche, l'ensemble du voyage est très bien connu grâce à plusieurs documents d'époque dont en premier lieu le Journal du voyage de Magellan, relation complète du périple d'Antonio Pigafetta, un des survivants du périple : il ne reste du manuscrit original perdu que quatre copies (trois en français et une en italien)9, la plus complète étant le manuscrit de Yale10. Il existe également un certain nombre de lettres et de dépositions, ainsi que des récits et témoignages plus fragmentaires mais précieux comme le journal de bord de Francisco Albo, la relation de Ginés de Mafra ou encore le carnet de bord du pilote génois. Tous ces documents ont permis aux historiens de retracer l'intégralité du parcours de la flotte au cours de sa longue navigation et d'identifier les différents lieux visités.
Les chroniqueurs du temps ont rendu compte de l'exploit : côté espagnol, Maximilianus Transylvanus dès janvier 1523 mais aussi Pierre Martyr d'Anghiera en 1530, et le chroniqueur royal Antonio de Herrera y Tordesillas en 1601 – plus tardif, mais beaucoup plus fiable que ses prédécesseurs Gonzalo Fernández de Oviedo y Valdés et Francisco López de Gómara ; côté portugais, Fernão Lopes de Castanheda (1552),Damião de Góis (1557) et João de Barros (1563).
Plusieurs localités, telles Sabrosa, Ponte da Barca, Vila Nova de Gaia ou Porto, revendiquent d'avoir vu naître Magellan11.
Fernand de Magellan appartient à l'une des branches de la vieille lignée des Magalhães, famille noble du Nord du Portugal dont l'origine remonte à la fin du xiiie siècle12. Les historiens peinent à le situer dans l'arbre généalogique et ignorent tout de sa jeunesse : quelques traces suspectes semblent indiquer que ses parents, Rui de Magalhães, alcaide-mór (gouverneur) d'Aveiro, et Alda de Mesquita, appartiennent à la petite noblesse. Dès son plus jeune âge, son père obtient peut-être qu'il soit page à la cour de la reine Éléonore de Viseu où il apprend probablement la navigation et l'astronomie, enseignées notamment par Martin Behaim11.
La première mention historiquement sûre, une pièce d'archive, le désigne comme supplétif (sobresaliente) et pensionné (moradores) de la Maison du Roi sur la flotte de Francisco de Almeida, nommé vice-roi des Indes orientales portugaises. C'est à bord de cette armada de vingt navires qu'il quitte Lisbonne le 25 mars 150513,14. Il découvre les Indes, combat de concert avec Francisco Serrão qu'il sauve à deux reprises15 et se livre quelques mois au commerce du poivre, avant de participer à la prise de Malacca à l'été 1511 sous le commandement d'Afonso de Albuquerque16. Son ami Francisco Serrão atteint l'île de Ternate dans les Moluques où il s'établit après avoir gagné les faveurs du roi local17. Magellan recevra des nouvelles de son ami Francisco Serrão par courrier, avant de quitter Malacca le 11 janvier 1513 pour rejoindre le Portugal. Contraint de rester à Lisbonne, il étudie les cartes et planisphères de la bibliothèque royale et les bureaux de la Casa da India, y découvre notamment une carte de Martin Behaim, tracée à Nuremberg en 1492, qui signale un passage au Sud du Brésil et un globe de Johann Schöner réalisé en 1515, qui indique également ce passage vers 40 degrés de latitude sud18. Il rencontre le cosmographe Rui Faleiro avec qui il partage la conviction de pouvoir rejoindre les Moluques en contournant l'Amérique par l'Ouest et qui deviendra son associé19.
À l'été 1513, Magellan est envoyé au Maroc au sein d'une puissante armée qui doit s’emparer d’Azemmour20. Durant les combats, il aurait été blessé à la jointure d’un genou, le laissant légèrement boiteux sa vie durant21. Après être parti sans permission, il est accusé de commerce illégal avec les Maures22. Ces accusations sont vite abandonnées, mais Magellan est alors un soldat qui ne jouit pas de la meilleure réputation auprès de l'administration de Manuel I, laquelle refuse d'augmenter sa pension de seulement 100 réaux. Le projet mûri par Magellan d'atteindre les îles des épices par l'ouest ne pouvait intéresser le roi de Portugal, qui captait déjà par l'intermédiaire de commerçants malais le trafic du girofle des Moluques et de la noix de muscade de Banda. Mécontent de ne pas voir ses mérites reconnus au Portugal, Magellan décide d'aller offrir ses services au roi d'Espagne23, le futur Charles Quint, qui à ce moment n'a que 18 ans. L'enjeu était moins la découverte des îles, déjà connues et colonisées par des Portugais24, que l'établissement d'une cartographie exacte permettant de délimiter les domaines réservés à l'Espagne et au Portugal, définis par le traité de Tordesillas, cartographie que Magellan accommoda à sa manière, en faveur du roi d'Espagne. Privilège de la noblesse, il se dénaturalise officiellement, change de nom et devient espagnol (Fernão de Magalhães en Fernando de Magallanes) en octobre 151719.
En octobre 1517 à Séville, Magellan se place sous la protection d'un Portugais passé au service de l'Espagne, Diogo Barbosa (en), occupant l'importante fonction d'alcalde de l'arsenal de Séville. En décembre 1517, il épouse Beatriz Barbosa, fille de Diogo Barbosa et dont il a deux enfants, Rodrigo mort en bas âge et Carlos, mort à la naissance25.
Magellan se met en contact avec Juan de Aranda, facteur de la Casa de Contratación. Puis, à la suite de l'arrivée de son associé, Rui Faleiro, et grâce au soutien d'Aranda, ils présentent leur projet au monarque espagnol, Charles Ier, futur Charles Quint, qui vient tout juste d'arriver en Espagne26. La proposition de Magellan, qui bénéficie également de l'appui du puissant Juan Rodríguez de Fonseca, lui paraît particulièrement intéressante, puisqu'elle permettrait d'ouvrir la « route des épices » sans dégrader les relations avec le voisin portugais, une action qui ne manquerait pas d'apporter richesse et honneurs à la monarchie. Depuis la Junta de Toro27 en 1505, la Couronne s'était fixé pour objectif de découvrir la route occidentale qui mènerait les Espagnols jusqu'en Asie. L'idée était donc dans l'air du temps. Juan Díaz de Solís, Portugais passé au service de l'Espagne, venait de tenter de découvrir cette voie en explorant le Río de la Plata en 1515-1516, mais y perdit la vie.
Le 22 mars 1518, Charles Ier nomme Magellan et Faleiro capitaines pour que ces derniers partent à la recherche des îles aux Épices et, en juillet, les élève au grade de commandeur de l'Ordre de Santiago. Le roi leur octroie28 :
le monopole sur la route découverte pour une durée de dix ans ;
leur nomination comme gouverneurs des terres et des îles qu'ils rencontreraient, avec 5 % des gains nets qui en découleraient ;
un vingtième des gains du voyage ;
le droit de prélever mille ducats sur les prochains voyages, payant seulement 5 % sur les surplus ;
la concession d'une île à chacun, mises à part les six plus riches, desquelles ils ne recevraient qu'un quinzième.
L'expédition est essentiellement financée par la Couronne et pourvue de cinq caraques (navires caractérisés par leur coque arrondie et leurs deux hauts châteaux avant et arrière) réarmées29 et équipées en vivres pour deux ans de voyage.
De multiples problèmes surgissent dans la préparation de ce voyage : insuffisances pécuniaires, manigances du roi de Portugal qui cherche à les faire arrêter, méfiance des Castillans envers Magellan et les autres Portugais engagés, sans oublier le caractère difficile de Faleiro30. Finalement, grâce à la ténacité de Magellan, l'expédition voit le jour. Par l'entremise de l'évêque Juan Rodríguez de Fonseca, ils obtiennent l’implication du marchand flamand Cristóbal de Haro (en), qui fournit une partie des fonds et des marchandises à troquer.
La flotte lève l’ancre de Séville le 10 août 1519, mais doit attendre le 20 septembre pour hisser les voiles et quitter Sanlúcar de Barrameda, avec 237 hommes répartis sur cinq navires : la Trinidad, nef amirale commandée par Magellan ; le San Antonio commandé par Juan de Cartagena ; la Concepción commandée par Gaspar de Quesada, le Santiago commandé par Juan Serrano et la Victoria commandée par Luis de Mendoza. Les équipages sont formés d'hommes provenant de plusieurs nations. Paul Teyssier écrit : « … outre les Espagnols, il y avait parmi eux des Portugais, des Italiens, des Grecs et même des Français. De sorte qu'on peut parler, en un sens, d'un personnel européen31. »
Jacques Gérard Yves Chanis 1 est un descendant à la 17e génération d'une cousine au 8e degré de Fernão De Magalhães, Cousin célèbre.
En effet,
Jaime D'aragon, Roi D'Aragon (2 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 8e génération de Fernão De Magalhães, Cousin célèbre
des ancêtres à la 25e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
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