Généalogie
Egyptienne
Découvrez sur cette page les aïeux célèbres de Jacques Chanis issus de la Culture Egyptienne :
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1 - Séthi d'Egypte
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Ramsès D'Egypte, Ancêtre célèbre -1299--1212
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Ramsès D'Egypte -1205--1155
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Ramsès D'Egypte -1175--1109
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Ramsès D'Egypte -1155--1099
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Ramsès D'Egypte -1130--1069
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Henouttaouy D'Egypte †-1032
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Menkheperrê D'Egypte †-992
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Pinudjem D'Egypte -1050-
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Karomat D'Egypte -975-
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Osorkon D'Egypte -960-
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Osorkon Usimarê Setepenamon D'Egypte -905--850
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Takelot Hedjikeperrê D'Egypte -875--825
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Chéchang D'Egypte -847--775
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Ousimare Setpenre Amon Penou D'Egypte -832--769
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Osorkon D'Egypte -805--740
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Horus Siakhet Tefnakht D'Egypte -780-
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Ouakharê Bakenranef D'Egypte -755-
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Iribrê Nékauba Téfnakht D'Egypte -735--672
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Néchao Menképerrê D'Egypte -710--664
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Psammétique D'Egypte -690--610
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Néchao Ouhémobrê D'Egypte -660--595
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Psammétique Néféribrê D'Egypte -630--589
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Ouahibré Apriès D'Egypte -605--568
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Néithiyti D'Egypte -570--530
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Atossa Achéménide -545--465
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Xerxès Achéménide -521--465
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Artaxerxès Achéménide -500--424
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Darius Nothus Achéménide -476--406
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Artaxerxès De Perse -446--361
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Mithranès D'Arménie -356--317
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Samos D'Arménie -285--246
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Ptolémée Commagène -205--130
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Samos Commagène -165--96
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Antiochus Commagène -95--36
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Athénaïs Evanduni Commagène -64-
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Phraatès Arsacide, Roi de Perse -49--3
Il épouse Mouttouya qui était la fille de Raia, un officier supérieur de l'armée, lieutenant général de la charrerie, et de Rouia. Elle nous est bien connue par sa statue monumentale aujourd'hui au musée du Vatican. Elle est enterrée dans la vallée des reines, QV80, où sa momie fut déposée, vers la 21e ou 20e année du règne de son fils Ramsès II.
Séthi Ier commence sa carrière probablement sous Horemheb. Il porte les titres prestigieux de « prince régent, vizir et maire de Thèbes, scribe royal, officier de la charrerie, gouverneur de la forteresse de Tjarou ». Une de ses statues proclame « Tandis qu'il était Rê-le soleil à l'aube rayonnante, j'étais à ses côtés comme une étoile de la terre2 ».
Il est enterré dans la vallée des rois dans la tombe KV17 qui reste la plus grande et la mieux préservée des tombes royales de la vallée. Sa momie fut retrouvée dans la tombe de la cachette (DB 320) en compagnie de celle de son fils et de nombreux autres pharaons ; bien conservée, elle lui donne l'allure d'un grand homme endormi.
Séthi Ier devait être âgé d'environ trente ans lorsqu'il accède au trône laissé vacant par son père, Ramsès Ier, le fondateur de la XIXe dynastie. Élevé dans une tradition militaire, le vaillant pharaon qui déjà sous Horemheb entama sa carrière, doit combattre sur les frontières Est de l'Empire contre la menace sérieuse des Hittites que les derniers rois de laXVIIIe dynastie laissèrent trop grandir.
À son avènement une véritable révolte des pays vassaux de l'Égypte, qui tentaient de s'affranchir de la tutelle pharaonique en jouant la carte du Hatti, oblige Séthi à prendre les armes et à organiser une tournée militaire jusqu'en Amourrou, qui se solda par une victoire totale de Pharaon. Ces combats sont relatés sur le mur sud de la salle hypostyle deKarnak qu'il fait bâtir, dont la fameuse illustration du siège de la citadelle de Dapour.
Bien que ses conquêtes apportent un calme relatif à l'Égypte, elles sont rapidement remises en cause par les Hittites, qui usent de leur influence et de leur or afin que les roitelets locaux passent de leur côté.
Ainsi le prince de Qadesh, la rebelle, à peine Séthi de retour en Égypte, pousse à la révolte ses voisins et cherche alliance avec le Grand du Hatti, Mouwatalli. C'est cette situation que retrouvera à son tour son fils et successeur Ramsès II.
Séthi se distingue aussi par ses constructions à Abydos où il édifie un temple cénotaphe, comprenant l'Osiréion, et à Gournah où il fait construire son temple funéraire. Des morceaux de reliefs de ce temple que des voleurs avaient dérobés sont restitués par l'université allemande de Tübingen3.
Le sarcophage en albâtre de Séthi Ier porte une version du livre des portes, entièrement gravée et dont les hiéroglyphes étaient jadis emplis de pâte bleue. Le texte en a été publié dès 1864 par Joseph Bonomi et Samuel Sharpe4. Le sarcophage est conservé au Sir John Soane's Museum de Londres.
Séthi Ier apparaît dans plusieurs films d'aventure dont l'intrigue se déroule au moins en partie en Égypte ancienne. Il apparaît dans le film américain Les Dix Commandements deCecil B. DeMille, qui relate la vie de Moïse en s'inspirant de la Bible. Séthi Ier apparaît en tant que père de Ramsès II et oncle adoptif de Moïse. Il est incarné par l'acteur Cedric Hardwicke. Le même sujet est traité par le film d'animation américain Le Prince d'Égypte des studios DreamWorks, sorti en 1998, où Séthi Ier est également mis en scène, tout comme dans le film Exodus de Ridley Scott, sorti en 2014, dans lequel il est interprété par John Turturro.
Dans le film fantastique américain La Momie de Stephen Sommers, le prêtre égyptien Imhotep, qui devient rapidement la momie du titre, vit sous le règne de Séthi Ier. Le début de l'intrigue est situé en 1290 av. J.-C. Imhotep assassine Séthi Ier par amour pour sa favorite Ankh-Soun-Amoun, et c'est pour ce crime qu'il est condamné à être momifié vivant et maudit. Le film prend cependant de grandes libertés avec la réalité historique, notamment pour le nom « Imhotep », emprunté à un personnage ayant vécu à une époque différente : Imhotep, l'architecte du pharaon Djéser, qui vit bien avant Séthi Ier, au IIIe millénaire av. J.-C.
Séthi I va appeler sa première année de règne "La renaissance de l'Égypte" ou"Retour des naissances". L'expression servait en Égypte à désigner l'arrivée d'une nouvelle ère. Comme son père il prend résidence à Memphis, mais la capitale devient Tanis dans le Delta (Contrairement à ce que l'on peut souvent lire). Sa priorité va être de continuer à maintenir l'ordre dans le royaume et à réaffirmer la souveraineté de l'Égypte en Asie. Il va poursuivre l'œuvre d'Horemheb, que celui-ci avait peut-être conféré à Ramsès I. L'incursion militaire en Syrie faite alors qu'il n'était que Corégent et qu'il conduisait les affaires du pays, lorsque son père était au pouvoir, lui avait montré quels types de campagnes mener en Asie. Il entame alors un vaste programme de reconquête des terres perdues en Canaanet en Syrie/Palestine sous le règne d'Amenhotep IV (1353/52-1338) et il va confirmer le rétablissement international de l’Égypte.
Immédiatement après son couronnement, Séthi I lance une première campagne vers l'Est, contre le Rétjénou (RTnw, le Rétjénou méridionale, couvrait la région depuis le Néguev jusqu'au Nord de l'Oronte). Celle-ci avait pour but : De pacifier les Bédouins Shasou (ou Shasu Shsw "vagabond"), dont les agitations perturbaient la circulation vers Gaza ; et de garantir ses routes commerciales vers cette région. Il conduit ses troupes le long de la route côtière, appelée "Le chemin d'Horus". C'était la route qui reliait la ville de Tjarou (ou Zaru ou Tharu ou Djaru ou Tjel, connue des Grecs sous le nom de Zele ou Silé) à la limite Nord-est du Delta, en longeant la côte Nord de la péninsule du Sinaï, aux villes du pays de Canaan dans la bande de Gaza moderne. La voie d'Horus consistait en une série de forts militaires, chacun avec un puits. Ils sont décrits en détail dans les scènes de guerre de Sethi I sur le mur Nord de la salle hypostyle de Karnak. Séthi I lance d'abord une attaque sur le poste frontalier de Tjarou, sa première cible étant les Shasou. Selon Thomas Garnet Henry James, les forces de Séthi étaient déjà divisées en trois divisions portant chacune le nom d'un grand Dieu, Amon, Rê et Seth.
Après avoir maté les Shasou en traversant le Sinaï, le Pharaon prend le contrôle du pays de Canaan, où il reçoit les hommages de quelques cités conquises. Dont, au Nord-est, les villes de Scythopolis (ou Beït-Shéan ou Bet šeān ou Beït-Shéan ou Beit She'an) et Yénoam. L'attaque sur Yénoam est illustrée dans ses scènes de guerre, tandis que d'autres batailles, comme celle de Scythopolis, ne sont pas représentées car le souverain lui-même n'y participa pas, mais il avait envoyé une division de son armée à sa place. Il semble que Séthi I est poussé le long de la côte jusqu'à Tyr avant de retourner à la forteresse de Tjarou. Siegfried Schott nous dit qu'après son retour du Rétjénou, Séthi I apporta un énorme butin à Memphis, le 30e jour du IVe mois de lasaison Shemou (Juin 24) à l'occasion de l'anniversaire du Dieu Rê-Horakhty.
De l'an 3 à l'an 5 de son règne, Séthi I reprend le chemin de l'Est afin d'aller conquérir la Syrie du Nord. Maître de tout le Sud de la Palestine, il poursuit sa marche jusqu'en Amourrou (Liban). Il reprend ainsi l'importante cité de Qatna et pacifie la région. Le souverain y reçoit la soumission de ses chefs qui sont contraints d'abattre du bois de cèdre, très précieux, en guise d'hommage. Le Pharaon veut continuer sa progression mais il entre en contact avec l'armée Hittite de l'Empereur Mouwatalli II (1295-1272) à Kadesh (ou Qadesh) sur l’Oronte. LesHittites, dont la sphère d'influence était croissante dans la région, avaient pris possession de la ville depuisAmenhotep IV (ou Akhénaton, 1353/52-1338). Toutânkhamon (1336/35-1327) et Horemheb (1323-1295) en 1296, furent tout près de reprendre Kadesh aux Hittites, mais ils avaient échoué.
La prise de la ville et la conquête de la région de l'Amourrou seront les plus grandes réussites en politique étrangère de Seti I. Le Pharaon va réussir à y vaincre une importante armée Hittite qui essayait de défendre la ville. Il entre triomphalement dans la cité avec sons fils, le futur Pharaon Ramsès II (1279-1213) et y érige une"stèle de la victoire". La scène de cette bataille de Kadesh de Séthi I est retranscrite sur la paroi extérieure de la salle hypostyle de Karnak et dans une inscription à Abydos dans un temple commémoratif de Ramsès I. Il y a cependant un grand débat entre les spécialistes depuis près d'une décennie, sur le fait que la Kadesh de Séthi I ne serait peut-être pas Kadesh sur l'Oronte, mais Kadesh de Galilée ?.
La ville va cependant revenir dans l'escarcelle des Hittites. En effet les Égyptiens ne pouvaient pas maintenir une occupation militaire permanente dans la cité et sur tout l' Amourrou qui était trop proche de l'Empire Hittite. Il est peu probable que Séthi I est signé un traité de paix avec les Hittites, ou qu'il leur ait rendu volontairement la ville, mais le Pharaon peut avoir conclu une entente informelle avec Mouwatalli II sur les frontières précises des deux Empires. Quoi qu'il en fut, ce ne fut pas respecté puisque dès que Séthi I retourna en Égypte, Mouwatalli II marcha au Sud de l'Oronte et reprit Kadesh, qui devint le fief des défensesHittites en Syrie, bien que les Hittites fassent diriger la ville par le vice-Roi de Karkemish.
Les Égyptiens ne lâchèrent pas prise pour autant et une guérilla s'installa dans la région. Cinq ans après la mort de Seti I, Ramsès II reprendra les hostilités dans le but d'une récupération de la cité. La vision traditionnelle des guerres de Seti I est qu'il a restauré l'Empire Égyptien perdu lors du règne d'Amenhotep IV. Le Pharaon nous a laissé un monument de guerre impressionnant qui glorifie ses réalisations, ainsi qu'un certain nombre de textes, mais au fur et à mesure que la recherche avance, on se rend compte que ces derniers auraient tendance à amplifier ses réalisations personnelles sur les champs de bataille. On retrouvera ce phénomène dans les récits de conquête de Ramsès II, notamment sur sa bataille de Kadesh. Ce phénomène sera constant sur la XIXe dynastie, qui renforcera les scènes et les inscriptions correspondant aussi bien à des faits qu'à des déclarations d'intention. Elles intégraient aussi des éléments religieux qui visaient à glorifier le pouvoir du monarque régnant.
Au cours de son règne, mais à une date précise qui encore inconnue, Séthi I écrase des tribus Libyennes qui avaient envahi la frontière occidentale de l'Égypte. Cependant, bien que défait, les Libyens resteront une menace grandissante pour le pays sous les règnes des souverains suivants. En Nubie, le Pharaon renforce la domination Égyptienne au Wawat, contrôlant les mines d'or de l'ouâdi (ou Wadi) Allaqi et fait creuser des nouveaux puits sur les routes caravanières dont il reprend le contrôle. En l'an 8 de son règne, il mate une révolte Kouchite au niveau de la troisième cataracte, du côté d'Irem et soumet pour un temps la région. Il fait plus de 600 prisonniers. Toutefois, cela fut apparemment, une campagne mineure qui n'aurait duré que 7 jours. Il semble que le Pharaon n'ait même pas participé lui-même à cette expédition. Elle fut peut-être menée par son fils Ramsès II. Une stèle gravée à Kasr Ibrîm rapporte les évènements de cette campagne entreprise avec le vice-Roi de Nubie. Elle proclame aux éventuels envahisseurs la puissance de l'Égypte. On la retrouve aussi expliquée par deux inscriptions découvertes sur l'île de Sai et à Amara, deux centres administratifs situés entre les deuxième et troisième cataractes.
En politique intérieure, Séthi I va réformer l'administration dont il donnera la gestion à son Vizir, au nom de Paser (ou Pasar). Au niveau de la religion il va favoriser le culte du Dieu Seth d'Avaris. On a la connaissance de deux autres fonctionnaires importants de son règne : Le Vizir de Basse-Égypte Nebamon, qui a servi notamment de la fin du règne d'Horemheb (1323-1295) jusqu'aux premières années du règne de celui deRamsès II. Nebamon était le fils d'un Prêtre, un certain Ramosé Kheritrê. Il n'est attesté que par quelques objets connus ; et Hormin qui était Trésorier et Chef intendant du harem royal. Hormin est principalement connu des vestiges de son tombeau à Sakkarah. Cette tombe fut découverte au XIXe siècle par l'expédition de Karl Richard Lepsius. Son emplacement exact a cependant été perdu depuis.
Séthi I sera considéré comme un grand Roi par ses pairs, mais sa gloire est éclipsée depuis l'antiquité par celle de son fils, Ramsès II. Il accomplit tant de chose pendant son règne, en seulement entre 11 et 15 ans, que sa réputation aurait dépassé celle de son successeur, en particulier s'il avait vécu un peu plus longtemps pour faire face aux Hittites à Kadesh dans une nouvelle confrontation.
Autour de l'an 9 de son règne, Séthi I nomme son fils Ramsès II comme Prince héritier et son successeur désigné, mais la preuve d'une corégence entre les deux Rois est discutée entre les spécialistes, certains pensant même qu'elle n'exista pas. D'autres avancent au contraire que par cette action Séthi I instaure de nouveau la succession héréditaire du pouvoir. Peter J.Brand, qui a publié une biographie complète sur ce Pharaon, souligne dans sa théorie que les diverses décorations et reliefs dans les temples de Karnak et Abydos qui associent Ramsès II avec son père, ont effectivement été sculptés après la mort de Séthi I par Ramsès II lui-même et, par conséquent, ne peuvent pas être utilisés comme preuve pour soutenir une corégence entre les deux monarques. William Joseph Murnane qui avait approuvé la théorie de la corégence a révisé son point de vue et rejette aujourd'hui l'idée que Ramsès II avait commencé à compter ses propres années de règne alors que Sethi I était encore en vie.
Kenneth Anderson Kitchen pense lui qu'il s'agit d'une erreur de lecture du terme et qu'il ne faut pas comprendre "corégence", mais il décrit la carrière de Ramsès II comme "Prince Régent", où le jeune Ramsès a tous les attributs de la royauté y compris l'utilisation d'une titulature royale, mais ne comptera ses années de règne qu'après la mort de son père. Peter J.Brand précise que deux inscriptions importantes de Ramsès II, à savoir à Abydos, datée de son an 1 et sur la stèle de Kouban, présentent seulement ses titres comme ceux d'un Prince de la couronne, avec quelques titres militaires. Par conséquent, aucune preuve claire ne soutient l'hypothèse qu'il fut Corégent de son père. Thomas Garnet Henry James, parlant de l'inscription d'Abydos, nous dit que "le texte en hyperbole ne donne guère de détails". Ramsès II affirme que son père lui avait déjà donné l'Égypte par principe : "Quand j'étais dans l'œuf" ou "Alors que je n'étais qu'un enfant dans ses bras". Séthi I déclara devant le peuple :"Couronnez-le que je puisse voir sa beauté de mon vivant". Il s'agit là bien évidemment d'un mythe, Ramsès II n'étant plus un enfant lorsqu'il devint Corégent. Toujours selon T.G.H.James, il devait approcher les 25 ans. Comme on le voit la preuve formelle d'une corégence reste assez ambigüe.
Séthi a une activité de bâtisseur importante, on trouve un certain nombre de bâtiment partout en Égypte qui portent sa trace, mais il fait, entre autres, construire ou restaurer :
▪ Le sanctuaire de Rê à Héliopolis.
▪ Un temple magnifique à Abydos, l'Osireion, qui est encore très bien conservé. Il faisait à l'origine 165 m de long (Environ 75 m aujourd'hui) et fut construit sur un terrain vierge, environ 500 m au Sud des autres temples, sur "l'escalier du grand Dieu", voie processionnelle monumentale menant du Grand Temple d'Osiris, au tombeau du Dieu. C'est Ramsès II qui en terminera la construction et en partie la décoration. Il fut fouillé essentiellement par SirWilliam Matthew Flinders Petrie. L'égyptologue Anglais y voyait là la tombe du Dieu Osiris. C'est dans un couloir de ce temple, dit "couloir des Rois", que l'on a découvert la liste royale appelée Tables d'Abydos. En face de la liste royale on trouve une longue liste des Dieux. La liste royale montre le Roi Séthi I et son fils Ramsès II qui font une offrande à leurs prédécesseurs. Elle fut découverte par Auguste Édouard Mariette. Elle comprend 76 noms de Roi et de Pharaons. Les noms des souverains sont présentés dans deux rangées de cartouches et à priori dans l'ordre chronologique réel. Elle commence à partir du Roi Narmer / Ménès et les Rois de l'Ancien Empire, puis donne les Rois du Moyen et Nouvel Empire et se terminent avec Séthi I.
▪ Le temple d'Amon à Napata en Nubie.
▪ Un temple funéraire à Thèbes.
▪ Une Chapelle à Abydos, dédiée à son père Ramsès I, située au Nord de son temple. Dans la cour de la chapelle se trouvait aussi un mémorial.
▪ Séthi I entreprend les travaux d'une partie de la salle hypostyle à Karnak qui seront achevés par Ramsès II. Une Chapelle, à Memphis, qui lui est consacrée fut mise au jour en 1950 par l'égyptologue Égyptien Labib Habachi.
Séthi I meurt à un âge entre 45/50 ans, certains spécialistes disent 60 ans, le 26e jour du IIIe mois de la saison Shemou (18 Mai 1279). Peut-être de complications résultant d'une infection grave de l'oreille. Il est enterré dans la vallée des Rois dans le tombeau KV17, mais sa momie fut retrouvée dans la cachette de la tombe DB320 de Deir el-Bahari, mise au jour en 1881. Le tombeau fut découvert le 16 octobre 1817 par Giovanni Battista Belzoni qui commença immédiatement les premières fouilles. Puis en 1902-1903,Howard Carter prendra sa suite. De 1996 à 2000 il a fait l'objet d'une campagne restauration menée par l'American Research Center in Egypt. C'est le plus long et le plus profond de tous les tombeaux de la vallée des Rois. Il se compose d'un total de sept couloirs et de dix chambres. C'est le premier à avoir été décoré d'un programme complet de textes religieux, dont : Des Litanies de Rê, du Livre des Morts, du Livre des Portes, du rituel de l'ouverture de la bouche, du Livre de la Vache Sacrée et de scènes astronomiques dans la chambre funéraire. Les spécialistes le considèrent comme le plus beau tombeau de la vallée. Belzoni a trouvé un sarcophage de calcite et des fragments du coffre à vases canopes, aujourd'hui au musée de Soane à Londres. (Voir la collections d'images de sa tombe)
Séthi I n'a qu'une épouse attestée :
• Mouttouya (ou Touy ou Touia ou Touya ou Tuja - Mwt-&wjj - "Celle de la Déesse Mout") qui naquit vers 1325. Elle fut la fille de Raia, un officier supérieur de l'armée, lieutenant général de la charrerie, et de Rouia. Elle sera la Grande Épouse Royale. Selon Christian Jacq,Mouttouya était dotée d'une forte personnalité et elle participa à la vie politique du royaume. Elle mourut en 1258, âgée dans les 65 ans, et fut enterrée dans la vallée des Reines, tombeau QV80. Elle est la seconde Reine à connaître ce privilège après la mère de Séthi I, la Grande Épouse Royale Satrê. Elle donna à Séthi I trois ou quatre enfants en fonction des spécialistes :
Deux fils :
▪ Nebenkhasetnebet, dont on sait très peu de chose si ce n'est qu'il mourut jeune autour de 1289 à l'âge de 15 ans selon certains spécialistes. Ce Prince est donné entre autres par Joyce Anne Tyldesley, Kenneth Anderson Kitchen etRainer Stadelmann, mais d'autres égyptologues, comme Christian Leblanc, disent qu'il n'a jamais existé ?.
▪ Ramsès II, deuxième fils de Séthi I qui va lui succéder pour un règne long et glorieux.
Deux filles :
▪ Tiâ I (TjA), qui est l'aînée. Elle est mentionnée seulement sur les monuments datant du règne de Ramsès II. Elle naquit sous lors du règne d'Horemheb (1323-1295, XVIIIe dynastie), juste avant que son grand-père Ramsès I ne monte sur le trône. Elle est une des rares filles de Roi au cours de l'histoire de l'Égypte, qui se soit mariée à l'extérieur de la famille royale. Son mari, Scribe royal Directeur du bétail, s'est également appelé Tiâ, il était le fils d'un haut fonctionnaire,Scribe de la table du Maître des Deux Terres, appelé Amonouahsou (ou Amonwahsu). Le couple est représenté sur un bloc de pierre, de concert avec la Reine Mouttouya, qui se trouve aujourd'hui au musée de Toronto. Ils eurent deux filles : Moutmetjenéfer (ou Mutmetjennefer) et une autre, dont le nom n'est pas connu. Le tombeau des époux fut construit à proximité de celui d'Horemheb. Il fut mis au jour et fouillé en 1983 par Geoffrey Thorndike Martin et Marten Raven.
▪ Henoutimrê (ou Hénoutimrê ou Hénouetmirê ou Henutmire - @nw.t-mj-Ra "La souveraine qui est pareille à Rê"), les avis des spécialistes sont partagés sur cette filiation. Pour certains, elle serait une épouse mineure de Ramsès II, pour d'autres il y a confusion avec une de ses filles. Cependant, aujourd'hui on penche plus sur le fait qu'il y ait eu deux femmes avec ce nom. On a longtemps cru, sûrement à tort, que l'épouse de Ramsès II était sa sœur. Cette théorie est basée uniquement sur la statue de Mouttouya, aujourd'hui au musée du Vatican. Elle montre la Reine avec Henoutimrê, il a donc été supposé qu'elles étaient mère et fille. Toutefois, Henoutimrê n'est nulle part mentionnée comme Sœur du Roi (snt-nswt), un titre dont la Princesse Tiâ I (Sœur de Ramsès II) fut gratifiée, il est donc difficile d'affirmer avec certitude telle ou telle proposition.
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Vononèse Arsacide, Roi de Perse †19
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Mithridate Arsacide ca 45-ca 140
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Sanatroukès Arsacide 63-107
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Vologèse Arsacide 93-147
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X D'Ibérie 179
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Amazap D'Ibérie 210
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X D'Ibérie 240
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Vacé Taraoun 260-338
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Artavazd Mamikonian 285-359
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Artaschès Mamikonian 310-371
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Manouegh Mamikonian 330-386
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Artavazd Mamikonian 355-387
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Hamazasp Mamikonian 380-432
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Hymayeak Mamikonian 410-451
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Vahan Mamikonian 450-509
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Hamayeak Mamikonian 460-555
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Moushegh Mamikonian 500-593
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Vahan Mamikonian 555-600
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Dawith Mamikonian 580-625
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Hamazasp Mamikonian 610-658
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Artavazd Mamikonian 653-693
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Hamayeak Mamikonian 680-778
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Artavas Mamikonian 720-780
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Hmayek Mamikonian 755-787
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Konstantinos Mamikonian 785-827
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Basilius De Macédoine, Empereur Romain d'Orient 812-886
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Leo Van Byzantium, Empereur de Byzance 866-912
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Anna Van Byzantium 885-928
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Charles Constantin De Vienne 901-963
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Constance De Vienne 925-966
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Guillaume De Provence, Comte D'Arles 957-993
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Guillaume De Provence 986-1019
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Geoffroi De Provence 1013-1063
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Gerberge De Provence ca 1057-1112..1118
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Etiennette De Gévaudan 1100-1163
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Bertrand Des Baux, Prince d'Orange 1131-1181
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Hugues Des Baux, Vicomte de Marseille 1174-1240
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Barral Des Baux 1217-1270
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Bertrand Des Baux ca 1234-ca 1305
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Bertrand De Guilhem, Seigneur de Mauvoisin
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Guillaume De Guilhem, Seigneur Du Cluzel
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Guillaume De Guilhem, Seigneur Du Cluzel
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François De Guilhem 62934-63958-130774, Seigneur Du Cluzel 1515-
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Jeanne De La Rocque de Severac Monlet 15733-15989-32693 ca 1559-
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Louis De Chazelles 7866-7994-16346, Seigneur D'Oeillet 1595-
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Marie De Chazelles 3933-3997-8173 /1630-/1680
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Paul Veyssier 1966-1998-4086 ca 1648-1693/
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Claude Veyssier 983-999-2023 ca 1680-1726
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Toinette Rongier 491-499-1011 1716-1748
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Louise Sarret 245-249-505 ca 1744-
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Jeamme Colombier 122-124-252 1768-
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Toinette Colombier 61 1811-1876
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Joseph Vizet 30 1843-1915
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Jeanne Vizet 15 1867-
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Mathilde Roumy 7 1898-1983
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Madeleine Marie Augustine Brige 3 1923-2008
2 - Ramsès d'Egypte
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Ramsès D'Egypte -1205--1155
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Ramsès D'Egypte -1175--1109
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Ramsès D'Egypte -1155--1099
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Ramsès D'Egypte -1130--1069
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Henouttaouy D'Egypte †-1032
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Menkheperrê D'Egypte †-992
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Pinudjem D'Egypte -1050-
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Karomat D'Egypte -975-
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Osorkon D'Egypte -960-
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Osorkon Usimarê Setepenamon D'Egypte -905--850
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Takelot Hedjikeperrê D'Egypte -875--825
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Chéchang D'Egypte -847--775
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Ousimare Setpenre Amon Penou D'Egypte -832--769
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Osorkon D'Egypte -805--740
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Horus Siakhet Tefnakht D'Egypte -780-
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Ouakharê Bakenranef D'Egypte -755-
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Iribrê Nékauba Téfnakht D'Egypte -735--672
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Néchao Menképerrê D'Egypte -710--664
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Psammétique D'Egypte -690--610
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Néchao Ouhémobrê D'Egypte -660--595
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Psammétique Néféribrê D'Egypte -630--589
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Ouahibré Apriès D'Egypte -605--568
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Néithiyti D'Egypte -570--530
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Atossa Achéménide -545--465
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Xerxès Achéménide -521--465
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Artaxerxès Achéménide -500--424
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Darius Nothus Achéménide -476--406
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Artaxerxès De Perse -446--361
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Mithranès D'Arménie -356--317
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Samos D'Arménie -285--246
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Ptolémée Commagène -205--130
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Samos Commagène -165--96
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Antiochus Commagène -95--36
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Athénaïs Evanduni Commagène -64-
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Phraatès Arsacide, Roi de Perse -49--3
Ramsès II (en égyptien ancien, Ousirmaâtrê Setepenrê, Ramessou Meryamon), est le troisième pharaon de la XIXe dynastie. Né aux alentours de -1304 / mort à Pi-Ramsès vers -12131, et aussi appelé Ramsès le Grand ou encore Ozymandias, Manéthonl'appelle Ramsès (ou Ramesses Miamoun, Rampses). Il règne de -1279 à -12132.
Son règne d'une exceptionnelle durée pour l'époque couvre à lui seul la moitié du nombre d'années que comprend la XIXedynastie. En plus des nombreux monuments qu'il a fait bâtir à travers tout le pays, il a fait sculpter de très nombreuses statues à son image et fait graver son nom sur presque tous les temples dont notamment ceux d'autres pharaons, comme s'il les avait fait construire lui-même3. Cette quantité extraordinaire d'objets d'arts et d'éléments architecturaux à son nom explique que l'on retrouve sa trace dans presque tous les musées du monde ayant un département d'antiquités égyptiennes.
À l'instar d'autres personnages historiques dont la gloire a traversé les siècles, il est réputé pour être un grand guerrier et conquérant ce qui lui vaut en grande partie l'épithète de Grand dans les ouvrages historiques traitant de cette période de l'Antiquité égyptienne. Il lutte contre les Hittites et, assurant la domination de l'Égypte sur la Nubie et ses gisements aurifères, il y construit une série de temples dont les plus célèbres sont ceux d'Abou Simbel. Après la bataille de Qadesh en l'an IV de son règne, contre l'armée de l'empereur des Hittites, Muwatalli (-1310/-1269), la frontière sur l'Oronte est stabilisée.
Son action dans le pays de Koush et surtout dans le couloir syro-Caananite dut marquer les esprits de l'époque car l'on racontait encore sous les Ptolémées la légende de l'extraordinaire voyage de « la princesse de Bakhtan » venue s'offrir en mariage au grand roi d'Égypte, écho lointain du fameux mariage avec la fille de Hattousil qui avait alors succédé à Mouwatalli sur le trône du Hatti.
Ramsès II est traditionnellement considéré comme le pharaon opposé à Moïse lors de l'Exode, bien qu'il n'existe aucune preuve archéologique pouvant l'attester et que son nom ne figure nulle part dans la Torah.
Il est le fils de Séthi Ier et de la reine Mouttouya (ou Touy, ou Touya). Il a un frère qui se nomme Nebchasetnebet, qui meurt jeune, et une sœur aînée, Tia. Certains égyptologuescitent aussi une autre sœur nommée Henoutmirê.
Son règne de soixante-six ans est exceptionnellement long et marque la dernière grande période de prospérité de l'Égypte antique. Il est marié à une douzaine d'épouses (presque toutes ayant le titre de « grandes épouses ») :
Néfertari, la préférée, qu'il représente sur de nombreux bâtiments et pour laquelle il fait creuser un magnifique hypogée dans la vallée des reines sur la rive occidentale deThèbes et dont la construction d'Abou Simbel représente l'amour du couple royal. Avec Néfertari, il a cinq fils dont Mériatoum (ou Méry-Atoum), grand prêtre de Rê, et cinq filles dont Mérytamon.
Isis-Néféret (ou Iset-Nofret), mère de sept enfants dont Bentanat, Khâemouaset et Mérenptah qui sera le successeur de Ramsès ;
puis six de ses filles :
ainsi qu'une princesse babylonienne, une princesse syrienne et deux princesses hittites, filles de l’empereur Hattousili III (-1264/-1234), dont Maâthornéferourê et sa sœur qu'il épouse en l'an 44, soit vers 1237. Ce dernier mariage est commémoré par deux stèles, l'une à Coptos et l'autre à Abydos, malheureusement le nom de la princesse ne figure pas sur les inscriptions.
Son harem ne comptera pas moins de deux cents concubines. Toutes ces femmes lui donnent une grande quantité de garçons et filles, on en dénombre cent vingt six4.
Ramsès succède à son père Séthi Ier apparemment sans problèmes particuliers. Il pourrait avoir été associé au trône (prince régent ou corégent) vers l'âge de quatorze ans à la fin du règne de ce dernier, selon l'interprétation que l'on fait de l'inscription dédicatoire d'Abydos5.
Lorsqu'il monte sur le trône, il hérite d'une situation intérieure et internationale bien plus enviable qu'aux débuts de la XIXe dynastie. Les actions de son grand-père Ramsès Ier et de son père, tous deux de brillants généraux et chefs d'armées, ont eu pour résultats de restaurer la puissance de l'Égypte et d'éloigner durablement toute menace du Double-Pays.
Cependant, cette politique de conquêtes et d'expansion se heurtait depuis plusieurs décennies à un adversaire de taille, l'empire Hittite qui contrôlait un vaste territoire depuis l'Anatolie jusqu'à l'Euphrate, assurant au passage une certaine domination sur les cité-États de la Syrie et du Liban.
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Vononèse Arsacide, Roi de Perse †19
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Mithridate Arsacide ca 45-ca 140
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Sanatroukès Arsacide 63-107
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Vologèse Arsacide 93-147
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X D'Ibérie 179
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Amazap D'Ibérie 210
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X D'Ibérie 240
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Vacé Taraoun 260-338
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Artavazd Mamikonian 285-359
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Artaschès Mamikonian 310-371
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Manouegh Mamikonian 330-386
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Artavazd Mamikonian 355-387
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Hamazasp Mamikonian 380-432
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Hymayeak Mamikonian 410-451
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Vahan Mamikonian 450-509
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Hamayeak Mamikonian 460-555
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Moushegh Mamikonian 500-593
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Vahan Mamikonian 555-600
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Dawith Mamikonian 580-625
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Hamazasp Mamikonian 610-658
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Artavazd Mamikonian 653-693
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Hamayeak Mamikonian 680-778
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Artavas Mamikonian 720-780
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Hmayek Mamikonian 755-787
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Konstantinos Mamikonian 785-827
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Basilius De Macédoine, Empereur Romain d'Orient 812-886
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Leo Van Byzantium, Empereur de Byzance 866-912
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Anna Van Byzantium 885-928
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Charles Constantin De Vienne 901-963
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Constance De Vienne 925-966
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Guillaume De Provence, Comte D'Arles 957-993
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Guillaume De Provence 986-1019
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Geoffroi De Provence 1013-1063
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Gerberge De Provence ca 1057-1112..1118
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Etiennette De Gévaudan 1100-1163
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Bertrand Des Baux, Prince d'Orange 1131-1181
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Hugues Des Baux, Vicomte de Marseille 1174-1240
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Barral Des Baux 1217-1270
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Bertrand Des Baux ca 1234-ca 1305
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Bertrand De Guilhem, Seigneur de Mauvoisin
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Guillaume De Guilhem, Seigneur Du Cluzel
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Guillaume De Guilhem, Seigneur Du Cluzel
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François De Guilhem 62934-63958-130774, Seigneur Du Cluzel 1515-
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Ces riches cités portuaires et commerciales étaient l'objet de toutes les convoitises et allaient se retrouver une fois de plus au milieu d'une guerre entre Égyptiens et Hittites dont elles représentaient le butin.
Comme son père Séthi Ier, il veut protéger les intérêts de l'Égypte à l'Est contre les Hittites d'Asie. Il doit faire face à la menace dès le début de son règne.
Face à cette situation, Ramsès met sur pied une puissante armée, et établit son camp de base à Pi-Ramsès, qu'il transforme en capitale de son empire. De nouveaux arsenaux y sont construits ainsi que de grandes écuries pouvant accueillir les milliers de chevaux nécessaires au fer de lance de ses troupes : les chars de guerre. Les vestiges de ces écuries ont récemment été identifiés sur le site deQantir par une équipe d'égyptologues autrichiens dirigée par Manfred Bietak.
Une fois les questions d'approvisionnement réglées, il manœuvre énergiquement en plusieurs campagnes pour s'assurer ses arrières enCanaan et poursuit son avance en attaquant la ville de Qadesh lors de sa 5e année de règne, mais ne remporte qu'une semi victoire.
Quittant l'Égypte par les Chemins d'Horus, voie jalonnée de forteresses protégeant la frontière orientale du pays, l'armée de Ramsès longe le Canaan faisant halte à Gaza, passe par Canaan puis pénètre au Liban, s'assurant au passage l'allégeance de ses vassaux dontByblos restait toujours l'indéfectible allié. Puis Ramsès et ses troupes s'enfoncent dans les terres et prennent la direction de Damas afin de prendre le chemin menant à Qadesh.
Les Hittites de leur côté avaient rassemblé une puissante armée de coalisés et s'étaient rassemblés dans la plaine de Qadesh, y installant leur camp et attendant l'arrivée de l'ennemi. Ils envoyèrent des éclaireurs qui furent interceptés par les Égyptiens et ramenés au camp de Ramsès. Ils informèrent le roi que les troupes de Mouwatalli se trouvaient au nord et n'osaient s'avancer vers Qadesh par crainte d'une confrontation avec les troupes égyptiennes.
Conforté dans son avance et impatient de reprendre la citadelle autrefois conquise par son père, Ramsès saisit sa chance et ordonne à marche forcée que l'armée se dirige sans plus attendre vers la forteresse convoitée.
Certain que les assiégés ne pourraient tenir longtemps face à sa puissante armée, il prend le risque de se détacher du gros de ses troupes. Le long cortège de soldats répartis en quatre corps d'armée s'étire alors sur la route. En tête de ses troupes Ramsès avec la division d'Amon traverse l'Oronte et il est le premier à arriver sur le site.
La ruse hittite a fonctionné et l'armée de Ramsès offre dangereusement l'occasion que Mouwatalli et ses généraux attendaient d'anéantir à jamais les désirs de conquête des égyptiens. Une victoire écrasante et au mieux la capture de pharaon déstabiliserait toute la région à leur profit et la conquête de l'Égypte ainsi affaiblie serait à portée de main.
Les troupes égyptiennes sont coupées en deux par la charge de l'armée hittite et Ramsès se retrouve seul face au danger. La division de Rê qui franchissait le fleuve est taillée en pièces par les chars hittites qui se retournent vers la division d'Amon et le camp de Ramsès, à peine installés au pied de la citadelle, déjà attaqués de leur côté par les fantassins de Mouwatalli. Le camp royal est investi et les troupes de pharaon battent en retraite, voire s'enfuient. Ramsès et sa garde rapprochée se jettent dans la mêlée et il adresse aux divisions de Ptah et de Seth restées en arrière des messages urgents, leur intimant l'ordre d'entrer dans la bataille.
Grâce à l'intervention conjointe des réservistes, les « Néarins », et de la marche forcée des contingents restés plus en arrière, il parvient à repousser l'attaque et à chasser les troupes de Mouwatalli au-delà de l'Oronte causant de lourdes pertes aux Hittites. Cependant, au contraire de son père et de son illustre ancêtre Thoutmôsis III, Ramsès, dont les troupes sont affaiblies au lendemain de la bataille, ne s'empare pas de la citadelle et Qadesh reste aux mains des Hittites.
Ce haut fait d'armes – dont nous possédons plusieurs versions en égyptien, sur papyrus (le poème de Pentaour), mais surtout sur les grands tableaux historiés qu'il fait sculpter sur les murs des principaux temples du pays (Louxor, Karnak, Ramesséum, Abou Simbel...) – est considéré par le roi comme une grande victoire qu'il offre à Amon qui l'aurait alors secouru en plein désarroi et abandon au milieu d'un péril certain. Cette épopée de Ramsès II a servi a légitimer son règne, les premiers égyptologues ne remettant pas en cause sa victoire7.
Les Hittites se déclarent eux aussi vainqueurs de leur côté, l'issue de la bataille ayant davantage l'aspect d'un statu quo que d'une débandade. Ramsès ne pousse d'ailleurs pas plus loin cet avantage annoncé, et préfère renforcer ses positions.
À l'issue de la bataille de Qadesh, un statu quo s'installe entre l'empire hittite et l'Égypte et la diplomatie reprend entre les deux rivaux. Cependant la situation ne semble pas à l'avantage des Hittites qui ne cherchent pas à engager un nouveau conflit direct avec Ramsès.
Les Égyptiens de leur côté doivent faire face à de nouvelles difficultés au sein de leur possession de Canaan où les royaumes d'Édom et de Moab se soulèvent, probablement encouragés par l'affaiblissement momentané de l'emprise égyptienne. En effet, la bataille de Qadesh avait momentanément porté un sérieux coup à la puissante armée égyptienne et en tout cas au crédit du pharaon sur la région.
Il est possible en outre que l'or hittite ait financé les désirs d'autonomie locale des deux royaumes. Ces troubles permettaient en tout cas d'éloigner les ambitions de Ramsès des terres hittites8.
La réaction de Ramsès est aussi rapide que décisive à l'encontre des insurgés. La 7e année de son règne, il confie une partie de son armée à son fils aîné Amonherkhépeshef qui traversant le Neguev et contournant la mer Morte par le sud, se dirige droit contre Édom puis remonte sur Moab. Il met le siège devant la cité de Rabath Batora qu'il conquiert et y installe son camp de base.
De son côté Ramsès qui a quitté la capitale de Pi-Ramsès avec l'autre partie de son armée au même moment que son fils, longe la côte s'assurant le contrôle de Gaza et d'Askalon, puis bifurquant vers Jérusalem il marche contre Jéricho et contournant la mer Morte par le nord, pénètre en Moab. Il dépasse le Mont Nebo, conquiert la cité de Dibon et fait alors la jonction avec l'armée de son fils restée à Rabath Batora.
Grâce à cette technique de la tenaille, la conquête est rapide et le pharaon écrase les troupes des princes locaux qui lui font allégeance. Ramsès laisse des garnisons dans les cités prises,chargées d'organiser le contrôle de la région et de surveiller les mouvements des nombreuses populations nomades qui sévissaient alors, parmi lesquelles on compte les bédouins Shasou, vassaux des Hittites, et lesApirou qui opéraient de fréquentes incursions dans les territoires contrôlés par les égyptiens.
Une fois assuré de ses arrières et de son ravitaillement Ramsès peut alors reprendre la route de la Syrie afin de reprendre les territoires perdus et abandonnés aux Hittites à la suite de la bataille de Qadesh. Pharaon, son fils et leur armée rassemblée remontent alors vers le Mont Nebo et prennent Heshbon en Ammon. Enfin ils marchent sur Damas, l'antique Temesq, où le roi fonde une nouvelle cité à son nom Pi-Ramsès de la vallée des Cèdres9.
Une fois le contrôle assuré de l'ensemble de cette partie de la Jordanie et de la Syrie actuelles, les troupes égyptiennes se dirigent à nouveau vers l'Oronte et atteignent la ville de Koumidi qui subit un siège et est capturée également.
Grâce à cette tactique de sièges successifs et de mise en coupe réglée des terres conquises, Ramsès a repris le contrôle de la situation au plus proche de ses frontières ainsi que sur toute la zone d'influence égyptienne en Orient. Il s'accorde ainsi un répit qui lui permet de se tourner à nouveau contre l'empire des Hittites.
Originaire d'une famille du delta du Nil, Ramsès II installe son palais et le centre administratif de l'Égypte à Pi-Ramsès, mais il a aussi besoin de continuer, comme son père, d'exploiter les ressources de la Nubie (plus au Sud) : l'or pour enrichir les temples, mais aussi pour acheter des alliances en Asie (l'empire hittite est ébranlé par la montée de la jeune Assyrie) ; du bois, dont le cèdre du Liban, mais aussi du cuir, du bétail et surtout des hommes pour l'armée.
Dès les premières années de son règne, —d'aucuns pensent à une corégence avec Séthi Ier—, il intervient en pays de Ouaouat et de Koush, réduisant les désirs traditionnels de révolte des tribus soudanaises. L'exploit est relaté dans l'avant-cour du petit temple de Beit el-Ouali qu'il fit édifier en Basse-Nubie non loin d'Assouan.
Des carrières de la région, qu'il ré-exploite à grande échelle, il tire les grands obélisques et statues qui ornent ses monuments de Haute et Basse-Égypte, mais ne délaisse pas la ville d'Éléphantine et sa région.
Il organise alors un véritable programme architectural pour la région immédiatement au sud de la première cataracte qui est la frontière historique de l'Égypte avec son voisin méridional.
Il restaure bien sûr les forteresses entretenues depuis le Moyen Empire, à Bouhen, Semna et Kouma, mais fonde également une série de sanctuaires, que l'on nomme hémi-spéos, car pour partie creusés dans la roche et pour l'autre construits en maçonnerie, dédiés aux dieux dynastiques et étroitement liés au rôle de l'inondation, notamment :
le temple d'Amon de Ouadi es-Seboua ;
le temple de Ptah de Gerf Hussein ;
le temple de Rê de Derr ;
les deux temples d'Abou Simbel : l'un est consacré à sa reine favorite Néfertari, l'autre, le plus grand aux dieux protecteurs de l'Empire, Amon, Ptah et Rê mais aussi à RamsèsII lui-même, qui s'y fait représenter sous forme d'un dieu à tête de faucon.
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Jeanne De La Rocque de Severac Monlet 15733-15989-32693 ca 1559-
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Louis De Chazelles 7866-7994-16346, Seigneur D'Oeillet 1595-
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Marie De Chazelles 3933-3997-8173 /1630-/1680
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Paul Veyssier 1966-1998-4086 ca 1648-1693/
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Claude Veyssier 983-999-2023 ca 1680-1726
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Toinette Rongier 491-499-1011 1716-1748
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Louise Sarret 245-249-505 ca 1744-
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Jeamme Colombier 122-124-252 1768-
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Toinette Colombier 61 1811-1876
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Joseph Vizet 30 1843-1915
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Jeanne Vizet 15 1867-
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Mathilde Roumy 7 1898-1983
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Madeleine Marie Augustine Brige 3 1923-2008
3 - Cléopatre d'Egypte
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Cléopâtre Séléné De Rome, Reine De Numidie -41--6
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Kléöpatra Drusilla De Maurétanie -12
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X D'Adiabène ca 27
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Mithridate Arsacide ca 45-ca 140
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Sanatroukès Arsacide 63-107
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Vologèse Arsacide 93-147
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X D'Ibérie 179
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Amazap D'Ibérie 210
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X D'Ibérie 240
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Vacé Taraoun 260-338
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Artavazd Mamikonian 285-359
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Artaschès Mamikonian 310-371
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Manouegh Mamikonian 330-386
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Artavazd Mamikonian 355-387
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Hamazasp Mamikonian 380-432
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Hymayeak Mamikonian 410-451
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Vahan Mamikonian 450-509
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Hamayeak Mamikonian 460-555
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Moushegh Mamikonian 500-593
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Vahan Mamikonian 555-600
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Dawith Mamikonian 580-625
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Hamazasp Mamikonian 610-658
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Artavazd Mamikonian 653-693
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Hamayeak Mamikonian 680-778
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Artavas Mamikonian 720-780
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Hmayek Mamikonian 755-787
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Konstantinos Mamikonian 785-827
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Basilius De Macédoine, Empereur Romain d'Orient 812-886
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Leo Van Byzantium, Empereur de Byzance 866-912
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Anna Van Byzantium 885-928
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Charles Constantin De Vienne 901-963
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Constance De Vienne 925-966
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Guillaume De Provence, Comte D'Arles 957-993
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Guillaume De Provence 986-1019
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Geoffroi De Provence 1013-1063
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Gerberge De Provence ca 1057-1112..1118
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Etiennette De Gévaudan 1100-1163
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Bertrand Des Baux, Prince d'Orange 1131-1181
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Hugues Des Baux, Vicomte de Marseille 1174-1240
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Barral Des Baux 1217-1270
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Bertrand Des Baux ca 1234-ca 1305
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Bertrand De Guilhem, Seigneur de Mauvoisin
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Guillaume De Guilhem, Seigneur Du Cluzel
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Guillaume De Guilhem, Seigneur Du Cluzel
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François De Guilhem 62934-63958-130774, Seigneur Du Cluzel 1515-
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Cléopâtre est un nom qui évoque principalement la reine d'Égypte antique, Cléopâtre VII, mais qui a été porté par de nombreuses autres personnalités.
Cléopâtre est un prénom féminin issu du grec κλέος / kléos (« gloire, renommée, réputation ») et πατρός / patros, le génitif (attique) deπατήρ / pater (« père »). Cléopâtre signifie donc : « la gloire du père ».
Cléopâtre VII Théa Philopator (en grec, Κλεοπάτρα Θεὰ Φιλοπάτωρ) (v. -69 / 12 août 30 av. J.-C.) est une reine d'Égypte antique de la famille des Ptolémées qui gouverne son pays entre -51 et -30, successivement avec ses frères et époux PtoléméeXIII et Ptolémée XIV puis avec le général romain Marc Antoine. Elle est connue pour ses relations avec Jules César et Marc Antoine.
Cléopâtre est un personnage dont la légende s'est emparée, de son vivant même, et le tragique de sa mort n'a fait que renforcer la tendance au romanesque qui entoure le personnage et qui parfois gêne l'historien dans une approche objective de cette reine d'Égypte, sans doute la femme la plus célèbre de l'Antiquité.
Nous disposons de peu de sources et les principales, Plutarque, Suétone et Appien, n'évoquent Cléopâtre que pour sa place dans l'histoire romaine2. C'est pourquoi nous ne savons pratiquement rien de ce qu'elle fait à Rome aux lendemains de l'assassinat de César, ni à Alexandrie durant l'absence de Marc Antoine entre -40 et -37.
De plus, l'historiographie antique lui est globalement défavorable car inspirée par le vainqueur de Cléopâtre, l'empereur Auguste, et son entourage dont l'intérêt est de la noircir afin d'en faire l'adversaire malfaisant de Rome et le mauvais génie de Marc Antoine3. Ainsi ce jugement de l'historien du ier siècle, Flavius Josèphe : « Elle fit d'Antoine l'ennemi de sa patrie par la corruption de ses charmes amoureux »4. La légende noire propagée par l'idéologie augustéenne est relayée ensuite par les poètes (Horace, Properce, Lucain) et historiens romains (Eutrope, Dion Cassius et Tite-Live) qui voient en elle quatre dangers : reine (remettant en cause la République romaine), femme de caractère et séductrice (pouvant mettre en danger la virilité et la virtusromaine), ambitieuse (menaçant la liberté) et étrangère (origine grecque et orientalité associées à la débauche et la luxure mettant en cause la « romanité », notamment la vertu de pudicitia)5. Cela explique la prudence des historiens actuels et l'enthousiasme des cinéastes ou romanciers pour un tel personnage.
Cléopâtre est née au cours de l'hiver -69/-686 probablement à Alexandrie. Elle appartient à la dynastie des Lagides, dynastie macédonienne qui gouverne l'Égypte depuis la fin du ive siècle av. J.-C.note 1. Cléopâtre est l'une des trois filles (connues) du roi d'ÉgyptePtolémée XII Aulète, et vraisemblablement d'une concubine, puisque Strabon affirme que Ptolémée XII n'eut qu'une seule fille légitime7,Bérénice IV, qui régna de -58 à -55. Cependant cette éventuelle bâtardise n'est pas certaine car elle n'apparaît jamais dans les insultes et attaques dont la reine est l'objet plus tard.
De toute manière, être une fille illégitime, si c'est le cas, n'est pas un handicap, Ptolémée XII étant lui-même un fils illégitime de PtoléméeIX. Mais Cléopâtre entretient elle-même le mystère sur ses origines maternelles, laissant planer le doute sur une possible ascendance égyptienne. C'est l'un des facteurs, outre le fait qu'elle parle égyptien, qu'avancent certains historiens pour expliquer le curieux titre de la reine, philopatris (« qui aime sa patrie »)8, lequel surprend dans une dynastie qui privilégie plutôt les liens dynastiques (« qui aime son père… sa mère… sa sœur… », etc.) que l'attachement aux pays et aux peuples qu'elle gouverne. Mais peut-être ne faut-il y voir qu'une attention plus marquée, rare chez ses prédécesseurs si l'on excepte Ptolémée VIII dit Physcon, à l'Égypte indigène. À moins que philopatris n'évoque l'origine macédonienne de la dynastie lagide. Une autre hypothèse consiste à dire que cette « patrie » n'est autre qu'Alexandrie, ce qui insisterait sur le fait que Cléopâtre est une « métisse » macédonienne et non pas une Égyptienne : en effet, Alexandrie (fondation d'Alexandre le Grand) est alors considérée comme extérieure et indépendante de l'Égypte à laquelle elle n'est réunie que du fait de ses souverains. De cela découle l'expression « d'Alexandrie près de l'Égypte » alors courante et qui marque cette situation.
Nous ignorons tout de son enfance et de ses années d'adolescence. Tout au plus pouvons-nous imaginer qu'elle dut observer les événements du règne chaotique de son père avec une grande acuité. La désaffection entre la population égyptienne et la dynastie lagide est patente sous le règne de Ptolémée XII. Les causes sont nombreuses : dégénérescence physique et morale des souverains, centralisation outrancière, corruption et cupidité des administrateurs. La multiplication des révoltes indigènes, la perte de Chypre et de laCyrénaïque, la dévaluation de la tétradrachme (une première depuis Ptolémée Ier) dont la valeur en argent passe de 90 % à 33 %, font de ce règne l'un des plus calamiteux de la dynastie.
La puissance de Rome, qui intervient militairement pour rétablir Ptolémée XII en -55 renversé par sa fille aînée Bérénice IV trois ans plus tôt, est certainement un élément compris et assimilé par la jeune Cléopâtre. Rétabli par Gabinius9, le gouverneur de Syrie, Ptolémée XII se lance dans une série de massacres, de proscriptions et d'assassinats (dont sa propre fille Bérénice, la demi-sœur de Cléopâtre). Cette politique ne rend pas son autorité à un roi fantoche qui ne se maintient que par la présence romaine, laquelle de plus grève les finances du pays. Les tribulations du règne précédent apprennent ainsi à la future reine à utiliser tous les moyens pour se débarrasser de ses adversaires ou de ceux qui gênent ses projets, comme son jeune frère Ptolémée XIV en -44.
Il est difficile de cerner la véritable personnalité de Cléopâtre, qu'un certain romantisme a contribué à déformer, mais elle possède à l'évidence beaucoup de courage et se révèle suffisamment puissante pour inquiéter les Romains.
Aucune source sûre ne vient nous éclairer sur son aspect physique qui échappe à un classement esthétique banal. Le buste de Cherchell, réalisé bien après sa mort, à l'occasion du mariage de sa fille, Cléopâtre Séléné, avec le roi Juba II de Maurétanie, est idéalisé. Certains auteurs antiques insistent sur sa beauté presque divine10. Les quelques pièces de monnaies en notre possessionnote 2 donnent l'image d'une femme aux traits lourds et au nez assez proéminent. Nous savons qu'elle a une présence forte et du charme, qu'elle dégage une puissante séduction et que cela est complété par une voix ensorcelante ainsi qu'un esprit brillant et cultivé11.
En effet, alors que l'éducation des filles (même de familles royales) est négligée dans le monde grec ou hellénistique, Cléopâtre bénéficie apparemment de l'enseignement de pédagogues cultivés. Plutarque insiste sur ses qualités intellectuelles12. C'est ainsi que Cléopâtre est une polyglotte13 et parle, outre le grec, l'égyptien (première et dernière de sa dynastie à faire cet effort, encore qu'il y ait un doute pour Ptolémée VIII dit Physcon), l'araméen, l'éthiopien, le mède, l'arabe, sans doute aussi l'hébreu ainsi que la langue desTroglodytes, un peuple vivant au Sud de la Libye. De tels dons ne la laissent sans doute pas longtemps démunie face au latin, encore que des Romains aussi cultivés que Césarparlent un grec parfait. Plusieurs traités de métrologie, d'alchimie, de gynécologie ou de cosmétique (le Kosmètikon) lui sont attribués, mais ils sont jugés apocryphes par les historiens modernes14.
Le testament du roi Ptolémée XII, mort en mars 51 av. J.-C., désigne comme successeurs Cléopâtre et un frère cadet de celle-ci, Ptolémée XIII, d'une dizaine d'années environ, à qui elle est nominalement mariée car selon la coutume ptolémaïque, elle ne peut régner seule15. Rien ne prouve que Cléopâtre ait voulu exercer la totalité du pouvoir à l'époque, en tout cas les titulatures de cette période lui accordent toujours la seconde place. Ces trois premières années de règne sont difficiles du fait des difficultés économiques : disette des années -50/-48, crues insuffisantes du Nil et lutte politique entre l'eunuque Pothin et le général Achillas qui cherchent à opposer le frère et la sœur.
À l'automne -49 les relations se dégradent totalement entre les deux souverains. Les causes de cette rupture sont ignorées. Toujours est-il qu'à partir de cette date le nom de la reine figure dans les textes officiels avant celui de Ptolémée XIII. En fait c'est une véritable guerre qui éclate entre les deux monarques puisqu'à l'été -48 ils se font face à Péluse. Il semble que Cléopâtre se trouve en difficulté car elle doit fuir en Syrie16 puis à Ascalon, où elle trouve de l'aide.
C'est alors qu'intervient la puissance romaine. En effet Pompée, vaincu par Jules César à Pharsale au début du mois de juin 48 av. J.-C., tente de trouver refuge en Égypte17. Appien affirme que Ptolémée XIII et Cléopâtre avaient aidé Pompée par l'envoi d'une flotte de soixante navires18. Le jeune roi Ptolémée XIII et ses conseillers jugent sa cause perdue et pensent s'attirer les bonnes grâces du vainqueur en le faisant assassiner19, dès qu'il pose le pied sur le sol égyptien le 30 juillet 48 av. J.-C., sous les yeux de son entourage. César, qui débarque deux jours plus tard, est semble-t-il furieux de ce lâche forfait (il fait enterrer la tête de Pompée dans le bosquet de Némésis en bordure du mur est de l'enceinte d'Alexandrie) et n'éprouve pour le pharaon que mépris.
Quelles étaient les intentions de César en débarquant en Égypte ? Il est difficile de se prononcer clairement. Il y a des raisons politiques, César ayant certainement l'intention d'annexer l'Égypte, mais aussi des raisons plus privées, bien qu'il évoque les vents contraires pour différer son retour. En effet, il tente d'obtenir le remboursement de dettes que Ptolémée XII avait contractées auprès d'un banquier romain et qu'il a reprises à son compte. Il juge pour cela indispensable de réconcilier le couple royal et tente de s'y employer à la fin de l'année -48. Les deux souverains sont convoqués au palais royal d'Alexandrie. Ptolémée XIII s'y rend après diverses tergiversations ainsi que Cléopâtre. C'est à ce moment que se déroule, s'il est authentique, l'épisode du tapis dans lequel la reine se serait fait enrouler afin de parvenir auprès de César20. Celui-ci tente d'imposer le « statu quo ante », c’est-à-dire le retour au testament de Ptolémée XII, ce qu'accepte Cléopâtre mais pas son frère, guère impressionné par les faibles effectifs de César (environ 7 000 hommes). Celui-ci se retrouve même prisonnier à Alexandrie à la fin de -48, sans renforts. Seule la noyade de Ptolémée XIII dans le Nil le 15 janvier 47 av. J.-C.met fin au conflit.
César renonce semble-t-il à son projet d'annexion à ce moment. Est-ce la romance avec la reine de trente ans plus jeune devenue son alliée21, les difficultés militaires rencontrées lors de l'hiver -48/-47 ou son voyage sur le Nil22 qui lui firent renoncer à l'annexion pour lui préférer une alliance ? Difficile d'être affirmatif, mais il est un motif qui peut expliquer ce changement. En cette période troublée (César n'a pas encore réduit les derniers partisans de Pompée) un gouverneur d'Égypte ambitieux pouvait affamer Rome en la privant du blé égyptien et s'en faire un tremplin pour ses ambitions politiques. Auguste plus tard interdit aux sénateurs l'accès de l'Égypte afin d'éviter d'inutiles tentations. Maintenir une dynastie discréditée tout en gardant le contrôle militaire du pays (trois légions romaines restent après le départ de César) est par conséquent la solution, peut-être provisoire dans l'esprit du conquérant, la plus commode.
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Jeanne De La Rocque de Severac Monlet 15733-15989-32693 ca 1559-
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Louis De Chazelles 7866-7994-16346, Seigneur D'Oeillet 1595-
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Marie De Chazelles 3933-3997-8173 /1630-/1680
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Paul Veyssier 1966-1998-4086 ca 1648-1693/
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Claude Veyssier 983-999-2023 ca 1680-1726
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Toinette Rongier 491-499-1011 1716-1748
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Louise Sarret 245-249-505 ca 1744-
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Jeamme Colombier 122-124-252 1768-
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Toinette Colombier 61 1811-1876
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Joseph Vizet 30 1843-1915
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Jeanne Vizet 15 1867-
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Mathilde Roumy 7 1898-1983
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Madeleine Marie Augustine Brige 3 1923-2008
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