Théma
Les Doges Vénitiens
Mais pour comprendre comment un tel système politique électif a pu réussir, il faut aussi comprendre la mentalité des Vénitiens.
Depuis l'origine, les Vénètes avaient dû affronter de nombreux périls externes.
Or, en étant une cité de taille aussi réduite face aux multiples et souvent féroces envahisseurs, la seule solution était l'unité de tout le peuple, du plus pauvre au plus riche.
C'est cette notion d'unité, le fait que le "particulier", l'individu était tout entier capable de se sacrifier pour le bien de la Cité, qui a fondé le système politique de Venise.
La notion d'égalité des citoyens de la Cité pour la Cité, est en effet la base de la République de Venise.
Certes, on distinguait d'un côté les nobles, composés des premières grandes familles fondatrices de la Cité de Venise, et de l'autre le peuple. Et seuls les nobles étaient électeurs et avaient donc le droit de choisir le Doge.
Pour autant, les lois de la République étaient aussi sévères pour un noble qui avait porté préjudice à un homme du peuple qu'entre hommes du peuple ou entre nobles eux-mêmes.
Et l'on voit ici toute l'importance de cette égalité juridique entre les citoyens de Venise.
C'est elle qui permettra à la cité de conserver son unité pendant des siècles et de faire en sorte qu'en toute occasion, les citoyens étaient capables de se sacrifier pour la République lorsqu'elle était en danger.
Cette République savait protéger ses citoyens en temps de paix, cela valait la peine qu'ils se battent pour elle lorsqu'elle était menacée !
Certes, cette démocratie limitée aux seuls nobles nous paraît bien éloignée de nos démocraties modernes.
Mais ce système, replacé dans son époque était en fait totalement… révolutionnaire !
De plus, tout le système politique, l'empilement des pouvoirs principaux et secondaires, était conçu pour éviter la corruption et le favoritisme.
Bien sûr il y eut à Venise des cas d'abus de pouvoir parmi certains Doges, mais beaucoup d'entre eux le payèrent chèrement de leur vie, car la République était particulièrement sévère vis-à-vis de ceux qui la trahissaient.
Ce système, que certains ont encensé et d'autres, critiqué, a en tout cas réussi à se maintenir avec succès depuis l'origine de la Cité jusqu'à la perte de son indépendance en 1797 lorsque Napoléon Bonaparte y mit fin brutalement, soit pendant un peu plus de mille ans, une longévité unique dans toute l'histoire politique de l'Europe
804-810: Obelerio Degli Antenoreo †831 (9e)
810-827: Angelo Participazio †827 (10e)
827-829: Giustniano Participazio †829 (11e)
829-836: Giovanni Participazio †836 (12e)
836-864: Piétro Tradonico 790-864 (13e)
864-881: Orso Participazio †881 (14e)
881-887: Giovanni Participazio †887 (15e)
887-888: Pietro Candiano 842-887 (16e)
912-932: Orso Participazio (18e)
932-939: Pietro Candiano 872-939 (19e)
939-942: Pietro Participazio †942 (20e)
942-959: Pietro Candiano †959 (21e)
959-976: Pietro Candiano †976 (22e)
976-978: Pietro Orseolo 928-987 (23e)
978-979: Vitale Candiano †979 (24e)
979-991: Tribuno Memmo †991 (25e)
991-1009: Pietro Orseolo /961-1008 (26e)
1009-1026: Ottone Orseolo ca 985-1031 (27e)
1043-1071: Domenico Contarini †1071 (30e)
1071-1084: Domenico Selvo 1055-1087 (31e)
1084-1095: Vital Faliero †1096 (32e)
1096-1102: Vitale Michiel †1102 (33e)
1102-1118: Ordelafo Faliero †1118 (34e)
1118-1130: Domenico Michiel †1130 (35e)
1130-1147: Pietro Polani 1098-1147 (36e)
1148-1156: Domenico Morosini 1098-1156 (37e)
1156-1172: Vitale Michiel †1172 (38e)
1172-1178: Sebastiano Ziani 1102-1178 (39e)
1192-1205: Enrico Dandolo 1107-1205 (41e)
1205-1229: Pietro Ziani 1153-1230 (42e)
1229-1249: Jacopo Tiepolo †1249 (43e)
1249-1253: Marino Morosini 1181-1253 (44e)
1268-1275: Lorenzo Tiepolo ca 1195-1275 (46e)
1280-1289: Giovanni Dandolo †1289 (48e)
1289-1311: Pietro Gradenigo 1251-1311 (49e)
1329-1339: Francesco Dandolo ca 1258-1339 (52e)
1339-1342: Bartolomeo Gradenigo 1256-1342 (53e)
1343-1354: Andrea Dandolo 1306-1354 (54e)
1354-1355: Marino Faliero ca 1285-1355 (55e)
1355-1356: Giovanni Gradenigo 1280-1356 (56e)
1365-1368: Marco Cornaro 1285-1368 (59e)
1473-1474: Nicolo Marcello ca 1399-1474 (69e)
1478-1485: Giovanni Mocenigo 1409-1485 (72e)
1625-1629: Giovanni Cornaro (96e)
1656-1656: Francesco Cornaro 1585-1656 (101)
1709-1722: Giovanni Cornaro 1647-1722 (111)
1762-1763: Marco Foscarini 1696-1763 (117)
1763-1778: Alvise Mocenigo 1701-1778 (118)
804-810: Obelerio Degli Antenoreo †831 (9e)
Né - Venise (Italie)
Décédé en 831
Jacques Gérard Yves Chanis 1, est un descendant à la 32e génération d'un cousin issu d’issus de germains de l’épouse d'Obelerio Degli Antenoreo, Doge de Venise.
En effet,
Leutharius D'Alemanie (25 liens de parenté)
sont en même temps
des ancêtres à la 4e génération de l’épouse d'Obelerio Degli Antenoreo, Doge de Venise
des ancêtres à la 36e génération de Jacques Chanis 1
Obelerio Antenoreo est le 9e doge de Venise. Il fut élu en 804.
Obelerio Antenoreo est le fils de Encagilio. Membre du parti pro-franc, Obelerio est élu tribun de Metamauco, il participe à la tentative d'insurrection mené par le patriarche de Grado Fortunato contre Giovanni Galbaio. Lorsque la conspiration est découverte, il est obligé de fuir à Trévise avec les autres conjurés pour se mettre sous la protection des Francs. Depuis son exil, Obelerio continue à conspirer contre le doge provoquant une révolte qui permet sa destitution, Obelerio rentre à Metamauco.
Obelerio est élu doge à Metamauco en 804. Peu après il prend pour corégent son frère Beato, plus favorable aux positions byzantines. Les tensions politiques continuelles conduisent à un conflit armé entre la ville de Eraclea, ancienne capitale ducale pro-byzantine et Equilio, pro-franc. Les eracleensi occupent les terres dépendantes de l'autorité du patriarche de Grado alors exilé, provoquant la réaction de la ville voisine. Face à cette guerre intestine, Obelerio et Beato réagissent avec une extrême dureté: Eraclea est détruite et les patriciens des deux villes sont déportés à Metamauco. Le patriarche Fortunato est réintégré dans sa fonction à Grado, mais les territoires passent sous le contrôle direct du duché et ils sont confiés à un administrateur ducal (gastaldo). L'opposition pro-byzantine étouffée, Obelerio en 805 se met sous la protection de Charlemagne, imité en cela par les villes grecques de Dalmatie. La réaction des byzantins ne tarde pas, au printemps suivant, une flotte impériale commandée par la patricien Niceta, entre dans l'Adriatique reconquérant la Dalmatie et sa plaçant à l'entrée de la lagune. Devant le danger, le patriarche s'enfuit et les deux doges se dépêchent de proclamer leur soumission au Basileus des Romains, envoyant à Nicéphore Ier comme otages les chefs des partis pro-francs, parmi lesquels l'évêque de Olivolo. Obelerio obtient le titre de protospathaire et Beato est obligé de suivre l'amiral Niceta à Constantinople pour se présenter devant l'empereur. Celui-ci le reçoit avec des faveurs, lui donnant le titre de hypatus (consul) et l'autorisant à rentrer dans sa patrie. Obelerio et Beato associent à leur charge un autre frère, Valentino.
En 809 une nouvelle flotte byzantine, emmenée par le patricien Paolo, rejoint Venise avec le double objectif d'utiliser Metamauco comme base pour la conquête de Comacchio et de négocier avec le nouveau roi Pépin d'Italie. L'expédition militaire comme l'initiative politique sont un échec, la flotte grecque repart et Pépin décide d'envahir le duché. Regroupant une flotte puissante depuis Ravenne, Comacchio, Rimini et Ferrare, les Francs attaquent la lagune par la mer, pendant qu'une armée terrestre conquiert Grado. Rapidement Caorle, Equilio, Eraclea et les autres centres côtiers tombent, face à la puissance de l'ennemi. Les zones les plus exposées sont abandonnées face à la menace qui provient de terre et de mer, la défense se concentre sur la capitale et sur les centres les plus internes de la lagune qui sont protégés par un enchevêtrement de lais et de bas-fonds, la forme de ses canaux n'étant connue que par les Vénitiens. Sur le conseil du patricien Angelo Participazio, Obelerio et ses frères transfèrent provisoirement le gouvernement dans la ville la plus sure, Rivoalto, pendant que les Francs conquièrent Albiola, centre proche de Metamauco, en l'utilisant comme base pour le siège de la ville. Le siège dure jusqu'à l'été et l'arrivée de la flotte byzantine commandée par le duc de Céphalonie, Paolo. Les Francs tentent l'assaut final mais ils sont battus, ils sont obligés de se retirer, s'en retournant en Dalmatie qu'ils abandonnent avec l'arrivée des Byzantins. La guerre et le danger encourus rendent le parti pro-grec plus déterminé que jamais à se libérer de la faction rivale. Fin 810, Obelerio, dont les sympathies envers les Francs sont connues, est déposé et remis à Arsacio, envoyé de l'empereur Nicéphore. Son frère Valentino est lui aussi destitué alors que Beato, qui est toujours resté un allié des Grecs, est exilé à Zara, restant doge jusqu'à sa mort, l'année suivante.
Une fois déposé et remis à Arsacio, Obelerio est conduit en exil à Constantinople, pendant que Angelo Partecipazio est acclamé doge. L'ancien doge reste 20 ans dans la capitale de l'empire oriental durant lesquels la capitale est définitivement transférée de Metamauco à Rivoalto. En 831 Obelerio réussit à fuir de Constantinople et à s'embarquer pour l'Italie. Il débarque à Vigilia, à proximité de Metamauco, et commence à rassembler ses partisans pour réclamer le trône. Le doge alors en place, Giovanni Partecipazio, envoie des troupes de Metamauco qui désertent, se soumettant à Obelerio. Vigilia ainsi que Metamauco se déclarent en faveur de Obelerio. La réaction de Giovanni est terrible: les deux villes sont incendiées. Obelerio, capturé, est tué et décapité. La tête reste exposée, comme avertissement, sur un pieu à la limite de Campalto, à la frontière avec le territoire appartenant à l'empereur Lothaire, qui avait dû aider Obelerio dans sa fuite et sa tentative de révolte.
810-827: Angelo Participazio †827 (10e)
Né - Venise (Italie)
Décédé en 827 - Venise (Italie)
Il n'y a pas de lien de parenté directe entre Angelo Participazio, Doge de Venise et Jacques Gérard Yves Chanis 1
Angelo Participazio est le 10e doge de Venise élu en 809. Il quitte cette fonction en 827.
Angelo Participazio appartient à une riche famille de Eraclea qui possède beaucoup de terrains et d'entrepôts commerciaux dans tout le territoire: la richesse de cette famille est telle qu'il semble probable qu'il s'agisse de la famille vénitienne Badoer (en vénitien, il existe un proverbe pien come el Badoer). Au contraire Venise et les Vénitiens sont dans une situation de grave calamité : l'affrontement avec Pépin d'Italie a réduit les habitations sur les îles à des amas de cendres. Heureusement la paix de Nicéphore laisse libre les territoires de Venise des prétentions de Charlemagne, les laissant à Byzance, qui est lointaine, ce qui est un avantage. En outre la paix permet aux Vénitiens de commercer librement avec l'occident. Sous Angelo, la première monnaie vénitienne est frappée. La réédification de Torcello, Burano, Eraclea et Rialto constitue l'ébauche de Venise moderne : des ponts et de nouvelles voies d'eau sont envisagés utilisant le Brenta: le Grand Canal nait et Rialto devient le siège du Doge, avec un palais-forteresse construit à proximité de l'église de San Teodoro. Par la suite, civitas Rivoalti deviendra civitas Venetiarum. D'autres implantations sont créées par Angelo qui envoie des gens habiter les barènes qui entourent Rialto où seront construites aussi des églises mais les données historiques sont trop peu nombreuses pour comprendre si la formation de ses premiers noyaux urbains sont assimilables à la Venise que nous connaissons aujourd'hui. Alors qu'il réédifie Venise, comme ses prédécesseurs Angelo pense à rendre héréditaire la charge de Doge; mais les Vénitiens, ayant en mémoire les précédentes mésaventures des doges tyranniques lui adjoignent deux tribuns pour l'administration de la justice. Pour toute réponse, le Doge associe à sa régence un de ses fils, le second, Giovanni, l'ainé étant à Constantinople. Le fils ainé mécontent de la nomination de son frère, s'en retourne à Venise sans saluer les siens et va habiter avec sa femme à San Severo. Pour contenter Constantinople, Angelo relève Giovanni de la charge de co-doge et la confie à son frère ainé et associe aussi le troisième fils Agnello (ou Angelo) mais Giustiniano demande que Giovanni soit exilé à Zara pour s'opposer à son influence favorable aux Francs. La décision s'avère justifiée, parce que, de Zara, Giovanni part pour Bergame, pour défendre sa cause auprès de l'empereur d'Occident Louis le Pieux qui n'a aucune intention d'envenimer les relations avec son homologue de Constantinople. Aussi, à la demande des ambassadeurs de Venise, Giovanni revient à Venise, puis à Constantinople où il reste comme otage. Ceci n'est pas sans conséquence, par rétorsion, Lothaire Ier, fils de Louis le Pieux, ordonne une conjuration contre le Doge par le patriarche de Grado, Fortunato da Trieste, qui a retrouvé sa charge. Le complot est découvert presque aussitôt, si bien que Fortunato doit s'enfuir et ses deux complices sont condamnés à mort. Angelo meurt en 827, se faisant enterrer dans la chapelle de Abbaye Sant'Ilario de Venise, près de Fusina.
827-829: Giustniano Participazio †829 (11e)
Décédé en 829
Il n'y a pas de lien de parenté directe entre Giustniano Participazio, Doge de Venise et Jacques Gérard Yves Chanis 1
Giustiniano Participazio (Latin: Agnello Iustinianus Particiacus) est 11e doge de Venise élu en 827.
Giustiniano Participazio est le fils du doge Angelo Participazio, il est envoyé par celui-ci en mission à Constantinople pour renouer les liens de Venise avec le basileus des Romains Léon V l'Arménien dont il reçoit le titre de hypatus (consul). De retour à Rivoalto, Giustiniano ramène avec lui, en signe d'amitié de Léon, les reliques de saint Zacharie et l'argent suffisant pour édifier en l'honneur du saint une église et un couvent. À son retour, il découvre que son père, en son absence, a nommé son plus jeune frère Giovanni co-Dux (ci-régent). Giustiniano s'exile avec sa femme dans le palais voisin de l'église de San Severo. Son père est contraint de déposer Giovanni, nommant Giustiniano nouveau co-Dux, ainsi que son autre fils Angelo II (818). Giustiniano n'est pas entièrement satisfait et demande l'exil pour son frère à Zara. Giovanni réussit à fuir et à rejoindre la Slovénie et de là Bergame, l'empereur Louis le Pieux pour demander le soutien des Francs. Informé des évènements, Giustiniano et son père Angelo envoient à Louis des ambassadeurs pour demander que Giovanni leur soit confié. Louis qui souhaite avoir des bons rapports avec Venise et ses protecteurs byzantins accepte la requête. Giovanni est conduit à Venise et immédiatement exilé, cette fois en un lieu plus sûr : Constantinople. À peine, la rébellion de Giovanni est résolue qu'en 820 les deux doges doivent affronter une conjuration organisée par le patriarche de Grado Fortunato da Trieste avec l'aide de quelques nobles vénitiens. Le complot découverte, Giustiniano et Angelo font exécuter deux des chefs, Giovanni Tornarico et Bono Brandesso, mais ne réussissent pas à mettre la main sur un troisième, Giovanni Monetario, et surtout sur le patriarche, qui a fui en territoire impérial. Les biens de Monetario sont confisqués et Fortunato déposé et remplacé par l'abbé de San Servolo, qui prend le nom de Giovanni V. À peine cinq ans plus tard, Giovanni V renonce à sa charge, les doges acceptant son retour à la vie monastique, ils nomment à sa place Venerio Trasmondo. Les Parteciaci font don aux moines de San Servolo de terrains où sera érigée l'abbaye de Sant'Ilario. Entre-temps, en Orient, Léon ayant perdu son trône, et Michel II étant devenu le nouvel empereur, Giustiniano envoie son fils Angelo II lui rendre hommage et lui confirmer la fidélité de Venise. Pendant sa présence à Constantinople, Angelo II meurt laissant Giustiniano sans fils.
À la mort de son père, en 827, Giustinano, désormais âgé, reste l'unique doge. L'empereur d'Orient demande l'aide militaire de Venise pour une expédition contre les Sarrasins en Sicile, ce qui prouve la reconnaissance de la puissance militaire de Venise alors naissante : la victoire de cette expédition augmentera le prestige de la ville. Presque en même temps, le 6 juin de cette même année, l'empereur tente de déclencher une nouvelle manœuvre en convoquant à Mantoue un concile pour rétablir la primauté du patriarche d'Aquilée sur la province ecclésiastique de Grado. Conformément à son attente, le concile délibère en faveur de la soumission des diocèses de l'Istrie à l'autorité de Massenzio et l'appel de son rival, le patriarche de Venerio au pape resta sans réponse en raison de la mort imprévue du pape Eugène II. La situation est particulièrement difficile pour l'église vénitienne lorsque se produit l'évènement le plus important de son histoire : le transfert du corps de saint Marc évangéliste. Depuis sept siècles, la tradition attribue au saint l'évangélisation des habitants de la lagune et d’Aquilée et beaucoup de gens se rendent en pèlerinage à Alexandrie pour vénérer sa dépouille. Deux marchands vénitiens, Buono di Malamocco et Rustico di Torcello, sur ordre de Giustiniano corrompent deux moines alexandrins et transfèrent le cercueil, lui faisant passer la frontière recouvert de viande de porc, impure pour les musulmans. Ainsi le 31 janvier 828 le corps de saint Marc, au milieu de l'allégresse générale, rejoint Venise. Avec la possession des précieuses reliques, le prestige religieux du duché est renforcé, saint Marc devient le nouveau patron de la ville et de l'État au côté du Byzantin saint Théodore. Giustiniano ordonne la construction, à côté de la chapelle dédiée à Théodore, du premier corps de la basilique Saint-Marc, sur un terrain appartenant aux nonnes de Saint-Zacharie, à qui il attribue, en compensation, une rente annuelle. Sentant la fin proche, Giustinano nomme son frère Giovanni co-Dux pour pouvoir lui transférer la charge, celui-ci se trouve encore à Constantinople. Il fait un testament, demandant à sa femme et à sa belle-fille de terminer l'église Saint-Marc. Il meurt peu après en 829.
829-836: Giovanni Participazio †836 (12e)
Décédé en 836 - Grado (Italie)
Il n'y a pas de lien de parenté directe entre Giovanni Participazio, Doge de Venise et Jacques Gérard Yves Chanis 1
Giovanni Partecipazio (mort en 836 à Grado) est le 12e doge de Venise, de 829 à 836.
Giovanni Partecipazio est le second fils du doge Angelo Participazio. Il est associé vers 817, en qualité de co-Dux (corégent), afin d’essayer d’instaurer une dynastie héréditaire. Au retour de son frère majeur Giustiniano de la mission diplomatique à Constantinople qui l’a tenu éloigné pour un certain temps, il revendique la charge auprès de son père qui dépose Giovanni et l’exile à Zara. Giovanni réussit à s’enfuir d’abord en Slavonie et à rejoindre à Bergame l'empereur des Francs Louis le Pieux, pour lui demander appui et protection. Celui-ci, qui cherche à préserver ses relations avec Venise et l’Empire byzantin, le remet rapidement aux ambassadeurs vénitiens venu le réclamer. Ainsi Giovanni et sa femme sont de nouveaux exilés mais cette fois à Constantinople où ils restent presque dix ans.
Lorsque son père meurt en 827. Son frère désormais âgé, Giustiniano, lui succède. Resté sans héritier et sentant désormais la fin prochaine, il fait rappeler Giovanni de son exil et il le nomme in extremis co-Dux, en 829. Le premier des problèmes que le nouveau régent doit affronter est le retour de Obelerio Antenoreo qui a précédé son père et qui a été exilé vingt ans à Constantinople. Il débarque à Vigilia, une ville de la lagune à proximité de Metamauco, recueillant un groupe de fidèles et réclamant le pouvoir avec le soutien semble-t-il du nouveau roi d'Italie Lothaire Ier. Vigilia et Malamocco se placent à ses côtés. Giovanni réagit brutalement et avec rapidité incendiant et détruisant les deux villes. Il tue Obelerio et expose sa tête aux rebelles comme avertissement avant de la planter sur un pieux à proximité de la frontière des terres de Lothaire. Quelques années après, Giovanni doit fuir de Venise vers l’empereur Louis le Pieux à cause d’une révolte interne organisée par des nobles proches de la maison des Partecipazio, auxquels Giovanni se fie, ce qui le prend au dépourvu. Le siège de doge est alors occupé par le tribun Pietro Caroso qu’il garde moins de six mois. Une nouvelle révolte populaire permet aux Participazio de reprendre le pouvoir, aveuglant et chassant l’usurpateur. Le pouvoir est pris par l’évêque de Olivolo Orso Partecipazio et les tribuns Giovanni Marturio et Basilio Tribuno, pendant que les partisans de Caroso, parmi lesquels Domenico Monetario sont mis à mort. Le doge Giovanni rentre dans la ville en toute sécurité et consacre la basilique Saint-Marc, dont les travaux ont débuté avec son frère.
Le retour est de courte durée: le comportement dictatorial des Participazio et le choix de Giovanni de pactiser avec les pirates slaves qui menacent le commerce vénitien provoque la réaction des nobles qui, un soir de 836, commandés par un Mastalici, organisent un guet-apens à la sortie de cathédrale de San Pietro de Castello. Ils l’arrêtent, le tonsurent et l’obligent à se faire clerc à Grado, ville où il meurt.
836-864: Piétro Tradonico 790-864 (13e)
Sosa : 2 117 915 836 416
Piétro III Gradenigo
Doge de Venise (13e, 836 - 13 septembre 864), Ancêtre célèbre
Né en 790 - Pula (Croatie)
Décédé le 13 septembre 864 - Venise (Italie) , à l’âge de 74 ans
Pietro Tradonico, mort en 864, est le 13e doge de Venise.
Pietro Tradonico est un noble originaire de Pola. Il est élu doge, interrompant la succession dynastique des Participazio. Immédiatement après son élection, il nomme corégent son fils Giovanni qui meurt avant lui, empêchant ainsi la transmission de sa charge. Il est analphabète et quelques documents avec son signum manus (en) sont conservés au archive de Venise. Il combat les esclavons et les Sarrasins qui ont pris Bari et Taranto, et qui battent Venise lors de la bataille de Sansego (petit île au sud de Pola). Il combat avec plus ou moins de résultats les pirates qui infestent les eaux de l’Adriatique. Son autorité est cependant reconnu par Lothaire Ier par le « pacte de Lothaire » en 840 qui donne l’indépendance à Venise et à ses territoires sur la lagune jusqu’au acquas salsas, il en est de même par Byzance, qui le nomme spatharios1 et hypatus (consul). En 863 l'Empereur Louis le Pieux se rend à Venise et il semble que sous le règne de Pietro Tradonico les monnaies vénitiennes aient cessé de porter le nom de l’Empereur d’Occident pour être remplacé par Criste salva Venecias. Il est poignardé le 13 septembre 864, à la sortie de la messe lors de l’anniversaire de la consécration de l’église San Zaccaria, et il est enterré dans cette même église. Les conjurés furent jugés et condamnés, certains à la peine de mort, d’autres à l’exil.
Sa descendance porte aujourd'hui le nom de Gradenigue.
La famille Gradenigo (à l'origine Tradonico) est une famille patricienne de Venise, originaire de Grado. Ils furent parmi les premiers habitants de Venise et familles tribunices qui élurent le premier doge. Ils bâtirent au xiie siècle l'Église Santi Apostoli de Venise. Avant la serrata de 1297 du Grand Conseil, les Gradenigo y eurent seize membres, en provenance de trois branches de la famille. Après 1297, cinq membres demeurent dans le Grand Conseil : Nicolò, fils du doge, Andrea de San Fantin, le chevalier Marin, frère du doge et son fils Michiel tous deux de San Polo, et Paolo, fils du doge.
La famille donna trois doges, des ambassadeurs, des procurateurs de Saint-Marc, des généraux d'armées, des prélats. Ils obtinrent le titre de comtes d'Arbé (île de Dalmatie) en 1340.
Pietro Tradonico, mort en 864, fut le 13e doge de Venise. Pietro Gradenigo fut le 49e doge de Venise, élu en 1289. Bartolomeo Gradenigo fut le 53e doge de Venise, élu en 1339. Giovanni Gradenigo fut le 56e doge de Venise, élu en 1355. Marino Gradenigo fut duc de Candie en 1279. Marco Gradenigo fut duc de Candie en 1363/64. Jacopo Gradenigo fut gouverneur général de la Mer (vers 1777).
864-881: Orso Participazio †881 (14e)
Décédé en 881
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste propriétaire de cet arbre est un neveu à la 36e génération de l’épouse d'Orso Participazio, Doge de Venise.
En effet,
Bardas Mamikonian (4 liens de parenté)
sont en même temps
les parents de l’épouse d'Orso Participazio, Doge de Venise
des ancêtres à la 37e génération de Jacques Chanis 1
Orso Partecipazio (Orso Badoer), mort en 881, est le 14e doge de Venise.
Orso Partecipazio semble être le petit-fils du 10e doge Angelo Participazio. Il est élu, probablement par acclamations, presque immédiatement après la mort de son prédécesseur dont les assassins sont capturés vers la fin de l’année 864, jugés et exécutés. Comme son prédécesseur, Orso Partecipazio combat les pirates et les sarrasins présents dans l’Adriatique. En 880, il conclut un traité de paix avec le patriarche d’Aquileia, qui est toujours en conflit avec celui de Grado, protégé par Venise. Dans ce traité il obtient aussi que les quatre entrepôts de sa propriété présentes à Aquileia soient exonérés d’impôts alors que ses concitoyens obtiennent des réductions limitées. Il obtient de l’assemblée des Vénitiens que son fils Giovanni Badoer soit élu corégent. Il agrandit la ville (Rialto et Dorsoduro, l’actuel centre historique), et au cours d’une assemblée solennelle il reconduit l’interdiction du commerce des esclaves. Il est nommé protospathaire par l’empereur de Byzance, Basile Ier, dont il avait épousé une nièce, qui lui donnera cinq ou six enfants. Il meurt en 881 et est enterré dans l'église de San Zaccaria.
881-887: Giovanni Participazio †887 (15e)
Né - Venise (Italie)
Décédé en 887
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste est un descendant à la 35e génération d'un cousin de Giovanni Participazio, Doge de Venise.
En effet,
Bardas Mamikonian (4 liens de parenté)
sont en même temps
des grands-parents de Giovanni Participazio, Doge de Venise
des ancêtres à la 37e génération de Jacques Chanis 1
Giovanni Partecipazio (Giovanni Badoer) est le 15e doge de Venise, de 881 à 887.
Giovanni Partecipazio est le fils et corégent du prédécesseur Orso I Participazio et il devient automatiquement doge à la mort de ce dernier. Il nomme beaucoup de ses fils et frères comme corégents pour établir une succession dynastique mais ils meurent tous avant lui. Il pratique le népotisme et soigne plus ses intérêts que ceux de la collectivité. Il cherche à obtenir pour son frère Badoario le gouvernement de Comacchio, et pour cela il l’envoie chez le pape Adrien III. Marino comte de Comacchio le capture et le renvoie à Venise mais Badoario meurt; en représailles Giovanni II Partecipazio conquiert et dévaste Comacchio mais ne conserve pas la ville car elle fait partie des possessions pontificales. Il associe à la régence son frère Pietro qui meurt et son autre frère Orso qui refuse l’offre alors que Giovanni tombe malade gravement. L'Assemblée des Vénitiens élit alors un nouveau doge (887) et Giovanni II Partecipazio se retire. Giovanni II Partecipazio est réélu doge à la mort de son successeur, mais il abdique définitivement peu de mois après toujours en raison de son état de santé. Le lieu de sa sépulture est inconnu.
887-888: Pietro Candiano 842-887 (16e)
Né en 842 - Venise (Italie)
Décédé le 18 septembre 887 - Venise (Italie) , à l’âge de 45 ans
Pietro Candiano (né vers 842, mort en 887) est le 16e doge de Venise.
Pietro Candiano est le successeur de Giovanni II Participazio qui a abdiqué après six années de gouvernement de la république, il est élu par acclamation non du peuple mais par les familles les plus influentes de l’état naissant vers avril 887.
L’élection de Pietro Candiano est expliqué en raison de sa descendance d’une famille romaine impériale. Il doit s’agir du classique homo novus qui réussit à prendre le pouvoir en se proposant pour des médiations entre les différentes factions politiques qui divisent les grandes familles vénitiennes et qui souvent recourent à l’assassinat comme moyen de lutte politique.
Venise, après avoir résisté à Charlemagne, se trouve dans une phase d’expansion. Après qu’en 840 Lothaire Ier a reconnu l’indépendance de Venise, l'Empire byzantin nomme, peu après, le Doge spatharios1. La Sérénissime a cherché à soumettre Comacchio, a repoussé les attaques des Slaves et les a expulsés d’Istrie. Elle s’oppose aux sarrasins en les combattant avec Byzance qui ne réussit plus à résister et arrête leur présence dans l'Adriatique.
Jeune et décidé, Pietro Candiano se lance dans une campagne contre la principauté de Paganie, en Dalmatie d’où partent les attaques des pirates narentins vers les côtes du nord de l’Adriatique. Il est nommé doge depuis cinq mois quand, à la tête d’une flotte de 12 galères, après avoir coulé cinq navires narentins, il prend pied à proximité du port de Makarska s’enfonçant dans les terres. Les narentins et les Esclavons le battent et le tuent dans une bataille rangée le 18 septembre 887. C’est le premier doge à mourir au combat pour la République de Venise.
Les Narentins, grâce à cette victoire, obtiennent un accès plus facile aux côtes italiennes, ils reçoivent des tributs de Venise jusqu’en 998.
Le doge Pietro Candiano est un de ceux qui gouverna la Sérénissime le plus brièvement: à peu près six mois, mais cela fut suffisant pour établir les bases du droit des familles à accéder aux hautes charges. D’autres Candiano seront doges, son fils Pietro II, (932 - 939 et Pietro III (942 - 959) qui fut destitué par son fils Pietro IV (959 - 976)
912-932: Orso Participazio (18e)
Orso II Participazio ,
dit aussi Orso Badoer
Doge de Venise (18e, 912-932), Cousin célèbre
Décédé en 932 - Ammiana (Italie)
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste est un descendant à la 35e génération d'un cousin d'Orso Participazio, Doge de Venise.
En effet,
Bardas Mamikonian (4 liens de parenté)
sont en même temps
des grands-parents d'Orso Participazio, Doge de Venise
des ancêtres à la 37e génération de Jacques Chanis 1
Cet Orso qui est frère de Giovanni II est peut-être bien le même que Orso II Participazio (Orso Badoer) qui est le 18e doge de Venise élu en 912. (sinon le 18e doge serait un fils ou un neveu).
Giovanni Partecipazio nomma beaucoup de ses fils et frères comme corégents pour établir une succession dynastique mais ils meurent tous avant lui. Il pratique le népotisme et soigne plus ses intérêts que ceux de la collectivité. Il cherche à obtenir pour son frère Badoario le gouvernement de Comacchio, et pour cela il l’envoie chez le pape Adrien III. Marino comte de Comacchio le capture et le renvoie à Venise mais Badoario meurt; en représailles Giovanni II Partecipazio conquiert et dévaste Comacchio mais ne conserve pas la ville car elle fait partie des possessions pontificales. Il associe à la régence son frère Pietro qui meurt et son autre frère Orso qui refuse l’offre alors que Giovanni tombe malade gravement. L'Assemblée des Vénitiens élit alors un nouveau doge (887) et Giovanni II Partecipazio se retire.
Orso II Participazio est élu par l'assemblée populaire. Il est issu de la famille des Participazio qui a donné déjà beaucoup de doges à Venise. À peine élu, il envoie son fils Pietro à Constantinople pour resserrer les liens avec l'empereur que ses prédécesseurs avaient négligé. Pietro reçoit pour son père le titre de protospathaire mais pendant son voyage de retour il est fait prisonnier par le chef des Croates, Miroslav, qui le livre au roi des Bulgares Siméon Ier, qui le restitue à Orso en échange d'une importante rançon et avec l'intercession d'un certain Domenico, archidiacre du diocèse de Malamocco. Orso le nomme évêque d' Olivola (la cathédrale de Venise) pour le récompenser. En 924, le Roi d'Italie Rodolphe II de Bourgogne confirme à Orso le droit de Venise à frapper monnaie. En 932, il se retire dans le monastère de en Ammiana où il meurt peu de temps après. Après sa mort, il est béatifié. Un portrait le représentant se trouve dans l'Église de la Madonna dell'Orto, dans la chapelle Morosini.
932-939: Pietro Candiano 872-939 (19e)
Né en 872
Décédé en 939 , à l’âge de 67 ans
Pietro II Candiano est le 19e doge de Venise élu en 932.
Pietro Candiano est le fils de Pietro Ier Candiano,
Pendant son règne, il essaie d'étendre la domination de Venise vers le sud (Comacchio et Ravenne) et vers l'est (l'Istrie). Il réussit, en particulier, à imposer une rente annuelle de «cent amphores de vin» aux Istriens en échange du permis de commercer librement ce qui indique que dans l'Adriatique supérieure, les bateaux vénitiens maitrisent la mer, au point que, lorsque le duc de Koper Vintero ne veut plus s'acquitter de son tribut et bloque les activités commerciales des marchands de Venise, la flotte Vénitienne impose un blocus naval de Koper, peut être le premier de l'histoire. Le désaccord sera résolu grâce à la médiation du patriarche de Grado. Pietro fit aussi la guerre avec succès aux Narentins
Pietro Candiano est mort de mort naturelle en 939.
939-942: Pietro Participazio †942 (20e)
Décédé en 942 - Venise (Italie)
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste est un descendant à la 34e génération d'une cousine issue de germains de Pietro Participazio, Doge de Venise.
En effet,
Bardas Mamikonian (4 liens de parenté)
sont en même temps
des arrière-grands-parents de Pietro Participazio, Doge de Venise
des ancêtres à la 37e génération de Jacques Chanis 1
Pietro Participazio (Pietro Badoer), mort en 942 est le 20e doge de Venise élu en 939.
Pietro Participazio est le fils du 18e doge Orso II Participazio. Il semble que, pendant son règne, il n'ait accompli rien de notable. Il fit restaurer plusieurs églises de Venise et mourut trois ans après son élection. Il est enterré dans l'église de San Felice d'Ammiana où repose son père.
942-959: Pietro Candiano †959 (21e)
Décédé en 959
Pietro III Candiano est le 21e doge de Venise élu en 942.
Pietro Candiano est le troisième fils de Pietro II Candiano et petit-fils du 16e doge Pietro I Candiano, il est doge de 942 à 959. Son fils Pietro sera le 22e doge. Comme son père, on le surnomme Petrone.
Pietro III Candiano est élu par l'assemblée populaire. En 944 il impose un blocus naval au patriarche d'Aquileia afin de soutenir le patriarche de Grado. Par la suite, il organise deux expédition contre les pirates narentins qui agissent dans l'Adriatique. Comme ses prédécesseurs, il demande et obtient du roi d'Italie, alors Bérenger II, une série de privilèges commerciaux(951). Il a quatre ou cinq enfants: l'ainé, Pietro, est élu corégent par l'assemblée populaire, avec pour intention de succéder à son père et plus certainement pour rendre la charge héréditaire. Celui-ci se met à dos la population au point qu'au cours d'une assemblée populaire, il faudra toute l'autorité du père pour que son fils ne soit pas tué mais seulement exilé.
Il semble que sous le règne de Pietro III Candiano se soit produit le rapt dont est issu la fête dite des trois Maries : Les chroniqueurs cependant ne mentionnent pas cet évènement et certains historiens le date de la période de Pietro II Candiano ou du 13e doge Pietro Tradonico, ou aussi à l'époque des tribuns (737-742). Les Narentins organisent une expédition à Venise ; le 2 février, le jour où Venise célèbre la processio scholarum (« fête des fiancés »"), et ils enlèvent un grand nombre de jeunes filles avec la probable intention de réduire à l'esclavage. Le doge Piero III organise la poursuite qui se termine dans la lagune de Caorle : les jeunes filles furent sauvées et les pirates tués ; depuis cette fête s'appelle des Maries et se déroule actuellement pendant le carnaval de Venise.
Le fils Pietro, exilé, s'était réfugié auprès du roi d'Italie Bérenger; après en avoir obtenu la confiance et l'estime à la suite d'une expédition militaire contre Teobaldo marquis de Spoleto, il reçoit le soutien du roi pour attaquer Venise et s'imposer sur le trône ducale. Pietro III Candiano est destitué mais pas tué, selon les textes, il est encore vivant en 960.
959-976: Pietro Candiano †976 (22e)
Décédé le 11 août 976 - Venise (Italie)
Pietro IV Candiano est le 22e doge de Venise élu en 959.
Pietro Candiano est le fils ainé de Pietro III Candiano auquel il succède en 959.
Son père, le doge Pietro III Candiano, l'avait fait élire corégent : l'intention étant que le fils succède au père avec l'espoir que le titre devienne héréditaire. L'ambition personnelle de Pietro IV le conduit à s'opposer à une grande partie des Vénitiens, au point que lors d'une assemblée populaire, le doge, son père, réussit à le sauver d'une mort certaine seulement en l'exilant. Pietro IV quitte alors Venise suivi de quelques fidèles et se rend auprès du marquis Guido qui le conduit à la cour de son père, le roi d'Italie Bérenger II. Pietro participe avec Guido à une expédition contre Teobaldo marquis de Spoleto, et à son retour, il obtient le soutien de Berenger pour attaquer Venise. À la tête de quelques partisans, il destitue son père et se nomme doge.
Parmi ses premiers actes, il fait aveugler et expulser l'évêque de Castello avec l'accusation de simonie. En juin 960 il réunit l'assemblée populaire, l'organe qui élit le doge, et il fait approuver une loi qui interdit le commerce des esclaves. Marié à Giovanna, il la répudie, l'obligeant à se faire nonne dans le couvent de San Zaccaria; son fils Vitale est élu patriarche de Grado et sa fille aurait épousé le futur 25e doge Tribuno Memmo. Pietro IV Candiano peut ainsi épouser la lombarde Waldrada, parente de l'empereur d'occident Otton Ier, en 966. Waldrada, parente aussi du roi d'Italie, amène en dot des territoires des régions de Trévise, du Frioul et de Ferrare. Le 2 décembre 967 Pietro IV Candiano obtient de l'empereur le renouvellement de toute une série de privilèges commerciaux pour les vénitiens en général et pour lui et sa famille en particulier. Le lien particulièrement étroit avec l'empire d'occident exaspère l'empereur d'orient: Le Byzantin Jean Ier menace de rétorsions si les Vénitiens ne cessent leur contrebande avec les Sarrasins pendant les guerres qui les opposent ce que le doge accepte (971).
En 973 Otton Ier, protecteur de Pietro IV Candiano, meurt. le nouvel empereur Otton II doit s'opposer à une révolte en Allemagne et les Vénitiens en profitent pour déposer le doge le 12 août 976. Pietro IV Candiano étant enfermé dans le palais ducal : ses opposants, dirigés par Urséolo, mettent le feu au palais mais l'incendie se répand aux maisons voisines et à l'église de Saint-Marc, une grande partie de la ville brule. Le doge et son fils Pietro sont tués et leurs corps jetés dans l'abattoir ; ils seront par la suite enterrés dans l'église de Saint Ilario. La femme Waldrada survécu t: le doge suivant Pietro Orseolo lui aurait laissé l'entière possession de l'héritage de son mari pour ne pas déplaire à l'empereur d'occident. Vitale, patriarche de Grado et fils du premier lit de Pietro IV Candiano, se réfugie auprès de l'empereur en Saxe d'où il aurait conspiré contre le nouveau doge.
976-978: Pietro Orseolo 928-987 (23e)
Sosa : 8 317 468 552
San Pietro Orseolo ,
Pietro 1er Orseolo
Doge de Venise (23e, 976-978), Ancêtre célèbre , Religieux Saint, Saint
Petrus Urseulus
Né en 928 - Udine (Italie)
Décédé le 10 janvier 987 - Saint-Michel de Cuxa (66) , à l’âge de 59 ans
Pietro Orseolo ou Pietro I Orseolo, parfois francisé en Pierre Orseolo († 997) est le 23e doge de Venise.
C'est un saint catholique fêté localement le 10 janvier
Pietro Orseolo, âgé de 48 ans, est élu par l'assemblée populaire qui se réunit à l'église de San Pietro de Castello.
Il est issu d'une très grande dynastie provenant peut-être de la gens Ursia romaine. Il épouse Felicia dont on ne connaît le nom et il est le père du 26e doge Pietro II Orseolo.
En 976, il suscite un coup d'État pour supplanter le doge Pierre IV, qu'il fait assassiner pour devenir, à son tour, doge de Venise selon Pierre Damien. Le palais ducal est incendié et le feu détruit une grande partie de la ville. Toujours est-il qu'il déploie les plus grands talents dans l'administration de la République. En deux ans, il restaure la paix civique, reconstruit les quartiers incendiés et l'église Saint-Marc dans lequel il fait mettre en un lieu secret les os de l'évangéliste. Il fait de plus construire deux hôpitaux. Sur le plan extérieur, les rapports avec l'empire d'Occident sont compromis parce que Pietro IV Candiano avait été un homme de confiance de l'empereur Otton II. Pietro I Orseolo permet à la femme du défunt Pietro IV Candiano, qui est une parent de l'empereur, de conserver toutes les propriétés de son mari. Le 12 octobre 977, il obtient de la ville de Koper le renouvellement des pactes antérieurs, les documents ont brulé dans l'incendie du palais ducal.
L'abbé Garin (Warinus) de l'abbaye Saint-Michel de Cuxa (dans les Pyrénées-Orientales) arrive à Venise pour adorer les reliques de Saint-Marc. Il revient plusieurs fois à Venise et dans la nuit du 1er septembre 978 le doge disparait sans laisser de traces. Sous un faux nom, il a gagné l'abbaye Saint-Michel de Cuxa, dans le Roussillon, et y passe le reste de sa vie dans l'expiation, la pénitence et la prière. Sa femme l'avait laissé partir, sachant et comprenant la volonté de son époux. On ne connaît pas l'année exacte de sa mort, survenue pense-t-on entre 982 et 997. Il sera enterré dans le cloître de l'église.
Son fils unique deviendra à son tour doge de Venise et suivra l'exemple de son père dans la probité et le service de la République.
En 1027 Pietro Orseolo fut proclamé bien heureux par l'église de Rome et son corps fut porté à l'intérieur de l'église de Cuxa. Sa dépouille fut souvent déplacée jusqu'au 6 décembre 1644 lorsque ses ossements furent enfermés dans une caisse de bois dorée sur autel dédié à San Romualdo et sur lequel son nom fut ajouté. En 1731 il fut proclamé saint par l'Église et Venise demanda à avoir une relique du doge sanctifié: trois morceaux d'os de la jambe gauche furent expédiés qui arrivèrent à Venise en 1732. Le 7 janvier 1733, les reliques furent déposées, dans la basilique de Saint-Marc, dans une urne d'argent. Le 7 février 1732 une somptueuse cérémonie se déroula et Farinelli chanta lors de la messe. Depuis cette date, le sénat institua une messe en présence du doge, tous les 14 janvier, au cours de laquelle les reliques de San Pietro Orseolo devaient être exposées. En 1790, pendant la période de la révolution française, par crainte de sacrilèges, le dernier abbé de Cuxa emmena le reste des reliques dans l'église de Saint-Pierre de Prades.
Son portait est conservé dans l'église de l'Assomption à proximité de la Ca' di Dio à Venise, il existe aussi une mosaïque du xiiie siècle-xive siècle dans la chapelle du baptistère de la basilique de Saint-Marc qui le représente habillé en moine avec le bonnet ducale à la main. Sur son portrait, dans la galerie des doges du palais ducal, une auréole fut ajoutée à son portrait après sa canonisation. Sa femme Felicita ne fut pas béatifiée par l'Église mais elle figure dans une liste des bien heureux vénitiens.
978-979: Vitale Candiano †979 (24e)
Décédé en 979 - San Ilario (Italie)
Vitale Candiano est le 24e doge de Venise élu en 978.
Vitale Candiano est le fils du 20e doge Pietro III Candiano et le frère de Frère de Pietro IV Candiano. Il est élu par l'assemblée populaire en septembre 978, après la fuite de son prédécesseur Pietro Orseolo, qui s'est volontairement retiré dans la vie monastique dans une abbaye des Pyrénées-Orientales.
À cette époque, les rapports entre Venise et le Saint-Empire romain germanique sont tendus parce qu'en 976 les Vénitiens ont tué le 22e doge Pietro IV Candiano, un despote qui était soutenu par l'empereur Otton II.
Quand Vitale Candiano est élu, le patriarche de Grado, frère de Pietro IV Candiano, retourne à Venise depuis Vérone qui est le siège de l'empereur auprès duquel il s'était réfugié; le doge le renvoie auprès de l'empereur comme ambassadeur et il réussit à obtenir le pardon pour la ville. Au cours de règne, il semble ne pas avoir eu de contact avec l'empire byzantin.
Quatorze mois après avoir été élu, Vitale Candiano abdique pour raisons de santé. Il se retire dans l'abbaye de Sant'Ilario et meurt peu de jours plus tard.
979-991: Tribuno Memmo †991 (25e)
Né - Venise (Italie)
Décédé en 991 - Venise (Italie)
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste est un neveu à la 29e génération de l’épouse de Tribuno Memmo, Doge de Venise.
En effet,
Pietro Candiano, Doge de Venise (2 liens de parenté)
sont en même temps
les parents de l’épouse de Tribuno Memmo, Doge de Venise
des ancêtres à la 30e génération de Jacques Chanis 1
Tribuno Memmo est le 25e doge de Venise élu en 979.
Tribuno Memmo est analphabète, dans les documents qui sont conservés, au lieu de sa signature figure son signum manus. C'est un homme riche aussi par son épouse, il a épousé Marina, fille du premier lit du 22e doge Pietro IV Candiano, qui lui donne un fils, Maurizio.
Il semble qu'il se soit installé au palais ducal que vers la fin de son règne qui était encore en restauration après l'incendie lié à la destitution du doge Pietro IV Candiano. Pendant son règne la basilique de Saint-Marc devient par décret une propriété ducale, une sorte de chapelle privée dans laquelle les fonctions ecclésiastiques sont délégués à un Primicerio de la Basilique Saint-Marco (it) (du latin primicerius, cette fonction équivaut à un chanoine). Tout au début, l'impereur Otton II renouvèle, le 7 juin 983, les privilèges commerciaux signés déjà par de nombreux doges. Par la suite, les tensions entre les factions qui soutiennent l'empire d'occident, emmenées par la famille Coloprini, et celles plus proches de l'Empire byzantin soutenues par les Morosini, conduisent à l'assassinat de Domenico Morosini. Par crainte des représailles, la famille Coloprini s'enfuit de Venise et se réfugie à Vérone auprès de l'empereur d'occident qui met à l'index les commerces de Venise. La ville de Cavarzere se rebelle contre Venise et l'évêque de Belluno envahit quelques possessions de la Sérénissime. Entre-temps, à Venise, les maisons des exilés sont brulés et leurs familles prises en otage. À la mort d'Otton II, à Rome le 7 décembre 983, les Coloprini obtiennent le pardon et retourne à Venise, mais trois d'entre eux sont assassinés. Le chef de famille, Stefano, s'était par contre réfugié auprès du duc de Toscane. Pour essayer de renouer les relations entre l'empire d'orient et contrebalancer le pouvoir de l'empereur d'occident, Tribuno Memmio envoie son fils Maurizio à Constantinople, mais n'obtient rien. En 991, il est obligé d'abdiquer et de se retirer dans le couvent de San Zaccaria ou dans celui de San Giorgio Maggiore, tous les deux à Venise. Il semble qu'il soit mort la même année.
991-1009: Pietro Orseolo /961-1008 (26e)
Né avant 961 - Venise (Italie)
Décédé en 1008 - Venise (Italie)
Pietro II Orseolo est le 26e doge de Venise. Il gouverne la République de Venise jusqu'en 1009, date à laquelle il est remplacé par son fils Ottone Orseolo.
Pietro Orseolo est le fils de 23e doge Pietro I Orseolo. Il est élu, en 991, par l'assemblée populaire à peine âgé de trente ans, il est considéré comme l'un des doges les plus compétents et entreprenants.
En mars 992, Pietro Orseolo obtient des empereurs d'orient Basile II et Constantin VIII une bulle d'or qui confirme les privilèges commerciaux et leur immunités; il reçoit le même avantage de l'empereur d'occident Otton III le 19 juillet 992, qui n'a, à l'époque, que douze ans. Il conclut des accords de paix et commerciaux avec les évêques de Belluno, Ceneda, Trévise et avec de nombreux états sarrasins.
En 996, à Vérone, l'empereur est le parrain du troisième fils du doge qui est appelé Otton. La même année Pietro II Orseolo organise une expédition navale contre les pirates narentins qui se trouvent dans l'Adriatique; les Narentins, défaits, commence à asservir les populations dalmates qui demandent l'aide de Venise. Pietro II Orseolo organise de nouveau une grande flotte: en 998 ou en 1000 les Narentins sont anéantis, la Dalmatie et l'Istrie passent sous la protection de Venise. Le doge prend le titre de duc de Dalmatie (Dux Dalmatiae) ce qui donne l'origine de la fête du mariage avec la mer, qui sera codifiée par le doge Sebastian Ziani.
En 1002 Pietro II Orseolo se porte au secours des Byzantins à Bari, assiégés par les Arabes. La même année, le nouvel empereur d'occident Henri II confirme les privilèges commerciaux de Venise et devient le parrain, toujours à Vérone, du dernier fils du Doge, Enrico.
L'année suivante Pietro réussit à arranger le mariage, en présence de Basileus des Romains Basile II, de son fils Giovanni et Maria Argira, une noble dame byzantine. En 1004, enfin, il associe son fils Giovanni au trône comme corégent, de façon à ce qu'il lui succède et rendre ainsi héréditaire la charge.
La mort inattendue en 1007 de Giovanni et Maria, à cause de la peste, conduit Pietro II à nommer co-Dux son autre fils, Otton, à peine âgé de quatorze ans. Presque au même moment, il confie à son fils ainé, Orso, la chaire des diocèses de Torcello, assurant ainsi la continuité des pouvoirs de sa famille. À cette époque, le doge s'emploie à reconstruire Grado et la cathédrale de Santa Maria à Torcello, embellissant Eraclea, la basilique de Saint-Marc et le palais des Doges.
Son fils et corégent Giovanni meurt de la peste. À sa place, son fils Otton est élu, son autre fils Orso est nommé en 1008 évêque de Torcello. Pietro II Orseolo meurt en septembre 1009 et est enterré dans l'église vénitienne de San Zaccaria.
1009-1026: Ottone Orseolo ca 985-1031 (27e)
Né vers 985
Décédé en 1031 , à l’âge de peut-être 46 ans
Prince de Dalmatie
Ottone Orseolo (né en 993, mort en 1032) est le 27e doge de Venise élu en 1009. Il est destitué en 1026 et remplacé par Pietro Barbolano
.Ottone Orseolo appartient à la famille patricienne des Orseolo. Fils du doge Pietro II Orseolo, il est associé au trône par son père dès 1007, lui succédant et dirigeant le duché de 1009 à 1026. Il épouse Ilona, princesse hongroise et fille du roi de Hongrie ; ceci fera de son fils, Pietro, un roi de Hongrie.
Il est élu corégent à seulement quatorze ans, sur la demande du doge son père, afin de succéder à celui-ci après sa mort. Cette pratique est très commune, du moins jusqu'au milieu du xie siècle : beaucoup de doges espèrent ainsi pouvoir transformer la république de Venise en une signoria, et le titre de doge en une charge héréditaire. Avant lui, son frère aîné Giovanni avait été corégent ; mais il mourut de la peste.
Ottone Orseolo néglige les rapports avec l'Empire d'Occident, bien qu'il soit le filleul de l'empereur Otton III ; il ne se préoccupe même pas de renouveler les accords commerciaux avec l'Empire. En 1011, il épouse Ilona, fille de Géza, prince magyar, et sœur d'Étienne (István), roi de Hongrie. De cette union naît Pietro, qui, en 1038 est nommé, par Étienne, roi légitime de Hongrie. Cette union hongro-vénitienne justifiera les prétentions des rois de Hongrie sur la Dalmatie vénitienne.
En 1017, Ottone oblige l'évêque d'Adria à rendre à Venise les villes de Loreo et de Fossombrone ; en 1018, il organise une expédition contre les pirates croates. La même année, son frère Orso, déjà évêque de Torcello, est élu patriarche de Grado - il n'a alors que trente ans - tandis que son frère Vitale, âgé de vingt ans, devient le nouvel évêque de Torcello. Le patriarche d'Aquileia dénonce cependant l'irrégularité de l'élection du patriarche de Grado.
Probablement que le statut de souverain héréditaire pris par Ottone Orseolo associé aux principales charges spirituelles de la part de ses frères préoccupent l'aristocratie vénitienne qui se rebelle et contraint Ottone Orseolo ainsi que son frère Orso, patriarche de Grado, à l'exil en Istrie. le patriarche de Aquileia Wolfgang von Treffen (en italien Poppone) en profite pour attaquer et conquérir Grado. Les deux frères sont immédiatement rappelés à Venise et réintégrés dans leurs fonctions respectives: Ottone Orseolo reconquiert immédiatement Grado. Peu de temps après, Domenico Grandenigo, âgé de 18 ans et membre d'une des plus importantes familles de Venise, est nommé évêque de Olivolo (un des quartiers de Venise). Le doge s'oppose à cette nomination et une autre révolte éclate commandée par Domenico Flabanico: Ottone Orseolo est capturé, on lui coupe la barbe et il est envoyé à Constantinople, son frère Orso est en même temps chassé de Grado.
Après la seconde destitution, les Vénitiens élisent les 26e doge en la personne de Pietro Barbolano; les partisans des Orseolo après quelques années réussissent à le destituer (1031), lui coupant la barbe et l'exilant à Constantinople, exactement comme il avait été fait à Ottone Orseolo qui est de nouveau rappelé dans sa patrie. Son frère Vitale, évêque de Torcello, va le chercher à Byzance, pendant que son autre frère Orso, qui a été réintégré dans sa charge de patriarche de Grado, administre Venise. Ottone Orseolo meurt avant de rentrer à Venise. Les Orseolo élisent alors comme doge Domenico Orseolo (1032), un parent d'Ottone, mais l'assemblée populaire le contraint à la fuite à l'issue d'une journée de règne; il réapparait à Ravenne en 1036.
1043-1071: Domenico Contarini †1071 (30e)
Décédé en 1071 - Venise (Italie)
Domenico Ier Contarini (né en 1043 - mort en 1071) est le 30e doge de Venise, élu en 1043. Les Contarini ont été une des plus anciennes familles vénitiennes dont les origines sont liées à la naissance de la ville elle-même. Le premier Contarini documenté date de 960. Au fil des siècles, la famille a donné naissance à plus de vingt lignées familiales. Domenico a été le premier doge de la famille Contarini qui a donné huit autres doges.
Pendant son règne, la ville dalmate de Zadar est conquise et il n'y a pas d'autre guerre; le doge est aussi nommé archiproto, puis magister par Byzance avec le consentement des deux Papes (Benoît IX et Léon IX) et Henry III, l'empereur d'Occident. Domenico poursuit l'œuvre de ses prédécesseurs, favorisant le développement des terres vénitiennes, renforçant la flotte et continuant la construction de la basilique Saint-Marc qui cesse d'être considérée comme le chapelle privée du doge pour devenir un lieu destiné aux cérémonies publiques. Domenico Contarini meurt de mort naturelle en 1071 et il est enterré dans l'église San Nicolò du Lido qui l'avait vu élire et couronner, la basilique étant en reconstruction.
1071-1084: Domenico Selvo 1055-1087 (31e)
Né en 1055 - Venise (Italie)
Décédé en 1087 - Venise (Italie) , à l’âge de 32 ans
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste propriétaire de cet arbre est un descendant à la 22e génération d'une cousine au 13e degré de l’épouse de Domenico Selvo, Doge de Venise.
En effet,
Ashot Bagratide (2 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 13e génération de l’épouse de Domenico Selvo, Doge de Venise
un ancêtre à la 35e génération de Jacques Chanis 1
Venise acquit une place particulière dans le commerce méditerranéen grâce à Domenico Selvo (mort en 1087), devenu, en 1071, le 31e doge de la cité. Domenico Selvo, mort en 1087, est le 31e doge de Venise. Les alliances qui sont, les batailles perdues et gagnées par l'armée vénitienne, et la politique intérieure qui a son pendentif (1071-1084) ont posé les bases d'une grande partie de la politique intérieure et étangs ulterieurs de la République de Venise.
Accrédité à la haute lignée et à l'ascendance romaine, il jouit d'excellentes relations internationales: ancien conseiller ducal et ambassadeur (1050) de l'empereur romain germanique Henri III (1039-1056), il épousa Theodora, sœur du basileus Michael VII, qui lui décerna le titre de protoproedro, la plus haute dignité de la magistrature byzantine.
Grâce à Théodora, les relations de Venise avec Constantinople se rapprochaient encore, mais à Venise Théodora était cause de scandale et sa mort parmi les spasmes de la gangrène semblait aux Vénitiens un châtiment divin pour ses habitudes considérées comme lascives: Théodora fut accusée de luxe excessif parce que pour apporter de la nourriture à la bouche, au lieu de mains, comme tous les bons chrétiens ont fait, utilisé une fourchette dorée, baigné chaque jour dans une baignoire d'eau parfumée et chaque matin le visage humecté avec la rosée recueillie pour elle par des esclaves attentionnés ... Déposé et forcé de se retirer au couvent, Domenico Selvo mourut trois ans plus tard (1087).
1084-1095: Vital Faliero †1096 (32e)
Sosa : 4 136 554 452
Vital Faliero de Doni
Ancêtre célèbre , Doge de Venise (32e, 1084 - décembre 1095)
Né - Venise (Italie)
Décédé en 1096 - Venise (Italie)
Vital Faliero de Doni est le 32e doge de Venise de 1084 à 1095.
Vital Faliero est un membre d'une famille noble de Venise, probablement de Fano. Il devient membre du conseil mineur (un organisme restreint composé de notables que le doge consulte pour les décisions les plus importantes) et il a contribué à la destitution de son prédécesseur en raison de la lourde défaite de la flotte vénitienne contre les Normands. Vital Faliero les bat lors de la bataille de Burinto1. L'empereur d'orient Alexis Ier Comnène concède au doge, le titre de duc de Dalmatie et de Croatie, bien que le roi de Hongrie Ladislas Ier soit devenu aussi roi des Croates. Le doge reçoit le titre de Protosevasto (de proto, premier et sebasto, auguste) et la monnaie vénitienne peut recevoir l'inscription S. Marcus Venecia en plus du nom de l'empereur qui est encore formellement le seigneur de Venise. Le prestige de la ville est témoigné par la visite de l'empereur Henri IV, à laquelle elle est alliée au cours de la querelle des Investitures contre le pape. Sous le règne de Vital Faliero, une importante famine a lieu et Venise subit des tremblements de terre. Vital Faliero meurt en décembre 1095 et il est enterré dans la basilique Saint-Marc. Il est le premier doge dont l'image est connue, étant censée être représentée à côté du maître-autel de la basilique Saint-Marc.
1096-1102: Vitale Michiel †1102 (33e)
Décédé en 1102
Vital Ier Michele (en italien, Vitale I Michiel) est le 33e doge de Venise élu en 1096.
Vital Michele appartient à une des douze familles surnommées « apostoliques », il est marié à Felicia Corner. Quand Urbain II lance la première croisade, Vital Michele ne donne pas son accord peut être ne voyant pas les avantages d'une telle expédition. Le chef de la croisade Godefroy de Bouillon part avec 120 navires pisans, une escorte génoise et des milices provenant des quatre coins du vieux continent. Le doge comprend alors l'importance et la portée économique de cette guerre d'occupation, non seulement en raison de la conquête des territoires mais aussi en raison des avantages commerciaux qu'il convient de ne pas laisser aux autres républiques maritimes. En juillet 1099, 207 navires partent de Venise pour soutenir la croisade. le commandement de la flotte est confié, conjointement, au fils du doge, Giovanni Vitale, et à l'évêque de l'Olivolo de Castello, Enrico Contarini. En décembre, à Rhodes, la flotte vénitienne intercepte des navires pisans et les coule. Au printemps 1100 la flotte vénitienne se dirige vers les côtes de la Terre sainte où, entre-temps, Godefroy de Bouillon a pris Jérusalem mais, privé de la flotte pisane, il lui est impossible de recevoir de l'aide et il est contraint de négocier avec les Vénitiens. Venise concède ses services, obtenant en échange la possibilité d'avoir de nouveaux territoires ou villes non sujet à des droits, des taxes ou la gabelle. Rapidement Haifa, Jaffa, Myre et les territoires côtiers de la Syrie tombent. De Myre, des reliques de Saint Nicolas (San Nicolò) sont ramenés. En Italie, Vitale Michele, intercédant en faveur de Mathilde de Toscane pour l'acquisition de Ferrare, obtient des concessions commerciales. Il meurt au printemps 1102 et il est enterré à côté de sa femme, dans le basilique Saint-Marc.
1102-1118: Ordelafo Faliero †1118 (34e)
Né - Venise (Italie)
Décédé en 1118 - Zadar (Croatie)
Ordelafo Faliero (mort en 1118 à Zadar) est le 34e doge de Venise élu en 1102
Ordelafo Faliero est le fils du 32e doge Vital Faliero de Doni. Il est membre du conseil mineur, une assemblée formée de membres des familles dites apostoliques qui, dans la Venise oligarchique, assument la charge publique de juges, conseillers, ambassadeurs te chefs militaires. La légende veut qu'il soit gaucher et que son nom, Ordelaf, soit l'écriture spéculaire de Faledro. Les premières préoccupation de Ordelafo Faliero sont certainement liées aux visées du roi de Hongrie Coloman, qui enlève Zadar à Venise et se proclame roi de Hongrie et de Croatie. La guerre avec les Hongrois dure de 1105 à 1115; Venise réussit à reconquérir Zadar et Šibenik. Par la suite, Ordelaf parte pour la Syrie, où il conquiert une partie de la ville de Saint-Jean d'Acre ; l'or et des émaux sont ramenés du couvent de Cristo Pantocrator pour former le Pala d'oro, qui depuis est conservé dans la basilique Saint-Marc. Ordelafo Faliero est à l'origine, en 1104, des fondations de l'arsenal de Venise. Ordelafo Faliero est tué à Zadar lors d'un combat contre les Hongrois. Sa dépouille est enterré dans la basilique Saint-Marc. Son anneau aurait été retrouvé en 2016 à Zara
1118-1130: Domenico Michiel †1130 (35e)
Décédé en 1130 - Venise (Italie)
Domenico Michele est le 35e doge de Venise élu en 1117.
Domenico Michele est le fils de l'amiral Giovanni (commandant de la flotte vénitienne en Terre sainte pendant la première croisade et petit-fils du 33e doge Vital Ier Michele. La famille Michiel est une des douze familles dites familles apostoliques, qui fondèrent la ville de Venise.
Ignorant ce qui avait été établi précédemment pour éviter la corégence et la transmission héréditaire des charges, un des premiers édits de Domenico Michele impose la nomination de son fils et de son petit-fils comme Venetie Presìdes, c'est-à-dire plénipotentiaires du gouvernement pour les affaires économiques et politiques pendant l'absence du doge, rétablissant ainsi un pouvoir absolu. En août 1122, sous pavillon de Saint-Pierre qui lui a été remis par le Pape, il part avec une flotte de 40 galères, 28 bateaux et 15 000 hommes et fait le siège de Corfou1. Au printemps suivant, il part au secours de Baudouin du Bourg, roi de Jérusalem, prisonnier des sarrasins. La flotte vénitienne, arrivée à proximité du port de Ashkelon, est encerclée par une flotte égyptienne des Fatimides accourue défendre le sultan de Tyr; les Vénitiens réussissent cependant à gagner. L'action continue par le siège de Tyr qui est prise cinq mois plus tard. Les Croisés accueillent le doge en triomphateur et lui proposent le royaume de Jérusalem, incertains de libérer Baudouin. Mais les intérêts du doge sont tournés vers Byzance qui a, entre-temps, révoqué les édits et la bulle d'or, autorisant les Pisans à avoir un quartier, le libre échange avec Constantinople et la promesse de dédommagements en cas de rétorsions par les Vénitiens. En raison de la situation, Domenico Michiel envoie la flotte contre les territoires sous l'autorité de Byzance et de son empereur Jean II Comnène. Il attaque et met à sac successivement les îles de Rhodes, Samos, Chios, Lesbos, Andros, Céphalonie et la ville de Modon. En Adriatique, il attaque la Hongrie d'Étienne II et reconquiert la ville dalmate de Traù (aujourd'hui Trogir) et Split en mai 1125. Le même mois, Baudoin est libéré et concède au doge les privilèges déjà accordés par le royaume de Jérusalem (Pactum Warmundi) dont la possessions partielle de certaines villes du royaume de Jérusalem. L'empereur de Byzance demande la paix et en 1126 émet une nouvelle bulle d'or dans laquelle il réaffirme les privilèges de Venise à Constantinople et dans les territoires impériaux. Le retour du doge est un triomphe. Il s'occupe alors au rétablissement de l'ordre dans Venise en raison du développement de la délinquance: il interdit le travestissement et l'utilisation de barbes postiches « à la grecque », et il fait illuminer, à la charge des usagers, toutes les ruelles afin de limiter les méfaits, la nuit tombée.
Ce grand doge abdique en 1130 et il meurt quelques jours plus tard; sa dépouille est, dans un premier temps, déposé à San Giorgio, puis dispersée quand les frères décident d'agrandir l'église.
1130-1147: Pietro Polani 1098-1147 (36e)
Né en 1098 - Pula (Croatie)
Décédé en 1147 - Caorle (Italie) , à l’âge de 49 ans
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste est un neveu à la 29e génération de l’épouse de Pietro Polani, Doge de Venise.
En effet,
Domenico Michiel, Doge de Venise (2 liens de parenté)
sont en même temps
les parents de l’épouse de Pietro Polani, Doge de Venise
des ancêtres à la 30e génération de Jacques Chanis 1
Pietro Polani meurt à Caorle en 1147) est le 36e doge de Venise élu en 1130 et mort en 1147.
Polani est élu doge malgré les protestations des familles Dandolo (en) et Badoer en raison de son mariage avec Adelasa Michele, qui est la fille de son prédécesseur Domenico Michele. Ses adversaires voit en son élection une violation au décret qui vise à prévenir que les postes publics soit transmis par héritage.
Le doge, occupé par des problèmes internes, néglige la politique extérieure ce qui permet aux Hongrois de reconquérir Traù (aujourd'hui Trogir), Šibenik et Split en Dalmatie entre 1133 et 1135 ; en 1141, les Padouans tentent de s'étendre vers la lagune pour abattre le monopole sur le sel détenu par Venise ; les Anconitains, de leur côté, attaquent par le sud. La complexité de la situation conduit à la formalisation définitive d'une assemblée de sapiens (conseil des sages) ou senatores qui conseille et confirme les décisions du doge : ainsi naît officiellement le conseil mineur (minor consiglio), avec l'intention de faire prévaloir l'intérêt de l'état sur l'intérêt personnel ou de la famille. Le Conseil se compose de représentants de l'aristocratie dominante ainsi que de banquiers et de marchands. Une nouvelle oligarchie se forme progressivement qui participe aux décisions de l'État et qui, au cours des siècles, va de plus en plus restreindre les pouvoirs du Doge. Les décisions prises par le doge en accord avec la nouvelle assemblée sont : le refus de participer à la seconde croisade de 1144 demandée par le pape Lucius II ; les accords sur le sel avec les Padouans et la fin des conflits ; l'expulsion des Pisans de Zadar. Les nobles familles Badoer, Falier, Michiel, Morosini et Dandolo s'opposent à une politique d'amitié envers Byzance : aussi, lorsque Byzance, en raison de son soutien contre les Normands dirigés par Roger II de Sicile, le doge reçoit la confirmation des avantages commerciaux sur les îles de Crête, Chypre, Chios et Rhode, le doge fait exiler les Badoer et raser au sol les propriétés des Dandolo situées à San Luca. En conséquence et pour l'appui à Byzance, le pape Eugène III lance l'excommunication sur Venise. Pietro Polani part pour l'orient avec une bonne partie de la flotte combattre les Normands jusqu'à ce que la maladie l'oblige à rentrer prématurément à Venise et il meurt à Caorle en 1147. Polani a été enterré dans le monastère de San Cipriano de Murano.
1148-1156: Domenico Morosini 1098-1156 (37e)
Né en 1098 - Venise (Italie)
Décédé en février 1156 , à l’âge de 58 ans
Il n'y a pas de lien de parenté directe entre Domenico Morosini, Doge de Venise et Jacques Gérard Yves Chanis 1
Domenico Morosini (né en ? - mort en février 1156) est le 37e doge de Venise, élu en 1148.Il était un bon diplomate militaire et qualifié, et il a mis en œuvre à l'intérieur et à l'extérieur d'une politique de réconciliation et de sérénité.
À l'extérieur, il a gagné la gratitude de Basileus pour l'alliance victorieuse contre les Normands, puis une nouvelle chocolat, qui a fourni des avantages économiques et commerciaux et la magnificence du quartier vénitien le long de la Corne d'Or.
Durant son dogat, la flotte vénitienne, commandée par les fils de son prédécesseur, Naimero et Giovanni Polani, bat les Normands de Georges d'Antioche au cap Matapan. Un traité de paix conclu entre la République et Guillaume Ier de Sicile assure la domination de Venise sur l'Adriatique.
Le plus grand succès du règne de Domenico Morosini est le rétablissement de la paix entre les deux factions qui opposent les familles patriciennes de Venise, les Polani d'une part et les Dandolo alliés aux Badoer d'autre part. Les propriétés de la famille Dandolo, détruites sous l'ancien doge Pietro Polani, sont reconstruites à la charge de l'État. Les Badoer sont rappelés de leur exil. Naimero Polani épouse une nièce du patriarche de Grado, Enrico Dandolo.
En politique étrangère, le nouveau doge est considéré comme moins favorable aux Byzantins que son prédécesseur. Pour cette raison, le pape retire l'excommunication qui touche Venise, et le nomme dominator Marchie. Cherchant le moyen de rétablir la paix avec les autres républiques maritimes, il concède à Pise des quartiers privilégiés à Constantinople, tandis que Gênes est autorisée à commercer en Dalmatie.
A l' intérieur a pu rétablir la paix entre les familles qui avaient affrontées sous le gouvernement de son prédécesseur, Pietro Polani , en profitant des victoires militaires contre les Normands par Naimero et Giovanni Polani . Ce dernier leur flotte de 60 galères avait libéré Corfou, que Roger II de Hauteville occupé (1147), mettant les Normands dans une condition de ne pas nuire aux intérêts des Byzantins. Dès que les Polani sont retournés à Venise (1149), le nouveau doge élu les a conciliés avec les Badoirs et le Patriarche Enrico Dandolo .
Le pape Béni Eugène III (1145-1153), satisfait, a supprimé l'interdit, lancé l'année précédente, et récompensé le doge en proposant Dominator Marchie pour avoir conclu des accords précis avec Fano.
Domenico Morosini meurt en février 1156, après huit années de règne.
Son monument sépulcral a été attaché à un mur de l'église de Sainte-Croix, mais a été détruit lorsque l'église a été démolie au début du XIXe siècle.
Nouvelle biographie générale : gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63113773/f328.item.r=Morosini
MOROSINI (Domenico), trente-huitième doge de Venise, né en 1080, mort en 1156.
Le nom primitif de cette famille était MOROSI; on le trouve ainsi écrit dans La Cronica deJ/a magniflca di fenezia, etc. (Mss de la bibliothèque Riccardl, DO 1835). Morosini n'est qu'un diminutif, que prit une branche endette. Les Moroza de Toscane ne sont pas de la même famille.
Encore fort jeune, il s'embarqua sur la flotte de cent voiles que le doge Ordelafo Faliero dirigea vers la Terre Sainte, et assista activement aux prises de Ptolémaïs, de Sidon et de Bérythe. Il commanda ensuite contre les Padouans (1110) qui revendiquaient une partie des lagunes, surtout le Rialto, qui avait été leur port. Domenico les battit et les réduisit à implorer la médiation de l'empereur Henri V. En 1115, il suivit Faliero à Zara, dans la guerre contre Étienne roi de Hongrie, guerre qui, après des succès partagés, n'aboutit qu'à une trêve de cinq ans (1117-1122). Ordelafo Faliero avait été tué dans une dernière bataille et Domenico Michieli élu doge à sa place. Morosini, quoiqu'il eût obtenu un grand nombre de voix pour le dogart, mettant de côté toute ambition, n'en continua pas moins à bien servir sa patrie. Sous ce nouveau chef, en 1122, il décida de la victoire maritime de Jaffa, qui rendit la Palestine aux chrétiens.
L'enthousiasme de ce premier succès inspira aux chrétiens l'idée de quel qu'entreprise considérable; mais les avis se trouvèrent partagés quant an but. « Par une suite de l'esprit dont tous ces pieux croisés, dit Daru, étaient animés, on décida de s'en remettre à la Providence, ne doutant pas qu'elle ne daignât tracer elle-même à ses guerriers la route qu'ils devaient tenir. Les noms de plusieurs villes furent écrits sur des billets qui furent jetés dans une urne : cette urne fut placée sur l'autel ; on célébra les saints mystères, et ensuite un enfant tira le billet qui devait désigner la place .que l'armée irait assiéger. Cette place fut la ville de Tyr; il n'en était pas de plus importante, ni de plus difficile à prendre. Elle appartenait en commun aux soudans d'Égypte et de Damas; elle avait dix-neuf milles de circuit et une forte citadelle. Environnée de la mer presque entièrement, elle ne tenait à la terre que par cette digue fameuse, ouvrage d'Alexandre le Grand. » Morosini fut chargé de mener le siège par mer tandis que les autres croisés presseraient la ville par terre. De ce côté presque inexpugnable était seul le danger ; aussi au bout de trois mois d'inutiles efforts les croisés commencèrent à murmurer de ce qaeles Vénitiens s'étaient choisi le meilleur rôle, étant à l'abri des sorties, et sûrs d'une retraite, en cas d'une défaite devenue imminente. Morosini, informé de ces plaintes, prit pour les faire cesser un moyen héroïque;,il ordonna à tous ses capitaines d'ôter de leurs bâtiments les rames, les voiles, les gouvernails et, faisant charger ces agrès sur les épaules de ses matelots, se rendit au camp des chrétiens. (Vous voulez, dit-il, que les périls soient communs, eh bien ! voici ce qui vous répond de notre fidélité; nous n'avons plus les moyens de nous éloigner de la place, et le moindre vent nous fera courir des dangers plus grands que ceux que vous affrontez en combattant. »
Cette imprudence chevaleresque et cent mille ducats donnés aux alliés, pour payer leurs troupes, les frappèrent d'admiration ; le siège fut continué encore deux mois àvec vigueur.
Cependant on désespérait du succès quand Morosini, qui avait remarqué que les assiégés correspondaient au dehors par le moyen de pigeons parvint à faire saisir un de ces messagers ailés : il venait de Damas et portait sous son aile un billet qui annonçait aux Tyriens un très-prochain secours. Ce billet fut retenu : -on en substitua un- autre par lequel on faisait dire par le soudan qu'attaqué d'un autre côté, il était forcé d'abandonner Tyr à ses seules forces. Le stratagème de Morosini eut un plein succès : les Tyriens, découragé, capitulèrent. Morosini prit ensuite Ascalon. Sur ces entrefaites, l'empereur grec Alexis Comnène, inquiet des succès des Vé- nitiens, ordonna à ses vaisseaux d'attaquer partout le pavillon de Saint-Marc; le doge Domenico Michieli chargea aussitôt Morosini de venger la république de cette trahison. Cet amiral conduisit sa flotte devant Rhodes,qu'il fit ravager; il parcourut l'Archipel, mit à feu et à sang Scio, Samos, Mitylène, Paros, Andros, Lesbos, et toutes les Cyclades, où il enleva les enfants des deux sexes pour les vendre comme esclaves. Côtoyant la Morée, il y fit plusieurs descentes et s'empara de Modon, où il laissa garni- son. Remontant dans l'Adriatique, il punit de la même manière quelques villes de Dalmatie dont la fidélité avait chancelé. Sebengo, Trau, Spalato furent livrées au pillage. L'ancienne Zara ( Belgrade) fut détruite et cessa d'être habitée.
Il mérita ainsi le surnom de Tertor Grxcorum.
Le nouvel empereur Manuel Comrtène, attaqué par Roger, roi (le Sicile, qui venait de s'emparer de Corfou, se hâta de conclure la paix avec les Vénitiens. Il leur céda le commerce libre dans ses ports, et parvint à les faire entrer dans son alliance. Morosini combattit ensuite les Pisans, auxquels il fit éprouver de graves échecs. En 1148, Pietro Polani étant mort, Domenico Morosini fut élu au dogat. Il réunit sa flotte à celle des Grecs et reprit Corfou (1149). L'année suivante il ravagea les côtes de Sicile, et força Roger à conclure une paix fort avantageuse aux Vénitiens. En même temps Morosini envoyait son filsDomenico et Marino Gradenigo avec une flotte de cinquante galères reprendre plusieurs villes d'Istrie dont les corsaires s'étaient emparés. Cette expédition fut heureuse; on reprit Pola et plusieurs cités importantes; puis la flotte vénitienne alla réduire Parenlo, Rovigo, Vimago et Emonia (aujourd'hui Citta-niiova) qui avaient secoué le joug de laseigneurie. En 1152, Morosini conclut une alliance défensive avec Guillaume Ier, roi de Sicile, fils et successeur de Roger. Le commerce vénitien acquit ainsi de nouveaux débouchés. Quatre ans plus tard, Morosini mourut, chargé d'années, mais couvert de gloire. Ses concitoyens l'honorent comme un de leurs plus grands hommes. Vitale Michieli lui succéda.
1156-1172: Vitale Michiel †1172 (38e)
Né - Venise (Italie)
Décédé le 28 mai 1172 - Venise (Italie)
Vital II Michele (dont la date de naissance est inconnue) est le 38e doge de Venise, de 1156 à sa mort, le 28 mai 1172.
Vital Michele est le dernier doge élu par l'assemblée générale ou populaire, parce que, par la suite, c'est le conseil mineur qui s'attribue ce droit. La situation extérieure est critique : en 1156 Manuel Ier Comnène, empereur de Byzance, concède à Gênes des privilèges commerciaux équivalents à ceux accordés à Venise et Pise; l'empereur d'occident Frédéric Barberousse s'attaque aux communes libres afin de les soumettre ainsi que Venise, bien que formellement possession byzantine. De plus, Venise doit reconquérir Zadar et envahir le Frioul où s'est réfugié le patriarche d'Aquileia Ulrich Von Treffen1, favorable à l'empereur, après avoir détruit le patriarcat et la ville de Grado, favorable à Venise. En 1163, le patriarche Ulrich est battu et emprisonné : grâce à l'intercession du pape Alexandre III et au nom de l'alliance contre Barberousse signée par les communes italiennes par l'accord de Pontida du 1er décembre 1167 et que Venise a secrètement soutenu, le patriarche Ulrich est libéré à condition de verser une rançon provenant de son diocèse composée de 12 gros porcs, de 12 gros pains et d'un taureau destiné aux prisonniers et aux plus pauvres et à remettre le dernier jour avant les cendres. Douze, parce qu'il y eut douze notables, douze prélats et un patriarche à détruire Grado. De ces faits, naquit la tradition du jeudi gras et le dicton populaire couper la tête du taureau dans le sens de mettre fin à un problème. En 1171, à Constantinople 10 000 Vénitiens sont arrêtés, tous les traités sont rompus ; les biens de Venise, bateaux compris sont confisqués. Le doge envoie une flotte mais l'empereur d'orient avait déjà établi de nouveaux accords avec les Pisans et les Génois ; la flotte est décimée par les bateaux des autres républiques et par la peste. Venise vit une révolte populaire ; Vitale II tente une action diplomatique auprès de l'empire d'orient mais celui-ci précédemment humilié par le doge Domenico Morosini refuse toutes tentatives de réconciliation. Vitale II Michiel meurt poignardé par Marco Casolo à l'intérieur du monastère de San Zaccaria le 28 mai 1172. Les ambassadeurs à Constantinople Sebastian Ziani et Orio Mastropiero qui deviendront doges, soutinrent la révolte.
1172-1178: Sebastiano Ziani 1102-1178 (39e)
Né en 1102
Décédé le 13 avril 1178 - Venise (Italie) , à l’âge de 76 ans
Il n'y a pas de lien de parenté directe entre Sebastiano Ziani, Doge de Venise et Jacques Gérard Yves Chanis 1
Sebastian Ziani (italien : Sebastiano Ziani), mort à Venise le 13 avril 1178) est le 39e doge de Venise, élu en 1172.
Sebastian Ziani est le fils de Marino Ziani. Juge, diplomate à Constantinople, recteur de Šibenik, il est très riche ayant fait du commerce avec l'orient, activité qu'il poursuit même après son élection au dogat.
Il est le premier doge élu par l'assemblée restreinte des nobles et non par l'assemblée populaire. Son élection a lieu six mois après la mort de son prédécesseur, après un conclave de trois jours. Il est élu le 29 septembre 1172, à l'âge de 60 ans, en concurrence avec Orio Mastropiero. Il semble que ce soit le premier doge à distribuer de l'argent au peuple après son élection, instaurant un usage qui survivra jusqu'à la chute de la république et son dernier doge Ludovico Manin.
Son premier acte est la condamnation à mort de l'assassin de son prédécesseur. L'évènement le plus important est la signature en 1177 de la trêve dite de Venise entre l'empereur Frédéric Barberousse et la Ligue lombarde. La rencontre entre Frédéric Barberousse et le pape Alexandre III a lieu à Venise et met fin, momentanément, aux disputes entre la papauté et l'empire.
En 1172, d'après l'œuvre de Nicolò Barattieri, les deux colonnes de la place Saint-Marc sont érigés, surmontées l'une par le lion ailé et l'autre par Saint Théodore. Il institue la cérémonie des épousailles du doge de Venise et de l'Adriatique pour consacrer en quelque sorte l'empire de sa patrie sur la mer. Pietro Ziani abdique le 12 avril 1178 et se retire dans le monastère de San Giorgio Maggiore, où il meurt le jour suivant et où il est enterré. Il avait légué ses biens immobiliers de la place Saint-Marc. Son fils Pietro, lui aussi doge fera la même chose en 1229. Sa tombe est détruite lorsque l'ancienne église est démolie (1611), ses restes sont inhumés dans la « chapelle des morts » de la nouvelle église et un monument en pierre d'Istrie qui se trouve à la gauche de la façade de l'église fut construite en son hommage. Il avait épousé une Troila ou Froiba, qui lui survécut et lui donna quatre enfant
1192-1205: Enrico Dandolo 1107-1205 (41e)
Né en 1107 - Venise (Italie)
Décédé le 21 juin 1205 - Constantinople (Turquie) , à l’âge de 98 ans
Chef de la quatrième croisade
Il n'y a pas de lien de parenté directe entre Enrico Dandolo, Doge de Venise et Jacques Gérard Yves Chanis 1
Enrico Dandolo ( anglicisé en Henry Dandolo et latinisé comme Henricus Dandulus , c. 1107 - mai 1205) était le 41e Doge de Venise de 1192 jusqu'à sa mort. Il se souvient de son aveuglement, de sa piété, de sa longévité et de sa sagesse et est infâme pour son rôle dans la Quatrième Croisée et le Sac de Constantinople où il a eu l'âge de quatre-vingts ans et aveuglé, mena le contingent vénitien.
Né à Venise, Enrico Dandolo était le fils du puissant juriste et membre du tribunal ducal, Vitale Dandolo. Dandolo avait servi la République dans des rôles diplomatiques (en tant qu'ambassadeur à Ferrare et bailus à Constantinople ) pendant de nombreuses années.
Dandolo était issu d'une famille vénitienne socialement et politiquement proéminente. Son père Vitale était un conseiller étroit de Doge Vitale II Michiel , alors que son oncle, également nommé Enrico Dandolo , était le patriarche de Grado , le plus grand homme d'église de Venise. Ces deux hommes vivaient pour être assez vieux, et le jeune Enrico était obscurci jusqu'à ce qu'il fût dans la soixantaine.
Les premiers rôles politiques importants de Dandolo ont été pendant les années de crise de 1171 et 1172. En mars 1171, le gouvernement byzantin avait saisi les biens de milliers de Vénitiens vivant dans l'Empire, puis les a emprisonnés tous. La demande populaire obligeait le doge à rassembler une expédition de représailles qui, cependant, s'est effondrée lorsqu'elle a été frappée par la peste au début de 1172. Dandolo avait accompagné l'expédition désastreuse contre Constantinople dirigée par Doge Vitale Michiel pendant 1171-1172. En revenant à Venise, Michiel a été tué par une foule furieuse, mais Dandolo s'est échappé et a été nommé ambassadeur à Constantinople l'année suivante, alors que Venise cherchait sans succès à arriver à un règlement diplomatique de ses différends avec Byzance. Les négociations renouvelées commencées douze ans plus tard ont finalement abouti à un traité en 1186, mais les premiers épisodes semblent avoir créé en Enrico Dandolo une haine profonde et permanente pour les Byzantins.
Au cours des années suivantes, Dandolo a voyagé deux fois comme ambassadeur au roi Guillaume II de Sicile , puis, en 1183, est revenu à Constantinople pour négocier la restauration du quartier vénitien dans la ville.
Le 1er juin 1192, Dandolo est devenu le quarante et unième Doge de Venise. Déjà vieilli et aveugle, mais profondément ambitieux, il a montré une énorme force physique et physique (pour son âge). Ses actions remarquables au cours des onze années suivantes ont amené certains à émettre l'hypothèse qu'il a peut-être été dans son milieu des années 70 quand il est devenu le chef de Venise, mais Madden démontre qu'il est presque certainement né dans ou vers 1107.
Deux ans après son entrée en fonction, en 1194, Enrico a promulgué des réformes au système de la monnaie vénitienne. Il a présenté le grand argent GROSSO vaut 26 denari et la quartarolo vaut 1/4 de Denaro . Aussi, il a réintégré le Bianco d'une valeur de 1/2 denaro, qui n'avait pas été frappé pendant vingt ans. Il a dégradé le denaro et ses fractions, alors que le grosso a été conservé à 98,5% d'argent pur pour assurer son utilité pour le commerce extérieur. Les changements révolutionnaires d'Enrico ont fait du grosso la monnaie dominante pour le commerce en Méditerranée et ont contribué à la richesse et au prestige de Venise. Au cours des années ultérieures, la valeur du grosso grimperait par rapport au denaro de plus en plus dégradé, jusqu'à ce qu'il ait été endurci en 1332. Peu de temps après l'introduction du grosso , le denaro a commencé à être désigné comme le piccolo . Littéralement grosso signifie "grand" et le piccolo signifie "petit".
En 1202, les chevaliers de la quatrième Croisade furent bloqués à Venise, incapables de payer les navires qu'ils avaient commandés après l'arrivée de beaucoup moins de troupes que prévu. Dandolo a développé un plan qui a permis de suspendre la dette des Croisés s'ils ont aidé les Vénitiens à capturer Zadar , qui était sous la domination croate, sur la côte adriatique orientale. Lors d'une cérémonie émotive et émotive à San Marco di Venezia , Dandolo "a pris la croix" (s'est engagé à la croisade) et a été bientôt rejoint par des milliers d'autres Vénitiens. Dandolo est devenu un chef important de la quatrième croisade.
Venise a été le principal soutien financier de la Quatrième Croisade, fournissant les navires des Croisés et prêtant de l'argent aux Croisés qui sont ainsi devenus très redevables à Venise. En raison des retards persistants des croisés, les provisions constituaient également un problème pour l'entreprise.
La flotte de la Croisade a quitté Venise pendant la première semaine d'octobre 1202 et est arrivée à Zara dans deux groupes les 10 et 11 novembre. Un petit nombre de Croisés a refusé d'aider au siège, mais les autres se sont rendu compte que la conquête de la ville et l'hivernage subséquent là-bas était le seul moyen de tenir ensemble la croisade qui s'écroulait. Alors que les croisés marchaient sur la ville, les citadins ont raccroché des bannières et des croix pour signaler qu'ils étaient chrétiens, mais Zadar a été capturé le 24 novembre 1202. Tout au long de la conquête, le pape a exhorté les dirigeants de la Croisade à arrêter l'attaque et le licenciement ville mais en vain. Il a également excommunié tous ceux qui ont participé à l'attaque contre Zadar, mais a changé d'avis pour ne laisser que les Vénitiens excommuniés. Les Croisés ont mis en place un camp dans la ville pendant près d'un an avant de partir finalement.
Peu de temps après, Alexius Angelus , fils de l'empereur byzantin déchu Isaac II , est arrivé dans la ville. Dandolo a accepté le plan des leaders de la Croisade de placer Alexius Angelus sur le trône de l' Empire byzantin en échange du soutien byzantin de la Croisade. Cela a finalement mené à la conquête et au sac de Constantinople le 12 avril 1204, un événement auquel Dandolo était présent et dans lequel il a joué un rôle de direction. Les Croisés catholiques ont ensuite pris le contrôle permanent de la capitale orthodoxe orientale de Constantinople et ont établi un Etat catholique, l' Empire latin . Dans le Partitio Romaniae , Venise a gagné le titre de trois-huitième de l'Empire byzantin en raison de son soutien crucial à la Croisade. L'Empire byzantin n'a jamais été aussi puissant qu'il avait été avant la Quatrième Croisade et était à partir de ce moment essentiellement un état creux, incapable de se défendre contre les Ottomans .
Dandolo était assez actif pour participer à une expédition désastreuse contre les Bulgares , mais est mort en mai 1205. Il a été enterré à Sainte-Sophie à Constantinople, probablement dans la galerie supérieure orientale. Au 19ème siècle, une équipe de restauration italienne a placé un marqueur de cénotaphes près de l'emplacement probable, ce qui est encore visible aujourd'hui. Le marqueur est fréquemment confondu avec les touristes en tant que marque médiévale de la tombe réelle du doge. La véritable tombe a été détruite par les Ottomans après la conquête de Constantinople en 1453 et la conversion ultérieure de Sainte-Sophie en une mosquée.
On ne sait pas quand et comment Dandolo est devenu aveugle. Selon la Chronique de Novgorod, il a été aveuglé par les Byzantins lors de l'expédition 1171 à Byzance ( voir Vital II Michele ). Supposément, l'empereur Manuel Comnenus "ordonna que ses yeux soient aveuglés de verre, et ses yeux ne sont pas blessés, mais il n'a rien vu". [4] Selon l' étude de l'historien Thomas Madden , Dandolo a souffert d' une cécité corticale à la suite d'un coup sévère à l'arrière de la tête reçue quelque temps entre 1174 et 1176. Les documents montrent que la signature de Dandolo était entièrement lisible en 1174, mais s'étendait à travers le en 1176, suggérant que sa vue s'est détériorée avec le temps. [5] Dans une tentative de préserver le lien entre l'aveuglement de Dandolo et les Byzantins, Steven Runciman a rapporté que le coup à sa tête s'est produit pendant "une bagarre de rue" à Constantinople. [6] Il est allégué par Madden et un co-auteur, Donald Queller, que la bagarre était la propre invention de Runciman qui a été répétée sans critique par de nombreux livres ultérieurs.
La cécité de Dandolo semble avoir été totale. Geoffrey de Villehardouin , qui connaissait personnellement Dandolo, a écrit que «bien que ses yeux semblaient normaux, il ne pouvait pas voir une main devant son visage, ayant perdu la vue après une blessure à la tête. Au moyen âge, il n'était pas inhabituel pour une personne âgée de devenir aveugle à la suite de cataractes. Cependant, toutes les sources pour l'aveuglement de Dandolo remarquent sur la clarté de ses yeux.
Son fils, Raniero , a servi de vice-doge pendant l'absence de Dandolo et a ensuite été tué dans la guerre contre Gênes pour le contrôle de Crète. Sa petite-fille, Anna Dandolo , était mariée au roi serbe Stefan Nemanjić . Bien que les généalogistes postérieurs aient attribué une énorme naisselle d'enfants distingués au doge, il n'est pas clair s'il avait d'autres enfants en dehors de Raniero, car l'existence d'aucun ne peut être confirmée par des preuves contemporaines. Pendant son travail, il était marié à une femme nommée Contessa, qui a peut-être été membre du clan Minotto . Bien qu'il y ait eu plusieurs doges ultérieurs de la famille Dandolo, aucun descendant direct d'Enrico.
Au XIXe siècle, la Regia Marina (marine italienne) a lancé un cuirassé ironique appelé Enrico Dandolo .
1205-1229: Pietro Ziani 1153-1230 (42e)
Né en 1153 - Venise (Italie)
Décédé le 13 mars 1230 - Venise (Italie) , à l’âge de 77 ans
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste est un descendant à la 21e génération d'un cousin issu d’issus de germains de l’épouse de Pietro Ziani, Doge de Venise.
En effet,
Alphonse De Castille (2 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 4e génération de l’épouse de Pietro Ziani, Doge de Venise
un ancêtre à la 25e génération de Jacques Chanis 1
Pietro Ziani, né en 1153 et décédé en 1229 est le 42e doge de Venise, élu en 1205. Pietro Ziani est le fils du doge Sebastian Ziani et un éminent homme état. Pour son élection, il prend le risque de provoquer une guerre avec son opposant mais il réussit à résoudre la situation en sa faveur. Homme de poigne, digne successeur du doge Enrico Dandolo, il abdique en février 1229 et il se retire, jusqu'à sa mort, dans un monastère.
Pietro Ziani est issu d'une très riche famille ; rapidement, il entreprend une importante carrière politique qui le fait élire podestat, il est par ailleurs comte, conseiller ducal, chef d'armée. Sa grand compétence et sa noblesse d'esprit le mettent en avant, lui permettant d'acquérir du prestige et de l'influence. Avec les années, sa réputation d'homme sage et pondéré croit et il est souvent appelé à réconcilier les partis qui s'opposent. Il épouse Maria Baseggio, (1180-1209), puis Constanza de Hauteville(°1178), fille du roi Tancrède de Sicile. Il a un fils et deux filles.
Le doge Dandolo meurt à Constantinople en mai 1205, mais la nouvelle arrive à Venise seulement en août. C'est alors que Pietro Ziani, qui vient de prendre le titre de comte d'Arbe, est élu1. Sous son règne s'organisent progressivement les rapports entre la métropole de Venise et les nouveaux territoires annexés lors de la conclusion de la croisade. Entre 1207 et 1210, Corfou, Modon, Coron et l'île de Crète font partie intégrante des territoires vénitiens de la Méditerranée orientale. Ziani réorganise la ville ainsi que l'administration judiciaire, instituant de nouvelles magistratures. Venise se transforme d'une puissante cité-État en empire maritime. En 1214, Venise est en guerre avec Padoue qu'elle vainc sans difficultés diplomatiques en raison surtout des accords commerciaux et politiques avec l'empereur Frédéric II et du pape. Le dogat se passe assez tranquillement même si, au cours des dernières années, le doge montre toujours moins d'intérêt pour la vie politique, peut-être en raison de son âge. En février 1229, volontairement ou non, comme certains le suggèrent, il décide d'abdiquer. À l'image de son père, Sebastian, il prend la décision de se retirer dans le couvent de Saint-Georges-le-Majeur, où il meurt le 13 mars suivant. Selon certains, la preuve de sa destitution est le fait qu'il refuse de rencontrer son successeur, Jacopo Tiepolo qui est élu le 6 mars, n'en reconnaissant pas la légitimité.
1229-1249: Jacopo Tiepolo †1249 (43e)
Né - Venise (Italie)
Décédé le 19 mai 1249 - Venise (Italie)
Jacopo (ou Giacomo) Tiepolo, (né à Venise et mort dans la même ville le 19 juillet 1249) est le 43e doge de Venise, élu en 1229.
Issu d'une famille riche et importante, Jacopo se distingue rapidement pour ses qualités acquérant de grandes richesses. Habile et apprécié de beaucoup de personnes, il est élu duc de Candie (actuelle Crète) et par deux fois bailo (ambassadeur) à Constantinople. Il se marie deux fois et il a quatre fils et une fille.
Il fut le premier « Duc » de Crète entre 1212 et 1216, après la prise de contrôle de l'île par les Vénitiens au détriment des Génois. Il y affronta Marco Sanudo.
Malgré ses indubitables qualités, au moment de l'abdication de son prédécesseur Pietro Ziani en février 1229, les 40 électeurs qui doivent choisir qui faire accéder à la prestigieuse charge se partagent par moitié entre lui et Marino Dandolo. À la fin, les modalités de choix deviennent curieuses et indignes d'un état puisque c'est par tirage au sort que les candidats sont partagés. On dit que c'est à la suite de cela que commence l'animosité entre les familles Tiepolo et les familles Dandolo et Gradenigo, avec des conséquences pendant tout le siècle et au-delà.
À peine a-t-il pris sa charge qu'il doit affronter de nombreuses révoltes à la « périphérie » de l’empire vénitien. La situation est grave, surtout à Candie où le doge envoie d'importantes troupes. Tiepolo, en habile politique, nomme de nombreux nobles vénitiens podestat dans les villes de la terre-ferme afin d'apaiser la situation et d'éviter des guerres qui aurait affaibli la ville lagunaire. En 1234 la première des nombreuses révoltes en Crète est finalement maté mais presque immédiatement la révolte touche la terre-ferme vénitienne mettant à contribution les forces armées de la république: Ezzelino da Romano, chef des Gibelins, met à feu et à sang les territoires par ses campagnes militaires. Au cours de ces années, Pietro, un des fils du doge est tué par les Gibelins. Venise, au côté des Guelfes pour des raisons politiques, fait de nombreuses incursions dans la terre-ferme et empêche toutes les tentatives autonomistes des villes dalmates. Avec la fin des guerres et de la domination guelfe en Italie du nord, la situation retourne à la tranquillité et Venise retire ses troupes. Au cours de ses dernières années, Tiepolo réorganise le droit maritime vénitien et crée de nouvelles institutions pour aider le doge dans la conduite de l'état.
Vieux et fatigué après tant d'années de pouvoir, il décide de se retirer le 2 ou le 20 mai 1249. Il meurt le 19 juillet ce qui laisse supposer que l'abdication est due à la maladie ou à l'âge mais pas à une contrainte. Il fut inhumé dans un tombeau sur la façade de la basilique de San Zanipolo et devient ainsi le premier doge à se faire inhumé dans cette église de Venise.
Dans sa lignée, on note son fils Lorenzo Tiepolo (doge de 1268 à 1275) et son arrière-petit-fils le tristement connu Bajamonte Tiepolo.
1249-1253: Marino Morosini 1181-1253 (44e)
Né en 1181 - Paris (75)
Décédé le 1er janvier 1253 - Venise (Italie) , à l’âge de 72 ans
Doge de Venise
Il n'y a pas de lien de parenté directe entre Marino Morosini, Doge de Venise et Jacques Gérard Yves Chanis 1
Marino Morosini (né à Venise en 1181, mort à Venise le 1er janvier 1253) est le 44e doge de Venise élu en 1249.
Il y a peu d'informations sur Marino Morosini, ses parents sont inconnus ainsi que d'éventuels frères et sœurs. Il épouse Romerica dont il n'a pas d'enfant sauf un qui est adopté. Il fait une grande carrière au sein de l'administration vénitienne et il devient rapidement ambassadeur ainsi que duc de Candie (actuellement la Crète), charge très prestigieuse.
À la mort du doge Jacopo Tiepolo, sa candidature se détache. Curieusement, malgré son ambition et l'importante influence politique qu'il peut exercer, il est élu à la majorité simple: 21 voix sur 41 votants. Son élection revêt de l'importance parce que c'est la première fois que le nombre des « grands électeurs » du doge atteint le seuil des 41, ce qui restera inchangé jusqu'à la chute de la république, alors qu'auparavant ils n'étaient que 40.
Cette mesure est mise en place pour éviter des égalités entre les différents candidats. Le nombre de voix passera ensuite à 25.
Son dogat, bref et tranquille, est marqué par un accord politique destiné à favoriser de nombreux accords commerciaux, ce qui est une politique permanente des doges qui se succèdent. De nombreuses mesures sont mises en place pour lutter contre la criminalité.
Pendant cette période, Louis IX commande une croisade contre l'Égypte. Ne voulant pas compromettre son accord commercial avec le sultan, Venise choisit de ne pas participer à la croisade.
Morosini cherche à améliorer les relations avec le Vatican en faisant la concession d'accepter la création d'un tribunal d'inquisition à Venise, mais conserve le droit de nommer les juges. Néanmoins, la tension reste élevée entre Rome et Venise.
Marino Morosini tombe malade et meurt la nuit du 1er janvier 1253. Il est inhumé dans un tombeau sur la façade de la basilique de San Zanipolo.
Autre source biographique :
John Bernandone Morosini (Moriconi) (alias François d'Assise, alias Marino Morosini) est né à Paris en tant que l'un d'un certain nombre d'enfants avaient par le puissant banquier / commerçant séfarade Juif Veneziano Pietro Bernandone Morosini (Moriconi) de l'aristocrate français Pica Bourlemont.
Le nom "Francesco" est un surnom (ou surnom), car il n'a jamais été son vrai nom, il l'indique simplement comme le «français» parce qu'il est né à Paris. De même, "Assise" est une corruption délibérée de l'ancien nom de la station d'Ascesi, et se réfère, en se référant à lui, "celui qui est monté". Ainsi, le surnom complet «François d'Assise» peut être créé avec plus de propriété que «les Français qui sont montés au ciel».
Contrairement à ce qui est indiqué dans l'histoire officielle, les Vénitiens n'ont eu jusqu'alors aucune raison de se convertir au christianisme, par conséquent John était presque certainement une religion juive. À la fin du douzième siècle, l'empire bancaire et commercial de la famille Morosini, basé sur le commerce de la laine, les tissus fins, le sel et le grain, s'étendait d'Angleterre à Constantinople. Cependant, les événements qui ont conduit au Traité de Venise et à l'expulsion des Vénitiens de France en 1182 et à l'Empire byzantin la même année, ont infligé un lourd souffle à la fortune de la famille.
Son père, Pietro Bernandone Morosini, a ensuite déposé son fils et toute sa famille sous protection à Pise pendant son retour à Venise pour faire face aux conséquences du règne désastreux du Doge Vitale II Michiel. Pour des raisons inconnues, la famille a ensuite été forcée de quitter Pise et de déménager dans la localité connue sous le nom d'Ascesi (aujourd'hui Assise) où elle a vécu pendant quelques années.
En 1187, le Bénévent Grégoire VIII a été chassé du pouvoir et exilée, et la famille Morosini déplacé dans le nouveau commandé Palazzo Moriconi à Lucca, destiné à rester un bastion puissant de la famille pour les deux cents ans à venir. Là, John et ses frères ont été enseignés dans les langues, les affaires financières et les lois découlant des traités de Venise (base du droit maritime et commercial d'aujourd'hui).
Cependant, à un âge précoce, on dit que le grand désir du jeune John pour devenir un « troubadour », un chevalier militaire plutôt que de suivre les traces de ses ancêtres en tant que Juifs séfarades marchand vénitien et financier. Les soi-disant « Longhi » Vénitiens, en fait, étaient fiers de leur statut « en haut » de la guerre et de la misère à ces liées qu'eux - mêmes avaient toujours financé, et un fils d'une recherche Morosini pour son succès dans une position telle "Inferior" serait rencontré avec une grande déception par le père Pietro Bernandone.
Quand un descendant des Pierleoni - une des plus anciennes familles de Venise (parmi les soi-disant «Longhi»), Antipope Innocent III est arrivé au pouvoir en 1198, John a décidé de suivre l'appel aux armes Innocent III et d'entreprendre carrière militaire - ce qui impliquait sa conversion, du moins en apparence, au christianisme. Cet événement est certainement la base historique du contexte du fait qu'il était désenchanté par son père Pietro Bernardone.
Giovanni a quitté Lucca au plus tard en 1201, se déplaçant vers le nord-est jusqu'à la terre du célèbre général Boniface I, Marchese del Monferrato. Bien qu'il ne soit pas clair s'il a effectivement atteint le Monferrato, il est certain que sa lignée noble et puissante a été reconnue et qu'il a été capturé, emprisonné (probablement en attente de rachat) et publié dans un délai d'un an, probablement en contraignant certains forme de maladie.
Une fois retourné à Lucques, et après avoir repris, il entreprit un nouveau voyage, cette fois au Sud avec une escorte à Rome. Là , il a rencontré le antipape Innocent III pour la première fois: un descendant de la lignée des juifs Pierleoni / Urseoli Venise , il a rencontré un descendant de ses ennemis acharnés de la famille Morosini.
Bien que rien de concret n'ait émergé de cette première rencontre, il est clair que, depuis que John n'a pas été exécuté immédiatement, Innocent a cru aux fortes motivations de cet ancien ennemi de ses ancêtres et était probablement innocent de le baptiser en tant que chrétien. Jean s'arrangea d'Innocent avec la conviction d'être un grand général et capable de venger l'honneur blessé de sa famille par les Français et les Byzantins. Dans la même année, Venise a coopéré avec le culte romain et les Anglais pour transporter leurs troupes en toute sécurité par la mer et préparer l'assaut naval à Constantinople en avril 1204, en apportant un fort soutien aux troupes Innocentes là-bas.
Quatre ans plus tard, en 1209, Giovanni Bernardone Morosini (Moriconi), âgé de 20 ans, est revenu d'Innocent III avec des collaborateurs et un plan. Il - John - aurait fait ce que personne n'avait jamais fait avant: convertissez la Venise au christianisme et forgez sa loyale alliance avec Rome et le culte romain. Même si Innocent ne croyait probablement pas aux chances de succès d'un tel plan, il lui a donné sa bénédiction.
Giovanni est ensuite allé à Venise l'année suivante, par Doge Pietro Ziani (1205-1229). En tant que Morosini, Giovanni a probablement résidé dans le palais de la famille Morosini et l'a rencontré avec Pietro Ziani lui-même.
Les propositions qu'il a apportées à Venise étaient essentiellement assez simples: jusqu'à ce que Venise agisse comme un pouvoir neutre dans les guerres entre chrétiens et chrétiens et entre chrétiens et musulmans, il continuera à faire face à des risques imminents quant aux fondements même de son pouvoir commercial et maritime et financier. Mais si Venise avait soutenu les descendants des Pierleoni / Urseoli et leur culte romain, garantissant leur pouvoir à Rome, leur avenir serait assuré, au moins jusqu'à ce que le culte romain ait eu le destin de l'Église catholique.
John a alors proposé que le Doge de Venise et les familles dirigeantes du « Longhi », elle garantit la possibilité de fonder une académie des prêtres chrétiens surfeurs fidèles temps à Venise, comme à Rome qui seraient renforcés au fil du temps par un édit, spécialement conçu par le culte Romain et stimulant pour tous les pays chrétiens. En conséquence, l'Église elle-même aurait contribué à renforcer le monopole de Venise dans le contrôle du trafic maritime en échange de la fidélité de Venise, ainsi qu'une partie des produits des trafiquants eux-mêmes.
Bien que Pietro Ziani n'a probablement pas tenu de mettre en œuvre un tel plan, il l' a accepté, cependant, pour garantir le futur site de la basilique de San Marco , à proximité du Palais des Doges, ainsi que le futur site de San Francesco della Vigna, près de la Piazza San Marco, en tant que premier monastère franciscain et école des finances et de la navigation.
En utilisant les atouts de la fortune familiale reconstituée, grâce aux attaques contre Constantinople, la construction de la future basilique pour accueillir les restes de saint Marc - dont John (Francis) était approprié à Alexandrie - a commencé immédiatement.
Giovanni a ensuite quitté Venise pour se rendre en Espagne et en Angleterre et recruter les meilleurs navigateurs de l'époque pour la constitution de sa nouvelle école et son nouvel ordre monastique à Venise.
En 1215, John est retourné à Rome pour assister au quatrième Conseil de Latran. En 1216, Innocent III est mort, et il a réussi l'honneur III qui a pris soin des plans de John et, au plus tard en 1219, il a assigné à ses premiers conseillers la tâche de suivre l'avancement de l'Ordre des Frères Mineurs.
Dans la même direction, les Vénitiens ont consolidé leur coentreprise avec le culte romain par la création du Saint-Siège - un monopole commercial comprenant l'ensemble du monde connu, basé sur le contrôle des moyens de transport pour le commerce, connaissance des techniques de navigation, de la cartographie et de la cartographie, ainsi que de la technologie de construction navale.
Le premier partenariat de l'Ordre des Frères Mineurs était avec l'Angleterre: ainsi, le culte romain et les Vénitiens ont permis pour la première fois l'accès en anglais à toutes les connaissances les plus avancées concernant les technologies les plus modernes appliquées à la construction de navires , les techniques métallurgiques, les questions militaires et l'éducation, grâce au rôle de "Francesco d'Assisi".
Tel était le succès de l'action de John (Francis) qui en 1249 est devenu le premier chien chrétien à Venise (1249 - 1253). E « pour cette raison que les historiens culte romain ont au fil du temps adopté des mesures pour éliminer toute possibilité de rebranchement Saint-François - la famille de Morosini / Moriconi - Doges « Marino »(marin, mers) Morosini qui régnaient à Venise, y compris 1249 et 1253.
Au cours de la première année de son règne, le travail sur la basilique Saint-Marc a été élargi et le premier Bucintoro - en tant que galea d'état - a été construit. Ainsi, John invoqua Antipapa Innocent IV (1243-1554), l'anneau papal comme reconnaissance de sa nouvelle autorité.
En 1250, sur le Bucintoro, le doge Giovanni Innocenzo IV et est allé à la mer en face de la place Saint - Marc et du Doge Marino , il a jeté rituellement l'anneau du pape dans la mer au cours d' une cérémonie officielle du culte romain, en disant les mots historiques « Desponsamus au nom du Seigneur tout-puissant ", une cérémonie qui a sanctionné Venise et la mer comme une unité indissoluble (Monade) - et c'est ainsi que c'est né Saint-Siège (Saint-Siège), en tant que première «coentreprise» entièrement chrétienne de l'histoire du culte romain, de Venise et de la Couronne d'Angleterre.
Avec l'aide des franciscains formés par les Vénitiens, le Pape Innocent IV a promu de nouveaux centres d'enseignement à Rome, attirant les meilleurs et les plus talentueux savants, comme Thomas Aquino. Il était sous la supervision et la direction de Thomas d' Aquin que le culte romain a développé ses armes les plus puissantes pour combattre le monde et le maîtriser, en utilisant des termes juridiques et astuces et les termes essentiels des mêmes constituants termes d'aujourd'hui « loi » et « justice ».
Les Vénitiens étaient en effet en possession du système d'édition maritime le plus sophistiqué, après le Doge en Doge et formalisé dans un code depuis la fin du Xe siècle. Ce dernier a finalement été consolidé dans la loi dite de l'Amirauté, la loi de la propriété et de la dette - la loi régissant l'argent, la terre, la mer et les biens. Par conséquent, en utilisant le droit maritime vénitien comme infrastructure de base, Thomas Aquino a développé une nouvelle série de lois qui ont également été accordées légalement à la Couronne d'Angleterre et ont appelé la loi de l'Amirauté: ce dernier a considéré tous les hommes et les femmes nées sans titres nobles comme les animaux, les «êtres humains» et non les «hommes», représentés par une personne légale fictive qui a fourni à la Couronne, à ce moment-là reconnu comme «son propriétaire», le leur traitement comme les navires, les bannières, ou plutôt les "objets".
À la mort de John Bernardone Morosini (Moriconi) en 1253, il avait accompli sa promesse initialement ambitieuse. Le Saint-Siège est né - la coentreprise entre le Culte Romain, Venise et la Couronne anglaise. Le nom et la fortune de sa famille ont été restaurés au maximum des honneurs possibles, et il est venu de ce point rappeler le plus grand général de Venise et le plus grand saint du culte romain.
Pour protéger le souvenir des plus importants et vénérés parmi les serviteurs de culte de Venise et de Rome, John a été rebaptisé François (français) et promu comme saint immédiatement après sa mort. Ainsi, pendant le quinzième et le seizième siècle, le culte romain prétendait avoir rencontré les mêmes signes miraculeux de Jésus-Christ sous la forme spécifique des Stigmata.
En dépit de la connaissance acquise et de l'intellect qui nous conduit à tracer historiquement la nature de ces mythes, les fables créées deux cent ans après sa mort à propos de John (alias saint François d'Assise) persistent aujourd'hui.
1268-1275: Lorenzo Tiepolo ca 1195-1275 (46e)
Né vers 1195 - Venise (Italie)
Décédé le 15 août 1275 - Venise (Italie) , à l’âge de peut-être 80 ans
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste est un neveu à la 27e génération de Lorenzo Tiepolo, Doge de Venise.
En effet,
Jacopo Tiepolo, Ancêtre célèbre (2 liens de parenté)
est en même temps
le père de Lorenzo Tiepolo, Doge de Venise
un ancêtre à la 28e génération de Jacques Gérard Yves Chanis 1
Lorenzo Tiepolo est le 46e doge de Venise de 1268 à 1275.
Lorenzo Tiepolo est le fils du doge Jacopo Tiepolo, il grandit dès son plus jeune âge dans l'ombre de son puissant père faisant preuve, à l'instar de celui-ci, d'un fort caractère et une prédisposition aux affaires et à la conduite de l'État. Tiepolo démontre être un habile condottiere, en 1257, pendant la guerre avec Gênes, il conquiert Saint Jean d'Acre après une parfaite campagne maritime, excluant ainsi la rivale, Gênes, du précieux marché libanais et en lui infligeant d'importantes pertes financières. C'est pour commémorer cette victoire, selon la légende, que les Pilastri Acritani, deux piliers sculptés monumentaux rapportés de Saint-Jean d'Acre, sont élevés en façade de la basilique Saint-Marc
En 1262, il participe aux négociations de paix entre Venise et Guillaume II de Villehardouin, dont il était personnellement le vassal pour les iles des Sporades du chef de son épouse. En 1268, à la mort du doge Reniero Zeno, il apparait clair qu'il est l'unique vrai prétendant au dogat et il est élu le 23 juillet 1268.
Lorenzo Tiepolo est élu avec 25 voix sur 41 ; ce nouveau seuil de voix, qui ne sera plus changé jusqu'à la chute de la république, est établi au cours de ce vote alors que précédemment la majorité simple (21 voix) était suffisante. Si le peuple l'aime et lui réserve de grandes fêtes et des honneurs, certains nobles et responsables de l'état vénitien n'apprécient pas certaines décisions de type népotistes, charges et honneurs concédés à ses fils, et en réaction, un « grand chancelier » est mis en place avec pour mission de le contrôler, ce poste sera reconduit jusqu'à la chute de la république. En 1270, il signe la paix avec Gênes après la longue guerre qui a vu les deux puissances s'affronter sous le dogat de Reniero Zeno et d'autre part, Venise doit lutter pour faire reconnaitre sa primauté sur l'Adriatique, contesté par d'autres puissances mineures. De 1270 – 1273 il doit affronter une ligue composée de Bologne, Trévise, Vérone, Mantoue, Ferrare, Crémone, Recanati, Ancône et d'autres villes, en raison de rivalités commerciales. Après une phase difficile, il gagne la guerre et obtient un bon accord. Sous son dogat, en 1273, Marco Polo et ses parents partent pour la Chine dont ils reviendront seulement vers 1295. Lorenzo Tiepolo meurt le 15 août 1275, regretté par beaucoup. Il fut inhumé dans le même tombeau que son père sur la façade de la basilique de San Zanipolo.
Il épouse en premières noces une certaine Agnès, fille d'un personnage désigné par des traditions divergentes comme « roi de Rascie » ou comme « Bohémond de Brienne, roi de Romanie ». La première tradition serait erronée et résulterait d'une confusion entre Lorenzo et son fils Jacopo, qui aurait épousé la fille du ban de Croatie Stefan Subic ; Bohémond de Brienne serait quant à lui un fils d'un premier mariage de Jean de Brienne2. Sa seconde femme, épousée avant 1262, était Marchesina Ghisi, fille aînée de Geremia Ghisi, seigneur des Sporades. À la mort de ce dernier, Tiepolo aurait dû hériter des îles de Skopelos et Skyros du chef de sa femme, mais celles-ci furent occupées3 par le mari de la sœur de Marchesina, Filippo Ghisi4. De ce second mariage, il a deux fils : Jacopo Scopulo Tiepolo et Pietro Tiepolo
1280-1289: Giovanni Dandolo †1289 (48e)
Décédé le 2 novembre 1289
Il n'y a pas de lien de parenté directe entre Giovanni Dandolo, Célébrité et Jacques Gérard Yves Chanis 1
Giovanni Dandolo (né à Venise à une date inconnue et mort dans la même ville le 2 novembre 1289) est un homme politique italien du xiiie siècle qui fut le 48e doge de Venise, élu en 1280.
Giovanni Dandolo est le fils de Gilberto Dandolo, amiral vénitien s'étant illustré à la bataille de Settepozzi. Bien qu'il soit le fils d'un « héros », Giovanni ne se montre moins ambitieux que son père et rapidement, il entreprend une importante carrière politique devenant podestat de Bologne et Padoue. Lorsqu'il devient doge, il est à la tête des troupes vénitiennes d'Istrie afin de combattre une révolte. Il aurait aussi occupé des postes de diplomate et de gouverneur.
Il épouse une certaine Caterina dont il a eu quatre enfants.
Élu le 31 mars 1280, Giovanni Dandolo prend immédiatement les rênes de l’État contrairement à son prédécesseur Jacopo Contarini.
En 1281 il fait la paix avec Ancône par le traité de Ravenne et reprend immédiatement la guerre en Istrie et contre les révoltés de Crète dirigés par le Grec Alexis Kalergis et soutenus par l'empereur byzantin Michel VIII Paléologue, rival de Venise pour la domination de la Méditerranée orientale.
Ces conflits obligent la République de Venise à négocier des accords de paix avec Charles d'Anjou et Philippe III de France, et conclure une alliance par le traité d'Orvieto.
Dans la période 1282 – 1285 Venise est excommuniée pour ne pas avoir voulu aider le pape Martin IV à reconquérir la Sicile, fief du pape conquis par les Aragons ; l'excommunication sera abrogée en 1285 par le successeur de Martin, le pape Honorius IV. Dans le nord de l'Adriatique, ces années sont agitées en raison des nombreux conflits entre Venise et les révoltes soutenues par le patriarche d'Aquilée. La guerre s'élargit après l'intervention de l'empereur allemand Rodolphe Ier, qui s'allie avec le patriarche. La situation est grave pour Venise encerclée par trop d'ennemis, mais elle arrive néanmoins à établir une trêve.
Sur le plan interne, le 31 octobre 1284 le premier ducat est frappé, monnaie qui rapidement deviendra une des plus recherchées de la Méditerranée.
En 1286 le Grand Conseil (Maggior Consiglio) propose de réduire le nombre de ses membres, en en limitant l'accession par hérédité (Serrata del Maggior Consiglio), tentant ainsi de donner à la république une forme oligarchique ; la proposition n'est pas acceptée en raison de l'opposition et mais elle est acceptée en 1297. Dandolo meurt le 2 novembre 1289 et est enterré dans la basilique de San Zanipolo.
1289-1311: Pietro Gradenigo 1251-1311 (49e)
Né en 1251 - Venise (Italie)
Décédé le 13 août 1311 - Venise (Italie) , à l’âge de 60 ans
Doge de Venise
Pietro Gradenigo (né en 1251 à Venise – mort dans la même ville le 13 août 1311) est le 49e doge de Venise, élu en 1289.
Pietro Gradenigo est le fils de Marc. Il est un important homme politique, résolu et décidé, prêt à s'opposer au pape et imposer le bon vouloir de Venise aux villes les plus faibles. Pendant son mandat, par la dite Serrata del Maggior Consiglio (28 février 1297), la charge des conseillers majeurs devient héréditaire ce qui par la suite provoquera deux tentatives de coup d'État de la part des « bourgeois » exclus (Marin Bocconio, 1299 ou 1300 et Bajamonte Tiepolo, 1310). En 1310 à la suite de ces conjurations, le conseil des Dix (Consiglio dei Dieci) est créé. Sous son règne, la république risque de disparaitre au cours d'une guerre civile dévastatrice mais ses adversaires battus, il réussit à calmer la situation à faire gagner sa faction qui façonne Venise dans un sens oligarchique.
Le début du dogat, est assez agité et rapidement le peuple affuble Pietro du surnom péjoratif de « Pierazzo ». De plus, la guerre contre Gênes reprend (1294 – 1299) accompagné de la crise des marchés orientaux. Alors que la guerre se poursuit avec des résultats mitigés, le conflit latent qui avait débuté en 1286 explose en 1296 avec la proposition de réduire l'accession au conseil majeur afin de sélectionner ses membres en excluant les classes moyennes qui commencent à prendre de l'importance. Les plus grands opposants sont les derniers entrés qui perdent la possibilité d'accéder aux charges importantes. Au cours de la séance du 28 février 1297, dite Serrata del Maggior Consiglio, seuls sont admis ceux qui ont siégé au cours des quatre années précédentes et les descendants de ceux en avait fait partie jusqu'en 1172. Si après l'approbation de la mesure, une trêve politique s'amorce, rapidement la contestation reprend après la lourde défaite militaire qui a lieu à Curzola le 8 septembre 1298 contre les Génois. La paix de 1299, assez contraignante, touche économiquement les classes moyennes déjà atteinte politiquement par la serrata. Tout ceci conduit à une crise politico–institutionnelle.
En 1300, selon la chronique, quelques nobles exclus du pouvoir et touchés par les récents évènements, décident de renverser le doge : l'un d'entre eux Marin Bocconio s'offre d'entrer au conseil majeur et d'exterminer tous les chefs de la faction conservatrice. Grâce à un informateur, le gouvernement évente le complot et arrête les conjurés, par cette action, le mécontentement est renforcé et la contestation devient plus forte. D'un côté il y a désormais les familles Querini – Tiepolo soutenues par les familles mineures, de l'autre les nobles conservateurs. Ces tensions internes se répercutent sur la politique extérieure, la guerre s'engage, en 1308 contre la papauté, pour des questions de frontières.
En 1309, pendant la guerre en Romagne contre le pape, le commandant Marco Querini permet aux troupes ennemies de conquérir un précieux point d'appui (Castel Tebaldo, 28 août 1309) et de gagner la guerre. Traduit à Venise pour être jugé, il reçoit l'appui de Bajamonte Tiepolo et du clergé. Pietro Gradenigo est partisan d'une condamnation exemplaire de son adversaire politique. Rapidement, on arrive à des violences physiques lors d'une séance au conseil majeur qui, aux mains des conservateurs, tiennent pour responsable les Querini. Cette situation, insoutenable aussi bien politiquement que moralement conduit à un second complot. Cette fois, Bajamonte Tiepolo, apparenté aux fameux doges et homme respecté et aimé des différentes couches sociales prend la tête du complot auquel s'unissent toutes les plus grandes et importantes familles populaires et de la basse noblesse. Il est décidé d'agir la nuit des 14 et 15 juin 1310 en occupant les points névralgiques de la ville et en massacrant les ennemis dont le doge. Quelques heures avant d'agir, une fuite se produit et le doge, selon certains récits, emmène une colonne de défenseurs place Saint-Marc pendant que des escouades interceptent et massacrent les rebelles. La défaite des conjurés est totale et seul Tiepolo réussit à s'échapper et à s'exiler. Curieusement la répression, qui pouvait être violente, fut assez limitée et peu de gens furent condamnées. À la suite de ce complot, le 10 juillet 1310, le conseil des Dix est créé avec la charge de découvrir et réprimer les complots.
Pietro Gradenigo, victorieux, profita peu temps de sa victoire, en effet le 13 août 1311, à un peu moins de 60 ans, il meurt subitement. Il est enterré à Murano. Symbole de l'oligarchie pendant l'occupation napoléonienne, sa sépulture fut violée et son crane, fixé sur un bâton, fut promené dans la ville en signe de dérision.
Anecdote : Hergé, dans le Sceptre d'Ottokar, fait référence au doge, page 2, quand le professeur Halambique montre sa collection de sceaux pour expliquer à Tintin ce qu'est la sigillographie.
1329-1339: Francesco Dandolo 1258-1339 (52e)
Né vers 1258 - Venise (Italie)
Décédé le 31 octobre 1339 - Venise (Italie) , à l’âge de peut-être 81 ans
Il n'y a pas de lien de parenté directe entre Francesco Dandolo, Doge de Venise et Jacques Gérard Yves Chanis 1
Francesco Dandolo (né à Venise vers 1258 et mort dans la même ville le 31 octobre 1339) est le 52e doge de Venise élu en 1328, doge de 1328 à 1339.
Il avait reçu le surnom de Chien pour s'être présenté (en 1313) au pape Clément V avec une chaîne au cou, en le suppliant de retirer une excommunication que le pontife avait lancée contre la république. Sous son règne, Venise enleva à la maison Della Scala les villes de Trévise, Ceneda et Conegliano.
Pendant son dogat, Francesco Dandolo affronte de nombreuses guerres sur la terre ferme, presque toutes victorieuses, afin d'éviter que les ennemis de Venise ne prennent trop d'importance en Venetie et excluent la république des routes commerciales italiennes.
Issu d'une famille de très vieille noblesse (mais ne faisant pas cependant partie des familles « apostoliques »), Francesco Dandolo mène une vie aisée et s'implique rapidement dans la carrière diplomatique. Il est ambassadeur de Venise auprès des papes Clément V et Jean XXII en Avignon, qui à l'époque accueille la résidence épiscopale.
Il épouse Elisabetta Contarini dont il a trois filles et un fils. Il existe peu d'information sur sa carrière mais on lui doit en 1313 la révocation de l'excommunication infligée cinq ans auparavant par le pape. Il se dit qu'il se présenta devant le Saint Père Clément V à genou avec une chaîne au cou ce qui lui vaudra le surnom de « chien ». Le 4 janvier 1329, peu de jours après la mort du doge Giovanni Soranzo, il est élu à son tour.
Les problèmes, restés en sommeil sous le règne de son prédécesseur, explosent dès les premiers mois de son règne. Mastino II della Scala, seigneur de Vérone, poursuivant la politique territoriale de son oncle Cangrande della Scala, entre en conflit avec tous y compris Venise. Les villes de Feltre, Belluno et Vicence sont occupés par Mastino sans que Venise ne réagisse ce qu'elle fera lorsque Mastino commence à contrôler les flux du commerce fluvial.
Rapidement, une ligue se crée composée de Florence, Sienne, Bologne, Pérouse et d'autres villes de moindre importance.
Contrairement à la pratique l'époque, Venise ne fait pas appel à une armée de mercenaires, mais met en place la conscription de ses citoyens âgés de 20 à 60 ans. Par cette méthode, Venise est en mesure de dépêcher une armée de 40 000 hommes.
Après une longue période d'incertitude, en 1336 la ligue s'étend aux Visconti de Milan, les Este de Ferrare, les Gonzague de Mantoue et les États pontificaux. Padoue conquise et donnée à Carraresi) ainsi que d'autres villes en 1338. Encerclé de toutes parts, Mastino ne peut que demander de négocier avec la médiation de l'empereur Louis IV du Saint-Empire. Le 24 janvier 1339, la paix est signée dans la basilique Saint-Marc à Venise qui obtient Trévise, Ceneda, Conegliano et des routes commerciales sûr, les autres vainqueurs obtenant aussi des avantages qui mettent fin aux ambitions des Scaligeri. Florence reçoit des châteaux-forts, mais pas la ville de Lucques, ce qui provoque son ressentiment et deviendra une des causes de tension entre Venise et Florence.
Au cours de son règne Venise connait de nombreuses escarmouches avec les Turcs qui rivaliseront avec Venise pour la domination de la Méditerranée orientale au cours des siècles suivants.
Après un dogat passé sous la menace de guerres arrive une période d'accalmie dont Dandolo ne profitera pas car il meurt subitement le 31 octobre 1339. Il fut inhumé dans la basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari.
1339-1342: Bartolomeo Gradenigo 1256-1342 (53e)
Né en 1256 - Venise (Italie)
Décédé le 28 décembre 1342 - Catanzaro (Italie) , à l’âge de 86 ans
Podestà de Ragusa
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste est un neveu à la 25e génération de Bartolomeo Gradenigo, Doge de Venise.
En effet,
Marco Gradenigo (2 liens de parenté)
sont en même temps
les parents de Bartolomeo Gradenigo, Doge de Venise
des ancêtres à la 26e génération de Jacques Chanis 1
Bartolomeo Gradenigo (né en 1260 à Venise et mort dans la même ville le 28 décembre 1342) est le 53e doge de Venise élu en 1339. La brièveté à son dogat ne lui permit pas d'influencer la politique de Venise cependant il se distingua pour l'utilisation permanente de son influence pour s'enrichir ainsi que sa famille, au point d'être surnommé il «doge faccendiere».
Bartolomeo Gradenigo est né dans une famille de vieille noblesse. Dès son plus jeune âge, il s'occupe de politique et surtout de commerce faisant des affaires lucratives en Orient. Il se marie deux ou trois fois et il a six fils s'occupant tous de commerce. Bien qu'occupant des charges importantes telles que recteurs et podestat de Raguse et de Capodistria, il fait preuve d'un amour immodéré pour la richesse, défaut qu'il transmet à tous les membres de sa famille, si bien que peu avant sa mort, les conseillers ducal interdisent aux doges d'abuser de leur charge de cette manière.
Riche et vieux, très probablement, il se décide à dépenser une partie de son patrimoine pour s'attirer assez de sympathie afin d'être élu ce qui advient le 7 novembre 1339. Les trois années de dogat sont assez tranquilles, il n'y a pas de guerre mis à part une révolte en Crète et quelques incursions turques et même un certain rapprochement avec Gênes. Le 15 février 1340, une grosse tempête frappe la ville qui, selon la légende populaire, a été repoussée que par l'intercession surnaturelle de saint Marc, saint George et saint Nicolas, porté à la lagune par un humble pêcheur. Le pêcheur, de retour à Venise, reçut des trois saints un anneau dit anneau du pêcheur qu'il donna au doge. Une seconde curiosité est celle de la présence selon les calculs du gouvernement vénitien de l'époque, de la présence de plus de 11 000 prostitués dans la ville qui comptait moins de 150 000 habitants ; signe, pour beaucoup, d'une décadence morale désapprouvée par les chroniqueurs de l'époque. Gradenigo meurt le 28 décembre 1342. Il fut enterré dans la basilique Saint-Marc.
1343-1354: Andrea Dandolo 1306-1354 (54e)
Né le 30 avril 1306 - Venise (Italie)
Décédé le 7 septembre 1354 - Venise (Italie) , à l’âge de 48 ans
Il n'y a pas de lien de parenté directe entre Andrea Dandolo, Doge de Venise et Jacques Gérard Yves Chanis 1
Andrea Dandolo, né le 30 avril ou le 3 mai 1306 et mort à Venise le 7 septembre 1354, est le 54e doge de Venise.
Descendant de la vieille famille de la noblesse vénitienne des Dandolo (en), qui fournit à la République de Venise quatre doges, de nombreux amiraux et quelques autres citoyens éminents, et qui joue un rôle important dans la politique vénitienne du xiie au xve siècle, Andrea Dandolo est un homme de culture juridique et historiographique. Il étudie le droit à l'université de Padoue, où il est ensuite professeur de droit avant son élection. Ami de Pétrarque, qui a écrit de lui qu'il est « un homme juste, incorruptible, plein d'ardeur et d'amour pour son pays, érudit, éloquent, sage, affable et humain », il est un grand protecteur des arts. Il réforme la législation de Venise, promulguant en 1346 un code compilant les lois applicables dans la République. Il épouse Francesca Morosini avec qui il vit un rapport assez tourmenté : celle-ci, après une visite d'État d'Isabella Fieschi, épouse de Luchino Visconti seigneur de Milan, à laquelle, selon elle, le doge avait réservé trop d'attention, décida de se faire enterrer loin de lui. Son parcours dans la vie publique vénitienne est très précoce. En 1331, à seulement 25 ans, il est nommé procurateur de la Basilique Saint-Marc. À 37 ans, il est élu doge le 4 janvier 1343 après six votes, pour succéder à Bartolomeo Gradenigo, mort le 28 décembre précédent.
Sous son dogat, Venise soutient une guerre désastreuse contre les Hongrois, à la suite de la septième révolte de Zara contre la République Sérénissime. Alliée des Hongrois, Gênes envoie dans l'Adriatique une puissante flotte sous le commandement de Paganino Doria, qui ravage les possessions vénitiennes, et menace Venise elle-même, qui est sauvée par la grande victoire navale de Loiera en 1353 Le 25 janvier 1348, Venise subit un violent tremblement de terre qui fait des centaines de victimes, détruisant de nombreux édifices, et subit également une terrible épidémie de peste qui ne prend fin qu'en 1350, décimant pendant ces deux années le tiers de la population. En 1353, malgré la tentative de médiation de Pétrarque, les hostilités contre Gênes reprennent ; les dures batailles et les défaites réciproques contraignent les deux adversaires à s'allier avec les puissances de la terre ferme italienne ; ainsi une guerre localisée se transforma en guerre totale. La guerre provoque la rupture entre Dandolo et Pétrarque après que le premier a accusé le second de favoriser les Visconti, ses mécènes et les alliés de Gênes. Les Génois gagnent le 3 novembre 1354 une importante bataille qui détermine le résultat de la guerre en leur faveur : à l'époque, Dandolo est déjà mort, selon certains de chagrin, le 7 septembre 1354. Son ami Pétrarque, malgré leurs mauvais rapports, le regretta longtemps comme homme et humaniste. Il fut le dernier doge enterré dans la basilique Saint-Marc, dans un somptueux tombeau se trouvant dans le baptistère de la basilique. Andrea Dandolo a écrit deux chroniques latines sur l'histoire de Venise que l'on peut retrouver au tome XII du recueil de Muratori, Rerum Italicarum Scriptores.
1354-1355: Marino Faliero ca 1285-1355 (55e)
Né vers 1285
Décédé le 17 avril 1355 - Venise (Italie) , à l’âge de peut-être 70 ans
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste est un descendant à la 23e génération d'une cousine de l’épouse de Marino Faliero, Doge de Venise.
En effet,
Pietro Gradenigo, Doge de Venise (2 liens de parenté)
sont en même temps
des grands-parents de l’épouse de Marino Faliero, Doge de Venise
des ancêtres à la 25e génération de Jacques Chanis 1
Marin Falier (italianisé en Marino Faliero), né vers 1285 et mort décapité le 17 avril 1355, est le 55e doge de Venise, élu le 11 septembre 1354.
Marin Falier (italianisé en Marino Faliero) est né vers 1285. On sait peu de choses sur sa jeunesse, si ce n’est qu’à l’âge de trente ans il devient membre du Conseil des Dix qui venait d'être constitué après la conjuration de Bajamonte Tiepolo. De noblesse ancienne, issu d'une famille probablement originaire de Fano qui avait déjà donné deux doges à la République de Venise1, fort riche et propriétaire de vastes terres, Faliero était un homme d’action, hautain mais courageux, capable aussi de gestes violents comme lorsqu'il gifla un évêque qui s’était présenté en retard à une cérémonie présidée par lui
Après la mort d'Andrea Dandolo, Marin Falier fut élu doge de Venise le 11 septembre 1354, au premier tour de scrutin. Il se trouvait alors à Avignon, comme ambassadeur de Venise auprès du pape Innocent VI. Il arrive à Venise le 5 octobre suivant, sur le Bucentaure. Son arrivée fut cependant marquée par un incident qui fut qualifié de mauvais augure : perdu dans le brouillard, le navire accosta non pas devant la porte du palais des Doges mais devant les deux colonnes de Saint Marc et de Saint Théodore, entre lesquelles avaient traditionnellement lieu les exécutions capitales. Son ambition de grandeur, son caractère violent lui firent considérer la fonction ducale comme insuffisante pour un homme de son tempérament. L'époque de son dogat était en outre marquée par une récession économique dont le peuple pâtissait. Dans de telles conditions, la concurrence avec Gênes était économiquement insupportable : la guerre contre Gênes avait fortement perturbé le commerce et aggravé les difficultés économiques (ainsi, les taux d’intérêt avaient été relevés de 40 %). De 1350 à 1355, Venise connut une situation économique particulièrement délicate, dans une Europe qui peinait à se remettre des conséquences désastreuses de la Peste Noire de 1347-1351. Falier tenta alors de négocier un accord secret avec le gouvernement de Gênes, destiné à assouplir la concurrence entre les deux cités rivales.
Falier eut alors l’idée d’une conjuration permettant d’asseoir la domination de sa famille contre l’aristocratie qui dominait la cité ; il parvint à rallier à son projet quelques grands bourgeois de Venise : Bertuccio Israello, propriétaire de navires, Filippo Calendario, tailleur de pierres et riche propriétaire de chalands, ainsi que Bertrando Bergamoso, riche tanneur. La date de l’insurrection fut fixée au 15 avril 1355 : les insurgés, armés, devaient envahir le palais ducal, assassiner les membres des divers Conseils ainsi que les membres de la noblesse présents, supprimer le Grand Conseil et proclamer le doge « Seigneur de Venise ». La conjuration échoua à cause des confidences de Bergamose à un de ses amis, le patricien Nicolo Lion : les conjurés furent rapidement arrêtés et soumis à la torture et on put ainsi apprendre le nom de leur chef, le doge en personne. La ville fut alors mise en état d’alarme. Le 16 avril, Bertucio Israello et Filippo Calendario furent jugés et exécutés, en compagnie de neuf autres conjurés.
Le 17 avril, ce fut le tour de Marino Faliero d’être jugé pour haute trahison : outre la tentative de coup d'État contre les institutions vénitiennes, il lui fut reproché d'avoir tenté de négocier l'accord économique avec Gênes, alors grande rivale de Venise. Il fut condamné à être décapité. L’exécution eut lieu dans la cour du Palais des Doges, au pied du perron sur lequel, avant de ceindre la couronne ducale, Faliero avait prêté serment d’observer la « promissione ». Le bourreau, son épée sanglante dans la main, cria aux spectateurs : « constatez tous qu’il a été fait justice du traître ». Le cadavre du doge resta exposé toute une journée, la tête tranchée. Au soir du 18 avril, il fut déposé dans une gondole et inhumé sans aucune cérémonie, dans un caveau creusé dans une chapelle de la basilique de San Zanipolo, nécropole des doges de Venise.
Marin Faliero est le seul des 76 premiers doges à ne pas être dépeint dans la salle du Grand-Conseil du Palais des Doges, pour cause de haute trahison. L'emplacement où devrait se trouver son portrait montre une tenture noire sur laquelle est inscrite la phrase suivante : « Hic est locus Marini Falieri decapitati pro criminibus » (Ici se trouve l'emplacement de Marin Falier, décapité pour ses crimes). Cette mise en scène était destinée à impressionner les ennemis de la République et à montrer qu'aucun, fût-il revêtu de la plus haute dignité, n'était à l'abri du châtiment.
1355-1356: Giovanni Gradenigo 1280-1356 (56e)
Né en 1280 - Venise (Italie)
Décédé le 8 août 1356 - Venise (Italie) , à l’âge de 76 ans
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste est un descendant à la 24e génération d'une cousine de Giovanni Gradenigo, Doge de Venise.
En effet,
Marco Gradenigo (2 liens de parenté)
sont en même temps
des grands-parents de Giovanni Gradenigo, Doge de Venise
des ancêtres à la 26e génération de Jacques Chanis 1
Giovanni Gradenigo (né à Venise à une date inconnue (vers 1280) et mort dans la même ville le 8 août 1356) est le 56e doge de Venise élu en 1355. Pendant son dogat, il fait la paix avec Gênes.
Giovanni Gradenigo est le fils de Marino, frère du doge Pietro Gradenigo. Il se marie deux fois. Il est élu immédiatement après la conjuration du doge Marino Faliero. Il réalise une grande partie de sa carrière dans l'administration et il devient podestat de Capodistria, Padoue et Trévise. Il est connu comme une personne bourrue et austère mais fidèle envers la république. Probablement ce dernier trait contribua à son élection. le 21 avril 1355 il est élu et il épouse en secondes noces, Felipa, d'origine incertaine. En juin, la république de Venise épouvantée par le complot interne, signe un traité de paix avec la république de Gênes mettant fin à une longue et désastreuse guerre. Sous son règne, les traitres qui avaient comploté contre Venise sont condamnés. Au début de 1356 Venise se retrouve impliquée dans de nouvelles guerres aussi bien sur la terre ferme qu'en Dalmatie. Son règne fut bref, il meurt le 8 août 1356 sans avoir particulièrement marqué la gestion de l'État. Il fut inhumé dans la basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari mais son tombeau n'a pas survécu au temps.
1365-1368: Marco Cornaro 1285-1368 (59e)
Né en 1285 - Venise (Italie)
Décédé le 13 janvier 1368 - Venise (Italie) , à l’âge de 83 ans
Il n'y a pas de lien de parenté directe entre Marco Cornaro, Doge de Venise et Jacques Gérard Yves Chanis 1
Marco Corner (né à Venise en 1285 - mort le 13 janvier 1368 à Venise) était un homme politique italien du Moyen Âge, qui fut le 59e doge de Venise, élu en 1365. Il est le fils de Giovanni et de Agnese (dont la « maison » ne nous est pas parvenue), il a cinq frères. Sa famille (son nom est Corner même si souvent on emploie Cornaro) est très importante à Venise et elle est considérée comme une des plus anciennes, remontant aux Romains1 et des plus puissantes. Après une longue carrière dans l'administration vénitienne, en 1365 il est élu doge à la suite de Lorenzo Celsi, connu pour ces excès. Fidèle depuis toujours aux idéaux républicains oligarchiques sur lequel est organisé Venise, il est un bon doge de transition et ramène la paix dans les institutions publiques secouées par des tentatives de complot destinées à renverser la forme républicaine du gouvernement.
Marco Corner se marie deux fois, avec Giovanna Scrovegni de Padoue, puis une seconde fois avec Caterina dont on sait peu de choses si ce n'est sa modeste origine ce qui rendra difficile son élection. De la première union, naissent trois garçons et deux filles. Dans sa jeunesse, il s'occupe de commerce avec l'Orient sans grand succès ; par contre, il se distingue dans l'administration publique. Il est de nombreuses fois ambassadeur auprès de l'empereur Charles IV et du pape Clément VI, et fait également partie de la délégation de Venise à l'élection du pape Urbain V à Avignon. Il administre d'importantes villes de l'entre-terre vénitiens. Venise, en raison de la Serrata del Maggior Consiglio (1297), connait une période très agitée, en effet la république de Venise s'est transformée en une véritable oligarchie à la tête de laquelle sont admis seulement quelques dizaines de familles. Naturellement ceci n'est pas bien vu par la majorité de la population, particulièrement par les riches marchands qui n'ont pas été anoblis. Les complots n'ont jamais réellement cessé, notamment par ceux qui ont intérêt à abattre la nouvelle forme oligarchique (complot de Marin Bocconio en 1300 ou de Marino Falier en 1355 ou tentative supposée contre Lorenzo Celsi en 1365). Corner se montre fidèle à la république et se distingue pendant le complot du doge Marino Falier qui, désireux de devenir prince de Venise, convainc certains nobles de la ville de s'unir à lui dans un plan qui l'aurait désigné seigneur absolu. Le complot découvert, Marco Corner, à l'époque le plus ancien sénateur et donc faisant automatiquement office de vice–doge, conduit la flotte vénitienne pour contrôler la lagune de façon à interdire les interventions en faveur des insurgés de la terre-ferme. Il gère alors pendant une courte période l'État en attente de l'élection du nouveau doge (17 avril – 21 avril 1355). Il y a peu d'informations sur la période qui suit 1355 même s'il apparaît qu'il concourt, sans succès, à la charge de doge pendant le « conclave » de 1361 dont sort vainqueur son prédécesseur, Lorenzo Celsi. À l'époque, il est désigné comme chevalier sans savoir qui lui a conféré ce titre.
La mort de Lorenzo Celsi le 18 juillet 1365, officiellement pour maladie mentale et le conclave qui l'élit le 21, provoquent une certaine tension dans la société vénitienne qui, ayant à peine échappé au complot de 1355, craint de retomber dans une guerre civile. Malgré les calomnies adverses concernant la petite origine de sa femme, Corner apparaît comme idéal pour la charge suprême: âgé, il a 80 ans, modeste, fidèle. Une fois élu face à Giovanni Foscarini et de son successeur Andrea Contarini, il introduit un comportement respectueux envers les organes publics, très différent de l'arrogance de ses prédécesseurs. Pendant les deux ans et demi de son règne, Venise ne voit pas grands changements en ce qui concerne le commerce international, la principale source de richesse même si elle perd les îles de Chios, Lesbos et Phocée au profit de la République de Gênes. Il réussir à rétablir le commerce avec l'Égypte convaincant le pape Urbain V d'annuler l'interdiction de commercer avec les infidèles. Corner ordonne la construction d'une aile du palais des Doges. Une révolte éclate en Crète (Candie). Les Vénitiens déciment la population et rasent beaucoup de villages, repeuplant la zone de colons sélectionnés pour leur fidélité. Marco Corner meurt à l'aube du 13 janvier 1368. Il est enterré dans la basilique de San Zanipolo, dans un tombeau décoré avec des sculptures dont une Vierge à l'enfant de Nino Pisano.
1473-1474: Nicolo Marcello ca 1399-1474 (69e)
Né vers 1399 - Venise (Italie)
Décédé le 1er décembre 1474 - Venise (Italie) , à l’âge de peut-être 75 ans
Doge de Venise
Il n'y a pas de lien de parenté directe entre Nicolo Marcello, Doge de Venise et Jacques Gérard Yves Chanis 1
Nicolo Marcello (vers 1399 – 1er décembre 1474) est le 69e doge de Venise élu en 1473. Il exerce sa charge sur une courte période, du 13 août 1473 à sa mort.
Pendant son dogat, les affrontements avec les Turcs à Chypre, Scutari et dans le Frioul se poursuivent.
Marcello travaille beaucoup en Orient, surtout à Damas, avant de prendre diverses charges importantes au service de la Sérénissime, en particulier à Brescia, Vérone et Udine. Il est le chef du Conseil des Dix, ainsi que conseiller et procuratore di supra. Il est connu pour être bigot et particulièrement lié aux Jésuates. il épouse Bianca Barbarigo, et en secondes noces Contarina Contarini dont il a une fille.
Pour son élection, il a pour adversaire les futurs doges Pietro Mocenigo et Andrea Vendramino et le choix est très difficile. Après un long scrutin, il est élu le 13 août 1473. Au cours de son bref règne, il s'emploie d'abord à la réorganisation des finances de l'état. Une nouvelle monnaie en argent est émise qui sera appelé Marcello en son honneur. Très habile administrateur, il réussit à préserver les caisses du trésor selon le chroniqueur Malipiero. Il poursuit la guerre contre les Turcs et en août 1474 le provéditeur Antonio Loredan défend avec succès et après de dures batailles, la ville de Scutari encerclée par les troupes ennemies.
L'évènement le plus important de son règne est la tentative de coup d'État à Chypre le 14 novembre 1473 lorsque certains notables fidèles au roi Ferdinand de Naples cherchent à déposer Catherine Cornaro, reine de Chypre, veuve du roi Jacques II. L'amiral Pietro Mocenigo, futur doge, réagit promptement et l'île passe sous contrôle vénitien. Nicolò Marcello ne participe pas à ces évènements car il meurt le 1er décembre 1474. Dans son testament, il laisse une grande partie de son patrimoine à des œuvres de charité.
Il fut d'abord inhumé dans l'église de Santa Marina puis à sa destruction en 1818, il fut transféré dans la basilique de San Zanipolo. Son tombeau est une œuvre de Pietro Lombardo.
1478-1485: Giovanni Mocenigo 1409-1485 (72e)
Né en 1409 - Venise (Italie)
Décédé le 14 septembre 1485 - Venise (Italie) , à l’âge de 76 ans
Doge de Venise
Il n'y a pas de lien de parenté directe entre Giovanni Mocenigo, Doge de Venise et Jacques Gérard Yves Chanis 1
Giovanni Mocenigo (Venise, 1409 – Venise, 14 septembre 1485) est un homme politique italien du xve siècle, qui fut le 72e doge de Venise, élu en le 18 mai1478.
Fils de Leonardo Mocenigo et Francesca Molin, frère du doge Pietro Mocenigo (1474-1476), Giovanni vit dans l'ombre de son frère ; il n'a pas fait une grande carrière dans le secteur public même si, selon certaines hypothèses, cela serait dû au fait que son frère ayant obtenu, quelques années auparavant, la charge de doge, le gouvernement aurait souhaité éviter de concentrer trop de pouvoir entre les mains d'une même famille.
Il épouse Taddea Michiel, qui meurt de la peste le 23 octobre 1479.
Selon certains chroniqueurs, il est élu plus pour les mérites de son frère que pour les siens ; cependant, l'historien Da Mosto rapporte des chroniques dans lesquelles il est présenté en «homme tranquille, humain, libéral, droit et juste», donnant une bonne impression de ce personnage. Préférant se baser sur les faits plutôt que sur des points de vue souvent influencés par des opinions politiques, Mocenigo est considéré comme un bon doge et, bien que contraint à une onéreuse paix avec les Turcs en 1479, il gouverne la ville avec énergie et sûreté.
Giovanni est élu après le huitième scrutin, le 18 mai 1478, grâce à l'appui des quelques parents influents. Son règne débute avec les derniers affrontements de la première longue guerre turco-venitienne (1463 - 1479). La disproportion des forces oblige la république à une onéreuse paix : le 25 janvier 1479, elle doit céder plusieurs forteresses et payer un lourd tribut pour pouvoir commercer librement sur les terres de l'empire ottoman. La guerre terminé, la peste s'installe et, après avoir fauché la plus grande partie de la population citadine, emporte la femme du doge. Le doge aussi en est atteint mais il réussit à survivre.
En 1480 alors que le Levant est pacifié, la tension monte avec la terre ferme. Venise, désormais puissance nationale, voit d'un mauvais œil la présence dans la Polesine du duc de Ferrare Ercole d'Este soutenu par le roi de Naples Ferdinand Ier. Grâce à une alliance d'intérêt avec le pape Sixte IV qui espère obtenir des bénéfices pour son neveu Girolamo Riario, Venise entre en guerre et bat le duc bien que le pape ait changé de camp, pour des raisons d'opportunisme. La paix est signée le 7 août 1484 à Bagnoli et donne la Polesine à la Sérénissime. Entre-temps, le 14 septembre 1483, un incendie détruit le palais des Doges et, rapidement, de gros travaux de reconstruction débutent.
Le doge Mocenigo, lors de l'été 1485, est touché pour la seconde fois par la peste. Il en meurt le 14 septembre 1485 et est enterré rapidement et en secret afin d'éviter la contagion. Depuis sa mort, tous les enterrements de doges se feront avec de faux cadavres.
Son tombeau en marbre de Carrare réalisé par le sculpteur vénitien Tullio Lombardo se trouve dans la basilique de San Zanipolo. La construction de ce monument débute en 1500 et s'acheve avant 1522.
Le doge Mocenigo apparaît rapidement dans le jeu vidéo Assassin's Creed II. Il sera empoisonné par Carlo Grimaldi, sous-fifre de Rodrigo Borgia, afin que l'un des Templiers de Venise lui succède. Le choix sera finalement porté sur Marco Barbarigo, qui sera lui aussi assassiné peu de temps après.
1625-1629: Giovanni Cornaro (96e)
Né le 11 novembre 1551 - Venise (Italie)
Décédé le 23 décembre 1629 - Venise (Italie) , à l’âge de 78 ans
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste est un descendant à la 15e génération d'un cousin au 11e degré de Giovanni Cornaro, Doge de Venise.
En effet,
Amédée De Savoie, Comte De Savoie (2 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 11e génération de Giovanni Cornaro, Doge de Venise
un ancêtre à la 26e génération de Jacques Chanis 1
Giovanni Ier Corner (parfois italianisé en Cornaro) (né le 11 novembre 1551 à Venise – mort dans la même ville le 23 décembre 1629) était un homme politique italien du xviie siècle, qui fut le 96e doge de Venise. Élu le 4 janvier 1625 pour succéder à Francesco Contarini, son dogat dure jusqu'en 1629.
Les Corner appartiennent aux familles les plus anciennes, les plus riches et les plus influentes de la ville. Ils ont fait fortune essentiellement dans le prêt d'argent. Quatre membres de cette famille deviennent doge. Caterina Corner a également été reine de Chypre entre 1474 et 1489. Au xviie siècle, la famille se singularise essentiellement par ses pratiques sans scrupules et son favoritisme éhonté.
Giovanni Corner est le fils de Marcantonio et de Cecilia Giustinian. Avant de devenir doge, il avait eu une carrière médiocre, sans éclat, ce qui né démontre pas de vraie valeur ou capacité pour cette charge. Il est podestat de la partie continentale, surintendant, et devient (grâce à un versement d'argent) procurateur, mais, selon certains chroniqueurs, il doit plus ces postes à l'importance de son nom qu'à ses qualités personnelles. Par contre, malgré ses faibles capacités, il est richissime, et lié, de longue tradition, à l'Eglise. Il épouse Chiara Dolfin qui vient également d'une famille de doges. Ils ont six filles et six fils. Il donne à ses fils des postes lucratifs et influents. Giovanni Corner, heureux de sa position et de la réussite de ses enfants, ne pense de toute façon pas, à la mort de son prédécesseur, Francesco Contarini, être candidat au dogat et n'aspire qu'à poursuivre ses affaires et vivre tranquillement ses dernières années, mais le destin lui réserve un avenir bien différent.
Après de violents affrontements entre les vieilles et les nouvelles familles (case vecchie et case nove), il est élu doge à l'unanimité au quarante-deuxième tour de scrutin le 4 janvier 1625. Après son élection, ses fils Alvise et Francesco qui est marié à la fille de l'ancien doge Antonio Priuli conservent leurs fonctions de sénateurs, ce qui n'est pas autorisés par les lois vénitiennes. Son fils Federico devient, après l'intervention de son père auprès du Vatican avec qui les Cornero entretiennent traditionnellement de bonnes relations, évêque de Vicence et cardinal. Le quatrième fils, Marcantonio, est prêtre de San Marco. Le plus jeune, Giorgio, se singularise par son énergie à contourner les lois commerciales de la Sérénissime. Enfin, l'un de ses cousins devient conseiller du Doge. En 1627, l'accumulation des fonctions au sein de la famille est critiquée par Renier Zen, un membre du Conseil des Dix. Zen, qui a déjà découvert les pratiques illégales d'Antonio Priuli, menace d'amener le doge devant le tribunal et réclame l'institution d'une commission. Les Cornero recourent alors à la force et à des moyens illégaux pour le vaincre: le 30 décembre 1627, Zen est gravement blessé dans le palais du doge par Giorgio Corner et deux de ses serviteurs. Giorgio fuit hors de la ville et est banni de la ville; ses biens immobiliers sont saisis. Zen commence alors à tenir des discours critiques et à accuser ses ennemis publiquement. Le 23 juillet 1628, Corner interrompt l'un de ces discours et provoque des émeutes dans toute la ville en tentant, avec l'appui de ses alliés, de faire exiler Renier Zen. Le 17 septembre 1629, le tribunal de la Quarantina General suspend la condamnation contre Zen. Le parti du doge subit alors une sévère défaite et le doge propose sa démission, qui est refusée. Une nouvelle guerre se dessine dans le Montferrat alors qu'il n'est plus en mesure de gouverner. Giovanni Corner meurt quelques mois plus tard, le 23 décembre 1629, et est enterré dans la chapelle familiale de l'église San Nicolò da Tolentino.
1656-1656: Francesco Cornaro 1585-1656 (101e)
Né le 6 mars 1585 - Venise (Italie)
Décédé le 5 juin 1656 - Venise (Italie) , à l’âge de 71 ans
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste est un descendant à la 14e génération d'une cousine au 12e degré de Francesco Cornaro, Doge de Venise.
En effet,
Amédée De Savoie, Comte De Savoie
est en même temps
un ancêtre à la 12e génération de Francesco Cornaro, Doge de Venise
un ancêtre à la 26e génération de Jacques Chanis 1,
Francesco Corner parfois italianisé en Cornaro (né le 6 mars 1585 à Venise – mort dans la même ville le 5 juin 1656) était un homme politique italien du xviie siècle, qui fut le 101e doge de Venise. Élu en 1656 pour succéder à Carlo Contarini, son dogat s'achève la même année.
Francesco Corner est le fils de Giovanni Ier Corner doge de 1625 à 1629. Il se marie avec Andriana Priuli, fille du doge Antonio Priuli (doge de 1618 à 1623), avec qui il a six garçons et deux filles. Issu d'une famille et voisine des positions cléricales et pro-romaine, il se distingue par un prodigieuse carrière politique tachée uniquement par une expulsion pendant une ambassade, par le duc de Savoie qui le soupçonne d'une conspiration à son égard. Il semble qu'il n'ait pas voulu être élu doge car, désormais âgé, il préfère se consacrer à ses affaires plutôt qu'à la politique. Son dogat est devenu célèbre pour être le plus bref de l'histoire de la république vénitienne: après 26 tours de scrutin et à l'âge de 81 ans, il est élu le 17 mai 1656 et il meurt le 5 juin. Pendant son règne très court, on ne note rien de particulier. Il est enterré dans la chapelle de la famille Corner dans l'église San Nicolò da Tolentino.
1709-1722: Giovanni Cornaro 1647-1722 (111)
Né le 4 août 1647 - Venise (Italie)
Décédé le 12 août 1722 - Venise (Italie) , à l’âge de 75 ans
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste est un descendant à la 12e génération d'une cousine au 14e degré de Giovanni Cornaro, Doge de Venise.
En effet,
Amédée De Savoie, Comte De Savoie (2 liens de parenté)
est en même temps
un ancêtre à la 14e génération de Giovanni Cornaro, Doge de Venise
un ancêtre à la 26e génération de Jacques Chanis 1
Giovanni II Corner , ou Cornaro ( Venise , 4 août 1647 - Venise , 12 août 1722 ), fut le 111ème doge de la République de Venise à partir du 22 mai 1709 jusqu'à sa mort.
Giovanni, qui appartenait à une famille riche et puissante, épousa Laura Corner, sa parente, augmentant sa fortune. Grâce à l'influence politique et religieuse (nombre de ses proches étaient évêques), il a pu mener une carrière politique au Grand Conseil . Sa vie est passée «confortablement» grâce aux faveurs de ses proches et de ses proches qui lui ont permis de faire une carrière rapide et fructueuse.
En vertu de ces faveurs, le 22 mai 1709 , la mort de Alvise Mocenigo II , a réussi à se faire élire doge au premier tour de scrutin avec moins de 40 voix sur 41. Au cours de son mandat, malgré le désir de Venise de rester en dehors des guerres à cette époque, en 1714, Venise fut obligée de se battre pour la énième fois contre l'empire ottoman qui tentait de pénétrer dans l' Adriatique . La guerre, qui a pris la République au dépourvu politiquement et militairement, s'est immédiatement détériorée et a bientôt détruit la Morée et quelques-unes des plus importantes bases commerciales de la Méditerranée orientale. Les seuls succès notables ont été la défense réussie de l'île de Corfou ( 1715 ) et le blocus des raids turcs dans le sud de la Dalmatie . La paix de Passarowitz (1718) a vu la république vénitienne comme un protagoniste marginal et a décrété le début de la longue décadence qui continuera jusqu'à sa chute, en 1797.
Giovanni Corner mourut le 12 août 1722 et fut enterré au Tolentini .
Sa femme Laura, retraitée dans un couvent, est décédée en mai 1729 .
1762-1763: Marco Foscarini 1696-1763 (117)
Né le 4 février 1696 - Venise (Italie)
Décédé le 31 mars 1763 - Venise (Italie) , à l’âge de 67 ans
Ecrivain et homme politique vénitien, Doge de Venise
Il n'y a pas de lien de parenté directe entre Marco Foscarini, Doge de Venise et Jacques Gérard Yves Chanis 1
Marco Foscarini (né le 4 février 1696 à Venise - mort le 31 mars 1763) est un écrivain et homme politique italien du xviiie siècle, qui est le 117e doge de Venise, élu en 1762 pour succéder à Francesco Loredano.
Marco Foscarini est le second fils de Nicolò et de Eleonora Loredan. Il fait ses études à l'académie des nobles de San Francesco Saverio à Bologne puis rentre à Venise où il se consacre à ses passions dont la littérature. On sait qu'il ne dispose pas d'une grande fortune mais il est doté d'une intelligence hors du commun qui le place parmi les Vénitiens les plus talentueux de l'histoire de la République.
Pendant sa jeunesse et plus tard, il occupe avec succès des petites charges diplomatiques aurpès d'ambassades importantes comme Rome et Turin.
Par la suite, il s'oriente vers la carrière politique où il occupe diverses charges: sage de terre ferme, diplomate, procurateur de Saint-Marc et sage du conseil.
Réputé pour son érudition, il est curieux de noter qu'un de ses centres d'intérêts sont les coraux au point que l'écrivain Gasparo Gozzi, qui est souvent son invité, se plaint que toutes les conversations reviennent sur ce sujet insolite. Comme tous les érudits de son époque Marco Foscarini dispose d'une importante collection d'ouvrages et de manuscrits anciens. Pour enrichir ses archives, il ne dédaigne pas avoir des comportements indignes d'un gentilhomme; on rapporte que pendant une ambassade à Rome, avec l'aide de son neveu Sebastiano, il déroba à son hôte, semble-t-il un cardinal, un précieux manuscrit le remplaçant par un faux.
Devenu procurateur de Saint-Marc en raison de ses mérites, il se retire de la carrière diplomatique pour se consacrer à ses études et améliorer son éloquence dans un but politique et littéraire.
1745 est l'année du tournant de sa vie. Pietro Foscarini d’une branche mineure de sa famille, très riche et sans héritier, le nomme son héritier universel, lui attribuant un immense patrimoine. Avec l'argent, Foscarini trouve à ses côtés Elisabetta Corner, veuve de Pietro, qui, selon certaines mauvaises langues, lui prodigue beaucoup de faveurs, celui-ci étant par ailleurs célibataire. S'il n'est pas certain qu'elle soit sa maitresse, il est certain qu'ils sont liés, pendant toute leur vie, par une grande amitié. Sans assumer de nouvelles charges importantes Marco Foscarini, en plus d'être apprécié pour ses compétences, dispose d'un vaste patrimoine qu'il peut investir et de nombreuses connaissances.
Ses discours sont restés célèbres et ce jusqu'à nos jours, l'un d'eux est tellement bouleversant que c'est seulement à sa conclusion qu'on s'aperçoit que quatre heures se sont écoulés depuis son début. Sa réputation est renforcé par son sentiment nationaliste: il est appelé « Gran Cagnesco » pour le fait d'être toujours très sérieux et de ne pas tolérer de critiques envers la République. Cette attitude, en réalité, révèle une appartenance à la mouvance conservatrice qui refuse les idées des nobles progressistes qui voyant l'état misérable de la république de Venise, veulent la rénover.
Marco Foscarini est devenu membre de la Royal Society le 8 février 1759
De nombreux témoignages et des lettres expédiées par Foscarini à Elisabetta Corner le montrent prêt à prendre le dogat depuis 1760. Son attente presque embarrassante se conclut le 19 mai 1762, avec la mort de Francesco Loredan. Après avoir été candidat, il corrompt tellement d'électeurs que l'on raconte que, saluant Elisabetta Corner alors qu'il sort pour aller prendre des nouvelles du scrutin décisif, il dit : « Je reviendrai doge ou je ne reviendrai pas ». On dit aussi que même Elisabetta Corner se mit à corrompre les possibles concurrents afin de faire gagner son favori et la satire de l'époque le représente sous les traits de l'impératrice Marie-Thérèse, vraie patronne de l'empire autrichien bien qu'elle ne soit que l'Impératrice consort. Marco Foscarini est élu le 31 mai au premier scrutin et assume immédiatement sa charge. Curieusement, après avoir tellement brigué le poste, Foscarini tombe malade presque immédiatement et doit à plusieurs fois se retirer pour se soigner. Les seize médecins qui s'occupent de lui sont partagés et ils recommandent des thérapies différentes et opposées. Sa santé ne s'améliorera jamais et le 31 mars 1763, après dix mois d'un dogat anonyme, il meurt. Il est enterré dans l'église San Stae.
Elisabetta Corner, qui lui survit, doit payer 250 000 ducats de dettes et on raconte qu'elle dut hypothéquer jusqu'à ses portes pour payer la campagne électorale.
En 1867 après l'annexion de Venise par le Royaume d'Italie le lycée San Caterina, créé en 1807, prend son nom. L'école existe encore aujourd'hui avec pour nom Convitto Nazionale – Liceo Classico Marco Foscarini.
Il est l'auteur d'une Histoire de la littérature vénitienne (Padoue, 1752), ouvrage riche en documents, et rédigé avec critique, mais inachevé.
1763-1778: Alvise Mocenigo 1701-1778 (118)
Né le 19 mai 1701 - Venise (Italie)
Décédé le 31 décembre 1778 - Venise (Italie) , à l’âge de 77 ans
Doge de Venise
Jacques Gérard Yves Chanis 1, Généalogiste est un descendant à la 11e génération d'un cousin au 15e degré de l’épouse d'Alvise Mocenigo, Doge de Venise.
En effet,
Amédée De Savoie, Comte De Savoie
est en même temps
un ancêtre à la 15e génération de l’épouse d'Alvise Mocenigo, Doge de Venise
un ancêtre à la 26e génération de Jacques Chanis 1
Alvise IV Giovanni Mocenigo (né le 19 mai 1701 à Venise – mort le 31 décembre 1778 dans la même ville) est un homme politique italien du xviiie siècle, qui est le 118e doge de Venise, élu en 1763.
Alvise Giovanni Mocenigo est le fils de Alvise et de Paolina Badoer. Né dans une famille très riche et puissante, il mène une carrière rapide recouvrant avec succès de nombreuses charges. Il est ambassadeur en France, Rome, Naples et le Portugal.
Marié à Pisana Corner qui meurt pendant le dogat en 1769 (certaines sources évoquent sa mort en 1796) ils ont six garçons. Bien qu'il soit un habile diplomate, le peuple le considère comme un homme au caractère faible influencé par sa femme.
Il atteint la charge suprême le 19 avril 1763, unique candidat, élu avec le maximum des voix. La République de Venise est désormais en plein déclin, sans politique internationale car elle est enfermée dans une immobile neutralité, isolée du progrès économique, presque le jouet des évènements. Son dogat est plus rappelé pour la finesse du mobilier de ses appartements que pour des actes politiques ou historiques.
Vers 1770 la crise économique frappe la République et les remèdes ne sont que des palliatifs. Les lois contre le luxe se révèlent tout aussi inutiles et il y a de nombreux scandales financiers et de mœurs, signe du déclin moral de la classe dirigeante. Même le doge est impliqué dans une histoire embarrassante lorsque son anneau est retrouvé entre les mains d'une « noble dame ». Malgré ces faits, Mocenigo est un bon souverain, modéré, généreux. Il limite les privilèges du clergé, et par conséquent entre en conflit avec la pape Clément XIII.
Pour chercher à développer l'économie, il crée d'importantes relations commerciales avec Tripoli, Tunis, le Maroc, la Russie et même l'Amérique.
Il meurt le 31 décembre 1778 et fut inhumé dans la basilique de San Zanipolo.