Cette section présente les artistes Arméniens en France et dans le monde.
Chanteurs, compositeurs, peintres, écrivains, humoristes, photographes, cinéastes, réalisateurs, acteurs...Tous ont fait lever les salles ou fait contempler leurs oeuvres et, par la même occasion, fait briller leurs origines : retrouvez les destins passionants et accomplissements de Charles Aznavour, la famille Balyan, Ivan Aïvazovski, Sergueï Paradjanov, Aram Khatchadourian, Atom Egoyan, William Saroyan, Armen Tigranian, Cher, Serj Tankian, le groupe System of A Down, Loris Tjeknavorian, Levon Minassian, Vahé Berberian, Robert Guédiguian, Francis Veber, Michel Legrand, Henri Verneuil, Serge Avedikian, Simon Abkarian, Francis Kurkdjian, Anna Boghiguian, Patrick Fiori, Hélène Ségara, Corinne Zarzavatdjian, Pascal Legitimus, Mathieu Madénian André Manoukian, Kevork Mourad, Mariana Artinian, Roza Gazarian, Thierry Vendome, Archi Galentz, Robert Kechichian, Vittoria Aganoor, Howard Kazanjian, Ivan Galamian, George Garanian, Arshile Gorky, Achren Hovakimian, Flora Zabelle (Mangassarian) Hitchkock, Alan Hovhannès, Yousuf Karsh, Udi Hrant Kenkulian, George Avakian, Rouben Mamoulian, Andranik "Andy" Madadian, Charlie Papazian, Kevork Nalbandian, Haig Patigian, Edgar Chahine, Jean et Thierry Vendome, Arto Tuncboyaciyan, Jirayr Zorthian, Richard Jeranian, Dmitry Nalbandyan, Super Sako, Ardashes Badmagrian et Ovanes Ohanian, Derek Sherinian.
En bas de page, nous trouvons de nombreux chanteurs populaires arméniens avec des vidéos de leurs concerts : Harout Pamboukjian, Aram Asatryan, Tigran Asatryan, Tata Simonyan, Marten Yorgantz, Paul Baghdadlian, Armenchik.
Charles Aznavour, de son vrai nom, Shahnourh Vaghinag Aznavourian (1924-2018), élu artiste de variété du XXè siècle
Auteur de 1400 chansons et de nombreux livres, compositeur, notamment avec son beau-frère Georges Garvarentz, interprète en 8 langues, ayant chanté dans les plus grandes scènes de la planète et dans plus de 100 pays, acteur dans une soixantaine de films, dont les classiques Tirez sur le Pianiste et un Taxi pour Tobrouk, Ambassadeur de l'Arménie en Suisse et auprès de l'Unesco, il a souvent évoqué ses racines dans ses interview, ses livres et ses chansons. Un des rares étrangers à avoir son étoile sur le Walk of Fame d'Hollywood, il a été élu Artiste de Variété du XXème siècle par les lecteurs du Time Magazine et a côtoyé les plus grands de ce monde. Parmi ses multiples distinctions, il a été fait Héros National d'Arménie en 2004, Commandeur de la Légion d'Honneur en France, de l'Ordre National du Mérite, ainsi que de l'Ordre des Arts et des Lettres, il a écrit et chanté plusieurs chansons sur l'Arménie que l'on retrouve dans la section Chansons. Charles, c'est la fierté de tous les Arméniens.
Il reçut un hommage national aux Invalides à Paris après son décès. En présence du Premier Ministre arménien et du Président de la République français, les hymnes des deux pays furent successivement joués.
Sur les planches dès l'âge de 9 ans, parti de rien, son immense carrière fut à la hauteur de son travail acharné et de son talent inégalable.
La Famille Balyan (en arménien : Պալեաններ) fut une famille d'architectes arméniens au service des sultans ottomans. Sur cinq générations, du xviiie au xixe siècles, ils conçurent les plans de nombreux édifices, dont des palais, des kiosques, des mosquées, des églises et diverses autres constructions publiques, majoritairement à Istanbul. Les neuf membres les plus célèbres de cette famille servirent six sultans durant près d'un siècle, ils contribuèrent à l'occidentalisation de l'architecture au sein de la capitale impériale.
Mason Bali (en Turc : Meremmetçi Bali Kalfa ou Meremmetçi Balen Kalfa) un artisan en maçonnerie originaire du village de Belen dans la région de Karaman en Anatolie centrale, fut le fondateur de la famille. Il déménagea à Constantinople où il étudia l'architecture par le biais d'un architecte arménien au service du Sultan Mehmed IV, qu'il remplaça à sa mort. Quand Bali décéda en 1725, son fils Magar prit sa place à la cour du padichah.
Mimar Magar (en Turc : Mimar Magar) fut chargé d'importants projets, et par conséquent promu aux plus hauts rangs. Cependant, à la suite d'une dénonciation, il fut chassé de la cour du Sultan Mahmoud Ier et exilé dans la ville de Bayburt, en Anatolie orientale. Dans cette dernière, Magar enseigna ses connaissances à son fils aîné Krikor, avant d'être pardonné et de pouvoir retourner à Constantinople. Après sa retraite, Krikor lui succéda, il collabora avec son frère Senekerim.
Membres
Krikor Balyan (en arménien : Գրիգոր Պալեան ; 1764-1831) fut le premier membre de cette famille à utiliser officiellement le nom de Balyan. Il était le gendre de Mason Minas et le beau-père de Ohannes Amira Severyan, architectes au Palais. Il prit de l'importance auprès du Sultan Abdülhamid Ier, devint un conseiller personnel de Selim III, et fut un proche de Mahmoud II. Exilé en 1820 à Kayseri en Anatolie centrale en raison de son implication dans un conflit opposant l'Église catholique arménienne et l'Église apostolique arménienne, il fut finalement pardonné et retourna dans la capitale.
Krikor décéda en 1831 après avoir servi l'Empire durant le règne de quatre Sultans, Abdülhamid Ier, Selim III, Moustapha IV et Mahmoud II. Son jeune et alors inexpérimenté fils, Garabet Amira, lui succéda.
Les principaux travaux de Krikor incluent :
Le palais de Sarayburnu (brûlé en 1875).
Le palais de Besiktas (à l'actuel emplacement du Palais de Dolmabahçe).
Le premier palais Çırağan (brûlé par les Janissaires).
Le palais de la Sultane validé d'Arnavutköy.
Le palais Defterdar.
Le palais d'Aynalıkavak.
La mosquée Nusretiye (1823-1826).
La caserne Taksim (détruite en 1909).
La caserne Selimiye.
La caserne Davutpaşa (1826-1827).
La caserne de Beyoğlu.
L'Hôtel de la Monnaie d'Istanbul.
Garabet Amira Balyan (en arménien : Կարապետ Պալեան ; 1800-1866) naît à Constantinople. À la mort de son père, il est encore très jeune et n'a pas encore l'expérience nécessaire pour succéder à la position de ce dernier. Il sert ainsi son oncle Mason Ohannes Serveryan.
Garabet se met ensuite au service des Sultans Mahmoud II, Abdülmecid Ier, Abdülaziz, dont il conçoit les plans de nombreux édifices, majoritairement à Istanbul. Sa conception la plus connue est le palais de Dolmabahçe, qu'il planifie en collaboration avec son fils Nigoğayos. Son autre principal travail est le palais de Beylerbeyi, édifié conjointement avec son fils Sarkis.
Garabet Balyan fut aussi actif dans les questions liées à l'éducation et l'administration au sein de la communauté arménienne, il réalisa également des travaux de recherche sur l'architecture arménienne. Ses quatre fils, Nigoğayos, Sarkis, Hagop et Simon, lui succèdent après sa mort, lors d'une attaque cardiaque survenue alors qu'il conversait avec ses amis en 1866.
Les principaux travaux de Garabet incluent :
Le palais de Dolmabahçe, en collaboration avec son fils Nigoğayos Balyan (1843-1856).
Le nouveau Palais Çırağan.
La mosquée d'Ortaköy, en collaboration avec son fils Nigoğayos Balyan (1854-1856).
La Tour de l'Horloge de Nusretiye (1848).
Les palais Fındıklı Cemile et Münire, aujourd'hui l'Université Mimar Sinan.
L'église arménienne Surp Yerrortutyun de Beyoğlu.
Nigoğayos Balyan (en arménien : Նիկողայոս Պալեան, aussi connu sous le nom de Nigoğos Balyan ; 1826-1858) est le premier fils de Garabet Amira Balyan. En 1843 il voyagea à Paris avec son frère Sarkis où ils étudièrent l'architecture au Collège Sainte-Barbe. Mais, en raison d'une maladie, ils retournèrent à Constantinople en 1845. Il travailla en collaboration avec son père Garabet, ce qui lui permit d'acquérir de l'expérience. Il fut nommé comme conseiller dans le domaine des arts auprès du Sultan Abdülmecid Ier. Il fonda également une école pour architectes afin de leur enseigner l'architecture occidentale.
Nigoğayos planifia la construction du palais de Dolmabahçe avec son père. Il participa à la préparation de la Loi sur la Nation Arménienne proclamée par le pouvoir. Il décéda à Constantinople en 1858 des suites d'une fièvre typhoïde à l'âge de 32 ans.
Les principaux travaux de Nigoğayos incluent :
La Petite mosquée Mecidiye (1843-1848).
Le palais Ihlamur (1849).
La mosquée de Dolmabahçe (1853-1855).
La mosquée d'Ortaköy, en collaboration avec son père Garabet Balyan (1854-1856).
Le palais de Küçüksu (1857).
L'Hôpital arménien.
Sarkis Balyan (en arménien : Սարգիս Պալեան ; 1835-1899) est le second fils de Garabet Balyan. En 1847, il retourna étudier l'architecture au Collège Sainte-Barbe (Paris), qu'il avait dû quitter deux ans plus tôt en raison de l'état de santé de son frère. Après trois années passées dans cet établissement, il intégra l'Académie des Beaux-Arts.
En revenant à Constantinople, il commença à travailler avec son père et son frère Nigoğayos. Malgré le décès de ces deux derniers, il continua sa carrière avec son jeune frère Hagop. Sarkis gagna une renommée plus importante que Hagop car il construisit les structures que son frère concevait. Sarkis est donc connu comme l'architecte de nombreux édifices.
Décrit comme un travailleur rapide et prolifique, sa vie professionnelle fut interrompue par la mort de Hagop en 1875 et l'accession au trône de l'Empire ottoman du Sultan Abdülhamid II. En raison d'accusations politiques, il fut exilé de force en Europe pendant 15 ans, mais put finalement revenir au pays par le biais d'Hagop Kazazian Pacha, homme de gouvernement influent.
Intéressé par toutes les branches des beaux-arts, il soutint des écrivains, des musiciens et des acteurs de théâtre arméniens, de même, il fut un membre de l'Assemblée du Patriarcat arménien. Sarkis fut récompensé par le titre de Ser Mimar (Chef Architecte de l'Empire ottoman).
Les principaux travaux de Sarkis incluent :
Le palais de Beylerbeyi, en collaboration avec son père Garabet Balyan (1861-1865).
Le Kiosque de Malte (1870).
Les ajouts du palais Çırağan (1863-1871).
La Tour de l'Horloge de Dolmabahçe.
Le Ministère de la Guerre (aujourd'hui l'Université Technique d'Istanbul).
L'École Impériale de Médecine (aujourd'hui le lycée de Galatasaray).
L'Arsenal Maçka (aujourd'hui la Faculté des Mines de l'Université Technique d'Istanbul).
Hagop Balyan (en arménien : Հակոբ Պալեան ; 1838-1875) est le troisième fils de Garabet Balyan. Il travailla avec son frère Sarkis dans de nombreux projets à Istanbul. Il décéda à Paris en 1875 à l'âge de 37 ans, et fut enterré au Cimetière du Père-Lachaise.
Simon Balyan (en arménien : Սիմոն Պալեան ; 1848-1894) est le plus jeune fils de Garabet Balyan, il fut également architecte.
Levon Balyan (en arménien : Լեւոն Պալեան ; 1855-1925) est le fils de Nigoğayos Balyan, il étudia au Collège Sainte-Barbe en 1869.
Très rapidement, Ivan est attiré par le dessin et possède un certain talent. Il est formé au Gymnasium de Simferopol puis, grâce au maire de Théodosie, poursuit sa formation artistique à l’Académie impériale des Beaux-arts de Saint-Pétersbourg. Il se spécialise dans l’étude du paysage, en particulier du paysage marin.
Ses œuvres remportent un succès immédiat à tel point que l’écrivain Alexandre Pouchkine admire ouvertement son travail. Il sort de l’Académie en 1837 avec une médaille d’or. A sa sortie, il voyage plusieurs années en bateau avec la flotte russe pour peindre des paysages maritimes. Il part ensuite plusieurs années dans différents pays d’Europe (Italie, Espagne, Malte, France, Angleterre, Allemagne et Pays-Bas) et reçoit des médailles en France et en Italie.
En 1841, Le Chaos, l’une des ses plus grandes œuvres, est achetée par le pape Grégoire XVI. Il rentre en Russie en 1844 et devient l’un des peintres officiels de la marine russe. Il continue donc de voyager durant plusieurs années.
A son retour, au lieu de rester à Saint-Pétersbourg, il rentre à Théodosie. Parallèlement à son travail de peintre, il vient en aide à la communauté arménienne qu’il rencontre partout où il va : il fait construire une école arménienne puis une église arménienne dans sa ville natale, mais également une école des Arts en 1865. Il meurt le 5 mai 1900 dans cette même ville.
Ivan Aivazovski est un peintre qui fut apprécié autant par ses compatriotes russes que par les autres : il fut invité à Constantinople par le sultan Abdulaziz (où il représenta Vue du port de Constantinople), il fut décoré de la Légion d’honneur française, et fut apprécié autant par les peintres russes et arméniens qu’anglais et français.
L’œuvre d’Ivan Aivazovski dégage une lumière exceptionnelle. Il se consacra particulièrement à la représentation du ciel et de la mer, et laissa derrière lui des œuvres sublimes : « Est sublime ce en comparaison de quoi tout le reste est petit. » dit Emmanuel Kant
Ivan Aivazovski, peintre
Ivan Konstantinovitch Aïvazovski, né à Théodosie (Crimée) le 17 juillet 1817 (29 juillet 1817 dans le calendrier grégorien) et mort dans cette même ville le 5 mai 1900, est un peintre russe d'origine arménienne. C'est un des maîtres de la peinture de marine qui a marqué l'histoire et les périodes romantiques et réalistes de l'art russe.
Depuis 2018, l'aéroport international de Simferopol son nom.
Il est originaire d'une famille pauvre de marchands arméniens émigrée de Pologne au début du XIXè siècle. Le nom de famille de ses parents était Aïvazian et quelques-unes de ses peintures sont signées en alphabet arménien Hovhannes Aïvazian (Հովհաննես Այվազյան).
Analyse de l'œuvre
Les peintures d'Ivan Aïvazovski se distinguent par la recherche de la lumière et une approche émotionnelle remarquable. Grâce à cette atmosphère lumineuse et enchanteresse, les toiles du peintre s'emplissent de rêverie et d'émotion. Il peignait de mémoire et en retranscrivant ses sensations, sans études préalables, mais en se guidant simplement sur une esquisse brute au crayon.
Son œuvre est intimement liée à la mer. Le peintre sut avec une maîtrise admirable et une véracité surprenante traduire de mémoire le mouvement des flots, la transparence de l'eau tantôt calme, tantôt tumultueuse, tantôt furieuse, mêlant alors ses vagues au ciel orageux.
Delacroix parlait de son art en termes élogieux et Turner le qualifia de génie. Les thèmes d'inspiration d'Ivan Aïvazovski et sa manière de les traiter l'inscrivent au cœur du courant romantique du XIXè siècle. Ce romantisme s'affirmera tout au long de sa carrière en atteignant son apogée dans ses œuvres des années 1850, avec par exemple La Neuvième Vague (1850), Clair de lune (1849) et Tempête (1854).
Par la suite, dans la mouvance naissante de l'art russe de l'époque et sous la probable influence des écrivains russes qu'il côtoyait, une tendance au réalisme apparaît dans ses tableaux mais sans effacer la facette romantique. Son œuvre la plus accomplie de cette période est La Mer Noire (1881) qui saisit la nature même de la mer, éternelle, toujours en mouvement, mais L'arc-en-ciel (1873), Naufrage (1876), La Vague (1889), et La Maria prise dans la tempête (1892) sont également des œuvres majeures de l'artiste.
Selon Chahen Khatchatourian, ancien directeur de la Galerie nationale d'Arménie, l'originalité de l'œuvre d'Aïvazovski s'explique en partie par son attachement à la culture arménienne pour laquelle l'idée de la lumière créatrice, lumière de la connaissance, est ancrée dans la tradition ; la représentation qu'il fit des hommes luttant contre la mer en furie traduirait également la volonté de survie associée à la culture arménienne. En outre, il traita plusieurs thèmes historiques arméniens (mont Ararat, massacres arméniens, etc.).
Des 6 000 œuvres du peintre, certaines sont des chefs-d'œuvre mais d'autres sont d'une qualité moindre. Si les marines sont sans conteste son sujet d'excellence, ses paysages sont d'une moindre qualité et il n'excellait pas dans la représentation du visage humain.
Le Musée nationale de la Marine à Paris lui a consacré une exposition au premier semestre 2007.
Sergueï Paradjanov (Sarkis Paradjanian), cinéaste de génie
"Dans le temple du cinéma il y a des images, de la lumière et de la réalité. Paradjanov était le maître de ce temple." - Jean-Luc Godard
Son parcours
Sergueï Paradjanov est l'un des réalisateurs les plus célèbres d'Union Soviétique et une figure éminente de l'histoire du cinéma. Son ésotérisme et son culte de l'art ont donné forme à l'imagerie frappante de ses films, qui l'ont fait connaître dans le monde entier.
Né à Tiflis (l'actuelle Tbilissi) en Union Soviétique, Paradjanov était le fils de deux parents arméniens. C'était un artiste, dont le tourment intérieur qui le poussait à s'exprimer ne se limita pas au grand écran. Il s'en prit ouvertement au pouvoir soviétique, soit tout de go en l'éreintant, soit plus subtilement, ce qui revenait au même. Du fait de son entêtement et de son insubordination, Paradjanov fut souvent censuré et plusieurs scénarios qu'il avait soumis pour approbation furent rejetés pour des motifs douteux, probablement d'ordre politique.
L'œuvre phare de Paradjanov est La Couleur de la grenade, qui narre l'histoire du barde arménien Sayat Nova. Ce sera son chef-d'œuvre et un film qui changera le cours de son existence. Le film abonde en expressions de l'identité nationale arménienne et, même s'il n'est pas certain que Paradjanov ait voulu exprimer un sentiment nationaliste à travers l'imagerie de son film, ce dernier fut coupé et censuré par le pouvoir soviétique, réduisant l'œuvre originelle à son ombre. Il fut ensuite emprisonné, accusé d'une litanie de crimes et passa quatre ans au goulag.
A sa libération, Paradjanov vécut quelque temps dans un dénuement indigne d'un artiste de sa trempe. Ce n'est qu'après avoir repris contact avec d'anciens amis qu'il parvint à travailler à nouveau. Il produisit deux autres films, La Légende de la forteresse de Souram et Gharib Achoug, avant sa mort.
Fait marquant
Durant son emprisonnement au goulag, Paradjanov fut obligé de coudre des sacs. Il se mit à fabriquer des poupées avec les rebuts et l'une des poupées qu'il cousit fut celle du pharaon égyptien Toutankhamon.
Pour en savoir plus
Biographie de Sergueï Paradjanov - Rooten Tomatoes
Sergei Parajanov: film-maker of outrageous imagination
Il est né le 9 janvier 1924 à Tbilissi, mort le 20 juillet 1990 à Erevan en RSS d'Arménie, est un réalisateur soviétique arménien.
Il fut controversé en Union soviétique (astreint en 1973 aux travaux forcés pendant quatre ans, puis incarcéré à différentes reprises jusqu'en 1982), mais très défendu et apprécié par les cinéphiles occidentaux. Un musée lui est consacré à Erevan, en Arménie où il est considéré comme le grand cinéaste national. Sa biographie et sa filmographie sont disponibles:
Aram Khatchadourian, compositeur
Aram Khatchatourian est l'un des plus grands compositeurs du 20ème siècle. Sa musique conquit l'Union Soviétique puis le monde. Il est célèbre pour avoir fusionné des mélodies populaires arméniennes dans ses compositions.
Origines
Khatchatourian naquit et grandit à Tiflis (l'actuelle Tbilissi, Géorgie) en 1903, de parents arméniens. Il partit à Moscou après la création de l'Union Soviétique, où il fut formé au Conservatoire Gnessine. Bien qu'ardent socialiste, il fut la cible des autorités pour avoir soi-disant rendu sa musique inaccessible au peuple. Même s'il fut réhabilité par la suite, il produisit très peu d'œuvres jusqu'à sa mort.
Célèbre pour
Plusieurs compositions, dont le ballet « Gayaneh », repris dans le film 2001 : « L'odyssée de l'espace », de Stanley Kubrick. Autres œuvres célèbres : « la Danse du sabre » et « Spartacus ».
Ce qu'il a dit
"Je suis athée, mais je suis un enfant du peuple [arménien] qui fut le premier à adopter officiellement le christianisme; visiter le Vatican était donc pour moi un devoir." (4)
"Qu'importe si j'hésite entre plusieurs langages musicaux... Avec d'autres [compositeurs arméniens], nous ferons en sorte que toute l'Europe et le monde entier écoutent notre musique. Et lorsqu'ils entendront notre musique, les gens diront sûrement : "Parlez-nous de ce peuple et montrez-nous le pays qui produit un tel art."
Ce que d'autres ont dit de lui
"C'est véritablement un petit miracle de voir un Arménien exceptionnellement doué, avec une personnalité musicale à part, profondément enracinée dans les traditions populaires de sa région, qui choisissant de devenir musicien professionnel, rejoint sans ambages le Conservatoire de Moscou pour devenir rapidement sa figure de proue." – « New York Times » (5)
"Son œuvre la plus connue, la stupéfiante « Danse du sabre », mérite amplement sa renommée mondiale." - Alan Blackwood in Encyclopedia of Music in the 20th Century (1980)
"Sa musique, naturellement, se ressent un peu de la nervosité du son au 20ème siècle, avec l'apparition des dissonances. Mais, en même temps, elle marie cet admirable néoromantisme, une orchestration luxuriante et une approche supérieure, elle me paraît donc pouvoir être des plus pertinente à notre époque." - Marin Alsop, directeur musical de l'Orchestre Symphonique de Baltimore et chef d'orchestre de l'Orchestre Symphonique de l'Etat de Sao Paulo
Atom Egoyan, réalisateur
Issu d'une famille d'origine arménienne qui s'établit au Canada, Atom Egoyan suit des études de sciences politiques à l'université de Toronto. Très tôt passionné par le théâtre, puis par le cinéma, il tourne quelques courts métrages sans aucune formation cinématographique.
Après quelques courts métrages (Peep show, 1981, Open house, 1982), Atom Egoyan se fait connaître avec Next of kin (1984), puis développe une réputation d'auteur complexe et insolite. Family Viewing (1987), Speaking parts (1989) et The Adjuster (1991) sont des jeux de miroir qui réfléchissent des conceptions personnelles sur la force des images, la fascination technologique et la psychologie de la mémoire. Acteurs peu connus et récurrents, climat esthétique, tension érotique et trames narratives obscures concourent à un style et à un contenu d'une haute singularité. Calendar (1993), qui évoque le lien du cinéaste avec l'Arménie, approfondit sa réflexion sur l'usage maniaque de la vidéo et sur l'obsession de la représentation. Exotica (1994) marie avec subtilité la psychanalyse, l'onirisme et l'enquête policière pour explorer le thème de la fascination ambiguë. Fidèle à son mode de production indépendant, Atom Egoyan creuse son sillon avec De beaux lendemains (1996), où il se sert d'un fait divers (la mort accidentelle de plusieurs écoliers dans une petite ville canadienne), pour réfléchir sur la douleur, la mémoire et la mort. Le Voyage de Félicia (1998), adapté d'un roman de l'Irlandais William Trevor, est un film sur l'idée du secret et de sa découverte, une variation sur le thème de la belle et la bête, un conte moderne aux références psychanalytiques. Avec Ararat (2001), le cinéaste revient sur ses origines arméniennes en traitant un sujet qui lui tient à coeur, le génocide arménien. Ce film est un questionnement sur le travail du temps sur les évènements, leurs réappropriations. La Vérité nue (2004), polar ténébreux évoque le monde du show-business, de ses faux-semblants ou sous couvert d'enquête plus ou moins constituée, Egoyan revient sur quelques-uns de ses thèmes fétiches, la manipulation, le secret, l'ambivalence, l'influence des médias. Avec Adoration (2007), le réalisateur propose un puzzle affectif et métaphysique pour raconter une histoire de famille. A travers cette l'histoire, le cinéaste revisite certains de ses thèmes favoris, la famille, la quête de l'identité, la défiance vis-à-vis des apparences et la nature subjective de la vérité. Bien que difficile d'accès, Atom Egoyan est un auteur suivi par le public avec le plus grand intérêt.
Atom Egoyan travaille également pour la télévision (Yo-Yo Ma Inspired by Bach, 1997, Krapp's Last Tape, 2000). En 1996, il met en scène à l'opéra de Toronto, Salomé de Richard Strauss ou il intègre au jeu scénique des images vidéos projetées, il continue, en 1998 à l'English National Opera de Londres avec l'opéra Doctor Ox's Experiment, adaptation de Jules Vernes sur une musique de Gavin Bryars.
http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=7947
1987: Meilleur film canadien du Festival de Toronto pour Family Viewing
1994 : Prix Génie du meilleur film pour Exotica
1997: Grand prix, Grand prix de la semaine de la critique, Prix FIPRESCI et Prix du jury oecuménique lors du Festival de Cannes 1997 pour De beaux lendemains
1997 : Prix Génie du meilleur film en 1997 pour De beaux lendemains.
2003 : Prix Génie du meilleur film en 2003 pour Ararat.
Officier de l'ordre du Canada
Doctorat honoris causa de l'Université de Toronto
Doctorat honoris causa de l'Université Queen's
Le Mystère Egoyan est un film documentaire français réalisé par Alain Mazars et sorti en 2010.
William Saroyan, auteur américain
A propos
William Saroyan compte parmi les écrivains américains les plus connus du début du 20ème siècle. Il fut le chantre des épreuves et des joies de l’Amérique rurale à travers le prisme de l’existence dans la Vallée Centrale de Californie. Il fut lauréat du Prix Pulitzer, d’un Oscar et du New York Drama Critics’ Circle Award [Prix de la Critique dramatique de New York]
Origines
Saroyan est né à Fresno en 1908. Ses parents quittèrent la ville de Bitlis, dans l’empire ottoman, avant le génocide de 1915. Son père étant mort jeune, Saroyan et ses frères et sœurs furent envoyés dans un orphelinat. Des années plus tard, ils retrouveront leur mère.
Titres de gloire
Il a publié des dizaines de romans, de nouvelles et de pièces de théâtre, dont « The Human Comedy » [Une comédie humaine], « The Daring Young Man on the Flying Trapeze » [L’Audacieux jeune homme au trapèze volant], « My Name is Aram » [Je m’appelle Aram], « The Time of Your Life » [Le Temps de notre vie].
Citations
« Essaie d’apprendre à respirer profondément, d’apprécier vraiment la nourriture quand tu manges et, quand tu dors de dormir vraiment. Essaie autant que possible de ne faire qu’un avec ta force vitale, et lorsque tu ris, de rire aux éclats. Et quand tu te mets en colère, lâche-toi. Essaie d’être en vie. Tu seras mort bien assez tôt. »
« Tout le monde doit mourir, mais dans mon cas, j’ai toujours cru qu’il y aurait une exception. Et maintenant ? »
« Je sais que tu te souviendras de ça – que rien ne finit bien. Si c’était le cas, il n’y aurait plus personne au monde – plus aucune vie, nulle part. Et le monde est plein de gens, plein d’une vie merveilleuse. »
Citations à son sujet
« Il est l’un des écrivains les plus méconnus de ce siècle. Il a naturellement sa place à côté d’Hemingway, de Steinbeck et de Faulkner. » - Stephen Fry
« … Un écrivain qui fut plus grand que nature… » - San Francisco Chronicle
Œuvres marquantes
Armen Tigranian, compositeur
Armen Tigrani Tigranian ou Tigranyan ou Dikranian (né le 26 Décembre 1879 à Alexandropol, mort le 10 Février 1950 à Tbilissi ) était un compositeur et chef d'orchestre arménien. Ses œuvres les plus connues sont deux opéras nationaux, Anoush (première: Alexandropol, 4 (17) Août 1912, la première représentation de l'opéra en Arménie) et Davit Bek (1950); ce dernier dont la première seulement quelques mois avant sa mort et était sa dernière composition.
Tigranian est né à Alexandropol, Arménie. Il a commencé à s'intéresser à la musique à un âge très précoce. En 1902, Tigranian a terminé au Collège de Musique de Tbilissi, étudiant la composition avec Makar Ekmalyan. Il se consacre à l'enseignement et a continué composer de la musique, surtout les chansons et romances dans les traditions folkloriques arméniennes.
L'opéra Anoush de Tigranian, écrit en 1908 et révisé en 1932, est appelé "l'opéra national du peuple arménien". Anoush, basé sur l'histoire d' Hovhannes Toumanian, histoire de la romance du pays et de la tragédie a attiré l'attention du public et est devenu une oeuvre vivace du répertoire de concert. La première américaine de Anoush a eu lieu en 1981 au Michigan Opera Theatre.
L'histoire des Mélikats du Karabagh a inspiré l'opéra David Bek (1950).
Parmi les autres œuvres de Tigranian il y a le drame Leily et Mejnun, Dance orientale pour orchestre symphonique et New Spring un chœur pour 4 voix.
Honoured Art Worker of Armenian SSR, 1935
Honoured Art Worker of Georgian SSR, 1936
Ordre de Lénine
Cherilyn Sarkisian La Pierre, dite Cher, est une chanteuse et actrice américaine née le 20 mai 1946 à El Centro en Californie.
Elle commence sa carrière musicale en plein mouvement hippie en formant avec son mari Sonny Bono le duo Sonny and Cher. En passant du folk au disco puis du rock à la pop avant de surfer sur la vague dance, Cher connaît le succès. Elle connaît également une carrière au cinéma. Elle remporte un certain nombre de trophées dont le prix d'interprétation féminine à Canne, plusieurs Golden Globes et l'Oscar de la meilleure actrice en 1988.
Chanteuse populaire aux Etats-Unis, elle s’est imposée comme une icône de la mode dans les années 1970 et 1980, époque où ses tenues légères et sexy faisaient scandale. Cher est aussi reconnue comme une véritable « show girl ». Sa dernière tournée mondiale, le Living Proof - Farewell Tour (2002-2005), est entrée dans le Guinness des records en tant que tournée la plus rémunératrice jamais effectuée par une artiste féminine.
Après 54 ans de carrière, Cher est à ce jour la seule artiste ayant au moins un titre classé no 1 dans les charts chaque décennie depuis les années 1960 aux États-Unis. Elle a vendu plus de 100 millions de disques dans le monde. La tessiture vocale de Cher est contralto.
Serj Tankian, auteur-compositeur-interprète et militant
Serj Tankian est une superstar internationale dont le talent est unanimement reconnu. Le leader du groupe arméno-américain System of a Down inspire toute une génération de jeunes Arméniens et utilise ouvertement sa renommée pour présenter au monde les Arméniens et leurs problématiques.
Origines
Tankian peut être considéré comme la figure emblématique de la diaspora arménienne du XXe siècle. Né à Beyrouth en 1967, il grandit à Los Angeles où il fréquente alors une école arménienne.
En dépit de cette enfance américaine et de la distance qui le sépare de l'Arménie, il cultive des liens étroits avec ses racines, qu’il entretient à travers son réseau familial et son engagement associatif.
Renommée
Tankian, propulsé vers la gloire grâce au succès de System of a Down, s'est placé
en première ligne du combat pour la reconnaissance du génocide arménien en tirant profit de la renommée mondiale du groupe.
Le rôle de militant social qu'il s'est attribué l'a conduit à s'allier à Tom Morello, du groupe Rage Against the Machine afin de former Axis of Justice, une organisation à but non-lucratif qui combat l'injustice sociale.
Déclarations
« Prétendre que nous vivons ne nous rend pas vivants. »
« La civilisation est un échec. Nous devons repenser ce que nous pouvons faire ensemble dans l'amour et la paix. »
« Nous avons d'abord combattu les mécréants au nom de la religion. Puis ce fut au nom du communisme. Désormais c'est au nom de la drogue et du terrorisme. Nos excuses pour justifier la domination du monde changent continuellement. »
« Ce fut une force, d'une certaine manière, mais c'est aussi une compréhension des dynamiques de la musique et des différents rythmes et mélodies qui ne seraient pas familiers à des non-Arméniens. »
« Les nations sont comme les hommes. Une fois que vous avez compris les interactions entre elles, il est aisé de comprendre pourquoi, en termes de politique étrangère, les choses se font d'une certaine manière. Mais les nations ne sont pas comme les hommes, dans le sens où nous sommes collectivement représentés par d'autres; et leur interprétation de là où résident nos intérêts peut ne pas être ce qu'ils sont en réalité. Et c'est là où réside le danger. Même en démocratie. »
« Il est important que tout le monde parle de justice sociale, et pas simplement les membres de groupes musicaux. Cela signifie que les journalistes ou les plombiers ont tout autant de responsabilité que les artistes dans cette tâche. »
« Parfois, une bonne chanson d'amour peut changer le monde et créer des énergies positives. Bien plus qu'une chanson politique. »
« La vie, c'est cette trajectoire tracée entre les ironies. »
Ce que les autres disent de lui
"Tankian est un personnage flamboyant, raspoutinien, au regard acéré et à la voix unique, ce qui a aidé à faire de System of a Down une institution du Rock à Los Angeles. Au-delà de la musique, il est un défenseur ardent des causes sociales qui affiche un intérêt particulier pour le génocide arménien".
- Los Angeles Times
Gavin Newsom, gouverneur adjoint de l'État de Californie et alors maire de San Francisco a déclaré le 28 octobre 2007 « jour de Serj Tankian », non pas pour sa musique, mais pour son combat pour la justice sociale.
Oeuvres marquantes
http://youtu.be/CSvFpBOe8eY
http://youtu.be/eOkRCR40sqU
System of a Down, groupe de rock américain
Parfois abrégé en SOAD ou System, System of a Down est un groupe de rock américain, originaire de Californie. Formé en 1994, le groupe est composé de quatre membres, ayant tous des origines arméniennes : Daron Malakian ,Serj Tankian, Shavo Odadjian et John Dolmayan. Issu de la scène underground californienne, le groupe rencontre son premier succès majeur avec la sortie de son premier album homonyme en 1998. La sortie de Toxicity en 2001, premier album du groupe à atteindre la première place du Billboard 200, popularise System of a Down sur les scènes nationale et internationale.
Les paroles de System of a Down, souvent dadaïstes et indirectes, laissent paraître l'engagement politique du groupe, qui fustige la guerre, la société de consommation et la mondialisation. Ses paroles engagées ont fait du groupe le porte-drapeau de grandes causes, notamment la reconnaissance du génocide arménien, question abordée dans certaines de ses chansons.
System of a Down prévoit ensuite en 2015 une autre tournée, le Wake Up The Souls Tour, à l'occasion du centenaire du génocide arménien. System of a down refait son retour en 2020, 15 ans après la sortie de leur dernier album avec deux nouvelles musiques intitulées « Protect The Land » et « Genocidal humanoidz » suite aux guerres se produisant en Artsakh et dénonçant un nouveaux génocide arménien.
Loris Tjeknavorian, chef d'orchestre iranien arménien, célèbre figure culturelle
Loris Tjeknavorian (arménien: Լորիս Ճգնավորյան, persan: لوریس چکناواریان; né le 13 octobre 1937) est un compositeur et chef d'orchestre iranien arménien. Il est l'une des figures culturelles les plus célèbres en Arménie, en Iran et en Autriche.
En tant que chef d'orchestre de sa génération, il a dirigé des orchestres internationaux à travers le monde: en Autriche, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en Hongrie, à Copenhague, en Iran, en Finlande, en URSS, en Arménie, en Thaïlande, à Hong Kong, en Afrique du Sud, au Danemark. et Israël.
En tant que compositeur, Tjeknavorian a écrit 6 opéras, 5 symphonies, des œuvres chorales (parmi lesquelles Dieu est amour, La vie du Christ, l'oratorio Livre de l'Apocalypse et un requiem), de la musique de chambre, de la musique de ballet, du piano et des œuvres vocales, des concertos pour piano, violon, guitare, violoncelle et pipa (luth chinois), ainsi que musique pour documentaires et longs métrages.
Ses compositions ont été interprétées par de grands orchestres, dont le London Symphony Orchestra, le London Philharmonic Orchestra, le Halle Orchestra, le Philharmonic Orchestra d'Helsinki, l'American Symphony Orchestra à New York, le Tehran Symphony Orchestra, le Johannesburg Symphony Orchestra, le Haifa Symphony Orchestra, le Mexico Symphony Orchestra, London Percussion Virtuosi, Ensemble de percussions de Strasbourg et Orchestre de chambre anglais. Il a réalisé une centaine d'enregistrements avec RCA, Philips, EMI, ASV et autres.
Son fils, Emmanuel Tjeknavorian est un violoniste et chef d'orchestre arménien autrichien.
Récompenses:
Top Art Medal (June 20, 2002)
In a ceremony in Vahdat Hall, awarded Iran's highest performing arts medal by Minister of Culture A. Masjedjamei
Two "Golden Harp Awards" for Highest Artistic Achievement in the 15th and 16th "FAJR" Music Festival in Teheran
Honorary Professor, Komitas Conservatory, Yerevan
For services to church music, first recipient of the Cultural Order of "St. Mesrop Mashtotz," conferred by Vazken I, Supreme Catholicos of all Armenians
Government Order for services supporting earthquake recovery, from Prime Minister Oskanian of the Armenian SSR
"Khorenatsi" Medal for cultural services to Armenia
Golden Cross of the Rumanian Church
BBC Music Magazine Top 1000 CDs Guide
Gold Medal from University of Armenia
Macedonian Silver Orb, conferred by Bishop Bartolomeus I of Constantinople, Ecumenical Patriarch of the Eastern Orthodox Churches
EMG Art of Record Buying Recommendation
EMG Golden Art of Record Buying Recommendation
Gramophone Classical Good CD Guide
Gramophone Critics' Choice
Gramophone Editor's Choice
Gramophone Recommended Recording
Hi-Fi World Record of the Month
High Fidelity Critics' Choice
Penguin Guide to Compact Discs *** Outstanding performance and recording
Records & Recording Pick of the Month, Pick of the Year
Homayoon Order and Medal for composition of Son et Lumiere Persepolis 2500
Golden Conducting Baton for Artistic Achievement from the Armenian Philharmonic Choir
Golden Cultural Medal from the Armenian Ministry of Culture
Tout le parcours de Loris Tjaknavorian est disponible dans la page Wikipedia ci-dessus.
Ci-dessous, son site personnel:
Levon Minassian, musicien français d'origine arménienne né à Marseille, doudoukiste
Vahé Berberian, peintre, auteur, dramaturge et acteur arménien
Vahé, avec ses longs cheveux tressés gris doux et ses traits anguleux et forts, attire immédiatement l'attention. Mais c’est sa personnalité et son travail qui captivent le cœur des gens. Vahé Berberian, peintre, auteur, dramaturge et acteur arménien, est né à Beyrouth, au Liban, en 1955. Il a grandi à Beyrouth dans un milieu intellectuel. La maison de ses parents était un lieu de rencontre ouvert aux amis du monde du théâtre, de la littérature et des arts. Il a ensuite déménagé à Los Angeles, où il est résident depuis 1976. Vahé a étudié l'art au Liban et aux États-Unis; et il a obtenu un diplôme en journalisme avec distinction en 1980.
«J'ai du mal à m'étiqueter avec un« isme » qui catégoriserait mon style de peinture», dit Berberian. «Je crois que toute tentative de recréer la réalité serait une simple illustration», dit-il. «Un artiste crée sa propre réalité, et la réalité, selon Aragon, est ce qui n'a pas de contradictions. Il n'implique aucune pensée consciente, créant sans frontières et sans lois. Aucune pensée consciente ne signifie aucun doute, ce qui signifie que vous êtes dans une réalité fascinante."
Berberian a toujours peint en complément de l'écriture et du jeu d'acteur, sans jamais pouvoir renoncer à une forme d'art pour une autre. «Le théâtre est conditionnel à ce que font les autres et sa temporalité est limitative, alors que la peinture est personnelle, directe et n'a pas besoin de médiateur. Cependant, chaque forme se nourrit de l'autre, poussant son influence dans le monde de l'autre.
L’œuvre de Berberian a fait son chemin dans les maisons prestigieuses de collectionneurs, tels que le directeur d’opéra, Peter Sellars; l'actrice Mariett Hartley; ancien directeur de l'Orchestre philharmonique de Los Angeles, Ernest Fleischmann; Le cinéaste canadien, Atom Egoyan; La créatrice de mode parisienne, Sonia Rykel; Éditeurs parisiens, Alain et Raymonde Nave; architecte, Frank Israel entre autres. Les œuvres de Vahé ont également été exposées dans des films, tels que I Am Legend, Ocean's 13, Inside Man, Adaptation, Spiderman 1, 2 & 3, Jersey Girl, Permanent Midnight, Jawbreaker, Executive Power et Things You Can Tell Just By Looking At Her. Son travail a également été présenté dans la série 24 primée aux Emmy Awards et dans CSI: Crime Scene Investigation.
Francis Veber, est un auteur de comédies à grand succès dont il a signé le scénario (Le Grand Blond avec une chaussure noire, l'Emmerdeur) ou également la réalisation (La Chèvre, les Compères, Les Fugitifs, Le Placard).
Les scénarios de Veber privilégient le burlesque et sont réglés sur une mécanique boulevardière, reposant parfois sur le ressort du duo comique traditionnel comme l'Auguste et le clown blanc.
Le Dîner de cons qui, sous forme de pièce de théâtre en 1993 puis de film en 1998, lui a valu l'un de ses plus grands succès.
Fils du journaliste et écrivain Pierre-Gilles Veber et de la romancière Catherine Agadjanian dite Georgette Paul (1901-1990), Francis Veber est l'oncle de Sophie Audouin-Mamikonian, auteure de la série de livres pour enfants Tara Duncan.
Francis Veber est, par sa mère, un lointain descendant de la famille princière Mamikonian, qui a dominé l'Arménie durant le Moyen Âge. Sollicité par des monarchistes arméniens pour être prétendant au trône, il a préféré s'en désister au profit de sa nièce Sophie Audoin-Mamikonian. L'un de ses oncles maternels était par ailleurs l'époux de la fille du fondateur des caviars Pétrossian.
Né de père juif et de mère arménienne, il déclare: « Deux génocides, deux murs des lamentations dans le sang, tout pour faire un comique.» Son père, journaliste renommé avant la Seconde Guerre mondiale, passe l'essentiel de l'occupation allemande cloîtré chez lui par peur d'être arrêté ; il ne retrouve pas de travail dans la presse après la Libération. Sa mère qui l'a fait baptiser dans le rite arméno-grégorien, entreprend alors de faire vivre la famille en écrivant à la chaîne des romans sentimentaux.
Robert Guediguian, réalisateur, producteur, scénariste
Robert Guédiguian, né le 3 décembre 1953 à Marseille, est un réalisateur de cinéma, producteur et scénariste français d'origine arménienne et allemande.
En 1997, il est récompensé par le prix Louis-Delluc pour son film Marius et Jeannette, sélectionné au festival de Cannes 1997 dans la section un certain regard.
Né à Marseille, Robert Guédiguian est d'origine arménienne par son père et allemande par sa mère et fils d'un ouvrier électricien travaillant à bord des bateaux dans le port de la ville. Il fréquente assidument les salles de cinéma durant son enfance et son adolescence. Il quitte ensuite sa ville natale, dont il fait cependant le décor de prédilection de ses films.
C’est à travers Marseille et, particulièrement le quartier de L'Estaque, qu'il scrute l’histoire de ceux qu’il appelle, en référence à Victor Hugo, les « pauvres gens »: ouvriers, salariés, petits patrons, chômeurs, déclassés.
Dans presque tous les films de Robert Guédiguian se trouvent trois comédiens récurrents – ensemble ou deux par deux : sa compagne et « muse » Ariane Ascaride, Gérard Meylan et Jean-Pierre Darroussin.
En dehors des fictions ayant pour cadre la cité phocéenne, il a réalisé une commande sur les derniers jours de François Mitterrand (Le Promeneur du Champ-de-Mars, 2005) et rendu hommage à un pays, l'Arménie, qu’il n’a jamais revendiqué comme sien, mais qu’il découvre dans Le Voyage en Arménie (2006) sans jamais se départir d’un point de vue personnel.
Producteur indépendant, Robert Guédiguian est partenaire d'une maison de production en nom collectif (Agat Films & Cie / Ex Nihilo) qui intervient de façon militante dans la totalité du champ de la création audiovisuelle et du spectacle vivant. Dans son cinéma comme dans son activité de producteur plane l’idée utopique que l’art conscient de lui-même peut changer le monde, sans que l’artiste lucide néglige d’intervenir directement dans le débat public, à l’instar d’un Pier Paolo Pasolini, auteur de référence.
Depuis juin 2016, il est président de La Cinémathèque de Toulouse.
En 2018, il est membre du jury au Festival de Cannes, présidé par Cate Blanchett, aux côtés des actrices Léa Seydoux et Kristen Stewart, de la réalisatrice Ava DuVernay, de la chanteuse Khadja Nin, de l'acteur Chang Chen et des réalisateurs Denis Villeneuve et Andreï Zviaguintsev.
Distinctions
Officier des Arts et des Lettres
2010 : Officier de l'ordre national du Mérite
2016 : Chevalier de la Légion d'honneur
2018 : Prix du Syndicat de la Critique Cinématographique Italienne (Fiesole)
1981 : Prix Georges-Sadoul 1981 pour Dernier été
1997 : Prix « Un certain regard » au festival de Cannes 1997 pour Marius et Jeannette
1997 : Prix Louis-Delluc pour Marius et Jeannette
1998 : César de la meilleure actrice pour Ariane Ascaride 1998 pour Marius et Jeannette
1998 : Grand prix du jury du festival de Saint-Sébastien pour À la place du cœur
2001 : Prix du cinéma européen : Prix Fipresci - choix des critiques pour La ville est tranquille
2001 : Grand prix du jury du Festival international du film de Valladolid pour La ville est tranquille
2005 : César du meilleur acteur pour Michel Bouquet pour Le Promeneur du Champ-de-Mars
2009 : Prix des lycéens de la région Île-de-France pour L'Armée du crime
2009 : Prix spécial du jury et prix du scénario au festival international du film de Valladolid pour L'Armée du crime
2011 : Prix LUX du Parlement européen 2011 pour Les Neiges du Kilimandjaro
2012 : Swann d’or du meilleur réalisateur au Festival du film de Cabourg 2012 pour Les Neiges du Kilimandjaro
Prix Lumières 2012 : Meilleur scénario pour Les Neiges du Kilimandjaro
2019 : Prix d'interprétation pour Ariane Ascaride dans Gloria Mundi à Mostra de Venise
2020 : Swann d'or du meilleur film au Festival du film de Cabourg 2020 pour Gloria Mundi
Pour l'ensemble de sa carrière :
2008 : Prix Henri-Langlois
2010 : Mathias pour l’ensemble de sa carrière et invité d’honneur du 13e Festival international des scénaristes à Bourges
2010 : Prix Sergio Amidei en Italie
2014 : Prix René-Clair, décerné par l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre cinématographique
Michel Legrand est un musicien, compositeur, pianiste de jazz, chanteur et arrangeur français naturalisé américain, né le 24 février 1932 à Paris et mort le 26 janvier 2019 à Neuilly-sur-Seine. Sa carrière de compositeur pour le cinéma lui a valu de remporter trois Oscars.
Il est le fils du compositeur Raymond Legrand (1908-1974) et de Marcelle Der Mikaëlian (sœur du chef d'orchestre Jacques Hélian, d'origine arménienne).
En tant que chanteur, Tous les moulins de mon coeur est sa chanson la plus connue.
Il a composé en tout plus de deux cents musiques pour le cinéma et la télévision.
Michel Legrand est également auteur de deux opéras et ballets ainsi que de deux concertos.
Distinctions
23 mai 2005 : officier de la Légion d'honneur
31 décembre 2015 : commandeur de la Légion d'honneur
Le 5 décembre 2007, la faculté de musique de l'université de Montréal, au Québec, lui décerne un doctorat honorifique visant à souligner le caractère exceptionnel de sa carrière.
À l'occasion de ses cinquante ans de carrière, début 2009, un hommage lui est rendu à la Cinémathèque française à Paris, avec la projection de la plupart des films dont il a écrit la partition. Il donne également pour l'occasion trois concerts salle Pleyel et accorde de multiples interviews à la radio et la télévision.
Comme suite à son décès, de nombreux artistes ont repris un de ses plus grands succès, Les Moulins de mon cœur.
Le 21 septembre 2019, la passerelle Michel-Legrand est inaugurée à Cherbourg-en-Cotentin en présence de Macha Méril. Elle traverse le bassin du Commerce et est située non loin de la place Jacques-Demy.
Il a raconté son enfance dans un livre intitulé Mayrig (« mère » en arménien), qu'il a lui-même adapté dans son diptyque Mayrig et 588, rue Paradis.
Henri Verneuil, cinéaste, réalisateur, scénariste français d'origine arménienne
Réfugié arménien de Turquie
Il est né Achod Malakian le 15 octobre 1920 à Rodosto (actuellement Tekirdag, Turquie) dans la région de Marmara. Il débarque à Marseille en 1924, à l’âge de quatre ans, avec sa famille. Ils avaient, comme près de 600.000 Arméniens, fuit le génocide déclenche en 1915.
Placé sous la protection de l’Office des réfugiés arméniens de Marseille, Achod Malakian décide de devenir ingénieur mécanicien de la Marine militaire et parvient au diplôme de l’Ecole navale des Arts et métiers d’Aix en Provence. Mais, très vite, il se tourne vers le journalisme, la critique de cinéma au Petit Marseillais. Cela l’amène dans les studios, il devient l’assistant de Robert Vernay et commence à tourner.
Il réalise sous le nom d’Henri Verneuil une série de courts-métrages, avant de signer son premier contrat pour un long métrage le 20 novembre 1950. Ce sera avec Fernandel pour La table aux crevés, adaptation d’un roman de Marcel Aymé. Fernandel devient son acteur fétiche avec des grands succès comme Le mouton à cinq pattes (1954) et surtout La Vache et le Prisonnier (1959). Henri Verneuil confie ensuite l’écriture des dialogues à Michel Audiard et tourne avec de grands acteurs français comme Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, Alain Delon. C’est avec Mélodie en sous-sol qu’Henri Verneuil atteint une renommée internationale. Ses films, plus de trente-cinq au total, sont d’immenses succès publics.
Henri Verneuil reçoit de nombreuses récompenses comme le Grand Prix de l'Académie du Cinéma, un Grand Prix pour l'ensemble de son œuvre décerné par l'Académie française et, en 1996, un César d'Honneur. Nommé à l’Académie des Beaux Arts, Verneuil qualifie cet événement de « dernière page d'une modeste histoire d'intégration ». Ses deux derniers films Mayrig et 588 rue Paradis (1991) sont tirés de ses romans autobiographiques dans lesquels il rend hommage à sa mère, à qui il donne les traits de Claudia Cardinale.
Henri Verneuil est décédé le 11 janvier 2001. Il était commandeur de la Légion d'honneur et chevalier des Arts et Lettres.
"Quarante-sept ans de cinéma : une formidable aventure et je témoigne ma reconnaissance envers tous ceux avec qui j'ai travaillé et qui en ont fait un succès."
Son parcours
Né Achot (Achod) Malakian en Turquie en 1920, Henri Verneuil est un réalisateur français unanimement reconnu, dont le nom a été proposé pour une Palme d'Or à Cannes et un Oscar à Hollywood. Il obtint un Oscar, l'équivalent en France, pour l'ensemble de son œuvre.
Verneuil travailla avec certains des plus grands acteurs de son époque, tels Anthony Quinn, Yul Brynner, Henry Fonda, Jean Gabin et Charles Bronson. Il acheva sa carrière en réalisant un film autobiographique en deux volets. Mayrig, avec l'acteur mondialement connu Omar Sharif et 588 Rue Paradis. Le premier retrace son enfance et demeure l’un des meilleurs long métrages consacrés au génocide arménien.
Fait marquant
Rodosto est le nom de sa ville natale en Turquie. Après que ses parents aient fui les persécutions, la république de Turquie fut créée et la ville fut rebaptisée Tekirdağ. Elle se trouve sur la partie européenne du territoire turc.
Pour en savoir plus sur lui
Serge Avedikian, acteur et réalisateur
Serge Avédikian, né le 1er décembre 1955 à Erevan en Arménie, est un acteur et réalisateur français d'origine arménienne. Il est le père de l'acteur Hovnatan Avédikian et du réalisateur Tigrane Avédikian. Outre son travail de comédien, il a réalisé plusieurs documentaires, courts, moyens et longs métrages.
Ses parents, d’origine arménienne, sont nés en France. Ils sont les enfants de ceux qui ont échappé aux massacres génocidaires de 1915-1917, perpétré dans l’Empire ottoman par le gouvernement des Jeunes-Turcs. En 1947, sous la propagande de Staline et de Maurice Thorez, ils sont partis avec leurs parents, rejoindre la « mère patrie », l'Arménie soviétique. C’est un peu l’histoire que Régis Wargnier racontera dans son film Est-Ouest. Ils se sentent étrangers dans ce pays qu’ils ne connaissent pas et qui leur paraît injuste. Et vite ils n’ont plus qu’une idée : retourner en France. Un fils leur naît, Serge, qui va aller à l’école française d'Erevan. Une école où l’on parlait trois langues : le russe, le français et l'arménien. On y apprend la culture des origines mais aussi un mélange des cultures dû à la situation géographique et culturelle du pays et des peuples qui s’y côtoient : russes, géorgiens, kurdes, azéris...
Son grand-père et son père l’emmènent faire de somptueuses parties de campagne, d’où provient sans doute son amour jamais démenti pour la nature. Ce père dont il dit qu'il était un artiste ouvrier qui chantait avec l’orchestre de l’usine où il travaillait. Sa mère l'oblige à aller une fois par semaine au cinéma, une sorte de rite. Entouré de peintres, le jeune Serge voue déjà un culte à l’image.
Il est aussi un visage clé des œuvres travaillant la mémoire arménienne avec Mayrig d' Henri Verneuil (1991), Aram de Robert Kechichian (2002), Le Voyage En Arménie (2006) et L'Armée du Crime (2009) de Robert Guédiguian.
Prix du Festival de Cannes 2010: Palme d'or du court métrage pour Chienne d'histoire
Archi Galentz, Allemagne
Né à Moscou, Archi Galentz a étudié les beaux-arts à l'Université des Arts de Berlin (UdK Berlin). Il vit et travaille à Berlin, Moscou et Erevan, et ses œuvres sont exposées dans de nombreux musées publics à travers le monde. Le thème central récurrent dans la création artistique de Galentz tourne autour de la question de l'identité arménienne, en particulier dans ses rapports avec les mutations politiques, comme la disparition de l'Union Soviétique. www.arrieregarde.org
Mariana Artinian, Argentine
Mariana Artinian a étudié les arts visuels à l'Université Nationale des Arts en Argentine, en se focalisant sur la relation entre l'art et le génocide dans le cadre de sa thèse. Mariana a organisé plusieurs expositions dans les centres culturels Tékéyan, Adán Buenosayres et Borges, et l'on trouve aussi ses tableaux dans des collections privées en Argentine et à l'étranger. Elle enseigne l'art et la sculpture arméniens dans son atelier depuis 1998. marianaartinian.blogspot.com.ar
Roza Gazarian, Etats-Unis
Installée à Brooklyn, NY, Roza Gazarian est graphiste et artiste. Née à Bakou, en Azerbaïdjan, elle a grandi à Mykolaïv, en Ukraine, et est partie aux Etats-Unis en 2004. Diplômée de la School of Visual Arts (New York), elle conçoit actuellement des applications, tout en créant des objets d'art et de design pour A Space Studio, son projet personnel, élaboré en collaboration avec Anna Aristova. Roza s'inspire de son passé multiculturel et de ses fréquents voyages - des monts du Caucase au désert de Paracas (Pérou), de la mer Caspienne à l'océan Pacifique. www.aspacestudio.com
Thierry Vendome, France
Français d'origine arménienne, Thierry Vendome est un brillant créateur de joaillerie. Né en 1964 près de Paris, il est le fils de Jean Ohan Vendome, considéré comme un pionnier dans l'art de la joaillerie moderne en France. Thierry compte de nombreuses expositions inspirées de ses voyages dans des contrées lointaines, comme l'Islande et le Cameroun. Ces dix dernières années, il a effectué plusieurs voyages en Arménie, où il a collecté des matériaux pour ses splendides créations. www.aspacestudio.com
Kevork Mourad, Etats-Unis
Kevork Mourad est né en 1970 à Qamichli, une ville située au nord-est de la Syrie. D'origine arménienne, il est titulaire d'une maîtrise de l'Institut des Beaux-arts d'Erevan en Arménie et vit et travaille actuellement à New York. Avec sa technique de la peinture spontanée, il partage la scène avec des musiciens - une collaboration où l'art et la musique se développent mutuellement en contrepoint - il a travaillé avec de nombreux musiciens mondialement connus.
Patrick Fiori
Patrick Chouchayan, dit Patrick Fiori, né le 23 septembre 1969 à Marseille, est un auteur-compositeur-interprète français.
En 1993, à l'âge de 23 ans, Patrick Fiori représente la France au Concours Eurovision de la chanson avec la chanson Mama Corsica écrite par François Valéry. Il se classe quatrième sur les vingt-cinq pays participants.
En 1998, son rôle de Phœbus dans la comédie musicale Notre-Dame de Paris de Luc Plamondon et Richard Cocciante le révèle au grand public. La chanson Belle qu'il interprète avec Garou et Daniel Lavoie se vend à 2,5 millions d'exemplaires et devient la chanson de l'année aux Victoires de la musique 1999.
Depuis 1994, il a sorti onze albums studio, (disques de platine), contenant de nombreux duos notamment avec Jean-Jacques Goldman, Johnny Hallyday et Florent Pagny. Depuis 2002, Jean-Jacques Goldman est l'un de ses collaborateurs. Patrick Fiori devient ainsi le deuxième artiste après Céline Dion à interpréter ses chansons.
Il est membre de la troupe des Enfoirés depuis 1999. Depuis 2015, il est coach dans l'émission The Voice Kids.
Issu d'une famille de cinq enfants de père arménien, Jacques Chouchayan, et de mère corse, Marie Antoinette Fiori, Patrick Fiori passe une partie de son enfance à Marseille et l’autre à Ajaccio. La famille de son père est victime du génocide arménien et se réfugie en France. Son amour pour le chant est né à l'âge de 5 ans. Il fait ses premiers pas dans la musique à 12 ans (1981) grâce à Franck Fernandel qui lui présente René Baldaccini, le producteur de la comédie musicale La Légende des santonniers. Ce dernier lui offre le rôle du fils du rémouleur sur la scène de l'Opéra de Marseille. À 14 ans, Patrick Chouchayan devient Patrick Fiori. « A l’école personne ne savait prononcer mon nom de famille : Chouchayan. Alors à 14 ans j’ai demandé à mon père si ça le dérangeait que je prenne le nom de jeune fille de ma mère. Ca veut dire Fleur en corse. Patrick Fleur ». En 1985, à 16 ans, il enregistre avec l’aide de sa famille un premier titre Stéphanie, suivi de Dans ton regard et Le Cœur à fleur d’amour.
Distinctions
1992 : prix du concours SACEM du 8e festival de la chanson francophone (Pyrénées-Orientales), avec la chanson Au fil de l'eau, écrite par Bernard Di Domenico
1993 : 4e place au Concours de l'Eurovision (avec la chanson Mama Corsica)
1999 : Victoires de la musique 1999 : Chanson de l'année pour Belle
2006 : Étoiles Chérie FM : Étoile de la générosité
2011 : Trophée Toros de la Chambre de Commerce et d'Industrie Franco-Arménienne pour les 20 ans de l'indépendance de l'Arménie
2014 : World Live Award à Moscou
2016 : Médaille de la ville d'Ajaccio
Récompenses
Molières 2001 : Molière du comédien pour Une bête sur la lune
Trophées francophones du cinéma 2016 : Trophée francophone du second rôle masculin pour Une histoire de fou
Molières 2020 :
Molière du théâtre public pour Electre des bas-fonds
Molière de l'auteur francophone vivant
Molière du metteur en scène d'un spectacle de théâtre public
Simon Abkarian, acteur, dramaturge et metteur en scène français, d'origine arménienne, né le 5 mars 1962 à Gonesse (Val-d'Oise).
Après une enfance passée au Liban, Simon Abkarian se rend à Los Angeles et y intègre une compagnie théâtrale arménienne dirigée par Gérald Papasian. De retour à Paris en 1985, il suit des cours d'acteurs sous l'enseignement de Robert Cordier. Puis il entre au Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine et joue, entre autres, dans L'Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge d'Hélène Cixous et dans les pièces du cycle des Atrides, dont Iphigénie à Aulis d'Euripide ou encore Les Euménides d'Eschyle.
La consécration, au théâtre, vient en 2001 avec Une bête sur la Lune de Richard Kalinoski, dans une mise en scène d'Irina Brook, pièce relatant la vie d'un rescapé du génocide arménien, qui lui vaut le Molière du meilleur comédien. En 2004, au Festival international du film de Thessalonique 2004, il obtient le prix du meilleur acteur pour Prendre femme, premier volet d'une trilogie de Shlomi et Ronit Elkabetz, avec Les Sept Jours et Gett, le procès de Viviane Amsalem, trilogie dans laquelle il occupe une place importante aux côtés de Ronit Elkabetz.
Le génocide arménien et sa mémoire sont des motifs récurrents dans sa carrière, notamment dans Ararat, d’Atom Egoyan en 2002 puis dans Aram de Robert Kéchichian en 2005. L’artiste renouera également avec ses racines dans sa tragédie Pénélope, O Pénélope, écrite et mise en scène par lui-même en 2008 au Théâtre de Chaillot, ou encore l’année suivante dans L’Armée du crime de Guédiguian où il incarne Missak Manouchian, héros arménien de la Résistance.
A propos de ses racines arméniennes, l'artiste raconte ...
Aussi loin que je m'en souvienne, chez moi, il y a toujours eu le désir de chanter, le désir d'écouter de la musique, le désir de danser. Ce n'est pas seulement l'apanage du peuple arménien mais notre douleur, aussi grande fut-elle, ne nous a jamais étouffé. On a toujours tendu vers la vie.
Simon Abkarian explique également son positionnement vis-à-vis des évènements en Arménie :
Ce n'est pas moi qui doit réfléchir là-dessus. C'est tous ceux qui se disent les champions et les championnes de la démocratie, de l'humanisme et de l'éthique. Mais vu que ces trente dernières années, tout le monde s'est tourné vers comment acheter et vendre, l'éthique est devenue une espèce de vieille chose qu'on a jeté dans le tiroir du temps où s'entassent les vertus devenue caduque de notre histoire. Quand je parle d'histoire, je parle de l'histoire humaine. Ce qui se passe en Arménie, c'est exactement la bis repetita de ce qui s'est passé en 1915. C'est la même chose. C'est la même agression. C'est le même désir génocidaire.
Francis Kurkdjian, parfumeur
Francis Kurkdjian est un parfumeur français d'origine arménienne, né à Paris le 14 mai 1969.
Diplômé de l'ISIPCA en 1993 et du MBA Sup de Luxe Paris chaire Cartier en 1994, il crée Le Mâle, pour Jean Paul Gaultier en 1995 suivi de plus de soixante créations pour des maisons de mode de notoriété internationale. Lauréat en 2001 du Prix du parfumeur François Coty pour l'ensemble de sa carrière. Il a été le premier parfumeur contemporain à fonder, en 2001, son atelier de parfum sur mesure et a été nommé en 2009 Chevalier des Arts et des Lettres par la ministre de la culture Christine Albanel.
Il a cofondé en 2009 avec son associé Marc Chaya sa propre maison de parfum : Maison Francis Kurkdjian.
La liste de toutes ses créations ici :
Anna Boghiguian, plasticienne égyptienne d'origine arménienne
Anna Boghiguian, née en 1946, réalise des installations immersives, mais interroge aussi l’espace intime dans sa pratique du dessin et de l’écriture. La forme du récit est son principe de pensée pour mieux comprendre ce qui lui est donné à voir. Elle a illustré des textes importants de Constantin Cavafy, Rabindranath Tagore ou Giuseppe Ungaretti. Elle voyage sans cesse pour abolir les frontières, crée où elle se trouve, mais retourne toujours dans sa ville natale, Le Caire.
Ses créations sont toujours des compositions très denses où apparaissent parfois ses propres écrits. Ses narrations mêlent l’histoire personnelle et le politique, déconstruisent le réel pour aller vers le mythologique et l’universel. Face à un monde en continuelle transformation, Anna Boghiguian choisit d’utiliser la cire, matériau à la fois solide et liquide, comme un écho à la brièveté de la vie qui s’écoule et disparaît dans le grand cycle de la nature.
Après avoir exposé au ZKM à la Documenta 13, aux biennales de Sharjah, Venise, Istanbul, au New Museum of Contemporary Art de New York et à la Tate St Ives, Anna Boghiguian est l’invitée du Festival d’Automne à Paris. Dans la grandiose cour vitrée du Palais des études des Beaux-Arts de Paris, Anna Boghiguian crée un vaste échiquier reflétant les relations riches et tumultueuses des individus dans un monde soumis à d’incessantes métamorphoses.
Deux jeux complets sont placés de part et d'autre de la cour vitrée et opposent respectivement un groupe de soldats à des manifestants et une assemblée de penseurs aux hommes et femmes politiques qui ont pu avoir pour ambition de mettre en œuvre leurs idées, bien souvent en les trahissant. Le poète Tagore y croise Chávez, Gandhi, des derviches ou la reine Victoria. Les soixante-quatre pièces ont toutes été peintes sur papier, marouflées sur bois et suspendues à la verrière de la cour vitrée. Autour d'elles, tables et chaises sont mises à disposition de joueurs d'échecs amateurs ou confirmés, étudiants des Beaux-Arts de Paris ou professionnels rassemblés à l'occasion de tournois organisés par la Ligue d'Echecs d'Ile-de-France.
Hélène Ségara est une chanteuse française d'origine italienne et arménienne, née le 26 février 1971 à Six-Fours-les-Plages.
Elle est la marraine du Phonéthon 2009 organisé par le Fonds arménien de France au profit de projets humanitaires en Arménie et au Haut-Karabagh.
En 1997, son duo avec le ténor italien Andrea Bocelli sur la chanson Vivo per lei la révèle au grand public. L'année suivante, Hélène Ségara est choisie pour interpréter le rôle d'Esmeralda lors des tournées de la comédie musicale Notre-Dame de Paris. Hélène Ségara connaît ensuite un grand succès avec des titres tels que Il y a trop de gens qui t'aiment (1999), Elle tu l'aimes (2000), ou encore On n'oublie jamais rien, on vit avec (2003), en duo avec Laura Pausini, dépassant les 10 millions de disques vendus.
En 2015, elle intègre le jury de l'émission télévisée La France a un incroyable talent diffusée sur M6.
Robert Kechichian, réalisateur, acteur et scénariste franco-arménien
Auteur – Réalisateur
Cinéma
2001 : ARAM, long-métrage, écriture du scénario et réalisation – production : LES FILMS A4, avec Simon Abkarian, Lubnal Azabal, Mathieu Demy, Alain Mottet…
Prix de la Première Œuvre – Festival International de Munich 2003
1997 : ARAM, court-métrage, écriture du scénario et réalisation – production : Hugo Fims avec Lucas Belvaux, Violetta Sanchez, Henri De Lorme
Télévision
2012 : L’ESPIONNE QUI BOITE documentaire historique – Ladybirds Films / France 5
2004 : BRÛLEZ ROME documentaire – France 3, scénario de Frédéric Lepage – production : A PRIME GROUP
Vittoria Aganoor, poétesse italienne
“J’ai développé une soif pour les espaces ouverts, une folle envie de soleil, une horreur de toutes les brumes et une terreur de chaque limite.”
Son parcours
Vittoria Aganoor était une poétesse arméno-italienne dont les œuvres ont fait d’elle une des écrivaines italiennes les plus renommées de sa génération.
Née dans une noble famille arménienne à Padoue (Padova) en Italie, elle a grandi dans la “casa degli armeni” (Maison des Arméniens), jusqu’à ce que la famille déménage à Naples. Originaire de l’Inde, son père s’était installé en Europe, d’abord à Paris avant de choisir l’Italie pour être plus près des moines catholiques arméniens Mekhitaristes, dont le monastère se trouvait sur l’île Saint-Lazare (San Lazzaro) à Venise. Alors qu’elle était enfant, le précepteur de Vittoria, l’écrivain italien Giacomo Zanella, fut impressionné par ses premières œuvres et l’encouragea à poursuivre dans l’écriture.
Elle publia son premier recueil de poèmes, “Légende éternelle” (“Leggenda Eterna”) à l’âge de 45 ans et le dédia à la mémoire de sa mère. Contre toute attente, elle fut surprise par la réception enthousiaste de son œuvre. En écrivant à propos du canzioniere (sonnet italien) d’Aganoor, le philosophe et intellectuel italien, Benedetto Croce déclara qu’il s’agissait des sonnets les plus beaux qui n’aient jamais été composés par une femme italienne”. Compte tenu du bon accueil réservé à sa première œuvre, elle publia un deuxième livre intitulé « Nouvelles œuvres lyriques » (“Nuove liriche”).
Malgré son existence de privilégiée, Aganoor avait un caractère dépressif comme le reflètent ses œuvres. La poétesse fit de ses lettres et poèmes un exutoire. Écrire sans contraintes afin d’apaiser sa grande mélancolie lui procurait beaucoup de plaisir. La mort de sa mère la brisa complètement, mais elle reprit vie après son mariage avec Guido Pompilj, un noble italien.
Fait marquant
Aganoor est décédée brusquement d’un cancer, et son mari, accablé de chagrin, se suicida le jour même.
Howard Kazanjian, producteur de films
“Je l’ai [George Lucas] présenté à Francis Coppola, le reste fait partie de l’histoire.”
Howard Kazanjian est un cinéaste qui a produit trois des plus grands films de tous les temps : Star Wars « L’Empire contre-attaque » (absent du générique) et « Le Retour du Jedi », ainsi que « Les Aventuriers de l’arche perdue » d’Indiana Jones.
Après avoir fait ses études à l’école cinématographique de l’Université de Californie du Sud (USC) avec George Lucas, il est entré dans le monde du cinéma en tant qu’assistant-réalisateur de deux géants du cinéma, Alfred Hitchcock et Sam Peckinpah. Kazanjian considère le temps passé aux côtés d’Hitchcock comme une période formatrice dans sa carrière de cinéaste, au cours de laquelle il a acquis des compétences qui lui ont été utiles ses films ultérieurs.
Les années 80 furent bénéfiques pour Kazanjian : non seulement il travaillait avec Lucas, mais aussi avec un autre réalisateur prometteur, Steven Spielberg. “Star Wars” et “Indiana Jones” ont rendu Lucas et Spielberg célèbres. Une célébrité qui n’aurait été possible sans la contribution de Kazanjian. En bref, il fut question que Harrison Ford reprenne le rôle de Han Solo pour « Le retour du Jedi ». Kazanjian parvint à dissiper les doutes de Lucas en concrétisant le contrat après avoir parlé avec l’agent de Ford. C’est ainsi que le personnage de Ford fut inscrit dans le script.
S’il se targue d’avoir réussi à effectuer deux des franchises les plus révolutionnaires de l’histoire de Hollywood, Kazanjian a remporté en 1982 un Emmy Award (une prestigieuse récompense de la télévision américaine) pour avoir réalisé « Les Aventuriers de l’arche perdue ». Il fut également producteur de plusieurs autres films ainsi que le premier producteur de la série télévisée à succès, JAG.
Fait marquant
Kazanjian et Lucas étaient membres d’une association de cinéma à l’USC appelée Delta Kappa Alpha.
Ivan Galamian, star de l'enseignement du violon
"Peut-être le plus grand professeur de violon dans l'histoire." - Robert Mann, fondateur du Juilliard String Quartet
Son parcours
Ivan Galamian est un professeur de violon de renommée internationale, qui a formé certains des meilleurs violonistes à travers le monde, dont Itzhak Perlman, Sergiu Luca, Pinchas Zukerman, Ani et Ida Kavafian, Kyung-Wha Chung et Dorothy DeLay.
Il naquit en Perse, mais sa famille partit en Russie durant sa jeunesse. Lors de la révolution russe, les biens des Galamian furent confisqués et la famille jetée en prison. Ivan parvint à s'en sortir et se produisit à l'orchestre du Bolchoï, puis s'enfuit en France, où il devint l'élève du célèbre Lucien Capet.
À son arrivée en Amérique, Galamian fit le choix d'enseigner, au lieu de continuer à jouer. Il devint professeur à la prestigieuse Juilliard School de New York et à la Curtis School of Music de Philadelphie. Il finit par diriger les études de violon dans ces deux écoles.
Désireux de créer un lieu où ses élèves puissent jouer en immersion sans être distraits, il fonda avec sa femme la Meadowmount School of Music dans le nord de l'Etat de New York. Galamian publia aussi un des meilleurs manuels d'enseignement du violon, intitulé Principles of Violin Playing and Teaching [Principes de l'interprétation et de l'enseignement du violon].
Fait marquant
Les collègues de Galamian avaient coutume de dire : "M. Galamian pourrait prendre une table et lui apprendre à jouer du violon !"
George Garanian, pionnier du jaz russe
"Garanian était un saxophoniste, compositeur, arrangeur et chef d'orchestre des plus doué dans toutes ces professions. Il est sans aucun doute l'une des plus importantes figures du jazz russe contemporain." - Yuri Saulsky, artiste précurseur du jazz russe
Son parcours
George Garanian fut un artiste de jazz qui influença profondément la mouvance musicale dans l'Union Soviétique du second après-guerre. En tant qu'artiste et chef d'orchestre, il contribua à créer la scène jazz russe.
Né à Moscou, il vécut en Russie sa vie durant. Étudiant le saxophone, il n'eut de cesse d'améliorer sa pratique musicale, finissant par être remarqué et invité à se produire à travers le pays et à l’étranger ; il fut présenté comme artiste de jazz d'Union Soviétique sur Voice of America. Garanian travailla quelques années pour Melodia, unique maison de disques d'Union Soviétique, et dirigea le Melodia Big Band, un ensemble de jazz.
Un temps, ses talents l'éloignèrent de Moscou pour Krasnodar, au sud de la Russie. Il y dirigea le grand orchestre de cette ville, en faisant l'un des plus réputés du pays. Il revint finalement dans sa ville natale.
Garanian fut proposé pour un Grammy Award après avoir collaboré avec l'Oregon Band, un groupe de jazz basé aux États-Unis. Il reçut aussi le titre d'"Artiste du peuple," plus haute décoration d'Union Soviétique en matière d'art.
Fait marquant
Avant d'être un musicien de jazz célèbre, Garanian intégra l'Institut Technologique de Moscou en vue de devenir ingénieur.
Arshile Gorky, grand artiste américain du XXè siècle
"Il possédait un instinct mystérieux pour tous les arts... Un don extraordinaire pour taper dans le mille." - Willem de Koonig
Arshile Gorky est une figure majeure du surréalisme et l'un des fondateurs du mouvement expressionniste abstrait. Il est considéré comme l'un des grands artistes américains du 20ème siècle.
Né Vosdanik Manoug Adoian dans l'Empire ottoman entre 1902 et 1904, il fut un témoin oculaire du génocide arménien, durant lequel sa mère mourut de faim. Orphelin, il immigra aux États-Unis et changea son nom pour repartir à zéro, bien que les expériences terribles de sa jeunesse ne cesseront de le hanter et même d'influencer son art.
Etudiant aux Beaux-Arts, Gorky déploya son talent à travers plusieurs expositions. Bien que notablement influencé par Pablo Picasso et Paul Cézanne, il développa progressivement un style distinctif qui lui assura une place parmi les meilleurs artistes de son temps. La scène artistique dynamique au plan intérieur et international qui convergeait à New York, où vivait Gorky, suscita une amitié avec l'artiste hollandais Willem de Koonig, ainsi qu'une rivalité parfois féroce avec Jackson Pollock.
Très déprimé suite à plusieurs tragédies personnelles, dont la destruction d'un grand nombre de ses tableaux suite à l'incendie de son atelier, Gorky se suicida. Son œuvre continue d'être exposée dans de grands musées à travers le monde.
Fait marquant
Il affirmait être apparenté à l'écrivain russe Maxime Gorky, alors que ce dernier avait lui aussi troqué son patronyme d'origine Alekseï Maksimovitch Pechkov.
Achren Hovakimian, créatrice de la fleur nationale de Singapour
Achren Hovakimian, ou Agnès Joaquim, est née dans une famille arménienne à Singapour dans les années 1850. Elle fut au cours de sa vie une horticultrice renommée. Aujourd’hui, son nom reste lié à sa création florale, devenue la fleur nationale de Singapour.
Enfant, Achren Hovakimian a découvert sa passion pour l’horticulture et la botanique au sein de sa famille. Son père était membre du comité du Jardin botanique de Singapour, tandis que sa mère était une fervente jardinière.
La famille Hovakimian participait régulièrement avec sa famille au Singapore Flower Show (le spectacle floral de Singapour). Il lui arrivait –souvent grâce à Achren- de remporter souvent des prix.
En 1893, Achren Hovakimian a apporté une plante, fruit de sa création, à Henry Ridley, le directeur du Jardin botanique de Singapour. La Vanda « Miss Joaquim » était un croisement d’orchidées malaise et birmane. Il s’agissait d’une des premières orchidées hybrides au monde et la première orchidée créée par une femme dans le monde entier.
Presque 100 ans après, en 1981, la création de Hovakimian a été adoptée comme la fleur nationale de Singapour. Le nom de Hovakimian est depuis 2015 inscrit en lettres d’or dans le temple de la renommée des femmes de cette principauté d’Asie.
Fait marquant
Achren Hovakimian repose au cimetière de l’église arménienne à Singapour.
Flora Zabelle (Mangassarian) Hitchcock, actrice à Broadway et star du cinéma muet
"Dotée par la nature d'un joli minois et de formes agréables, d'une personnalité au magnétisme sans égal et d'une charmante voix soprano, Flora Zabelle, l'une des plus jolies filles du petit monde de Philadelphie... - San Francisco Call, 1902
Son parcours
Flora Zabelle (née Mangassarian) fut une actrice de Broadway et l'une des premières stars du cinéma muet en Amérique.
Née Flora Mangassarian, elle prit pour nom de scène Flora Zabelle. Sa famille avait fui Constantinople (actuellement Istanbul), suite aux massacres hamidiens (1894-1896) qui précédèrent le génocide des Arméniens de l'Empire ottoman. Elle fit ses études au Wellesley College et se décida pour une carrière d'actrice. Après s'être produite sur scène à Broadway, elle épousa le célèbre acteur Raymond Hitchcock. Ils figurèrent tous deux dans plusieurs films muets, dont certains ont été perdus, même si d'autres ont survécu.
Zabelle traversa plusieurs épisodes étranges et malheureux dans sa vie personnelle. Accusé de crimes (qui s'avérèrent ensuite avoir été inventés), son mari disparut durant plusieurs jours et Zabelle crut qu'il avait été enlevé et peut-être même tué par des révolutionnaires arméniens. Une autre fois, son père retourna à Constantinople pour une mission censée être secrète et fut arrêté par les autorités turques. Résultat, elle mena une campagne de collecte de fonds aux États-Unis pour aider à sa libération.
A la mort de son mari, Zabelle se retira progressivement du monde et mit fin à sa carrière d'actrice.
Fait marquant
A son heure de gloire, le portrait de Zabelle fut utilisé sur des cartes postales pour promouvoir les cigarettes Fatima.
Alan Hovhannès, compositeur
Alan Hovhaness était un compositeur américain d'origine arménienne. Il se fit un nom comme artiste original à l’œuvre prolifique dans le monde de la musique classique aux États-Unis au XXe siècle.
ORIGINES
Il est né à Somerville, Massachusetts en 1911 sous le nom d'Alan Vaness Chakmakjian. Son père était Arménien issu de l'Empire ottoman et sa mère Écossaise.
CONNU POUR
Hovhaness a introduit un nouveau type de composition sur la scène classique américaine. Au-delà de sa carrière prolifique (il produisit des centaines d'œuvres, et déclarait en avoir brûlé des milliers d'autres) il est surtout connu pour son utilisation innovante des mélodies orientales sous l'influence de son héritage arménien et de ses voyages en Inde et en Corée.
DÉCLARATIONS
« En grandissant je découvris ce disque sublime de musique chorale du compositeur arménien Komitas. Il représentait pour moi un minimaliste original et c'est par l'intermédiaire de Komitas que me vint l'idée d'en dire le plus possible avec le moins de notes possible. »
« Je propose de créer un style de composition monumental, héroïque mais assez simple pour inspirer tout un chacun; totalement dépourvu d'effets de mode, de maniérisme artificiel et de fausse complexité; un style de composition direct, sincère, toujours original mais jamais sans naturel. La musique doit être libérée de ses chaînes de décadence et de stagnation. »
« J'ai toujours considéré la nature comme étant l'habit de Dieu. »
CE QUE LES AUTRES ONT DIT DE LUI
« ... La grande qualité de sa musique, la pureté de son inspiration sont mis en évidence par l'extrême beauté de son matériel mélodique (original et ne se limitant pas à un folklore récupéré) et dans la douceur parfaite du goût laissé dans la bouche. Il n'y a aucune vulgarité dans ce matériel mélodique, rien de clinquant, de sot, de facile, aucune intention triviale. Il fournit délectation à l'oreille et plaisir à la pensée. » – Virgil Thomson, auteur et compositeur
“…L'un des compositeurs les plus prolifiques du XXe siècle…” – Kristen Grimshaw
ŒUVRES REMARQUABLES
Yousuf Karsh, photographe
Yousuf Karsh est un photographe portraitiste, dont le talent et le style unique lui ont permis d’approcher certains dirigeants et personnalités les plus célèbres du 20ème siècle.
Origines
Il est né en 1908 à Mardin, en Arménie Occidentale, au crépuscule de l'empire ottoman. Témoin du génocide arménien, il déclara : "J'ai vu mes proches être massacrés; ma sœur est morte de faim, pendant qu'on nous conduisait de village en village." (1)
Envoyé au Canada par sa famille, où il résida avec son oncle, il passa le reste de sa vie à Ottawa. Son oncle lui offrit son premier appareil photo et le plaça en apprentissage chez un autre photographe arménien, John H. Garo. C'est là qu'il peaufina son métier, avant de s'établir à son compte.
Connu pour
Ses portraits de Winston Churchill, Ernest Hemingway, Mère Teresa, Walt Disney, Audrey Hepburn, Mohamed Ali, Fidel Castro et Dwight Eisenhower, parmi bien d'autres. Il publia aussi plusieurs albums de ses portraits.
Ce qu'il a dit
"Je travaille avec le plus formidable échantillon de personnes." (2)
"Il est un bref instant où tout ce qu'il y a dans l'esprit et l'âme d'un homme se reflète à travers son regard, ses mains, son attitude. C'est cet instant qu'il faut capter." (3)
Ce que d'autres ont dit de lui
« Il arrive à faire en sorte qu'un lion rugissant se tienne tranquille pour être photographié. » Winston Churchill
« Un des plus grands photographes de portraits du vingtième siècle... » - Metropolitan Museum of Art
« M. Karsh était passé maître dans le portrait de studio officiel, éclairé avec précision. » – « New York Times »
« Yousuf Karsh, dans ses puissants portraits, fait du visage humain une légende. » - Peter Pollack, in « Picture History of Photography » (1977)
Faits marquants
Udi Hrant Kenkulian, joueur d'oud
Hrant Kenkulian, mieux connu sous son nom d’artiste Udi Hrant, était un grand joueur d’oud, cet instrument à cordes similaire au luth. Ses interprétations modernes et son style de jeu ont laissé une impression durable sur des générations successives de musiciens.
Né en 1901, le jeune Kenkulian a dû souvent déménager avec le reste de sa famille, pour échapper à la mort et les atrocités du génocide perpétrés contre ses compatriotes arméniens. La famille s’installa finalement à Istanbul, où le jeune homme fut encadré par de grands joueurs d’oud arméniens de l’époque.
Même s’il put vivre de son instrument en jouant en Turquie, c’est après une tournée aux États Unis qu’il a commencé à devenir de plus en plus populaire. Il était connu des fans de la musique folklorique en Turquie. Il chantait aussi bien en arménien qu’en turc et son public important était composé de personnes parlant le turc, l’arménien et le grec. Il va sans dire qu’une telle popularité d’un musicien d’origine arménienne en Turquie, si peu de temps après l’élimination de la grande majorité des Arméniens de l’Empire ottoman, est un fait assez exceptionnel.
Udi Hrant a continué à donner des concerts à la fin de sa vie aussi bien chez lui qu’à l’étranger, y compris en Arménie. Il est mort en 1978 et est enterré au Cimetière Arménien de Sisli à Istanbul.
Fait marquant
Le fait qu’Udi Hrant soit aveugle a été confirmé seulement quelques jours après sa naissance. Malgré plusieurs tentatives chirurgicales pour lui redonner la vue, il est resté aveugle jusqu’à sa mort.
Pour aller plus loin
George Avakian, producteur, directeur et pilier de l'industrie du jazz
"... D'une certaine manière, ce que j'ai fait de plus important dans l'industrie du disque a été d'orienter cette industrie vers des albums de qualité durable, plutôt que des tubes d'un jour."
Son parcours
George Avakian est un producteur à succès, connu pour être un des géants de l'industrie du jazz américain.
Né à Armavir, alors éphémère République arménienne indépendante, il émigra aux États-Unis avec ses parents. Il étudia à la prestigieuse Université de Yale, servit dans l'armée américaine durant la Seconde Guerre mondiale, puis, après son service, réalisa son rêve de travailler dans l'industrie du disque.
Avakian est à l'origine de nombreuses premières, dont la création du premier album de jazz et le lancement de la première collection d'albums de jazz annotés. Ses commentaires étaient appréciés d'auditeurs en quête d'une expérience musicale intellectuelle ou auditive. On lui doit notamment le fait d’avoir conçu le format Maxi 45 tours comme norme, une évolution qui révolutionna la façon d'enregistrer, distribuer et diffuser de la musique à travers le monde.
Outre son activité de producteur, il est passé maître dans l'art de faire connaître et remettre en selle des artistes de jazz. Il engagea tout d'abord Miles Davis en 1955 et fut à l'origine de la célébrité de Louis Armstrong et de Duke Ellington.
Il est titulaire de nombreuses distinctions, dont un Django d'Or.
Fait marquant
Avakian est l'un des membres fondateurs de la compagnie Warner Bros. Records.
Pour aller plus loin
NEA Jazz Masters - National Endowment for the Arts
George Avakian and Anahid Ajemian Papers - New York Public Library
Rouben Mamoulian, réalisateur et metteur en scène
"Comme réalisateur, Mamoulian est un génie autodidacte." - Alice L. Birney, Library of Congress
Son parcours
Rouben Mamoulian est un réalisateur de "l'âge d'or" du cinéma. Il est connu pour son audace, recourant à de nouvelles techniques de prise de vue, qui ont changé la manière de tourner les films.
Mamoulian naquit à Tiflis (actuellement Tbilissi, en Géorgie), qui faisait alors partie de la Russie tsariste. Il étudia avec Stanislavski et Vakhtangov en Russie, avant de partir aux États-Unis. Il s'installa à New York et enseigna à l'Eastman School of Music. Bien que connu comme un réalisateur novateur, il fit ses débuts comme metteur en scène au théâtre à New York. Une fois sa réputation acquise sur les planches, il fut invité à réaliser des films à Hollywood.
Au cours de sa carrière de cinéaste, Mamoulian a réalisé Applause, un des premiers films parlants. Dans son catalogue, la Bibliothèque du Congrès compare ce film à Citizen Kane d'Orson Welles pour son expérimentation audacieuse de techniques cinématographiques inédites. C'est sous la direction de Mamoulian dans Docteur Jekyl and Mr. Hyde que l'acteur Frederic March remporta un Oscar pour son interprétation. La Directors Guild of America [Guilde des Réalisateurs d'Amérique] honora Mamoulian d'un Prix d'honneur pour l'ensemble de sa carrière [Lifetime Achievement Award].
Commentant une photo où Mamoulian est représenté avec plusieurs autres grands réalisateurs d'Hollywood, dont Alfred Hitchcock, assis à ses côtés, le Times Literary Supplement a écrit : "Sa présence parmi ces grands réalisateurs américains est justifiée, car sa place n'est guère éloignée, sinon supérieure à celle de ses pairs."
Fait marquant
D'après Jackie Cooper, Mamoulian serait son oncle.
Pour aller plus loin
Rouben Mamoulian: one of the great American directors - Times Literary Supplement
Rouben Mamoulian biography - Turner Classic Movies
Andranik "Andy" Madadian, monstre sacré de la pop
"Je suis un Arménien né en Iran, j'ai donc ces saveurs dans le sang. Mais contrairement à l'Arméno-Iranien moyen, j'ai grandi dans l'amour de la musique américaine, anglaise, de Rod Stewart, Chicago, Ray Charles, Deep Purple."
Son parcours
Andranik Madadian, connu sous le nom d'Andy, figure parmi les chanteurs les plus célèbres de la musique pop persane. On le qualifie tantôt de "Prince de la Perse," tantôt d'"Elvis de la Perse" ou de "roi de la pop" iranienne.
Né à Téhéran, en Iran, Andy a grandi dans une famille arménienne. Il a étudié comme musicien et artiste de variétés sous la tutelle d'un célèbre producteur iranien et a fini par se faire un nom dans le pays. Mais, durant la révolution islamique, il devint impossible pour lui de rester dans son pays natal et il émigra aux États-Unis, où il s'est installé à Los Angeles.
Au fil des ans, il s'est acquis un grand nombre d'amateurs en Iran et au sein de la vaste diaspora iranienne. Paradoxalement, sa musique est interdite en Iran, ce qui n'empêche pas ses aficionados de vendre en contrebande ses albums et de diffuser par millions des copies en toute illégalité.
Le style fusionnel d'Andy intègre les influences arménienne, persane, arabe et occidentale. Sa volonté de travailler avec toute une variété de sons l'a aussi amené à collaborer avec plusieurs de ses homologues, dont Jon Bon Jovi. Sa popularité qui dépasse son cercle traditionnel d'amateurs a abouti à des spectacles comme celui qui fut donné lors d'un match de football entre Chelsea et l'Inter de Milan au Rose Bowl. Il s'est aussi produit dans plusieurs films, dont The House of Sand and Fog (2003), avec Ben Kingsley dans le rôle principal.
Fait marquant
Andy a été footballeur professionnel.
Pour en savoir plus
Already a Superstar in Iran, "Persian Elvis" Sets Sights on US
Charlie Papazian, pionnier du brassage à domicile et du mouvement pour la bière artisanale
"Charlie Papazian est le père du brassage à domicile en Amérique, et il continue de compter aux yeux des brasseurs à domicile et de l'industrie brassicole aujourd'hui." - Jamey Barlow, brasseur
Son parcours
Charlie Papazian est l'auteur de The Complete Joy of Homebrewing, un livre qui a suscité un intérêt au niveau national pour les bières fabriquées à domicile aux États-Unis, pour aboutir à la révolution de la bière artisanale.
Papazian a grandi dans le New Jersey, mais s'est installé ensuite dans le Colorado, où il s'est lancé dans le brassage à domicile. C'est là qu'il a écrit son célèbre ouvrage. Paru en 1984, le livre a été plusieurs fois réédité. Son impact se révéla des années plus tard, lorsque des brasseurs amateurs, parmi lesquels beaucoup avaient débuté dans leurs garages en utilisant l'ouvrage de Papazian, commencèrent à intégrer le marché. Aujourd'hui, les brasseries artisanales ont entièrement modifié le paysage de l'industrie de la bière en Amérique et beaucoup font remonter leurs origines à Papazian et à son livre.
Outre le fait d'avoir inspiré des millions de gens grâce à son ouvrage pionnier, Papazian a aussi fondé The Brewers Association, une organisation créée afin d'aider à promouvoir le brassage artisanal. Il a aussi cofondé le Great American Beer Festival, la plus importante fête de la bière aux États-Unis.
Papazian continue de s'impliquer dans le monde du brassage. Il a écrit plusieurs autres livres et continue à publier des articles, notamment pour une revue qu'il a fondée à l'attention des brasseurs, intitulée Zymurgy.
Fait marquant
Papazian est célèbre pour un slogan qu'il répète souvent et qui figure dans son ouvrage : "Détends-toi. Ne t'en fais pas. Sers-toi une bière artisanale."
Pour en savoir plus sur lui
GABF founder Charlie Papazian still a “rock star” of craft beer
Kevork Nalbandian, compositeur de l'hymne national de l'Ethiopie
Son parcours
Originaire d’Aïntab (Gaziantep, au sud de l’actuelle Turquie), Kevork Nalbandian était un orphelin du génocide des Arméniens. Après 1915, il s’était installé en Ethiopie où l’empereur Haïlé Sélassié Ier lui confia la tâche de composer l’hymne national. Il fut par la suite propulsé à la tête de l’orchestre national royal, qui eut le privilège de jouer le premier l’hymne éthiopien. Cet orchestre était composé d’orphelins du génocide des Arméniens venus de Jérusalem.
Reconnu pour ses talents de musicien par l’empereur Sélassié, Nalbandian fut nommé directeur du chœur des orphelins, connu sous le nom de « 40 enfants » (orphelins) ou « Arba Lijoch » en amharique. Impressionné par leurs prestations, l’empereur Sélassié convainquit le Patriarche arménien de Jérusalem de laisser les enfants partir en Ethiopie. Une fois sur place, ils furent entraînés par Nalbandian, à qui il fut demandé par la suite de composer l’hymne national : « Teferi Marsh, Ethiopia Hoy » (« Ô Éthiopie, sois heureuse »). À la tête d’« Arba Lijoch », Nalbandian a joué l’hymne en public pour la toute première fois lors du couronnement de l’empereur Sélassié le 2 novembre 1930.
Nalbandian a composé plus de 50 chansons éthiopiennes, la plupart dédiées à l'empereur. On lui doit également la fondation du théâtre d'Addis-Abeba.
Fait marquant
Nalbandian est reconnu pour son rôle dans la modernisation de la musique éthiopienne et dans la formation de la nouvelle génération des musiciens. On lui doit entre autres la création d’une variante distincte de jazz appelée Éthio-jazz. C’est son neveu, Nersès , qui l’a développée et faite connaître.
Pour en savoir plus
TEZETA: The Ethiopian Armenians
In the Company of Emperors: The Story of Ethiopian Armenians
Haig Patigian, sculpteur à San Francisco
Son parcours
Haig Patigian est un sculpteur très connu à San Francisco. De style polyvalent, on lui doit plusieurs œuvres d'art célèbres ornant des bâtiments, des parcs et des salles de musées à San Francisco et à travers les États-Unis.
Patigian naquit à Van en Arménie Occidentale, qui faisait alors partie de l'Empire ottoman. Son père un peu particulier se fit photographe amateur, lorsque ce nouveau support prit forme, mais il fut accusé d'espionnage pour les Russes par les Turcs et s'enfuit aux États-Unis. Patigian naquit peu après, et après avoir aidé plusieurs années son père dans sa ferme à Fresno, partit à San Francisco, où il se mit à sculpter.
Une fois reconnu comme un grand sculpteur aux États-Unis, il s'établit à Paris, suite au grand incendie de San Francisco (1906), et approfondit sa technique. Parmi ses sculptures figurent des portraits d'Abraham Lincoln, une sculpture qui orne actuellement l'hôtel de ville de San Francisco, du général américain John J. Pershing qui, durant la Première Guerre mondiale, commanda les forces armées américaines en Europe et dont la statue se trouve au Golden Gate Park de San Francisco, ainsi que plusieurs personnages mythiques classiques. Patigian conçut et sculpta aussi les tableaux classiques ornant des façades de bâtiments, comme celui de la Metropolitan Life à San Francisco.
Fait marquant
Patigian fut membre et deux fois président du Bohemian Club de San Francisco, un club privé de cette ville.
Pour en savoir plus
Edgar Chahine, peintre et graveur
Edgar Chahine (en arménien Էդգար Շահին) est un peintre et graveur français d'origine arménienne, né le 31 octobre 1874 à Vienne (Autriche) et mort le 18 mars 1947 à Paris.
Edgar Chahine entame ses études à Constantinople où son père est un des directeurs de la banque ottomane. Il a pour professeur le peintre Milkon Tiratzuyan qui lui conseille de poursuivre sa formation artistique en Italie. En 1892, il est élève à Venise d'un lycée tenu par les frères mékhitaristes, et il suit dans le même temps les cours du peintre Antonio Paoletti et du sculpteur Antonio del Zotto à l'Académie des beaux-arts.
Il s'installe définitivement à Paris en 1895. Il s'inscrit à l'Académie Julian, puis il expose au Salon des artistes français de 1896 à 1899, notamment la série La Vie lamentable, tableaux mettant en scène des déshérités. Dès 1897, sa gravure Étude de gueux, exposée à la galerie de la Bodinière est remarquée par le critique Loÿs Delteil et le marchand d'estampes Edmond Sagot. En 1900, ses gravures lui valent une médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris, puis en 1903, une autre à la Biennale de Venise, manifestation qui lui rendra un hommage rétrospectif en 1924.
Il est naturalisé français en 1925 et décoré de la Légion d'honneur en 1932.
Après avoir quelque peu délaissé la peinture à l'huile au profit de l'eau-forte, il se met à la tempera à compter de 1933. Son premier livre illustré est Histoire comique d'Anatole France (1905). Par la suite, il illustrera des œuvres d'Octave Mirbeau, de Gabriel Mourey, de Colette, de Gustave Flaubert, de Jules et Edmond de Goncourt ou de Paul Verlaine.
Il est enterré au cimetière parisien de Bagneux.
Il laisse une œuvre forte de 450 gravures, 430 illustrations et 300 peintures, pastels et dessins.
Le critique artistique Camille Mauclair dit de lui : « La puissance de son trait et son sens aigu de l'observation en font un exceptionnel témoin de son temps. […] [Edgar Chahine] se livrait à la gravure avec ce regard auquel rien n'échappe et cette main qui peut tout. »
Parallèlement à sa carrière artistique, Edgar Chahine a beaucoup milité avec son ami le poète Archag Tchobanian, tous deux « socialistes romantiques », pour la reconnaissance de l'Arménie, soutenus par des personnalités comme Anatole France, Jean Jaurès ou Georges Clemenceau. Il est honoré d'une première rétrospective à la galerie nationale d'Erevan en 1936, suivie d'une seconde en 1984, à l'époque de la république socialiste soviétique d'Arménie, et d'une troisième en 1994.
Depuis 1967, à la faveur de la redécouverte des graveurs français de la Belle époque par le marché et la critique américains, l'œuvre d'Edgar Chahine est très régulièrement exposée aux États-Unis.
De 1994 à 2002, Pierre Chahine, fils du peintre, a animé un musée consacré à l'œuvre de son père au sein du prieuré Saint-Michel de Crouttes près de Vimoutiers (Orne).
Jean Vendome, artiste joaillier - le père de la joaillerie contemporaine
Jean Tuhdarian, dit Jean Vendome, né à Lyon le 18 avril 1930, de parents arméniens, et décédé le 9 août 2017 à Eaubonne, est un artiste joaillier.
Jean Vendome naît le 18 avril 1930 à Lyon. À treize ans, il suit une formation chez son oncle, le joaillier Der, et fréquente l'École des Beaux-Arts de Paris.
En 1945, il obtient son premier prix et une bourse d’état au concours de dessin de la Ville de Paris. Il suit quatre années de cours de gemmologie avec les professeurs Georges Göbel et Diane Level.
À 18 ans il crée son premier atelier, 2 rue Feutrier (Paris XVIIIe). Il réalise pour ses confrères de la haute joaillerie des pièces de commande.
Deux ans plus tard, il établit sa première collection de bijoux de création pure et obtient un vif succès et sonne le début de la joaillerie contemporaine. Avec cette première ligne Pépite, en or poli et sablé, sertie de pierres fines ou précieuses Jean Vendome s’inscrit dans une tendance baroque et se démarque de la joaillerie traditionnelle.
Il crée en 1955 la ligne Survol, qui évoque une ville vue d’avion, puis des lignes Nocturne et Boréale. Le premier collier Cravate, en fleur améthystes voit le jour. Les récits de Paul-Émile Victor, les cartes postales puis les voyages nourrissent son imaginaire. À partir de 1957, il prend l’habitude de présenter une ou deux lignes nouvelles par an.
Il découvre en 1959 les œuvres de Laurent Jiménez-Balaguer. De là, commence une amitié entre les deux familles, aujourd'hui encore très forte. En 1965, il crée la ligne Cosmos et en 1966 participe à l’exposition « La perle japonaise » au Palais d’Orsay à Paris et pour la première fois à la Société des artistes décorateurs (SAD) au Grand Palais à Paris.
En 1968, il expose ses bijoux avec ceux de Georges Braque à la galerie parisienne Delisle. Il apparaît désormais comme un pionnier du bijou moderne.
Promu officier de l’ordre du Mérite, il obtient le prix du salon de l’École française au musée d’Art Moderne en 1969. Les États–Unis lui inspirent les lignes America, Cinquième Avenue, Brooklyn, Manhattan, Central Park et New York.
En s’installant dans la boutique atelier, au 352 rue Saint-Honoré (Paris Ire) il cesse de produire pour les autres joaillers et se consacre exclusivement à sa création. Il expose dans le cadre de la SAD, à la galerie Philippe Dalléas (à Bordeaux), avec le couturier Paco Rabanne, les peintres Vieira da Silva et Jean Degottex.
De réputation internationale il accumule en 1970 les récompenses, les prix les plus prestigieux et représente la France en tant qu’invité d’honneur à Tokyo pour la joaillerie d’art contemporaine. Médaillé d’argent des Arts, Sciences et Lettres de la Ville de Paris, il est récompensé par le premier prix de la joaillerie Créateurs et bijoux d’aujourd’hui et lauréat de l’exposition internationale de New York. C’est une période d’activité intense, où il enchaîne les expositions en France et à l’étranger : Prestige des pierres précieuses à Caen, Créations à Lyon, Prestige de l’or aux Champs-Élysées à Paris, Décor de la vie quotidienne en France au pavillon français lors de l’exposition Universelle de Montréal, Biennale internationale de la joaillerie d’art à Marina di Carrara (Italie), Rand Easter Show à Johannesburg, Salon international de Munich. À cette époque, les œuvres de Jean Vendome peuvent être romantiques, par leurs formes rondes et leurs thèmes ou design très épurées. Il crée les Transformables, bagues-pendentifs, bagues-bracelets et bagues multiples.
Il réalise en 1971 sa première épée d’académicien pour Roger Caillois, qui deviendra un ami. Il en réalisera huit autres pour d'autres personnes dont Maurice Schumann, René de Obaldia et Julien Green. Il rentre alors dans le dictionnaire Larousse. En 1972, il expose à nouveau avec le SAD au Grand Palais, puis en compagnie de Salvador Dali à Bruxelles chez Isy Brachot. Deux créations majeures marquent cette année : L’épée d’académicien de Julien Green et la sculpturale bague Boule pouvant se porter de six façons différentes.
En 1974 ont lieu deux créations majeures, la bague Ferret et la ligne Totem. Vasarely prend contact avec lui en 1977 par l’intermédiaire de sa galerie new-yorkaise pour étudier la possibilité de réaliser des bijoux Vendome-Vasarely.
Il expose à Tokyo en 1978 à la joaillerie Mikimoto, son représentant exclusif pendant dix ans et, en 1979, participe aux côtés de César, Filhos, Arman et Vignando à « Bijoux 1980 ». À partir des années 1980, ses deux fils, Raphaël et Thierry Vendome, rejoignent l’affaire familiale.
Il est présent en 1986 au musée de Strasbourg à l’exposition Cristaux 1986, Bijoux, cailloux, fous ! et crée le Compact, bijou à secrets, comprenant une bague, un bracelet, des boucles d’oreilles et deux pendentifs, soit vingt-et-une façons différentes de le porter. Jean Vendome est promu chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.
La ligne Promenades irréelles sort en 1987 et en 1988 le musée des Arts décoratifs achète la bague Ferret. Vendome présente aussi la ligne Bulle et Boules.
Sa nouvelle ligne Nature-Elle (1991) est construite à partir de perles et de pierres montées à l’état de gemmes. Le musée de Glasgow, en Écosse, acquiert le « bijou-sculpture » Crabomard et, en 1992 Ligne Marine en hommage à sa passion pour la mer et les bateaux.
Il présente en 1994 la ligne Thèmes, à partir de ce qu’il appelle les « pierres habitées », c’est-à-dire les quartz à empreintes et fantômes, où se lisent les croissances géologiques successives.
La ligne Secrets de Chine sort en 1996 puis la ligne Equinoxe en 1997. Le Muséum national d'histoire naturelle, à Paris, lui consacre trois mois durant une très importante rétrospective 50 ans de création (1998) qui est suivi en 1999 d'une deuxième rétrospective au musée des Confluences, à Lyon.
En 2007, il ferme le magasin du 352 de la rue Saint-Honoré.
Considéré comme le père de la joaillerie contemporaine, il meurt le 9 août 2017.
Thierry Vendome, artiste joaillier français
Thierry Vendome, né Thierry Tuhdarian le 1er mai 1964 à Villemomble, est un artiste joaillier français. Il vit et travaille à Paris.
Ses créations se distinguent dès les années 1980 par l’usage de matériaux dits « non-précieux » et inédits en joaillerie contemporaine. Son style est fondé sur la recherche d’harmonie à travers la cohabitation d’éléments en opposition. En 1998, il fait de la rouille utilisée à l’état brut, sa matière de prédilection dans ses créations. Après 23 ans de collaboration avec son père Jean Vendome, il ouvre en 2003 son atelier-galerie dans le marais pour se consacrer exclusivement à sa création.
Thierry Vendome est le fils du joaillier Jean Vendome, considéré comme l’un des pionniers du bijou contemporain.
Il commence sa carrière aux côtés de son père, loin de l’académisme des écoles de bijouterie. Ces années de formation puis de collaboration dans la boutique atelier de la rue Saint-Honoré (1980-2003) seront déterminantes dans ses créations futures et marquent le début de sa passion pour des matières non consensuelles. Il délaisse très vite pierres et métaux précieux pour explorer de nouveaux matériaux qui lui offrent une plus grande liberté de création. Sa rencontre avec le peintre Laurent Jiménez-Balaguer et l’admiration qu’il ressent pour l’œuvre aura une grande importance dans son approche et travail de la matière.
Dès la fin des années 1980, il introduit dans ses créations des éléments tels que des morceaux de céramiques anciennes, des clous tricentenaires ou encore des matières naturelles roulées, polies, façonnées par le flux et reflux des marées auxquels il cherche à redonner un sens et une valeur esthétique. Il réalise une première collection en 1989 de bijoux à partir de bois d’échouerie collectés sur les rivages Siouvillais et qui sera exposée à la galerie Marie Zisswiller, à Paris. D’autres collections suivront faisant côtoyer galets et diamants ou encore coquillages, tessons de verres glanés dans la nature (Galerie Elsa Vanier)7. Il s’intéresse également aux vestiges du passé comme des monnaies chinoises anciennes qu’il rapporte de son premier voyage en Chine en 1995.Il impose très vite un style particulier dans l’univers de la joaillerie contemporaine.
En 1996, il est sollicité pour créer l’épée de l’académicien Jacques Dupâquier qu’il réalise monochrome et sobrissime.
En 1998, la découverte, dans les dunes du Cotentin, d’éclats d’obus datant de la dernière guerre, l’amène à s’intéresser à la rouille. Il est fasciné par « la violence et la force expressive » de ces fragments d’acier aux formes déchiquetées qui portent en eux les traces de l’histoire. Il lance la même année une collection de bijoux « Rouille » à partir de ces fragments de bombes qui rencontre un grand succès y compris dans la presse.
La rouille devient dès lors une matière récurrente dans ses créations.
Elle lui inspire plusieurs de ses pièces emblématiques, comme le collier « Pluie » qu’il crée en 2006 et est exposé au Musée des beaux-arts de Boston (Museum of Fine Arts, Boston) ou encore « Jardin Sauvage » un collier où s’entremêlent fil de fer barbelé rouillé, calcédoines et améthystes. Pour Thierry Vendome, ces bijoux aux alliances inédites sont aussi un moyen d’évoquer les tragédies de l’histoire et les dépasser en travaillant sur la conciliation des oppositions. En 2008, un premier voyage à Yerevan lui permet de renouer avec ses racines arméniennes et lui inspire à son retour une série de croix démembrées en souvenir des milliers de khatchkars détruits du cimetière de Djoulfa. En 2015, année de la commémoration du centième anniversaire du génocide arménien, il réalise le pendentif « 1915 » représentant une croix explosée en son centre par un impact de balle de laquelle il fait jaillir des branches de diamants, comme si pour lui « toute harmonie n’était possible qu’au travers des extrêmes ».
Il conçoit ses bijoux comme des sculptures miniatures. Alternant entre un style baroque et l’épure du design contemporain, son travail attire l'attention de Claude de Soria en 1998 avec laquelle il collabore durant deux ans. Interpellé par ses créations à géométrie destructurée, l’architecte Gérard Chamayou dit « Félix » fait appel à lui en 2010 pour transposer en bijoux ses sculptures complexes. De cette rencontre et collaboration artistique avec le créateur de la Géode, naîtra une série de pièces en trois dimensions comme la Bague « Labyrinthe » et les Pendentifs « Symétrie 4», « Roi David ».
Plusieurs de ses créations sont aujourd’hui exposées dans les galeries et musées, dont notamment, un paon en pierres précieuses et fleurs d'améthystes qu’il crée en 1985, exposé dans la salle du Trésor du Muséum national d’histoire naturelle. Il est également nominé trois fois aux Talents du Luxe, dans la catégorie empreinte de l’année, récompensant le créateur ayant marqué son époque.
2018 : il reçoit le prix des Talents du Luxe dans la catégorie Rareté
Arto Tuncboyaciyan, auteur-compositeur
Arto Tuncboyaciyan est un musicien folk renommé pour son style avant-gardiste et lauréat d'un Grammy Award.
Origines
Tuncboyaciyan est né et a grandi à Istanbul en Turquie.
Connu pour
Il interprète une musique au style éclectique, accompagnée par son chant unique qui a fait de son son l'un des piliers distinctifs de la scène folk ethnique. Il a fondé l'Armenian Navy Band qui utilise à la fois des instruments traditionnels arméniens et des instruments contemporains, ce qui donne au son qu'il produit une différence unique.
Déclarations
« Je ne copie personne... Il faut être soi-même. »
Ce que les autres disent de lui
« Il apporte également une saveur qui n'est généralement pas associée à la musique de type fusion : le blues, style Arménie. » – All About Jazz
Œuvres marquantes
Jirayr Zorthian, le dernier Bohème
"Jamais, je crois, je n'ai essayé en quoi que ce soit de prouver comment on devrait mener sa barque..."
Son parcours
Jirayr Zorthian était un artiste de la bohème et une figure de l'histoire de la scène artistique de Los Angeles. Il était surtout connu pour le ranch Zorthian, sa résidence, et la fête annuelle qu'il y organisait.
Survivant du génocide arménien, il fuit l'Empire ottoman et s'installa aux États-Unis. Il obtint une bourse pour étudier les beaux-arts à Yale et, une fois diplômé, gagna la Côte Ouest. Sur un terrain qui lui avait été accordé suite à son divorce avec sa première femme, il bâtit un ranch qui fera sa notoriété.
Il vécut avec sa seconde épouse dans ce ranch et, du fait de sa hantise du gaspillage, ils s'engagèrent dans la voie de l'autosuffisance et du recyclage maximum. Le couple cultivait ses aliments, élevait et tuait son bétail, et réutilisait des produits périmés pour fabriquer des constructions, du mobilier et de l'art.
Ce qui deviendra le Ranch Zorthian était le lieu d'une manifestation annuelle intitulée la Primavera, où des bohèmes de tous bords se réunissaient lors d'une grande fête artistique incluant nymphes dénudées et déguisements. Beaucoup de gens, qui n'étaient pas artistes, dont l'ami de Zorthian, le célèbre physicien Richard Feynman, s'y rendaient.
Fait marquant
Le Ranch Zorthian accueillit un jour l'inimitable saxophoniste de jazz Charlie "Bird" Parker lors de ce qui resta dans les annales comme la "plus folle soirée de l'histoire de Los Angeles."
Pour en savoir plus
Richard Jeranian, peintre, dessinateur, lithographe
Richard Jeranian (en arménien : Ռիշար Ժերանյան), né le 17 juillet 1921 à Sébaste, aujourd'hui Sivas (Turquie) et mort le 10 octobre 2019, est un peintre, dessinateur et lithographe arménien naturalisé français.
C'est à partir des années 1930, alors que l'Arménie appartient à la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie que Richard Jeranian connait l'exil en France. Intéressé par l'art pictural et la musique, il commence ses études à Marseille où les paysages de la Provence l'inspireront, puis il les poursuit à l'Académie Julian et à la Grande Chaumière à Paris. En 1944 il est appelé pour servir dans les forces aériennes et est envoyé à Alger puis à Fez où il restera jusqu'en 1946.
À partir de 1950 étant très lié avec les artistes de la diaspora arménienne, il voyage et expose au Liban, en Russie soviétique et en Iran et visite également sa terre natale en lien avec les efforts de soutien à l’Arménie de la Fondation Calouste-Gulbenkian. Ainsi lors du tremblement de terre de 1998, il participera avec d'autres artistes aux donations pour la création d'un hôpital destiné aux enfants victimes de la catastrophe.
Le style de ses œuvres évolue, passant par des périodes figuratives, surréalistes, cubistes ou abstraites couvrant les thèmes de la musique, la femme et l'Arménie à travers des figures, des paysages, des scènes de genre ou des natures-mortes traités à l'huile ou l'encre.
Richard Jéranian a vu le jour, d’après son certificat de baptême, en janvier 1921 dans un pays qui n’existe plus, un pays perdu. Sa terre natale se nomme Zara, petite bourgade encaissée entre deux collines à 60 km de Sivas en Arménie occidentale. Il est le quatrième d’une fratrie de six enfants.
Outre sa maîtrise de la langue et de la culture arméniennes, il a eu en héritage le français transmis par son père, Antranick, professeur de lettres au collège Aramian de Sivas, puis du prestigieux Anatolian collège de Marzevan.
En 1921, son père s’occupait aussi d’un orphelinat qui envoyait les enfants orphelins à Venise, où ils étaient accueillis par les pères de la congrégation mekhitariste. Trois ans plus tard en 1924, la famille quitte Zara pour s’installer à Sivas. Compte tenu de la situation politique de plus en plus dangereuse envers les Arméniens, la famille décide de quitter la Turquie. Après avoir passé deux ans à Kayseri, ils rejoignent Istanbul où ils séjournent chez une cousine et quittent définitivement la Turquie en 1930.
Arrivée à Marseille quand Richard a l’âge de sept ans, la famille Jéranian est hébergée dans le camp Victor Hugo, où ils resteront peu de temps. Puis ils s’installent à Pont Saint Esprit pendant deux ans, où les hommes de la famille avaient trouvé du travail dans une usine de carrelage.
S’il dessine dès l’âge de sept ans sur des boites de bobines de fils, Richard a fait ses premiers pas dans le monde de la peinture adolescent, épaulé par le peintre Sarkissian, un voisin de la famille. Intéressé par l'art pictural et la musique, il commence ses études à Marseille où les paysages de la Provence l'inspireront.
Il traverse ces sinistres années 1930 à contrecourant. Dans cette France occupée, Richard travaille dans un garage. Il a charge de famille car es frères sont sur le front. Il est animé par des idées progressistes et fuit les recruteurs du S.T.O. Pas question pour lui d’aller en Allemagne nazie travailler dans une usine d’armement ! Dans cette France rongée par l’antisémitisme et la xénophobie ambiante, le jeune étudiant aux Beaux-arts de Marseille et de Paris, ne s’y reconnaît pas. Un de ses cousins – Arsene Djeranian proche de Missak Manouchian - rejoint un réseau de résistants, pour finir arrêté et exécuté. Richard sera mobilisé à la fin 1944 dans les rangs de l’armée de l’air, alors qu’il est encore apatride et détenteur du fameux passeport Nansen ! On l’envoie à Alger, puis à Fez au Maroc ; il y restera jusqu’en 1946. C’est son premier voyage, le début d’une longue série qui l’amènera à parcourir les quatre coins du globe.
En 1947, Richard fait la connaissance à Paris d’Alice Kavoukdjian une jeune arménienne dont la famille est originaire d’Istanbul, apparentée au grand poète Zahrad. C’est immédiatement un coup de foudre réciproque, ils se marieront deux ans plus tard. Alice sera pour l’éternité sa muse, la femme de sa vie. C’est elle qui dotée d’un sens artistique aiguisé, l’encourage à faire ses premières expositions dans des galeries. Elle qui – partie trop tôt - le soutiendra indéfectiblement en tout temps et dans toutes les épreuves afin qu’il puisse poursuivre sa carrière. « Sans elle je ne serais jamais arrivé là où je suis » disait- il, profondément ému.
Jeune marié, Richard est tailleur et peintre. Il fréquente la maison de peinture Sennelier, à laquelle il a toujours été fidèle. En 1951, Jéranian expose dans la maison du peintre Van Gogh à Auvers sur Oise, époque où le grand maître néerlandais n’avait pas atteint la renommée qu’on lui connait aujourd’hui. Attiré par les paysages provençaux et en digne disciple de Cézanne, lequel affirmait que la nature est le meilleur enseignant qui soit, Jéranian travaille sur le vif les couleurs du sud. A partir de cette époque, il exécute ses dessins à l’encre de Chine. A ses yeux, il est une qualité requise indispensable à tout peintre : savoir dessiner !
Les années 1950 sont celles de la découverte de deux pays qui auront un effet décisif dans la carrière du peintre : le Liban et l’Iran. A travers ses expositions dans les premières galeries de Beyrouth, Jéranian devient très vite un pionnier de la peinture libanaise à tel point qu’on le considère comme un artiste libanais. Le peintre se souvient n’avoir jamais vu une telle concentration de couleurs, se remémorant ses escapades dans le Mont Liban5 et la plaine de la Bekaa. Au pays du Cèdre, il se lie avec les peintres de la jeune génération montante, comme Assaddour et Paul Giragossian. Il entretiendra des relations suivies avec les présidents de la République libanaise Charles Hélou et Fouhad Chéhab.
Puis, il poursuit sa route vers l’Iran, où il expose dans les galeries de Téhéran. Il deviendra même le protégé de la shabanou, l’impératrice d’Iran.
En 1957 Richard fait partie d’une délégation de la section culturelle de la Jeunesse Arménienne de France en partance pour l’Arménie soviétique. Ce premier voyage s’annonce rocambolesque, l’équipée de peintres en transit à Moscou se rend dans la mère patrie sans visa … cette courte escapade sous la vigilance étroite du KGB, lui permet de faire la connaissance du peintre Martiros Sarian. Il se liera plus tard avec le peintre Khandjian le catholicos Vazgen Ier, le dirigeant soviétique Anasthase Mikoyan.
La même année, lors d’un séjour au Liban, le couple Jéranian est reçu à Antélias par le catholicos de la Grande Maison de Cilicie, Zareh Ier. Au cours de la discussion celui-ci leur dit : « c’est aux artistes de votre calibre que revient la mission d’ouvrir par tous les moyens les portes de l’Arménie au monde ». Cette Arménie n’est pas inaccessible pour le peintre Jéranian qui a su gagner l’estime et l’amitié des autorités soviétiques. Les invitations officielles s’enchaînent dès 1964, en collaboration avec le comité de la RSS d’Arménie chargé des relations extérieures et le concours de la fondation Calouste Gulbenkian de Lisbonne. Il revient à Richard d’être un pont entre Paris et Erevan, d’organiser des voyages de peintres de France en Arménie ; Carzou en fera partie.
De son côté, Jéranian pratique activement la diplomatie culturelle et saisit cette opportunité qui lui est offerte pour aller à la rencontre du terroir arménien dans lequel il peut donner libre cours à sa sensibilité artistique. Un lien concret et charnel commence à prendre forme entre le peintre né en Arménie occidentale, et la terre de cette Arménie caucasienne. De cette rencontre, il en sort une Arménie dépouillée de toute fioriture émotionnelle, où la légende courtise le réel, où la mystique arménienne est une croix de pierre et de glaise. C’est un Christ qui rentre à Ani, la Jérusalem arménienne et capitale aux 1001 églises, ville réelle et immatérielle qu’il n’a pas foulé de son vivant. A Ani, les édifices vacillent dans un désordre sismique, des églises et des paysages sont transfigurés par l’emploi de cheminements d’ondes superposées.
Plus tard, lors du tremblement de terre de 1988 qui dévaste le nord du pays, Richard Jéranian participera avec d'autres artistes à une levée de fonds pour la création d'un hôpital destiné aux enfants victimes de la catastrophe.
Aujourd’hui, ses œuvres sont exposées de façon permanente au musée des beaux-arts de Pouchkine à Moscou et à la galerie des beaux-arts d’Arménie.
Dans son atelier du 13, rue Nicolas-Fortin dans le XIIIe arrondissement, Richard Jéranian a exploré les époques et les espaces à coup de rayons lumineux; mis en peinture la musique, créé des personnages qui nous touchent. Sa sensibilité bien arménienne demeurera un océan intérieur qui fait harmonieusement corps avec l’expérience humaine.
Généreux, fidèle et ardent patriote, Richard, avait trois grandes passions, son épouse Alice, l’Arménie et la transmission. Il a su avec affection transmettre cet amour de la terre des ancêtres et de son essence à ses six petits fils, aujourd’hui détenteurs d’un précieux héritage. Il leur revient à eux de le fructifier.
Médaille d'argent de la ville de Paris, 1955.
Ordre des Arts et des Lettres, 1959.
Prix national de peinture Martiros Sarian, 1987.
Prix culturel Khorenatsi de la République d'Arménie, 2011.
Les oeuvres de Richard JERANIAN sont présentes dans de nombreux musées : Dallas – Erevan – Moscou (Musée Pouchkine) – Novosibirsk – Paris (Musée d'Art moderne de la ville, Bibliothèque Nationale) – Saint Petersbourg.
"C'est dans un style affirmé qu'il peint paysages d'Arménie ou de France, natures mortes, nus, figures, sujets religieux : L'entrée du Christ à Ani (1981), légendaires : Le mythe de Sisyphe (1976), quotidiens : Jeune fille qui repasse (1980), surréalistes : Le Temps, Les Civilisations (1982), musicaux : Hommage à Mozart (1972). S'il renouvelle ses thèmes, il renouvelle aussi son art, partant de la figuration, pour s'orienter vers le surréalisme puis le cubisme et enfin l'abstraction.
Ses oeuvres figuratives sont traitées à larges coups de pinceau, dans une pâte riche aux couleurs saturées. Il a, par ailleurs, beaucoup dessiné à l'encre de Chine de couleur, dans une technique de trait-surface, donnant à ses compositions des effets de plans rayés qui peuvent faire penser à la gravure. L'art de JERANIAN se renouvelle sans cesse, mais s'appuie toujours sur une solide construction".
Dmitry Nalbandyan, peintre
Dmitriy Nalbandyan (arménien: Դմիտրի Նալբանդյան, russe: Дми́трий Налбандя́н, 15 septembre 1906 à Tiflis - 2 juillet 1993 à Moscou) était un peintre arménien soviétique, artiste du peuple de l'URSS (1969), membre de l'Académie des arts de l'URSS ( 1953), héros du travail socialiste (1976), deux fois lauréat du prix Staline (1946, 1951).
Pascal Legitimus, humoriste, acteur, scénariste, réalisateur
Pascal Légitimus est né le 13 mars 1959 à Paris. Il est le fils de l'acteur antillais Théo Légitimus (1929-2017), via l'Éthiopie, et de la couturière de théâtre arménienne Madeleine Kambourian
Il connaît ses premiers succès d'acteur au lycée Claude-Bernard où il acquiert une très grande notoriété. Au milieu des années 1970, il y fonde (avec ses amis Éric Civanyan et Daniel Schick) un « club théâtre », dans lequel il initie de nombreux camarades à l'art difficile de l'improvisation.
Au début des années 1980, la France le découvre à la télévision, parmi d'autres jeunes comédiens (ayant fait depuis de belles carrières), dans la fameuse émission de Philippe Bouvard, Le Petit Théâtre de Bouvard. À l'époque, ils étaient quatre avec Seymour Brussel.
À partir de l'année 1985, en compagnie de Bernard Campan et Didier Bourdon, il connaît un succès phénoménal avec le trio comique Les Inconnus. Ils se lancent au cinéma avec une satire : Les Trois Frères est un succès critique et commercial majeur de l'année 1995, récompensé par le César de la meilleure première œuvre.
Pour des raisons légales, il n'est pas crédité officiellement aux projets suivants de la bande : Didier Bourdon et Bernard Campan sont donc les seules têtes d'affiche de Le Pari, en 1997, et de L'Extraterrestre, en 2000. De son côté, il écrit, réalise et produit le plus personnel Antilles sur Seine, dans lequel il tient plusieurs rôles.
En 2001, ils se retrouvent pour Les Rois mages qui marque aussi la dissolution du trio comique.
Corinne Zarzavatdjian avec son spectacle: Zarzavatdjian, un nom à coucher dehors
Corinne Zarzavatdjian, est Française d’origine Arménienne… Avec un parcours fait de chemins de traverses… elle est tour à tour gardienne de musée, styliste modéliste, commissaire de salons, créatrice de tissus, auteure… autant d’expériences atypiques mais toujours avec le même rêve chevillé au corps… le théâtre !
Passionnée, elle rejoint les cours de la Ville de Paris et du Foyer, écrit à 4 mains avec son frère un livre-roman sur la cuisine Arménienne de son enfance. En 2017, elle rend un hommage à Jacqueline Maillan en mettant en lumières des scènes « mythiques » qui ont fait son succès à travers une pièce ultra vitaminée qui puise dans le répertoire du Vaudeville, de Feydeau et de Courteline.
Matthieu Madénian, humoriste et rédacteur à Charlie Hebdo, s'est fait connaitre dans le canapé rouge de la célèbre émission de Michel Drucker "Vivement Dimanche"
André Manoukian, auteur-compositeur
André Manoukian (en arménien : Անդրե Մանուկյան) est un auteur-compositeur français né le 9 avril 1957 à Lyon.
Il est aussi membre du jury de l'émission de télé-crochet Nouvelle Star sur M6, puis sur D8, de 2003 à 2016. Il participe occasionnellement à l'émission Par Jupiter ! sur France Inter en tant que chroniqueur.
En 2010, André Manoukian crée le festival de jazz Cosmojazz à Chamonix.
André Antranik Manoukian naît le 9 avril 1957 à Lyon de parents arméniens, commerçants dans le prêt-à-porter1.
Il est père de trois enfants, Julie, réalisatrice (née en 1982), de sa première épouse Sophie, Anton et Aris (nés en 2000 et 2002) qu'il a eu avec Stéphanie. Il est grand-père d'un petit Ethan né en 2009 de sa fille aînée.
Super Sako, rappeur
Sarkis Balasanyan (arménien: Սարգիս Բալասանյան; né le 17 août 1978), professionnellement connu sous le nom de Super Sako ou Sad Eyez, est un rappeur, DJ et producteur de disques arménien basé à Los Angeles, aux États-Unis.
Dès 2000, il a commencé à rapper et s'est davantage impliqué avec des chanteurs arméniens tels que Suro et Tatul. Il était surtout connu pour sa collaboration avec les «Twinz» qui étaient également des rappeurs arméniens.
Plus tard en 2008, Super Sako sortira son premier album officiel connu sous le nom de Saint Sarkis et ce fut un grand succès. Il sortira plus tard plus d'albums au fil des années Saint Sarkis 2, Saint Sarkis 3, Saint Sarkis 4, Sako and Friends, et son dernier album Love Crimes.
Son single "Mi Gna" de 2016 tiré de son album Love Crimes, et mettant en vedette le chanteur rabiz Spitakci Hayko, est devenu un succès en Arménie, dans la diaspora arménienne, en Turquie, dans les pays arabes et ailleurs. Les artistes qui ont repris la chanson incluent le rappeur français Maître Gims.
Ardashes Badmagrian et Ovanes Ohanian, précurseurs du cinéma en Iran (Article France-Arménie)
Derek Sherinian, claviériste américain d'origine arménienne
Derek Sherinian est un claviériste américain d’origine arménienne né le 25 août 1966 à Laguna Beach en Californie. Il a été membre, entre autres, de Dream Theater, et est actuellement membre permanent de Planet X. Il est fondateur de Black Country Communion et de Sons of Apollo.
En 1994, à la suite du départ du claviériste de Dream Theater, Kevin Moore, juste après la sortie de l'album Awake, le groupe l'embauche pour la tournée mondiale Awake Tour 94, puis l'intègre en tant que membre permanent à la fin de la tournée. Derek participe avec Dream Theater aux albums A Change of Seasons et Falling Into Infinity. Le concert au Bataclan à Paris en juin 1998 marque la fin de sa collaboration avec Dream Theater, au sein duquel il est remplacé par Jordan Rudess. Le disque de ce concert est sorti sous le nom Once In A LIVETime. Il poursuit ensuite une carrière solo et a publié sept albums solo.
Harout Pamboukjian, chanteur arménien très connu
Harout Pamboukjian (arménien: Հարութ Փամբուկչյան; arménien occidental: Յարութ Փամպուքճեան), (né en 1950 à Erevan, RSS arménienne, Union soviétique), connu sous le nom de Dzakh Harut (Ձախ Հարութ Left Harout), est un chanteur pop arménien américain vivant à Los Angeles. Il a écrit une chanson intitulée Zokanch sur un ancien navire de guerre de l'ère soviétique. Sa danse arménienne, ses chansons folkloriques et révolutionnaires et romantiques en font un favori parmi les Arméniens du monde entier.
Au début de son adolescence, il a pris des cours dans de nombreux instruments de musique, y compris la guitare, le bouzouki et saz (instruments à cordes), le dhol (batterie) et le piano, formant plus tard un groupe appelé Erebouni. Son intérêt pour la musique a d'abord été influencé par sa mère, une chanteuse. Erebouni est allé de village en village jouant de tout, de Charles Aznavour à Deep Purple et Elvis, lors de mariages et d'universités. En raison des restrictions imposées par l'Union soviétique, Harout et la plupart de sa famille ont quitté l'Arménie soviétique en 1975. Après un an au Liban, il est allé à Los Angeles et a élu domicile à Hollywood. Il a un fils, né en 1980.
Seulement deux mois après son arrivée à L.A. Harout a monté un groupe de studio et a enregistré son premier album, "Our Eyir Astvats" (où étiez-vous, Dieu?), En référence au génocide arménien au studio de Quad Teck.
Ce premier album ressemble à peine au son pour lequel il est depuis devenu connu. Au lieu du duduk ou des synthés, il y a de la clarinette, de l'orgue et beaucoup de basse. Seules quelques-unes des chansons du premier sont axées sur la danse, différant du matériel qui l'a ensuite rendu populaire lors des mariages. Cela l'a rendu populaire et lui a valu le surnom de "The Armenian Wedding Singer".
Harout a interprété des chansons composées par des artistes tels que Ruben Hakhverdyan, Robert Amirkhanyan et Arthur Meschian. Mais ce sont les airs folkloriques vieux de plusieurs siècles sur la protection du sol et les combats dans les hautes terres - «Antranik Pacha», «Sassouni Orore», «Msho Aghchig» - qui font appel à la fierté nationaliste de ses fans. Il aime le plus Rouben Hakhverdian, y compris le "Yerke Nayev Aghotk Eh" presque entièrement acoustique de 1996 (Songs Are Also Prayers). Harout a également couvert des favoris comme "Nuné".
Un an après le tremblement de terre arménien de 1988, qui a tué 25000 personnes et laissé beaucoup plus de sans-abri, des centaines de milliers de fans à la recherche d'une sorte de détournement temporaire de la dévastation, ont rempli le stade Hrazdan et le complexe Karen Demirchyan pour entendre 28 concerts de Harout.
En 2008, Harout est apparu en tant que chanteur de musique pour enfants Bread Harrity dans le sketch comique Tim et Eric Awesome Show, Great Job !, interprétant une chanson sur les spaghettis et les boulettes de viande.
Pamboukjian a sorti plus de 20 albums. Certaines de ses interprétations célèbres incluent "Asmar Aghchig" (Fille à la peau sombre), "Zokanch" (Belle-mère), "Msho Aghchig" (Fille de Mush), "Msho Dashter" (Champs de Mush), "Hye Kacher "(Héros arméniens)," 50 Daree "(50 ans) et" Hey Jan Ghap
Paul Baghdadlian, chanteur
Paul Baghdadlian (arménien occidental: Փօլ Պաղտատլեան) (10 juillet 1953 - 28 juin 2011) était souvent connu simplement sous le nom de Paul, était un chanteur, compositeur, compositeur, compositeur, musicien, artiste et homme d'affaires arménien, arménien américain. Il est appelé le roi des chansons d'amour. Sa musique est appréciée de nombreux Arméniens et en particulier de la diaspora arménienne.
Paul est né sous le nom de Krikor Baghdadlian le 10 juillet 1953 à Alep, en Syrie, de parents arméniens Baruyr Baghdadlian et Arousiag Baghdadlian. Il avait un frère nommé Aram Baghdadlian et une sœur nommée Anahid Baghdadlian. Il a eu un grand succès dans le chant de la musique arménienne moderne après avoir déménagé à Beyrouth, au Liban. En 1965, à l'âge de 12 ans, sa mère est décédée (son père s'est finalement remarié et s'est installé à Pasadena, en Californie). Luttant pour vivre sa vie quotidienne, il a commencé à se produire pour gagner sa vie.
Au début des années 1970, Paul Baghdadlian était connu sous le nom de Paul le Prince et ne chantait que des chansons anglaises. Après avoir écouté le chanteur de la diaspora arménienne Harout Pamboukjian, cependant, Paul Baghadadlian a commencé à chanter en arménien, interprétant principalement des chansons d'amour. Ayant obtenu un grand succès à Beyrouth et au Moyen-Orient dans cette nouvelle phase de sa carrière, il s'installe à Los Angeles, en Californie, en 1977 pour une carrière internationale. À Los Angeles, il a produit des centaines d'enregistrements, principalement des ballades, dont la plupart il a chanté en arménien, bien qu'il ait chanté dans un certain nombre de langues, notamment l'arabe et l'anglais. Il a souvent visité les grands centres de la diaspora arménienne et de l'Arménie. Le 27 novembre 2010, Paul Baghdadlian a donné un concert à Laval, Canada. Ce concert s'est avéré être son dernier avant son malheureux décès dû au cancer le 28 juin 2011.
Bagdadlian est décédé le 28 juin 2011 après une longue bataille contre le cancer du poumon. Il est mort au centre médical adventiste de Glendale, où il était hospitalisé. La cause du décès a été considérée comme une insuffisance respiratoire due au cancer. Il a laissé trois enfants: les fils Paul Baghdadlian Jr et Christopher Baghdadlian de sa première épouse Ani Baghdadlian et une fille, Virginie Baghdadlian de sa deuxième épouse Dzaghig Florence Baghdadlian.
Armenchik, chanteur pop
Armen Gondrachyan (arménien: Արմեն Գոնդրաչյան), mieux connu sous son nom de scène Armenchik (arménien: Արմենչիկ), est un chanteur pop arménien basé à Los Angeles.
Armen Gondrachyan est né le 8 août 1980 à Erevan, en Arménie (qui faisait alors partie de l'Union soviétique). Armen a commencé à chanter très jeune. Sa famille a déménagé aux États-Unis en 1989, s'installant en Californie, où résident un grand nombre d'Américains arméniens. Avec l'aide de son père, Harpet, Armen a enregistré avec succès le premier album intitulé Armen & Nor Seround en 1995. En 1998, Armen est retourné en Arménie pour un an. Armenchik a eu son premier concert en 2002 à Los Angeles. Deux concerts ont eu lieu au théâtre Alex à Glendale, Californie, en 2003 et 2004. Armenchik était apparu au Théâtre Kodak en 2005 et 2006. Au fil des ans, il a eu des concerts dans de nombreux pays: Complexe Karen Demirchyan d'Erevan, Russie, France, Canada, Grèce, Italie, Ukraine, et dans de nombreuses villes des États-Unis, y compris Las Vegas et Boston.
Armenchik a épousé Lusine Manukyan, une Arménienne de Moscou en 2010. Ils ont un fils nommé Michael, né en 2011. Il parle couramment l'arménien et l'anglais et connaît un peu de russe.
Aram Asatryan, chanteur de pop et pionnier du genre musical rabiz
Aram Asatryan (arménien: Արամ Ասատրյան; 3 mars 1953 - 7 novembre 2006) était un chanteur et compositeur arménien de musique pop et rabiz arménienne, connu pour ses concerts énergiques. Il est largement considéré comme le pionnier du genre musical "Rabiz" et reste à ce jour le chanteur rabiz le plus populaire de tous les temps.
Depuis son enfance, Aram est reconnu comme un musicien prodigue. En 1985, Asatryan a formé son propre groupe. Plus tard dans la vie, il est devenu célèbre pour sa voix distincte et son style musical, et était populaire à la fois en Arménie et dans la communauté internationale, en particulier dans la diaspora arménienne. Asatryan aimait travailler et il a consacré sa vie à la musique. Il abordait les choses positives et avait confiance en lui. Son amour pour son pays, le peuple arménien, ainsi que d'autres groupes ethniques, s'exprime dans ses chansons. Pendant la première guerre du Haut-Karabakh, il a interprété des chansons pour les soldats et les Arméniens en général afin de générer un soutien moral.
Asatryan a donné de nombreux concerts à l'international (Asie, Europe, Russie, Moyen-Orient) et dans de nombreuses villes d'Arménie. Il a écrit plus de 500 chansons et fait constamment des tournées mondiales. Tout au long de sa vie, il a reçu de nombreux prix tels que le "Gusan", qui lui a été décerné le 18 avril 2003 par le ministère de la musique culturelle en Arménie. Le prix «Gusan» est le prix le plus prestigieux offert par le ministère de la musique culturelle en Arménie.
Aram Asatryan est né à Echmiatsin, en Arménie, le fils de Hapet Asatryan et Ashken Mampreyan. Il est né dans une famille de réfugiés.
Jusqu'à sa mort, Asatryan résidait aux États-Unis. Il croyait que sa musique se transmettrait de génération en génération. Son fils Setrak (Seto) est mort dans un tragique accident de voiture environ un an avant la mort d'Aram, qui a laissé Aram dans un état de deuil jusqu'à son retour en Arménie en 2006. Son héritage musical est poursuivi par ses deux fils, Tigran Asatryan et Artash Asatryan, son neveu Hovhannes Asatryan, et ses deux petits-fils, Arman Asatryan et Grisha Asatryan.
Aram Asatryan est décédé le 7 novembre 2006 à Oshakan, dans la région d'Aragatsotn, des suites d'une crise cardiaque. Il était à un baptême étant le parrain d'une famille arménienne. Il n'a pas montré de symptômes précoces de maladie car il a été rapporté qu'il était de très bonne humeur et chaleureux.
Mourant entouré de ses proches parents, il a beaucoup peiné les Arméniens car il était considéré comme l'un des grands noms de la musique pop arménienne des temps modernes et surnommé la «voix de l'Arménie». Toute la famille Asatryan est considérée comme l'un des principaux contributeurs à la musique pop de l'Arménie post-soviétique.
Marten Yorgantz, chanteur populaire
Marten Yorgantz (né le 24 juin 1946 à Istanbul) est un chanteur et compositeur franco-arménien populaire. Il est reconnu comme un chanteur arménien populaire en Europe.
Il a enregistré 24 albums en différentes langues, principalement en arménien, italien et français. Parmi ses tubes bien connus figurent "Chkuytik", "Hayi Achker", "Hayeren Ergenk", "Ayp, Pen, Kim", "Ay Maral Maral", "Partir pour ne plus revenir" et d'autres. En 1976, il a ouvert son premier restaurant appelé Cappadoce dans le quartier arménien d'Alfortville, à l'extérieur de Paris. En 1980, il ouvre un deuxième restaurant rue Saint-Georges au cœur de Paris, où il chante régulièrement, mais qui est désormais fermé.
Après le tremblement de terre de Spitak, il a donné environ 100 concerts pour les enfants arméniens.
Récompenses
Golden micro, France, 1967
Gold medal of Karot festival, Moscow, 2008
Concert de Tigran Asatryan
Tata Simonyan, chanteur populaire
Albert Simonyan (arménien: Ալբերտ Սիմոնյան; né le 5 décembre 1962) connu professionnellement sous le nom de Tata Simonyan (arménien: Թաթա Սիմոնյան), est un chanteur et compositeur arménien largement connu dans la diaspora arménienne. Simonyan a reçu le titre d'artiste émérite d'Arménie en 2006 et a été nominé pour "King of Pop" à Moscou en 2008. À ce jour, Tata a présenté des performances à des publics aux États-Unis, au Canada, en Australie, aux Pays-Bas, en Belgique et en Grande-Bretagne. , France, Espagne, Grèce, Moyen-Orient et 45 villes de Russie. Tata a également joué dans plusieurs films.
Tata est né en 1962 à Erevan. En 1977, il est diplômé de l'école secondaire N 60 d'Erevan V. Terian. Pendant les années scolaires, il a étudié au département d'accordéon de l'école de musique. Tata a commencé sa carrière en 1980 avec l'ensemble "Cilicia". En 1996, il enregistre son premier album, Arena. Il a participé au projet "Erevan-Moscou Transit", où il a joué avec les groupes russes "Otpetie Moshenniki" et "Reflex". En 2006, il a reçu le titre d'artiste émérite de la République d'Arménie. En 2008, son centre de production "Tata" en collaboration avec la société Armenia TV a mis en œuvre le projet "National Star", dont la directrice artistique était Tata Simonyan. Il a sorti huit albums dont il a écrit la musique et les paroles. Tata a enregistré des duos avec Lyubov Uspenskaya, Anatoly Dneprov, Kristina Orbakaite, Eva Rivas. De novembre 2012 à avril 2013, il a été le coach du projet Voice of Armenia.