Commentaires (par Jean-Pierre Colivet)
Version pdf : clicEncore une très belle salle de programmée (300 places) pour cette septième représentation de Carmen (ou neuvième si l’on compte les représentations générales avec public)… Trébeurden accueillait Carmen à bras ouverts au Sémaphore. Il est vrai que dans l’ombre, l’équipe du Chat botté avait préparé le terrain, se faisant tour à tour relation avec la presse, gestionnaire de publicité… Remercions Annick et Hervé pour leur entrain et leur efficacité ce qui permit à la troupe de jouer une nouvelle fois à guichet fermé. Quel plaisir !
Pour cette représentation une nouvelle aventure commençait : Aurélie alias Carmen cédait sa place à Anne-Claire, un heureux événement étant prévu pour début juillet… Depuis plusieurs semaines l’intégration avait commencé et il fallait, pour cette première, que de nouvelles connivences se mettent en place. Les Arpègiens, Don José et Escamillo tombèrent rapidement sous le charme de la cigarière bohémienne offrant de beaux moments d’émotion au public.
Revenons à la journée de dimanche… L’installation n’avait pas pu se faire la veille comme à l’accoutumée et seule une répétition le jeudi avait permis de reconnaitre les lieux. Le camion chargé le samedi par l’équipe technique avait pris la route tôt le dimanche matin. La troupe embarquait dans le car à 10 heures du matin : il fallait voir sur la place du Vally à Guingamp ce petit monde surprenant, à moitié habillé à la mode du XIXe siècle romantique, trimbalant le reste des costumes, les fusils, les tabourets, le sac de repas en bandoulière. Les soutes furent rapidement remplies et dès la fin de l’appel par le secrétaire ce fut le départ vers la côte de granit rose. Après une heure de voyage sans encombre, les impedimenta rejoignaient les loges sous la direction d’Annick et Hervé. Chaque pupitre avait une place prédéterminée. Quelle organisation…
Première partie de la répétition, premiers marquages au sol. Chacun retrouvait ses automatismes, ses placements et les voix se dérouillaient progressivement. Denis savait motiver les pupitres, les solistes, les enfants ou l’ensemble et Claudette faisait chanter son piano de concert.
Repas tiré du sac, puis reprise de la répétition. Les danseuses de flamenco avaient rejoint et commençaient à virevolter sur la scène.
Les premiers spectateurs arrivaient, le rideau de scène se fermait, la troupe se retirait dans les loges, un silence relatif se faisait et l’équipe technique réglait les derniers détails de la mise en place du décor. On pouvait commencer.
17h00, Evelyne ouvre son micro et s’adresse à l’assistance afin de l’accueillir. Ouverture au piano. Le rideau s’écarte aux premières mesures de sur la place et Micaëla cherche son brigadier. Le spectacle vient de commencer. Le piano se déchaîne, les chœurs et les solistes font vibrer le public, les éclairages et les décors se succèdent, les scènes des plus légères aux tragiques à la fin de l’opéra tiennent les spectateurs en haleine. Ce seront enfin les saluts et le public saura remercier toute la troupe par des applaudissements nourris. La tension retombe, la vie normale peut reprendre. Démontage, rangement puis comme après toutes les représentations ce sera le pot traditionnel organisé de main de maître par la petite équipe de bénévoles, toujours discrète mais ô combien efficace !
Au fait : Anne-Claire s’est vraiment glissée dans les habits de Carmen et a pris toute sa place avec grâce, élégance et gentillesse parmi la troupe, sous les yeux d’Aurélie qui pour une fois était dans le public et saura la féliciter.
« COMPLET »indiquait l’affiche à l’entrée de la salle du Sémaphore et un ajout indiquait « prochaine représentation à Carhaix le 13 avril à la salle Glenmor ». Une salle mythique s’il en est… Rendez-vous le mois prochain ! Le rêve…
Jean-Pierre Colivet