Sortie de traité et frappes nucléaires massives
Le 25 octobre, les forces armées russes ont procédé à une simulation de "frappes nucléaires massives" dans le cadre d'une riposte suite à une agression contre la Russie.
Cet exercice, sous la supervision de Vladimir Poutine, a eu lieu suite à l'approbation par le Sénat russe de la sortie du pays du Traité d'Interdiction Complète des Essais Nucléaires (TICEN). Moscou déclare vouloir rétablir une "parité" avec les Etats Unis qui n'ont jamais ratifié ce traité. Cette démonstration de force, dans un contexte de crise avec les occidentaux, comprenait un lancement de missile balistique intercontinental depuis Plessetsk dans le Nord de la Russie ainsi que depuis un sous-marin en mer de Barents.
Après des mois d'attente, le président turc Receyp Erdogan a soumis au parlement turc la demande d'adhésion de la Suède à l'OTAN. Cela faisait 17 mois que les autres membres de l'organisation militaire demandaient à Ankara de franchir le pas afin de débloquer la situation. S'il faut encore attendre la ratification du parlement turc, cela reste une grande avancée pour la Suède qui a déposé sa candidature à l'OTAN suite à l'invasion russe en Ukraine. Après l'entrée de la Finlande en avril dernier, Jens Stoltenberg s'est félicité de cette nouvelle avancée et espère une adhésion rapide qui renforcera l'alliance, notamment sur son front est. Il ne reste maintenant plus qu'un accord à trouver avec la Hongrie.
1,7 milliard d'euro pour l'énergie nucléaire
L'entreprise française Orano a validé ce jeudi 26 octobre un investissement de 1,7 milliard d'euros vers son usine d'enrichissement nucléaire du Tricastin, près de Montpellier. Cet investissement devrait permettre à l'usine d'augmenter de 30% sa production d'énergie et d'en faire ainsi bénéficier à "l'équivalent de 120 millions de foyers à bas carbone" comme il est cité dans le communiqué d'Orano. Cette dernière est le quatrième "enrichisseurs" d'uranium dans le monde derrière Rosatom (Russie), CNNC (Chine) et Urenco (UE). Cet investissement s'inscrit dans une démarche de souveraineté énergétique vis-à-vis de la Russie depuis la guerre en Ukraine.
Le Département de la Défense américain (DoD) a publié son rapport annuel et porte un intérêt tout particulier envers la Chine. En effet, on apprend que Pékin a multiplié par trois son nombre d'ogives nucléaires (500) et par deux le nombre de lanceurs intercontinentaux (200) depuis le même rapport de 2020. Ces chiffres montrent l'ambition de Xi Jinping de rattraper ses deux principaux concurrents (USA et Russie) qui sont eux plafonnés à 1500 têtes nucléaires par le traité New Start (2010). Le développement de son arsenal nucléaire permet à la Chine de renforcer sa composante en matière de dissuasion. Cependant, cette note du DoD évoque un risque que la stratégie nucléaire de Pékin évolue avec cet essor de ses capacités nucléaires.
Rencontre historique : la Russie tourne vers l'Est
Mardi 17 octobre, le président russe Vladimir Poutine a effectué son premier déplacement dans une grande puissance depuis l'invasion russe en Ukraine en février 2022. Il s'est ainsi rendu à Pékin pour rencontrer son homologue, Xi Jinping. Ce déplacement a lieu alors que la Chine hébergeait le forum des nouvelles routes de la soie, où près de 130 pays participaient. Cette rencontre a permis de resserrer les liens alors que Moscou - coupée de l'occident - se retrouve dans une situation de forte dépendance économique et stratégique vis-à -vis de la Chine. De plus ce sommet a été marqué par les événements au Moyen-Orient et a permis à la Chine de demander à protéger les populations touchées.