augmentation de la fréquence cardiaque: linéaire au niveaux faibles d'effort puis s'écartant de la linéarité lorsque le niveau d'effort se rapproche de la VO2 max, la fréquence cardiaque augmente par diminution du tonus parasympathique d'abord puis par augmentation du tonus sympathique. Le tonus parasympathique devient nul vers 50 à 60% de la VO2max. En dessous de ce niveau d'effort il n'y a donc pas de risque de troubles rythmiques.
augmentation du Ves (volume d'éjection systolique):par augmentation du retour veineux et majoration du tonus sympathique qui augmente la relaxation de la fibre myocardique ce qui aboutit à une augmentation du volume télédiastolique du ventricule. Cette augmentation ne se poursuit pas jusqu'au plus haut niveau d'effort car vers les hauts niveaux l'augmentation de la Fc diminue le temps de remplissage des ventricules et donc le Ves. Le pic d'augmentation du Ves se situe vers 50 à 60% de la VO2max.
il s'en suit une augmentation du débit cardiaque rapidement pour des efforts faibles puis on tend asymptotiquement vers un maximum d'augmentation vers les hauts niveaux d'effort.
diminution des résistances vasculaires périphériques: par vasodilatation des artères musculaires striées ce qui limite l'augmentation de PA systolique secondaire à l'augmentation du débit cardiaque (PAsyst=Qc*Rvasc) et permet le maintien de la PA diast.
diminution modérée des résistances vasculaires pulmonaires: ce qui permet une augmentation modérée des pressions pulmonaires à l'effort de l'ordre de 15 à 25mmHg de Pap syst.
phase de récupération: la Fc ralentit par récupération du tonus vagal, Ves augmente légèrement puis s'abaisse et retourne à l'état basal en 3 minutes chez le sujet sain, TA diminue et on doit retrouver la même TA qu'avant l'effort en 6 minutes. Par la suite la TA diminue en dessous du niveau pré effort pour 6 à 7 heures.
types d'efforts:
dynamiques:concernant plusieurs groupes musculaires, efforts avec mouvements et modifications de longueur musculaire. En haltères par exemple le fait de réaliser des flexion-extensions répétées des bras est un effort dynamique.
statiques:comportant des contractions musculaires sans changement de longueur. En haltères le fait de porter une haltère et de maintenir l'effort pendant une minute est un effort statique. Ce type d'effort est néfaste aux hypertendus car le TA augmente alors que l'effort dynamique cité plus haut est bénéfique.
mixtes.
position: en position couchée la Fc augmente moins pour un même niveau d'effort qu'en position assise ou debout
intensité:
sous maximale
maximale
supramaximale
durée:
efforts prolongés:c'est à dire dont la durée excède 50 à 90 minutes; dans ce cas on observe des adaptations particulières et pour un niveau d'effort constant on observe une poursuite de l'augmentation de la Fc, de la VO2, une diminution du Ves et de la TA (courbe de Rowell)
selon le groupe musculaire mis en jeu:
membres supérieurs: pour une même puissance la Fc augmente plus et le Ves moins(car l'augmentation du Retour veineux est moindre du fait de la faible masse musculaire mise en jeu) que pour un effort fourni avec les membres inférieurs. La PA syst augmente plus car le volume musculaire mis en jeu étant inférieur la vasodilatation permet une diminution moindre des R vasc périphériques. Par ailleurs la VO2 max des bras est inférieurs à celles des membres inférieurs (aux alentours de 70% de la valeur mesurée pour un effort des membres inférieurs).
facteurs physiologiques:
sexe: la FC augmente plus à l'effort chez le femme mais la PA syst augmente moins.
âge: la FC augmente moins, le Ves augmente plus lors des efforts dynamiques, la PA augmente plus lors des efforts statiques, la PAP augmente beaucoup plus au delà de 50 ans.