l'effort est arrêté soit en raison d'une dyspnée soit en raison de douleurs musculaires avant d'avoir atteint la VO2 max théorique: on parle de VO2 symptom limited
celle-ci est diminuée par rapport à la théorique de façon plus ou moins importante en fonction des pathologies respiratoires:
diminuée de 50 à 60% dans les cas d'atteintes interstitielles comme les fibroses
diminuée de 40 à 50 % dans les cas de BPCO
et de 15 à 20% en cas d'asthme (qui par ailleurs peut être responsable d'asthme d'effort)
chez le malade respiratoire on observe les anomalies suivantes:
diminution de la VO2 pic SL du sujet par rapport à la VO2max théorique
pour les efforts maximaux, les réserves ventilatoires sont épuisées et la VMM est plus faible que chez les sujets normaux puisqu'elle est calculée à partir du VEMS et que celui-ci est diminué.
le régime ventilatoire adopté est celui d'une fréquence rapide à faible volume courant dans les atteintes restrictives et d'une augmentation prédominante du volume courant dans les atteintes obstructives avec par ailleurs dans ce cas une tendance à l'augmentation de la ligne de base respiratoire et donc à se mettre en hyper-inflation aérienne ce qui génère une tension des muscles respiratoires anormalement élevée et donc une surconsommation d'oxygène par ces muscles.(Schéma)
lors des efforts sous maximaux, on observe une Ventilation supérieure à ce qui est attendu chez un sujet normal pour une même VO2: l'équivalent respiratoire en oxygène est donc supérieur: "il faut ventiler plus pour fournir un litre d'oxygène aux tissus". Cette augmentation est liée à la maladie respiratoire qui augmente l'espace mort dans lequel la ventilation a lieu mais aucun échange gazeux, éventuellement à une diminution de PaO2 soit au repos soit apparaissant à l'effort, et liée à un déconditionnement musculaire souvent associé à la maladie respiratoire et qui aboutit à une diminution des possibilités des mécanismes aérobies de production d'énergie et à une mise en jeu rapide des mécanismes anaérobies pour des niveaux d'efforts faibles: on observe donc un seuil ventilatoire 1 précoce lors de l'augmentation de l'effort.