Après un hiver rigoureux, le vent, la pluie
Nous avaient tour à tour condamnés à l’ennui
Arriva enfin, tant attendu, le printemps
Ses jours qui s’allongent ; et bien sûr le beau temps.
Mais voilà que surgit un nouvel ennemi
Que les scientifiques nomment « pandémie ».
Le soleil juste revenu nous rit au nez ;
Car le mot d’ordre est donné : « restez confinés ! »
Effrayés les humains tremblaient comme des feuilles,
De leur maison ils n’osaient plus franchir le seuil ;
Dehors, attirés par la douceur printanière,
Les autres animaux sortaient de leur tanière.
On aperçut alors, quelques truffes aux abois
De sangliers, renards, osant quitter le bois,
Parcourant la ville, d’un petit trot rapide,
Découvrant, curieux, l’étendue de nos rues vides.
Mais où donc sont donc passés les monstres, les tyrans,
Dont le territoire n’est jamais assez grand ?
Ont-ils disparu ? Par quel étrange mystère ?
En leur absence profitons de notre Terre !