Antully

Roland Niaux

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ANTULLY Lieu dit "Le Château"

71.52.010

Situation

Arrondissement = Autun
Canton = Autun Sud
Carte IGN au 1/25000e n° 2925 Ouest - Le Creusot
Coordonnées Lambert = 757,30/45 - 214,08/18 ; alt. 529
Cadastre 1823 = A n°581 à 610 et G2 n°568 à 576
Cadastre 1983 = A2 n° 492-493 et G2 n° 502-503-729
Diocèse = Autun
Ancien  archiprêtré = Couches
Paroisse = Antully
L'église actuelle, sous le vocable de St. Benoît, a une existence attestée au XIVe s. La primitive église était située à 1km au SE de l'actuelle, au hameau des Cerisiers, autrefois dit "Chêne Saint-Symphorien". Son existence paraît certaine dès le XIe.s. Le lieu dit "le Château" se trouve à 900 mètres au NO de l'église actuelle, le long de la D 138.

Toponymie

Le terme "Château" ne pose pas de problèmes. Il conserve le souvenir d'un édifice qui a totalement disparu en apparence, selon l'acception commune de ce terme. A noter le nom de parcelles voisines :
"la Barrière" et "les Murailles".

Vestiges

Ils paraissent évidents au plan cadastral de 1823 (voir dessin du plan ci-après) reconstitué par la jonction des deux sections A et G2 qui séparent l'ensemble castral.
La motte avait une forme ovale bien visible dans sa partie ouest (section G2). Son emprise est celle des parcelles 569 à 576. Les fossés sont figurés par la parcelle 568. Elle est moins lisible dans sa partie est (section A). Toutefois, les parcelles 584 à 587 attirent l'attention (réduit défensif ?).
La parcelle 583 pourrait être l'ancienne basse-cour et la parcelle 581, des fossés de l'époque la plus ancienne. La motte est aujourd'hui traversée du nord au sud par un chemin, la D 138, qui sépare le site entre les deux sections A et G2. Ce chemin matérialise probablement, au côté sud, l'ancienne entrée
du château.

Il faut enfin remarquer, autour de la motte qui paraît mesurer 95 mètres du N au S et 125m d'E en 0, une entité cadastrale beaucoup plus vaste (300m du N au S et 425m d'E en 0) formée de parcelles structurées dans ensemble fermé, peut-être également entouré de fossés.
Les vestiges visibles sur le terrain sont beaucoup plus ténus. Il ne faut chercher aucun témoignage d'ancienneté dans les bâtiments actuellement existants, sinon dans leurs matériaux qui peuvent provenir de l'ancienne construction.
Les fossés sont toujours apparents (la parcelle 568) et encore en eau (partie nord-ouest) mais écrasés et déformés = on pense à une simple mare. Par contre, la terrasse à l'intérieur des fossés est bien visible sur les côtés ouest et sud. Ci-dessous, photo prise de l'extrémité ouest de la parcelle 567.

 

Datation

En 1389, Guillaume d'Antully, chevalier, fait reconnaissance au duc de Bourgogne de sa maison forte d'Antully(cf.abbé Doret et A. de Monard : Montjeu et ses seigneurs). Les auteurs pensent qu'elle a été construite par lui. Mais dans le terrier d'Antully de 1400, les fossés qui entourent la basse-cour (parcelle 581) sont appelés "vieux fossés" ce qui laisse supposer un ensemble castrai antérieur au XIVe.s. et plus vaste. A noter que le château d'Antully renfermait une chapelle sous le vocable de saint Biaise. Il aurait été détruit au XVIe.s. - 1529 ou 1595 à l'occasion de troubles consécutifs aux guerres de Religion et jamais reconstruit.

Bibliographie

- Abbé Doret et A. de Monard, Montjeu et ses seigneurs, M.S.E. IX - 1880- not. p. 146 et note 8.
- G.Dumay, Etat militaire et féodal des bailliages d'Autun en 1474. MSE XI -1882- p. 156.
- E. Fyot, La Tour de Champitaux, MSE XXXV -1907- page 23 pièce VII (dénombrement du 21 juin 1424).

 

 

 

 

© Roland Niaux, 2008