ROSA CANDIDA de Audur Ava OLAFSDOTTIR
Nous étions 13 cette après-midi .à la médiathèque Nous avons accueilli une dame qui a découvert notre activité par le bulletin municipal. Elle va peut-être s’installer au Boulou cet été et nous serons appelés à la revoir. Nous avons eu le grand plaisir de retrouver Jacqueline Varnier tout juste remise de sa chute et Jean-Paul Krotoszyner remis de son intervention chirurgicale
Les absents étaient excusés, pris par les petits-enfants en vacances ou par d’autres activités
Nous pouvons nous réjouir du consensus autour de ce roman : tout le monde a aimé et même pour certaines beaucoup aimé. Merci à Annie Marti de nous l’avoir conseillé
On s’est d’abord posé la question du lieu : Où atterrit le héros, parti d’Islande ? Où arrive-t-il après son long voyage en voiture, à travers la forêt ? On a évoqué l’abbaye de Fontfroide près de Narbonne mais les forêts ? On a envisagé le sud de la France, l’Espagne, l’Italie pour préférer la Roumanie ou plutôt la Croatie ……. Pour en conclure que ce devait être un pays imaginaire
. On a tous apprécié le style très agréable,rafraîchissant, tout en délicatesse, la facilité de lecture, le passage de la gravité à la légèreté , l’écart entre des choses observées plausibles et d’autres étranges (la guérison des voisines)
Puis au fil de la discussion on a souligné des symboles dans cette histoire
- la petite-fille naît le jour où la grand-mère est décédée
- Cette grand-mère était une lumière pour sa famille et la petite s’appelle Flora Sol - La bouture de rose qui va de la grand-mère à la fille symbolise la continuité de la vie
- La beauté de la petite, semblable au Jésus de l’Eglise voisine, est la représentation de son innocence , de sa pureté (candida signifie en latin blanc et innocent)
On a repéré, comme dans d’autres romans scandinaves, le grand intérêt pour la nature ( la serre, la mousse), pour la nourriture (grand souci du grand-père et du héros)
On a vu dans ce roman -le parcours initiatique d’un homme,au début grand passionné de fleurs, un scientifique avec ses plans de jardin , ses boutures, devenant soudain un père attentif débordant d’amour pour sa fille, la plus belle des fleurs (aurait-il eu le même parcours s’il avait eu un garçon ?).
-un parcours qui va de la naissance, un peu subie, de l’enfant à l’épanouissement sur un vitrail de cette rose aux huit pétales,
Ce roman est un conte : le lieu n’est pas précisé, l’enfant est toujours sage , le grand-père ,malgré sa situation (veuf , son fils parti loin , son autre fils handicapé ) est heureux et plein d’amour pour cette petite qui lui appartient si peu , l’aubergiste offre son repas , etc , tous les antagonistes sont bons ,même les moines acceptent l’enfant , toutes les relations sont pures, sans aucune perversion Ce n’est pas vraiment ancré dans la réalité telle qu’on la vit aujourd’hui
On note que l’auteur est une femme, est-ce une explication à cette fraîcheur, à cette ambiance loin de toute perversion ?
Tout le monde a apprécié ces deux heures d’échanges fort riches !quelqu’un a même été étonné qu’on ait trouvé autant de choses à dire sur un livre qui à la simple lecture pouvait paraître anodin ! signe que le roman était vraiment intéressant !