La section D : le Bois Fourgon
Cette ancienne carte cadastrale nous invite à découvrir le hameau du Bois Fourgon et les terres qui l’entouraient autrefois. Chaque petite parcelle est soigneusement dessinée et numérotée afin d’identifier son propriétaire et son usage. On reconnaît également plusieurs anciens lieux-dits : la Roche, les Longs Réages, la Remise, les Enclos, le Val Salmon ou encore les Bas Vollenaux.
Les longues bandes de terre témoignent du partage des champs entre de nombreux habitants. Les chemins, les bois et les limites colorées nous permettent aussi de comprendre comment ce paysage rural était organisé. En comparant cette carte avec une photographie aérienne actuelle, nous pourrons rechercher les parcelles disparues, les chemins conservés et les anciennes limites encore visibles dans le paysage.
La question mystère ; Parmi les chemins dessinés sur cette carte, lesquels existent encore aujourd’hui ? Certaines haies, routes ou limites de champs suivent-elles toujours les parcelles tracées il y a près de deux siècles ?
La section C : Saudreville
Cette carte cadastrale ancienne présente le hameau de Saudreville, avec ses maisons regroupées autour des chemins et de plusieurs petites mares. Les bâtiments, colorés en rose, permettent de distinguer le cœur habité des vastes terres agricoles qui l’entouraient.
En observant attentivement la carte, on découvre également de nombreux lieux-dits, comme la Petite Vallée, les Prés de la Cure, les Sourcenaux ou la Crice. Plus au sud apparaît un important ensemble de bâtiments, probablement lié au domaine de Saudreville, tandis qu’à l’est se trouve la ferme de la Ronce, isolée au milieu des champs.
Les centaines de parcelles étroites montrent à quel point les terres étaient autrefois partagées entre de nombreux propriétaires. Cette carte constitue ainsi une véritable photographie du paysage de Saudreville au XIXᵉ siècle.
La question mystère: Pourquoi trouve-t-on plusieurs mares au cœur de Saudreville ? Servaient-elles à abreuver les animaux, à lutter contre les incendies, à laver le linge… ou remplissaient-elles toutes ces fonctions à la fois ?
La section C : des terres de Saudreville à la ferme de la Ronce
Cette troisième feuille de la section de **Saudreville** prolonge la découverte du territoire vers **Étréchy, Boissy-le-Sec et Souzy-la-Briche**. Le paysage y apparaît beaucoup moins habité : il est principalement composé de vastes terres agricoles, de bois et de chemins reliant les différents hameaux.
On y repère notamment **le bois de Saudreville**, **la Colomberie**, **la Haye**, **le bois de la Ronce** et un lieu-dit au nom intrigant : **la Justice**. À droite de la carte se distingue le domaine de **la Ronce**, avec ses bâtiments organisés autour d’une cour, ses mares et ses grandes parcelles traversées d’allées.
Cette carte révèle ainsi un espace situé à la frontière de plusieurs communes, où chemins, fermes et bois structuraient la vie quotidienne.
La question mystère : Pourquoi un champ porte-t-il le nom de « la Justice » ? Une ancienne justice seigneuriale se réunissait-elle en ce lieu, ou ce nom cache-t-il une autre histoire aujourd’hui oubliée ?
La section B : Fourchainville
Cette ancienne carte cadastrale présente **Fourchainville** et les terres agricoles qui entouraient le hameau. Les maisons, colorées en rose, s’alignent principalement le long du chemin et du cours d’eau. On remarque que l’habitat semble alors divisé en deux petits groupes, séparés par des champs et des prairies.
Autour du village apparaissent de nombreux **lieux-dits** — des noms donnés autrefois à des champs, des bois ou des endroits particuliers — comme **le Crable, les Chante-Loups, les Petits Chante-Loups, le Carrefour** ou encore **le Bois des Brières**. Certaines appellations anciennes ont disparu de nos cartes actuelles, mais elles conservent la mémoire du paysage et des habitants qui le cultivaient.
Les longues parcelles très étroites montrent aussi que les terres étaient partagées entre de nombreux propriétaires. Les chemins, les maisons et le tracé de l’eau permettent aujourd’hui de rechercher ce qui subsiste de l’ancien Fourchainville.
La question mystère : Pourquoi Fourchainville était-il autrefois partagé en deux groupes de maisons ? S’agissait-il de deux hameaux distincts, réunis ensuite par de nouvelles constructions, ou cette séparation était-elle simplement due aux champs et au cours d’eau ?
La section A : les terres du village et de la Grange
Cette deuxième feuille de la section du Village représente la partie du territoire de Villeconin située aux limites de Sermaise, Souzy-la-Briche et d’une commune voisine. Elle montre un paysage encore très peu habité, dominé par les champs et les espaces boisés.
Plusieurs noms attirent l’attention : la Remise de la Grange, le Bois de la Grange, les Pièces du Buisson et la Communière. Le mot remise pouvait désigner un petit bois servant de refuge au gibier, mais aussi un endroit où l’on rangeait du matériel. Ces terres étaient probablement liées, au moins pour certaines d’entre elles, à l’ancien domaine du château de la Grange.
Au sud apparaît un petit ensemble de bâtiments isolés appelé le Buisson. À l’est, un tracé bleu signale un ruisseau ou un fossé alimentant cette partie boisée du territoire. La carte permet ainsi d’imaginer les anciennes voies reliant Villeconin aux villages voisins.
La question mystère : À quoi servaient les bâtiments isolés du Buisson ? S’agissait-il d’une ferme dépendant du château de la Grange, d’une habitation de garde ou d’un ancien domaine aujourd’hui disparu ?
La section A : le village de Villeconin
Cette première feuille constitue l’une des cartes les plus précieuses de l’ancien cadastre : elle représente le **cœur du village de Villeconin**, mais aussi **Montflix** et le domaine de **la Grange**.
Les bâtiments, colorés en rose, se regroupent autour des chemins, de l’église et du château de Villeconin. Les tracés bleus permettent de suivre **la Renarde**, ses bras secondaires, les mares et les canaux qui traversaient autrefois le village. L’eau occupait alors une place essentielle : elle alimentait les habitants et les animaux, irriguait les terres et pouvait faire fonctionner des moulins.
Au nord apparaît le domaine de **la Grange**, isolé au milieu de ses terres, avec son grand bâtiment organisé autour d’une cour. À l’ouest, le petit hameau de **Montflix** est encore séparé du village par une multitude de champs étroits. Plusieurs anciens lieux-dits sont également indiqués, comme **les Roches, les Prés de la Grange, le Petit Buisson, la Petite Garenne** ou **les Prés**.
Cette carte nous montre ainsi un Villeconin beaucoup plus rural, où les maisons étaient entourées de jardins, de vergers, de prés et de petites parcelles cultivées.
La question mystère : Pourquoi la Renarde semble-t-elle se diviser en plusieurs bras à l’intérieur du village ? Ces canaux servaient-ils à alimenter le château, un moulin, des lavoirs ou des jardins aujourd’hui disparus ?
La section D : entre carrières, bois et tuilerie
Cette deuxième feuille de la section du **Bois Fourgon** représente un vaste territoire agricole et boisé situé aux limites de **Chauffour, Étréchy** et des autres sections de Villeconin.
Plusieurs noms témoignent de l’exploitation ancienne des ressources naturelles. À gauche apparaît **la Tuilerie**, accompagnée de quelques bâtiments. Une tuilerie était un atelier où l’on fabriquait des tuiles en façonnant puis en faisant cuire de l’argile. À proximité, les lieux-dits **Carrière de la Garenne** et **au-dessous de la Garenne** indiquent également d’anciennes zones d’extraction.
La carte mentionne aussi **la Garenne**, **le Bois Songeon**, **les Hauts Cloquards**, **les Gronettes** et **les Gallégardes**. Le mot *garenne* désignait généralement un espace boisé ou broussailleux où vivaient des lapins sauvages, autrefois chassés pour leur viande.
Les chemins et les nombreuses parcelles étroites dessinent un paysage entièrement organisé autour de l’agriculture, du bois et probablement de l’extraction de matériaux.
La question mystère : Quelle matière était extraite dans la carrière de la Garenne, et d’où venait l’argile utilisée par la tuilerie ? Peut-on encore retrouver, sur les anciennes maisons de Villeconin, des tuiles fabriquées à cet endroit ?
Le tableau d’assemblage de Villeconin
Cette carte est le **tableau d’assemblage du cadastre de Villeconin**. Il s’agit de la carte générale qui permet de réunir, comme les pièces d’un puzzle, toutes les cartes de sections présentées précédemment.
À la différence des plans détaillés, elle offre une vision complète de la commune. On y distingue les quatre grandes sections cadastrales :
* **Section A : le Village**, avec Villeconin et le domaine de la Grange ;
* **Section B : Fourchainville** ;
* **Section C : Saudreville** ;
* **Section D : le Bois Fourgon**.
Les teintes vertes représentent principalement les bois, tandis que les ombres font apparaître les pentes et les reliefs de la vallée. Le tracé bleu permet de suivre **la Renarde** et ses petits affluents. Les routes relient Villeconin aux hameaux et aux communes voisines : **Souzy-la-Briche, Chauffour, Étréchy, Brières-les-Scellés, Boissy-le-Sec et Sermaise**.
Cette carte fonctionnait comme un véritable sommaire : elle indiquait dans quelle section et sur quelle feuille rechercher chaque maison, champ, bois ou chemin.
La question mystère : Pourquoi le centre de Villeconin et les hameaux semblent-ils installés dans les parties basses, tandis que les grands champs et les bois occupent les hauteurs ? Est-ce la présence de l’eau, la protection offerte par la vallée ou la nature des sols qui a guidé l’installation des habitants ?