e problème du béton - du point de vue thermique - est sa faible résistance ou sa trop bonne conductivité.
Culturellement en France on a beaucoup construit en béton pour la structure et isolé par l'intérieur. Du coup l'inertie thermique du béton est perdue : elle est du coté froid, et de plus tout les liens structurels franchissant l'isolant (planchers portants sur murs extérieurs...) créent des "ponts thermiques", c'est à dire véhiculent les calories (ou frigories) entre l'intérieur et l'extérieur.
Il suffit de visiter un bon vieux HLM des années 70 pour se rendre compte de ce que ça donne.
On a fait beaucoup de progrès de ce point de vue, en particulier avec des produits plus performants dont les rupteurs de ponts thermiques justement.
L'autre solution consiste à avoir une structure béton isolée thermiquement par l'extérieur: c'est très employé en Allemagne, au Luxembourg...
Dans ce cas le béton fait partie du volume chauffé intérieur et son inertie thermique apport un plus dans le confort en régulant la température que l'on souhaite maintenir constante.
L'inconvénient de cette solution est que c'est plus cher en coût de construction : il faut ajouter un bardage extérieur étanche et résistant par dessus l'isolation pour remplacer le béton dans ce rôle.
Pour les rupteurs de ponts thermiques 2 solutions sont possibles :
Le "vrai" rupteur avec l'isolation continue qui collabore à la structure.
Ou on réduit la section de transfert au minimum: l'isolant ne participe pas à la structure ce qui permet d'être moins cher. Très pragmatique !