A gauche Henri III, au centre, Catherine de Médicis, a droite la reine Louise de Lorraine Vaudémont, future épouse d'Henri III. Extrait du sacre d'Henri III
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Un lourd fardeau financier pour l'Université
Au XVIe siècle, la messagerie était un véritable eldorado. L'Université de Paris, qui détenait le monopole de ce secteur, en tirait d'importants revenus. Mais en 1576, Henri III décida de bouleverser cet équilibre en créant un service postal royal. Ce coup de force visait à affaiblir l'influence de l'Université et à renflouer les caisses de l'État.
Pour parvenir à ses fins, le roi imposa à l'Université de lourdes amendes. Ces pénalités financières, de plus en plus élevées au fil des années, mettaient à mal les finances de l'institution. Les universitaires, acculés, se voyaient contraints de solliciter des licences onéreuses pour continuer à exercer leur activité.
Parallèlement, le roi autorisa la création de nombreuses entreprises de messagerie privées, qui vinrent concurrencer directement l'Université. Ces entreprises, bénéficiant du soutien royal, proposaient des tarifs attractifs et des services de qualité, ce qui attira une grande partie de la clientèle de l'Université.
Ainsi, sous la pression des amendes et de la concurrence, l'Université de Paris vit son pouvoir s'éroder progressivement. Ce qui fut autrefois une source de revenus importante devint un fardeau financier insoutenable."