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Bouteille à la mer !
Ainsi s'écriaient parfois les marins ou les garde-côtes.
Au siècle dernier des capitaines de navires organisèrent une sorte de "poste de bouteille" avec des objectifs bien précis.
Autres usages
Des capitaines mariniers se sentant en danger n'hésitaient pas à donner à la mer leurs dernières volontés, racontant leur infortunes, par exemple les maladies contagieuses du bord, l'état des voiles, du navire etc..
Quelques poètes aussi devant ces vastes océans balançaient par dessus bord leurs inspirations.
Ces "postes-bouteilles" pendant plus d'un demi siècle réussirent l'exploit d'apporter des nouvelles de bâtiment de mer disparus dans de nombreux endroit du globe. On trouva une cassette lancée à la mer contenant de précieux renseignements sur le pôle nord.
Notre histoire
Dans le prélude, nous mentionnons un demi-siècle, mais là, nous devons remonter le temps plus loin encore.
Voici ce que raconte le n° 79 de la Science Française édité en 1892.
Un des faits les plus remarquables, sous ce rapport dans las annales de la poste par bouteilles est celui de la découverte d'un petit baril en bois de cèdre faite par le Capitaine d'Auberville, commandant le Chieftain de Boston.
Le barillet, complètement couvert de coquillages à l'extérieur, fut péché sur la côte d'Afrique au pied du mont Abylas.
Il renfermait une noix de coco enduite de poix, et, dans cette noix, un parchemin sur lequel étaient tracées quelques lignes écrites en 1493 par Christophe Colomb et adressées à Ferdinand et Isabelle.
Le Grand navigateur disait : " Je ne croix pas que l'équipage survivra à la journée de demain; Les caravelles se trouvent entre les îles de l'Occident et je livre aux flots, en même temps que ces nouvelles, deux autres cassettes dans l'espoir qu'on les retrouvera."
Morier Evans communiqua au rédacteur du "Tîmes" peu de temps après la publication de cette très curieuse trouvaille, une ancienne relation de voyage du temps de Colomb où on lit ce qui suit :" L'Amiral se voyant en présence de la mort, voulu que la nouvelle de sa découverte (Il était dans le parages des Açores) arrivât à la connaissance de leur Majestés Catholiques, et dans ce dessin, il écrivit le résultat de son entreprise sur un parchemin, qu'il enveloppa d'une toile cirée, et plaça dans ces conditions, dans une cassette en bois, qu'il fit jeter à la mer, sous les yeux de tout l'équipage, assistant à cette opération avec un recueillement solennel.
Petites notes
Quelques fautes sont conservées pour garder le texte original, pour l'utilisation de cette page voir la page d'accueil.
Il s'agit ici de Ferdinand d'Aragon et d'Isabelle de Castille appelés les "Rois Catholiques" qui ont financé les voyages de Christophe Colomb.
Abyla. - Ancien nom de la montagne de Ceuta. Cette ville, qui se nommait aussi Septa, fut dans l'Antiquité la capitale de l'Afrique septentrionale. Elle se trouvait en face du mont Calpé (futur Gibraltar probablement) en Espagne, avec lequel le cap formait les Colonnes d'Hercule.
Donc, il reste deux cassettes à trouver, aussi si vous vous
promenez au bord de la mer prêtez attention, qui sait !....
A bientôt Patjoa