Prélude
Cette page ne parle pas à proprement parlé d'une histoire de timbre-poste, mais j'ai jugé utile de vous la présenter, car ces événements se passent pendant la guerre de 1914 / 1918 et concernent les animaux.
La Crois-Rouge à cette époque s'occupait des humains et la Croix-Bleue (Blue Cross) des animaux blessés pendant ou à cause de la guerre
Pourquoi cet organisme peut paraître intéressant pour les philatélistes.
Regardez l'image ci-dessus :
Elle possède une oblitération avec un timbrage non obligatoire.
Il est intéressant également de noter des chevaux et des chiens servaient de messager durant cette période critique.
Sa mission
Si la Croix Rouge s'occupe des soldats et des humains en général, la CROIX BLEUE se consacrait aux animaux victimes de la guerre et plus particulièrement aux chevaux et aux chiens qui officiaient dans les tranchées en 1914 à 1918 mais également à ceux victimes des bombes ensevelis sous les décombres.
Cet organisme n'a rien à voir avec celui qui veille sur les alcooliques d'ailleurs toujours en fonction à notre époque.
Aussi comme se sont les Anglais qui apportèrent leur savoir-faire et qui dans une grande mesure fournirent les hôpitaux avec leurs matériels, il me semble plus juste de s'exprimer par l'expression "BLUE CROSS".
Quelques histoires
Voici ce que narre le livre "Je sais tout" source Gallica
1) "Il est un cheval des lanciers d'Ecosse qui mérite de porter la croix, si celle-ci devait un jour être conférée aux animaux. Un jour, au cours d'une violente action, son cavalier fut envoyé à terre, atteint d'une balle. La troupe était en marche à ce moment. Lorsque le cavalier vint à toucher le sol, le cheval s'arrêta alors, souleva l'homme avec ses dents par ses vêtements et se rendit avec son fardeau près d'un groupe d'autres cavaliers.
Le cavalier fut de là transporté à une ambulance de première ligne, où le docteur assura que si ce blessé avait séjourné quelques heures sur le sol, sans soin, il serait inévitablement mort.
2) Un soldat ayant eu son cheval blessé et ne voulant pas l'abandonner resta sur le champ de bataille. Sans soucis des balles, il délia son paquet de pansement individuel, soigna sa monture et alla la mettre à l'abri derrière un talus, puis il revint faire le coup de feu contre l'infanterie ennemie. Seul, avec l'objectif de ne pas abandonner son cheval, il se battit jusqu'à épuisement de ses munitions, puis le soir venu, en compagnie de sa monture, il rejoignit sa batterie.
Sur la photo, elle dégage un chat des décombres.
Au dessus : carte postal un chien soigné par deux vétérinaires.
A gauche : Femme du Blue Cross sauvant un chat des décombres
Les moyens
La BLUE CROSS installa en France 5 hôpitaux centraux avec dix dépendances. Les centres étaient établis à Serqueux, Provins, Troyes, Moret-sur-Loing et Saint-Mamés.
L'installation de ces établissements était très complète : box larges et aérés, écuries d'isolement, vaste paddock, manège couvert pour l'exercice des convalescents en cas de mauvais temps, salle d'opération, de pharmacie, de ferrure avec forge, de pansements. Les soins sont assurés par un personnel choisi que dirige un vétérinaire en chef.
Les chevaux se classaient en diverses catégories : les boiteux, fourbus, épuisé, les blessés, les fiévreux, les contagieux ; enfin, ceux qui doivent être réformés ou abattus.
Chaque hôpital recevait environ 200 chevaux.
La Croix Violette apporta également une aide précieuse avec ses hôpitaux dont le premier a été fondé à Bordeaux, et ensuite quelques-uns à quelques kilomètres de la ligne de feu. Ses formations pouvaient recevoir une cinquantaine de chevaux, mais cette organisation n'était pas rattachée à l'armée. Elle installa également des infirmeries à certaines gares de débarquement de chevaux.
Les soins
Les Anglais ont mis en œuvre avec le plus grand succès le programme suivant:
- Entretien sur le front d'un corps de chirurgiens, vétérinaire et d'infirmiers qualifiés pour premier secours.
- Maintien d'ambulances pour l'évacuation et le transport des chevaux malades et blessés.
- Création d'hôpitaux vétérinaires à l'arrière avec personnel et matériel.
- Fourniture d'instruments de chirurgie et d'appareils.
- Renvoi des chevaux guéris vers le front.
- Autorisation d'envoyer un corps de vétérinaires sur le champ de bataille pour tuer les chevaux grièvement blessés.
- Création d'inspecteurs pour rechercher les chevaux abandonnés et hors de combat.
Photographies Agence Meurisse
Les résultats
Les hôpitaux du service vétérinaire administrèrent un peu moins de 6 500 000 soins sur les chevaux ce qui fait une moyenne de 7 visites par cheval dans leurs services.
La souffrance des animaux ne laissait pas la population indifférente, notez les documents ci-dessous.
Créateur et graveur : Charles Mazelin
Vente au public du : 17 juin au 30 octobre 1951
Valeur faciale : 15 F.
Taille : 36 x 21,45 Dentelure : 13 Quantité : 50 timbres par feuille
Couleur : brun-lilas
Imprimé en taille douce
Affranchissement : lettre usuelle
Souce Gallica - Postecard - Archives postal muséum.
À bientôt
Patjoa
Prologue inattendu
Je vous livre un rapport inattendu venant de l'Angleterre
Le rapport commence ainsi
Lorsque Londres a été bombardée en septembre 1940, encore plus de propriétaires d'animaux se sont précipités pour euthanasier leurs animaux. « Les gens s'inquiétaient de la menace des bombardements et des pénuries alimentaires et trouvaient inapproprié d'avoir le 'luxe' d'un animal de compagnie en temps de guerre.
Battersea Dogs & Cats Home, à contre-courant, a réussi à nourrir et soigner 145 000 chiens au cours de la guerre et a fourni un champ à Ilford comme cimetière pour animaux de compagnie, « où environ 500 000 animaux ont été enterrés, dont beaucoup dès la première semaine du guerre." Nina Douglas-Hamilton, duchesse de Hamilton, une amoureuse des chats, était une célèbre opposante à l'abattage des animaux de compagnie, qui a fait campagne contre le meurtre et a créé son propre sanctuaire dans un hangar chauffé à Ferne.
Les estimations indiquent que plus de 750 000 animaux de compagnie ont été tués au cours de l'événement. De nombreux propriétaires d'animaux, après avoir surmonté la peur des bombardements et du manque de nourriture, ont regretté d'avoir tué leurs animaux de compagnie et ont reproché au gouvernement d'avoir déclenché l'hystérie.