Comme le disait Pierre Proulx, membre du temple de la renommée du football canadien et président de la ligue inter-collégiale du Québec qui réunissaient alors bons nombres des collèges classiques privées :
"Le jeu de football est un jeu d'échecs où les pièces sont humaines."
Personnellement, j'aurai joué pratiquement deux années (1967 et 1968) dans ce circuit comme secondeur extérieur de l'équipe du Vert-et-Or du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières.
Je me souviens qu'à l'époque cette description du jeu de football m'avait grandement fasciné et tout comme le jeu d'échecs, le football devenait pour moi et pour l'entraîneur que j'incarnerai par la suite un défi intellectuel emballant et extrèmement passionnant.
Si dans le jeu d'échecs, nous déplaçons nos pièces spécifiques en suivant des tracés spéciaux dans le but de faire écran, de bloquer, de duper, ou pour réagir aux actions des opposants dans le but de les matter; on peut en faire tout autant dans le jeu de Football, dans les techniques, les tactiques et les stratégies qu'il nous faut élaborer et planifier pour s'inscrire à la marque et l'emporter.
Il faut reconnaître un nombre important d'analogies entre ces deux disciplines. La comparaison n'est pas du tout boîteuse surtout si l'on considère qu'en France le jeu d'échecs est un jeu de société considéré comme un sport pratiqué entre deux personnes.
Enfin, je dirais pour vous en convaincre, d'aller vous-même consulter la terminologie des jeux d'échecs et de la comparer à celle du Football canadien ou américain.
GIlles Doucet et moi, lors d'un avant-match, Université de Sherbrooke, à l'automne 1970.