Bonne entrée dans la période sombre, alors que la Jeune Fille (qui reviendra à Imbolc) rejoint son époux des profondeurs (le Vieil Homme à la capuche, le Dis Pater / Teutatès des gaulois) dans leur Cité Sainte de Kaer Sidhi, pour veiller sur les processus de germination, ainsi que sur les morts afin qu'ils puissent renaître un jour…
Bon Sabbat alors que la Lune est pleine la veille du 11/11/2011, et que nous fêtons la première des trois nuits (Tri nox Samoni) du vieux Samain, la Old Hallowe'en, la Vieille Veillée Sacrée, la Nuit des Esprits !
Portieux (Vosges)
Cavalier à l'anguipède
C'est l'été de la St Martin, qui voile à peine le vieux dieu cavalier des gaulois : Rudiobus le Rouge étalon (Cf. Le Dieu cavalier à l’anguipède), le dieu rouge des anciens (Cf. La Pierre Rouge), le dieu aux trois visages (Esus, Sucellos et Taranis), le père des gémeaux (le Chêne et le Houx - les Dioscures), l'époux d'Epona / Rigantona / Rosemerta, dont le manteau (l'année partagée en deux) est à moitié sombre et à moitié clair !
Le dieu aux trois têtes (tricéphale)
de l'Autel de Beaune (dessin)
Le sabots de son cheval font jaillir des sources et marquent les pierres de leur empreinte…
L’Axe sacré (orienté à 26° SE-NW), la ligne qui découpe son manteau du 8 mai au 11 novembre oriente le Decumanus de Paris-Barque d’Isis (Luko Tecia) et l’église abbatiale du Mont-Saint-Michel (selon une ligne allant du Mont Dol à Avranches).
A la latitude de Paris, 48°50’ (qui est aussi celle du Mont-Saint-Michel), le soleil se lève sur cet axe les 11 novembre et le 2 février, et s’y couche les 8 mai et 6 août, marquant ainsi les temps forts de l’année gauloise : Samonios, Imbolc, Beltaine et Lugnasad.
Lire à ce sujet l'article (en pdf) : LES MEGALITHES DU MONT-SAINT-MICHEL, PREMIER ZODIAQUE.
Oyez, oyez, c'est le temps où les Oies cendrées (Cf. les Femmes Fées) descendent des îles du Nord… et où les oies de nos basse-cours sont grasses.
/I\ Per Al Leal
Le « Dieu tricéphale Cernunnos »
de Condat-sur-Trincou en Dordogne, IIème siècle ap JC,
trouvé sur les terres de St Laurent de Gogabaud en 1849,
conservé au Musée d’Aquitaine à Bordeaux.
Notes :
Un caractère particulier de la mentalité de nos ancêtres est leur prédilection pour les couples divins ; combien de figurations ou d'inscriptions en font foi, depuis le chaudron de Gundestrup jusqu'à toutes les époques de la romanisation de la Gaule ! Tous ces couples ont un point commun : la déesse est immuable, portant les attributs de la fertilité ou de la santé, représentant donc la déesse-mère ; le dieu du couple est variable, mais il s'agit toujours d'un dieu lumineux et du ciel : Jupiter, Mars, Mercure ou Apollon ; et comme conclut E. Thévenot : « S'il fallait chercher un condensé ou symbole des divinités de la Gaule, n'est-ce pas dans ce couple inlassablement repris, invoqué et représenté que l'on aurait la chance de le rencontrer ».
Revue archéologique du Centre de la France, Année 1969, Volume 8, Numéro 1 p. 70 - 71