Une ville patrimoniale cherche à protéger des sites qui présentent des attraits patrimoniaux. Certaines demandent à les faire reconnaître par l’UNESCO comme villes du patrimoine mondial. Cette reconnaissance vise à préserver la diversité culturelle mondiale. La protection de ces villes patrimoniales entraîne toutefois des enjeux particuliers d’organisation : conserver le patrimoine dans une ville en expansion et prendre en compte les particularités d’un site.
Sur cette page, j'ai décidé de vous présenter le Vieux-Québec.
État de ce qui évolue, se modifie, se transforme, ne reste pas identique.
Action de maintenir intact, dans le même état, un bien, un site ou un paysage de manière à préserver les richesses patrimoniales.
Caractère de ce qui est continu dans le temps et dans l'espace, de ce qui est perçu comme un tout.
Opération qui consiste à reconstruire un édifice ou un ensemble d'édifices disparus ou très endommagés. La reconstruction se fait sur la base de documents écrits ou iconographiques.
Opération qui consiste à redonner sa forme première à une oeuvre d'art, à un édifice ou à un ensemble d'édifices, à l'aide de connaissances et de moyens techniques appropriés.
En matière de patrimoine et selon l'Unesco, emplacement d'une réalisation humaine ou d'une réalisation humaine et naturelle.
Le patrimoine désigne tout objet ou ensemble, naturel ou culturel (voir plus bas) qu’une société reconnaît pour ses valeurs unique, historique, esthétique ou culturel. Il y a donc la nécessité de le protéger, de le conserver, de se l’approprier, de le mettre en valeur et de le transmettre.
Vous pouvez consulter la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en cliquant sur le bouton ci-dessous.
Les sites patrimoniaux culturels ont été façonnés par les humains. Il peut s'agir de bâtiments, de construction, de bâtiments, etc. conçus par les êtres humains et qui ont une valeur inestimable pour notre société.
Le sites patrimoniaux naturels sont des paysages qui n'ont pas été façonnés par les humains. Il s'agit de sites naturels ayant une valeur exceptionnel pour la science et la biodiversité, mais aussi pour leur esthétisme.
Inscription au site du patrimoine mondial de l'UNESCO
Pimachiowin Aki, qui signifie « le pays qui donne la vie » en Anishinaabemowin (langue ojibway), est le premier site mixte du Canada à être inscrit au patrimoine mondial. Combinant des valeurs patrimoniales naturelles ainsi que culturelles, ce vaste écosystème de forêt boréale intact sous intendance autochtone est un exemple exceptionnel de l’indivisibilité de l’environnement et de l’identité culturelle des peuples autochtones.
L’UNESCO
Un organisme participe à toutes les étapes visant à nommer, protéger et restaurer les éléments du patrimoine mondial : l’UNESCO (l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).
Les missions de l’UNESCO en matière de patrimoine visent surtout à encourager les pays à sélectionner, protéger et conserver les éléments de leur patrimoine. Pour mieux y parvenir, l’UNESCO a mis sur pied la Convention pour la protection du patrimoine mondial en 1972. Cette convention permet aux pays membres d’inclure certains biens historiques, culturels et naturels sur la Liste du Patrimoine mondial.
Source : Allo Prof
La Convention du patrimoine mondial de l'UNESCO
Sites naturels du patrimoine mondial de l'UNESCO
Les villes patrimoniales
Le patrimoine urbain correspond aux sites rappelant une époque lointaine dont il faut se souvenir, au cœur de la ville. Les divers sites du patrimoine témoignent alors des nombreux changements survenus dans la société et permettent de se remémorer le mode de vie d'autrefois. Les objets constituant le patrimoine sont de natures diverses, mais en ce qui concerne le patrimoine urbain, il s’agit plutôt de bâtiments, de parcs et de constructions historiques.
Source : Allo Prof
L'organisation des villes du patrimoine mondial (OVPM)
Fondée le 8 septembre 1993, à Fès au Maroc, l’Organisation des villes du patrimoine mondial (OVPM) rejoint 300 villes ayant sur leur territoire un site inscrit par l’UNESCO sur la Liste du patrimoine mondial. L’ensemble de ces 300 villes ont une population totale de plus de 164 millions d’habitants.
Présentation de quelques villes patrimoniale, à travers le monde
Les principaux objectifs de l’Organisation des villes du patrimoine mondial sont :
favoriser la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial
encourager la coopération et l’échange d’information et d’expertise ayant trait à la conservation et à la gestion du patrimoine
développer un sens de la solidarité parmi ses villes membres
Cela signifie à l'intérieur des murs. Les murs du Vieux-Québec sont des remparts qui s’étendent sur près de 4.6 km. Ils ont été construits à partir de 1745 pour défendre la Haute-Ville contre les envahisseurs.
Québec est non seulement une ancienne ville coloniale, mais c’est en plus une ville qui a su conserver et prendre soin de plusieurs traces du passé.
C’est justement pour donner un statut particulier au patrimoine urbain de la ville de Québec que l’UNESCO a inclus le Vieux-Québec dans sa Liste du patrimoine mondial, en 1985. Cette liste ayant pour mandat de protéger et de mettre en valeur certains sites historiques et culturels inclut toutes les plus vieilles villes du monde. C’est donc très valorisant pour Québec d’en faire partie.
Source : Allo Prof
Voici quelques caractéristiques intéressantes à propos du Québec Intra-Muros :
Fondée en 1608 par Samuel de Champlain ;
Plus vieille ville francophone en Amérique du Nord ;
Le Vieux-Québec couvre 5% du territoire de la ville ;
Le Vieux-Québec fait partie de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ;
Le Vieux-Québec comprend la Haute-Ville et la Basse-Ville.
Sur cette carte, nous pouvons observer :
Les remparts autour de la Haute-Ville ;
La porte Saint-Louis (au nord de la citadelle) ;
La citadelle ;
Le château Frontenac ;
La terrasse Dufferin ;
Etc.
Le Cap Diamant est une falaise de 90 mètres de haut qui a servi de protection naturelle à la ville de Québec. En effet, son relief facilitait la défense du territoire. Néanmoins, l’un de ses côtés était moins bien protégé. On y a donc érigé des fortifications (les remparts).
Le Cap Diamant sépare également la Haute-Ville de la Basse-Ville. Comme leurs noms l'indiquent, l'une se trouve au sommet du cap, alors que l'autre se trouve à ses pieds. Historiquement, la Haute-Ville comprenait les bâtiments religieux et administratifs alors que la Basse-Ville comprenait les activités commerciales et portuaires.
Une partie du Vieux-Québec possède une valeur patrimoniale très importante. En effet, il y a une concentration d'éléments patrimoniaux datant de plusieurs époques : le régime français (1608 à 1760), le régime britannique (1760 à 1867) et la période contemporaine (1867 à aujourd'hui).
Québec fut fondée en 1608 par l'explorateur Samuel de Champlain. Elle est ainsi parmi les plus vieilles villes de l’Amérique du Nord et la plus vieille ville francophone du continent.
C’est au pied du Cap Diamant que l'explorateur décide de bâtir les premières habitations, à l’emplacement actuel de la Place Royale. De sa fondation, en 1608, jusqu'à sa prise par les Britanniques, en 1759, la Nouvelle-France s’est énormément développée. A la suite de la bataille des Plaines d'Abraham, le territoire de la Nouvelle-France passe aux mains des Anglais. Québec est ainsi devenue la capitale de la Province of Quebec, puis du Bas-Canada pour finalement devenir la capitale de la province de Québec.
La facette militaire a toujours pris beaucoup de place dans l’histoire de Québec, ce qui transparaît encore aujourd'hui dans les bâtiments et les parcs de la ville. La conservation de ces traces historiques et culturelles est due en partie aux efforts de Lord Dufferin, alors gouverneur général du Canada. La ville de Québec représentait pour lui un joyau de l’histoire. À l’époque, certains auraient préféré que l’urbanisme de Québec soit totalement refait, en retirant les murs et les tours de garde. C’est Lord Dufferin qui a convaincu la reine Victoria de préserver l’architecture historique et militaire de la ville. Il l’a même convaincue de fournir les fonds afin de reconstruire l’une des portes.
Source : Allo Prof
Située dans la Basse-Ville, la place Royale est le lieu où Samuel de Champlain a fondé Québec en 1608. On y trouve l’église Notre-Dame-des-Victoires, l’une des plus vieilles églises en Amérique du Nord (1688) et un buste du roi Louis XIV.
Un vaste projet de restauration de Place-Royale voit le jour à la fin des années 1950. L’objectif sera donc de créer du beau tout en restant fidèle à l’histoire.
La moitié de Place-Royale est restaurée selon ce principe. C’est la partie la plus Nouvelle-France, toute en pierre, du côté du fleuve. Mais cette vision est rapidement contestée et la suite des travaux respectera davantage l’évolution des bâtiments. C’est pourquoi les édifices du côté de la falaise témoignent des influences britanniques, notamment par l’usage de la brique.
Il s'agit d'un patrimoine religieux et urbain.
Lors du siège de Québec, en 1759, le monastère des Ursulines est en partie détruit par les bombes. Après la capitulation de la ville, les religieuses acceptent d’héberger et de soigner les officiers et les soldats britanniques, car l’Hôtel-Dieu et l’Hôpital général sont débordés. En échange, elles obtiennent la permission de reprendre leur enseignement.
Le monastère des Ursulines de Québec sera progressivement construit / reconstruit entre le 17e et le 20e siècle. Plusieurs bâtiments du complexe architectural datent de 1639.
En plus de sa fonction religieuse, ce monastère a toujours été un lieu d’enseignement. Récemment, on y a aménagé un musée.
C'est un patrimoine religieux.
La place d’Armes a été aménagée entre 1640 et 1648. Cet espace est un lieu d'exercice militaire de l'armée française et, après 1760, des troupes britanniques. Connue aussi sous les appellations de Grande Place, Place du Fort, Place du Château, Grande Parade et Parade, la place d'Armes devient le Ring pour les habitants anglophones et le Rond de chaîne pour les francophones, car en 1832, on la ceinture d'une chaîne pour en protéger la pelouse et les arbres. Aménagée en parc public en 1865, la place retrouve progressivement son nom de place d'Armes. Le Monument de la Foi y a été érigé beaucoup plus tard, en 1915.
C'est un patrimoine militaire.
Vers 1675, la majorité des habitants de Québec réside en Basse-Ville, près du fleuve. Les communautés religieuses et l'administration se partagent la Haute-Ville. Par contre, quelques habitants obtiennent des concessions au sommet du Cap Diamant.
C’est le cas de ce terrain octroyé par les Ursulines au maître couvreur François Jacquet dit Langevin en 1674. L’année suivante, il se bâtit une maison en bois, puis vers 1690, la reconstruit en pierre de taille.
La maison Jacquet se compose aujourd’hui de deux sections, dont la plus ancienne remonte à 1690 et se trouve en retrait de la rue. La maison d’origine était plus près de la voie publique, mais le tracé de la rue Saint-Louis a été modifié depuis.
Ce carré de maison original est l’un des rares à avoir conservé les caractéristiques propres à la Nouvelle-France. Bien qu'il fut longtemps un domicile, ce bâtiment abrite aujourd'hui un restaurant.
C'est un patrimoine urbain.
Québec est la seule ville d’Amérique du Nord à avoir conserver ses fortifications. Les fortifications comprennent les remparts et les constructions défensives comme les casernes et les postes de garde, ainsi que des portes. Elles témoignent de la réalité militaire qui a marqué l’histoire du Québec : la menace d’invasion.
Construite à partir de 1745 par les Français pour protéger la ville des Anglais, elles ont été achevées avec l’ajout de la Citadelle et des tours Martello, après 1760, par les Anglais, qui voulaient se défendre en cas d’invasion américaine.
C'est un patrimoine militaire.
Il s'agit d'une forteresse construite entre 1819 et 1832 par l’armée anglaise. Elle abritait les soldats anglais qui devaient défendre la ville. Elle est située en hauteur, sur le cap Diamant, de manière à dominer les environs.
Elle est construite en forme d’étoile et est protégée par une muraille de pierre. Aujourd’hui, elle sert toujours du quartier général au Royal 22e Régiment de l’armée canadienne et abrite un musée consacré à l’histoire militaire de ce régiment. Elle est aussi la résidence secondaire du gouverneur général du Canada.
C'est un patrimoine militaire.
Il s'agit d'une immense promenade de bois aménagée dans les années 1800 sur les ruines du château Saint-Louis. Construite au-dessus des remparts, elle permet d’observer le fleuve et la Basse-Ville. Elle est située au pied de l’actuel Château Frontenac et permet de marcher jusqu'à la Citadelle.
C'est un patrimoine urbain.
Pour entretenir les bâtiments patrimoniaux de l'arrondissement historique de Québec, il faut procéder à des travaux de restauration. Ceux-ci sont effectués sur deux types de sites patrimoniaux : les sites historiques non détériorés et les sites historiques détériorés.
Les sites historiques non détériorés nécessitent une grande protection des matériaux exposés aux intempéries et la réparation et le remplacement des composantes qui s'usent.
Les sites historiques détériorés, pour leur part, nécessite des ajouts ou des transformations au bâtiment existant. Il importe néanmoins de respecter les caractéristiques patrimoniales du bâtiment d'origine. De plus, on peut reconstruire certaines parties des sites patrimoniaux.
La restauration a donc pour but la conservation.
L'arrondissement historique du Vieux-Québec possède des bâtiments aux vocations diverses : résidences, commerces, églises, etc. Ainsi, certains sites ont toujours la vocation pour laquelle le bâtiment a été conçu. Le séminaire de Québec en est le parfait exemple. Ses nombreux bâtiments ont été préservés de l'usure du temps et il possède toujours sa fonction universitaire et religieuse.
Il y a donc une continuité.
Néanmoins, il est possible que la vocation du bâtiment change au fil du temps. La maison Jacquet est un exemple d'un changement de vocation : historiquement, ce bâtiment possédait une fonction résidentielle alors qu'aujourd'hui, il s'agit d'un restaurant.
Il y a donc un changement.
Pour accueillir de nombreux touristes, l'arrondissement historique du Vieux-Québec s'est transformé afin de répondre à leur besoins. Ainsi, plusieurs aménagements ont été construits afin de leurs permettre de séjourner, de manger, de circuler et de profiter des attraits touristiques de la ville patrimoniale. En voici une liste exhaustive.
Près de 30 escaliers relient la Basse-Ville à la Haute-Ville. Néanmoins, l'escalier du Casse-Cou est le plus célèbre. Il est vraisemblablement le plus ancien escalier de Québec.
Construit dans la Basse-Ville, le terminal de croisière du Vieux-Québec permet aux croisiéristes de visiter le patrimoine québécois.
Le funiculaire du Vieux-Québec est un ascenseur incliné touristique qui relie le Petit Champlain dans la Basse-Ville à la terrasse Dufferin. Il est d'une longueur de 64 mètres et d'une hauteur de 59 mètres.
Voici un projet qui m'a été partagé par mon maître-associé Harold Michaud lors de mon 4e stage professionnel. À noter que quelques modifications ont été apportées au document original.
Présentation du projet
Dans le cadre du présent projet, l'élève devra réaliser une baladodiffusion, en équipe, afin de présenter les enjeux soulevés par la préservation du patrimoine bâti de l’Arrondissement historique du Vieux-Québec. Ce projet est divisé en plusieurs étapes : la présentation générale de l’enjeu, le choix de l’acteur, l’analyse de la position à l’aide d’un dossier documentaire, la rédaction de la position de l’acteur et l’enregistrement de la baladodiffusion.
Chacun des membres de l'équipe devra choisir un acteur et s'intéresser à leur position face aux enjeux, telle qu'elle a été présentée dans les médias. Les acteurs sont les suivants :
Le promoteur immobilier
Les historiens
Le gouvernement du Québec
Les spécialistes de l'aménagement urbain
La ville de Québec