Le territoire urbain est une réalité de plus en plus présente dans le monde. Plus de 50 % de la population mondiale vit dans des villes. L’étude de différents territoires urbains permet d’aborder une diversité de problèmes sociaux et environnementaux.
Une métropole est une importante agglomération urbaine, un lieu de concentration de pouvoirs et de services. Elle exerce un pouvoir d’attraction sur la région environnante et même sur l’ensemble du pays. Elle est le théâtre d’enjeux qui concernent notamment l’accessibilité au logement, l’organisation du transport, la gestion des déchets, l’approvisionnement en eau et la santé des résidents.
Sur cette page, il sera question de la métropole du Québec, Montréal.
Territoire urbain : Le territoire urbain est la zone délimitée par une ville et ses environs ;
Ville : Endroit où se trouve une forte concentration d’habitations, de commerces, d’entreprises et de services publics. Au Canada, une ville doit avoir un minimum de 1000 habitants ;
Banlieue : Agglomérations se situant autour de la principale ville. Les banlieues sont suffisamment éloignées de la ville pour avoir leur indépendance politique, tout en étant suffisamment rapprochées pour participer à la vie sociale et économique de la ville ;
Urbanisation : Il s'agit du phénomène qui se produit lorsqu'une population se concentre de plus en plus dans les villes. Cela entraîne le développement de la ville ainsi que des services et des activités qui s'y trouvent ;
Étalement urbain : Expansion du territoire urbain en périphérie des villes, produit principalement par le développement des banlieues et la construction des autoroutes ;
Métropole : La métropole se distingue également par sa forte densité de population, son pôle économique majeur, son effervescence culturelle et médiatique et ses nombreux services offerts à la population (hôpitaux, transports en commun, médias, universités, technologies). Au Québec, il s'agit de Montréal ;
Densité de population : Population totale / Superficie totale. Par exemple : 700 hab. / Km2 ;
Bidonville : Agglomération de bâtiments sans hygiène, faites de tôles et de matériaux de récupération, où vit la population la plus pauvre et à risque.
Montréal est située au sud-ouest du Québec. La ville occupe l'île de Montréal, la plus vaste île de l'archipel d'Hochelaga, où se rencontre le fleuve Saint-Laurent et la rivière des Outaouais.
L’île de Montréal est délimitée sur sa rive sud, d'ouest en est, par le lac Saint-Louis, les rapides de Lachine, le bassin de la Prairie et le fleuve Saint-Laurent.
Sur sa rive nord, elle est baignée par le lac des Deux Montagnes puis par la rivière des Prairies. La ville s’étend sur l'île Bizard, l'île des Sœurs, l'île Sainte-Hélène et l'île Notre-Dame.
L'emplacement géographique de Montréal est ainsi très avantageux. Cette région possède un relief relativement plat (à l'exception du Mont Royal) ainsi que les terres les plus fertiles de la province.
La région métropolitaine de Montréal (RMM) est située dans la vallée du Saint-Laurent et constitue le principal bassin de population du Québec. Le territoire de la grande région de Montréal inclut l’île de Montréal, la région de Laval, la rive nord et la rive sud. Elle regroupe 65 municipalités et s’étend sur 4 000 km2.
La RMM est le plus grand pôle économique de la province de Québec puisque Montréal est accessible aux principaux axes commerciaux de transport. Sa situation géographique la place au cœur des échanges commerciaux avec le reste du Québec, les provinces maritimes, l’ouest du Canada et les États-Unis.
Source : Allo Prof
La métropole montréalaise demeure le principal pôle de population au Québec, concentrant près de la moitié des habitants de la province au sein de sa région métropolitaine (RMM). Après avoir connu un ralentissement marqué durant la pandémie, la croissance a rebondi de façon record entre 2022 et 2024, propulsée par l'apport massif de l'immigration et des résidents non permanents.
En 2024, Montréal comptait environ 2,2 millions de personnes, affichant une densité de population record de plus de 4 419 hab./km².
Population de Montréal
Population de la RMM
En Amérique du Nord, Montréal se distingue par une densité urbaine particulièrement forte dans certains quartiers :
Par exemple, la densité peut atteindre près de 44 000 hab./km² sur le Plateau Mont-Royal.
Moyenne : Pour l'ensemble de l'île de Montréal, la densité s'établit à 4 419,3 hab./km² en 2024.
Le Grand Montréal (RMM) : En incluant les banlieues, la densité chute radicalement à environ 919 hab./km², illustrant l'étalement urbain vers la Rive-Nord et la Rive-Sud.
Montréal est souvent citée comme la deuxième ville la plus dense au Canada, juste derrière Vancouver. Cependant, elle reste loin des standards européens ou asiatiques.
À Montréal, la population est très diversifiée. Bien que la majorité des Montréalais soient originaires du Québec et parlent le français (53%) ou l'anglais (13%), une part importante de la population n'est pas originaire du Canada. Ces personnes proviennent de toutes les parties du globe et leur langue naturelle n'est ni le français ni l'anglais. Ce phénomène se nomme Multiethnicité.
La métropole est intéressante pour les immigrants pour de nombreuses raisons :
On y retrouve beaucoup d'emplois et de services ;
Certaines communautés ethniques y sont déjà présentes. À Montréal, par exemple, se trouvent le quartier chinois et le quartier italien (la Petite Italie). Il y a donc une concentration d'immigrants très importante.
Une grande densité de population et une forte concentration d'emplois et de services nécessitent, évidemment, des infrastructures de transport aussi nombreuses que variées. Toutes les métropoles de la planète doivent vivre avec une telle réalité et Montréal ne fait pas exception à la règle.
Le métro de Montréal est un réseau de transport en commun qui dessert l'île de Montréal ainsi que Laval et Longueuil.
Inauguré le 14 octobre 1966 durant le mandat du maire Jean Drapeau. À son inauguration, le réseau comprend 26 stations réparties sur trois lignes. En 2018, le métro dessert 68 stations sur quatre lignes pour un total de 71 km de voies.
Le métro de Montréal est le deuxième plus important au Canada par rapport à sa fréquentation annuelle après celui de Toronto. En 2018, il est emprunté à chaque jour par plus de 1,36 million de personnes.
Le Montréal souterrain a été baptisé RÉSO en 2004. Il relie des immeubles, des universités, des parkings, des hôtels, des musées, des centres commerciaux ainsi que 80% des immeubles de bureau aux transports en communs comme le métro et les gares. On y accède très facilement grâce à plus de 200 entrées. 32 kilomètres de galeries souterraines composent le Montréal souterrain et on y retrouve plus de 1700 boutiques et plus de 200 restaurants. À noter que 500 000 personnes empruntent le Réso chaque jour.
Le réseau autoroutier québécois est un réseau d'autoroutes et de voies rapides dans la province de Québec. Il est composé de 31 itinéraires différents. Néanmoins, le réseau est concentré dans la région métropolitaine de Montréal (RMM), traversée par 18 voies rapides et autoroutes.
Néanmoins, la congestion routière est une réelle problématique à Montréal. En effet, l’autoroute 40, entre le boulevard Pie-IX et l’autoroute 520, arrive au troisième rang des routes les plus congestionnées au Canada.
Le réseau d'autobus de la Société de transport de Montréal est composé de 220 lignes de jour et de 23 lignes de nuit.
L'aéroport de Montréal Pierre-Elliott-Trudeau, autrefois connu comme l'aéroport international de Montréal-Dorval, est un aéroport canadien situé dans l'île de Montréal, à 20 km (12 mi) du centre-ville de Montréal .
En 2014, l'aéroport de Montréal, a accueilli plus de 14,8 millions de passagers. L'aéroport de Montréal Pierre-Elliott-Trudeau assure plus de 250 vols par jour et dessert plus de 40 compagnies aériennes.
Montréal est en croissance, en développement perpétuel. En plus d'être un pôle d'attraction important pour les travailleurs, pour les étudiants et pour les familles, Montréal accueille toujours de plus en plus d'immigrants. Sa population est ainsi en constante augmentation et les villes faisant parties de la région métropolitaine se développe rapidement. Les banlieues des couronnes nord et sud se développe donc tout aussi rapidement. Une question se pose alors : Que choisir ? Le centre-ville ou la banlieue ?
La banlieue est l'ensemble des villes construites autour d'une ville-centre. La banlieue a une fonction surtout résidentielle et elle dépend économiquement de la ville-centre.
Le prix des maisons, des condos et des différentes propriétés varient en fonction de l'endroit où l'on se trouve. En effet, l'article ci-dessus compare le prix moyen d'une maison en fonction des différentes régions du Québec. En novembre 2024, le prix médian des maisons unifamiliales dans la métropole s’établissait à 800 500 $. Dans l’agglomération de Longueuil, où environ 450 000 personnes habitent, la plus forte hausse – de 40 % – touche les résidences de la ville de Longueuil. La valeur moyenne d’une résidence unifamiliale y atteint désormais 545 700 $, ce qui demeure deux fois moins élevé que dans la ville voisine, Saint-Lambert. Une maison y vaut plus d’un million de dollars en moyenne.
La location d'un appartement est, depuis les années 2000, un véritable cauchemar pour les locataires. En effet, le taux d'inoccupation actuel est de 1,9%. Selon La Presse canadienne, l'un des principaux facteurs est que beaucoup de membres de la génération Y (né entre 1980 et 2000) retardent l'achat d'une maison et que les retraités vendent leur maison pour retourner vivre en appartement. Finalement, lorsque la demande est plus forte que l'offre, les prix s'envolent.
Avec son loyer moyen à 1930 $, le marché locatif de Montréal est cher, mais beaucoup plus abordable que les autres grandes villes du pays. En moyenne, un appartement de deux chambres à Toronto coûtait 2690 $.
Depuis les années 1950, plusieurs personnes délaissent le centre-ville (se trouvant sur l'île de Montréal) pour s'installer en banlieue. Ce phénomène se nomme l'étalement urbain. Ils choisissent la banlieue pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le coût d'une propriété y est beaucoup plus abordable. De plus, la vie de famille y est plus facile et de nombreux parcs et espaces verts y sont présents. Finalement, la densité de population y est plus faible que dans une métropole.
L'étalement urbain est l'expansion du territoire urbain en périphérie des villes, produit principalement par le développement des banlieues et la construction des autoroutes.
Lorsque René Lévesque fut porté au pouvoir en 1976, il mit de l'avant l'indépendance du Québec. Néanmoins, l'une des retombées les plus significatives de son gouvernement est la loi sur le zonage agricole de 1978. En effet, cette loi arrive à un moment où l'étalement urbain et les projets immobiliers sont en pleine effervescence, et ce sur les terres les plus fertiles de la province. Le gouvernement Lévesque a ainsi légiféré afin de protéger ces terres importantes pour l'agriculture québécoise.
Les environnementalistes et les écologistes de par le monde sont aussi inquiets de la croissance des agglomérations urbaines. En effet, plus l'étalement urbain augmente, plus les infrastructures routières sont utilisées. En sommes, l'étalement urbain encourage les citoyens à l'utilisation de l'automobile, ce qui contribue à augmenter les émissions de gaz à effet de serre.
Une métropole se définit par sa capacité à prendre des décisions et sa concentration de lieux de pouvoir. Ceux-ci sont les espaces physiques où se prennent les décisions qui influencent un territoire à l'échelle régionale, nationale ou internationale. Ces lieux se divisent généralement en trois catégories fonctionnelles : Le pouvoir politique et administratif, le pouvoir économique et le pouvoir culturel et de savoirs.
Ce pouvoir est centralisé dans des institutions comme l’hôtel de ville et les ambassades, par exemple. Ces lieux de pouvoir, souvent situés dans le centre historique de la ville, symbolisent l'autorité publique.
Ce pouvoir se concentre dans le quartier central des affaires (QCA). On y trouve les sièges sociaux de grandes entreprises, les bourses de valeurs et les institutions bancaires. L'architecture verticale (gratte-ciel) y est un indicateur de la puissance économique.
Les universités, les grands musées et les sièges des médias constituent des pôles d'influence culturels qui participent à la diffusion de la culture et des savoirs universitaires.
L'Agence mondiale antidopage (AMA), ou World Anti-Doping Agency (WADA), constitue un lieu de pouvoir institutionnel et réglementaire majeur situé à Montréal. Contrairement aux pôles économiques ou culturels, il s'agit d'un centre de pouvoir administratif et décisionnel à l'échelle internationale.
Le siège social de l'AMA est situé dans la Tour de la Bourse, au centre-ville de Montréal, depuis 2002. Ce choix géographique fait de Montréal un centre décisionnel du sport mondial.
Statut diplomatique : En tant qu'organisation internationale, l'AMA bénéficie d'ententes avec le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada qui facilitent ses opérations.
Concentration d'organisations : Sa présence renforce le statut de Montréal comme capitale olympique canadienne, aux côtés d'autres organismes comme le Comité olympique canadien.
Le Festival International de Jazz de Montréal (FIJM) est un lieu de rayonnement culturel situé au centre-ville de Montréal. Le festival génère des retombées économiques importantes, estimées à environ 100 millions de dollars par année. Le FIJM occupe de façon exclusive la Place des Festivals dans le Quartier des spectacles. Ce lieu a été spécifiquement aménagé par la Ville de Montréal pour accueillir de tels événements.
En accueillant plus de deux millions de visiteurs et des artistes provenant d'une trentaine de pays, le festival place Montréal dans les réseaux mondiaux de l'industrie du divertissement. C'est un centre de commandement pour les promoteurs culturels et les agents d'artistes internationaux.
Lorsqu'il est question de Montréal, le terme Concentration revient sans cesse. Il y a une concentration de :
Emplois ;
Entreprises ;
Habitants ;
Infrastructures de transports ;
Services ;
Activités ;
Lieux de pouvoirs
Néanmoins, il est important de savoir quelles sont les activités, les services et les lieux de pouvoirs offerts dans une métropole telle que Montréal.
Des hôpitaux spécialisés
Des universités d'exception
La présence de médias
Des institutions bancaires
Des équipes sportives
Des sorties culturelles
Des festivals colorés
Des sorties en plein-air
Le plan isométrique est un outil intéressant afin de réaliser une maquette à l'aide du logiciel Icograms. À cet effet, voici une tâche où les élèves doivent identifier les différentes caractéristiques d'une métropole à l'aide de 9 documents. Par la suite, la tâche invite les élèves à concevoir une métropole sur un plan isométrique.