Médecin des Troupes coloniales
BM1 (1° Bataillon de Marche),
Résistance AEF,
ACL (Antenne Chirurgicale Légère),
Jean-Marie Coupigny est né le 19 avril 1912 à Périgueux (Dordogne), fils de Georges, Louis, Eugène, expert en immeuble et de Françoise, Jeanne Pasquet, domicilé 30 boulevard de Vésone à Périgueux.
Après obtention du certificat de Physique, Chimie et Sciences Naturelles (S.P.C.N.) à Bordeaux et après avoir effectué la première année de médecine à l'École annexe de médecine navale de Rochefort durant l'année 1930-1931, Jean-Marie Coupigny est admis sur concours cinquante-huitième à l'École Principale du Service de Santé de la Marine et des Colonies de Bordeaux et quarante-huitième pour l'École de Santé Militaire de Lyon.
Il intègre l'École de Santé Navale à Bordeaux le 22 octobre 1931 et reçoit le matricule 407 de la promotion ayant validé quatre inscriptions. Il soutient sa thèse de doctorat en médecine le 13 décembre 1935 sur : Contribution à l'étude des lésions des vaisseaux fémoraux dans les fractures de cuisse. Thèse n°35, année 1935-1936, Bordeaux.
Il opte pour les Troupes coloniales et il est promu médecin-lieutenant.
Il effectue le stage de l'École d'Application du Service de Santé des Troupes coloniales au Pharo à Marseille à compter du 4 janvier 1936.
En octobre 1936, il est affecté au 1°Régiment des Tirailleurs Sénégalais du Tchad (1°RTST) à Faya- Largeau au Tchad en Afrique Équatoriale.
Ayant entendu l'Appel du 18 juin 1940, il rallie le général de Gaulle aux côtés du médecin général Adolphe Sicé le 27 août 1940.
Promu médecin-capitaine le 25 septembre 1940, il est affecté en octobre 1940 au 1°Bataillon de Marche (BM1) sous les ordres du chef de bataillon Delange.
En octobre et novembre 1940, il participe à la campagne du Gabon et au ralliement de celui-ci à la France Libre le 12 novembre 1940.
Le BM1 est ensuite regroupé après un long périple en Palestine avant de participer à la campagne de Syrie. Le médecin capitaine Coupigny est blessé par éclat d'obus le lendemain de l'offensive, le 9 juin 1941.
En octobre 1941, il sert au Tchad dans la Colonne Leclerc.
Insigne du 1° Bataillon de marche
1941 - Insigne de la 2° Division blindée de Leclerc
Il participe à la seconde campagne du Fezzan et de Tripolitaine de décembre 1942 à février 1943 puis à la campagne de Tunisie (février-mai 1943).
Affecté à l'Ambulance Chirurgicale Légère (ACL) de la 1ère Division Française Libre, il participe à la campagne d'Italie, au débarquement en Provence en août 1944 et aux combats en vallée du Rhône, dans les Vosges, en Alsace.
En mai 1945, il participe à la bataille des Alpes, dans le massif de l'Authion et la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes).
Après la guerre, le médecin-commandant, Coupigny s'installe au Congo et devient le président- directeur général de la Clinique-Océan de Pointe Noire.
Médecin lieutenant-colonel de réserve, il est aussi sénateur du Moyen-congo entre 1948 et 1956. Il décède le 22 novembre 1981 à Cannes (Alpes Maritimes) où il est inhumé.
Décorations :
Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 4 juillet 1944
Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
Médaille de la Résistance avec Rosette
Médaille Coloniale avec agrafe "Fezzan–Tripolitaine" Médaille du Levant
Officier de l’Étoile Noire du Bénin
Officier du Mérite Congolais.
Michel Desrentes – médecin en chef (H) – Santé Navale - promotion 1965