Un site pour redonner au rêve sa cohérence
Bilan
Ce parcours a montré que le rêve, loin d’être chaos insignifiant ou oracle sacralisé, est une forme narrative autonome, fabriquée spontanément à partir de nos mémoires, émotions et imaginaires.
L’analyse a mis en lumière :
ses conditions de possibilité (suspension d’incrédulité, clôture spécifique, suppléance narrative),
son socle narratif (personnages, lieux, objectifs, agentivité, fil rouge, dramaturgie),
et ses figures propres (twists, enchâssements, rêves-planète, morphonirisme, échos…).
Ainsi, le rêve est bien plus qu’une curiosité nocturne : il partage avec le mythe, le conte, le roman ou le cinéma la même dynamique fondamentale : raconter.
Mais à la différence de l’écriture, qui s’appuie sur une grammaire commune, le récit de rêve n’obéit pas à des règles universelles. Il existe plutôt des régularités fortes (comme les transformations récurrentes, la présence de lieux et de personnages, les formes de clôture) dont le sens dépend toujours du contexte, de la mémoire et du vécu du rêveur. Une pluie dans un rêve ne dit pas la même chose pour un paysan en sécheresse que pour un londonien sous l’averse quotidienne.
Autrement dit :
le rêve n’est pas un anti-récit, il est une forme cohérente en soi ;
il n’existe pas de règles universelles, mais des régularités souples et singulières ;
sa logique est spécifique, mais toujours signifiante.
Le rêve raconté est donc un récit en soi, doté de sa propre grammaire, une grammaire souple, non normative, mais révélatrice de la fabrique du rêve.
Une invitation
Cette réflexion reste ouverte. Le rêve, toujours récit, appelle à être partagé. Vos propres rêves peuvent enrichir cette exploration collective : n’hésitez pas à les déposer ici, afin de prolonger cette enquête sur l’inépuisable inventivité de l’esprit humain.
Car rêver, c’est toujours raconter.