Un site pour redonner au rêve sa cohérence
Depuis quelques années, l’idée me trottait dans la tête : écrire un article pour participer au Prix Hartmann, proposé par l’IASD, la plus grande association internationale consacrée au rêve. Le 1ᵉʳ janvier 2025, je choisis enfin mon sujet, tout en sachant, lucide mais obstinée, qu’il est beaucoup trop ambitieux pour tenir dans les 5000 mots imposés.
La date limite : 15 mars, minuit.
Pendant plus de deux mois, je ne fais que retrancher, couper, réduire, ce qui devait être un texte… et qui était devenu un document de 200 pages, accompagné d’un site entier rempli de dizaines d’analyses détaillées. Impossible de faire tenir un tel univers dans un dé à coudre.
Le 9 mars, il faut me rendre à l’évidence : 5000 mots pour un sujet de cette ampleur, c’est dérisoire. Mon article déborde de partout, jusqu’à se vider de son sens. Je suis désespérée.
Le mercredi 12 mars, mon fils me lance :
"Ça avance ton article ?
- J’ai laissé tomber. Impossible de résumer des centaines de pages en 5000 mots.
- Quoi ?! Mais non, tu ne peux pas abandonner !
- Le sujet est trop vaste. Je n’arrête pas d’élaguer, ça n’a plus aucun sens !
- Trouve autre chose ! Il y a forcément un sujet que tu peux traiter en 5000 mots !
- …Oui, tu as raison, je vais faire autre chose, oui, je vais prendre le Projet Elisa, il est très simple, j’ai déjà fait toute l’étude.
- Vas-y, dépêche-toi !
- Merci !"
Le soir même, je fais le plan. Je rassemble toutes mes notes. Les 13, 14 et 15 mars, je ne fais que rédiger.
Le 15 mars, à 23h59, mon fils appuie avec moi sur Envoyer. Le mail part pour l’IASD.
Le temps passe. Je continue mes recherches, comme toujours.
Le 25 juin, une notification traverse mon écran : IASD… Congratulations !
Certes, je n’ai eu que la Mention honorable…en trois jours. Mais tous mes proches peuvent en témoigner : la fête a été bien plus qu’honorable, et cette première reconnaissance a eu un immense impact dans ma vie.