Par exemple, Nakamura Tempu (1876-1968), avait ce précepte qu'il faisait répété à la fin de certains exercices :
Je fais le vœu aujourd'hui de me libérer de la colère, de la peur et du chagrin.
Honnête, bienveillant et joyeux, avec force, courage et enthousiasme, je prendrai ma vie en main.
Je vivrai comme une personne respectable, l'esprit empli de paix et d'amour.
(Extrait du livre de Nakamura, Shokushu Shuren Kai, publié en 1957 et traduit par H.E. Davey dans Les Enseignements du Tempu – Méditation pratique pour la vie quotidienne.)
Dans le système Reiki, on retrouve des préceptes similaires:
Rien que pour aujourd'hui
Ne vous mettez pas en colère
Ne vous inquiétez pas
Soyez reconnaissant
Pratiquez avec assiduité
Faites preuve de compassion envers vous-même et envers les autres
Ces préceptes, de Mikao Usui (臼井甕男, 1865 -1926, est jle fondateur de la méthode de soins reiki), ne sont pas simplement à répéter quelques fois par jour, mais à intégrer à notre vie quotidienne. L’intégration de ces préceptes n’est pas chose aisée, et c’est pourquoi Mikao Usui a également enrichi son enseignement de pratiques méditatives spécifiques. Les mantras et les symboles, l’imposition des mains, le reiju (initiation/harmonisation), les exercices de respiration et la méditation sur les préceptes nous aident à « devenir » les préceptes, autrement dit à « devenir » Reiki ou à nous reconnecter à notre véritable nature.
L'autosuggestion est un concept fondamental du yoga japonais. Également connue sous le nom de Jiko Anji, elle consiste à pratiquer des suggestions ou affirmations positives pour remplacer les pensées négatives et les croyances limitantes ancrées dans notre subconscient.
Semblable à la pratique des affirmations positives, le Jiko Anji est une méthode qui consiste à introduire des suggestions positives pour remplacer les pensées et croyances négatives ancrées dans le subconscient. Selon Nakamura Tempu, notre esprit est particulièrement réceptif aux suggestions et aux pensées avant de s'endormir. C'est pourquoi il enseignait à ses élèves à tenir un miroir de poche et à se répéter une parole ou une pensée positive avant de dormir. Ce processus est répété au réveil, plusieurs fois dans la journée, jusqu'à ce que toutes les pensées négatives soient libérées.
Cet pratique à ces racines dans la tradition du Yoga, comme dans certaines pratiques bouddhistes. Il y avait un yogi nommé Ramacharaka. Alors que Thomas Edison menait des expériences, il contracta une maladie neurologique suite à un choc électrique. Son corps s'affaiblit considérablement et la médecine occidentale se révéla impuissante. Des personnes, ayant entendu parler de ce yogi en Inde, invitèrent, par l'intermédiaire du vice-roi britannique de l'époque, Ramacharaka en Amérique. On raconte qu'Edison guérit grâce à ses conseils. Outre le Kokyu-ho (un concept très simple en apparence: Kokyu se traduit par respiration et ho par direction. Le niveau basique de ce concept consiste simplement à savoir comment bien respirer. Dans le budo, la respiration est intimement liée au centre "Hara.") et les méthodes méditatives, Ramacharaka aurait formulé ce que l'on appellerait un « koan » au Japon (issu du bouddhisme zen). Edison, en apaisant son esprit, trouva la réponse à ce koan. Ramacharaka aurait alors déclaré : « Jusqu'à présent, j'ai enseigné à de nombreuses personnes, mais jamais à une personne aussi intelligente qu'Edison.» En effet, la véritable réponse à un koan réside dans l'intuition. En 1905, Ramacharaka publia un ouvrage intitulé « La Science du Souffle », toujours disponible aujourd'hui. Les enregistrements des conférences de Ramacharaka ont également été publiés dans plus d'une douzaine de revues.
Comme poésie et spiritualité sont proches, voici un poème de Mary Anne Byrne, tiré de "L'Esprit d'une Hippie"
Il y a une force tranquille à reconnaître les émotions qui ne nous servent plus, celles qui pèsent sur l’âme, obscurcissent notre joie et nous maintiennent ancrés dans la douleur. Lorsque nous trouvons le courage de libérer doucement ces sentiments, ressentiments, peurs, culpabilités ou chagrins, nous ne nions pas leur présence ni les leçons qu’ils nous ont enseignées.
Il y a une force tranquille à reconnaître les émotions qui ne nous servent plus, celles qui pèsent sur l'âme, obscurcissent notre joie et nous maintiennent englués dans la souffrance. Lorsque nous trouvons le courage de libérer doucement ces sentiments – ressentiment, peur, culpabilité ou chagrin –, nous ne nions ni leur présence ni les leçons qu'ils nous ont apprises. Au contraire, nous les honorons en les laissant partir. En lâchant prise, nous retrouvons notre paix intérieure, nous laissons la lumière pénétrer les espaces autrefois emplis de souffrance et nous permettons à l'esprit de s'élever, libéré de toute souffrance. C'est dans cet acte sacré de libération que nous commençons à nous souvenir de qui nous sommes vraiment : entiers, dignes et en paix.