"Meiso" est un terme du Bouddhisme à l'origine qui signifie méditer, méditation. C'est aussi un terme utilisé pour décrire une forme profonde de rêverie, l'exploration de son imagination, l'acte de contempler ou l'idée de contemplation. Si meisō est plus associé au Bouddhisme, cependant, le mot "Zen" en Japonais, "Chan" en chinois, est probablement plus utilisé, et mieux connu en Occident.
Qu'est ce que que "meiso"?
La méditation dans son concept oriental et extrême-oriental n'a pas le même sens qu'en Occident. Rien à redire, pas de jugement de valeur, juste pour signaler qu'ici nous prenons un point de vue basé sur une tradition encore vivante au Japon, un pays qui a su allier tradition et modernité et qui offre des arts d'unification divers, compréhensifs et réalisables pour tout citoyen du monde désireux de développer une pratique de santé ouvrant à l a réalisation de soi.
Meisô (la méditation) est une des pratiques indissociables du Yoga, au même titre que le Misogi (purification et auto-harmonisation vibratoire) et que "seiryoku saizen katsuyo" (la meilleure exploitation de l’énergie, ou "seiryoku zenyo", l'utilisation habile et bonne de l’énergie).
Pour l'Occidental, méditer représente une concentration accrue sur la réflexion du mental qui, dans le meilleur des cas s'abandonne à la contemplation, mais qui revient toujours à se laisser porter par un flot de pensées. Pour l'Oriental, méditer c'est stopper toute activité, le discours mental inclus. Les pensées ne sont que des nuages qui passent dans le bleu profond du ciel de l'esprit, auxquels aucun attachement de l'attention n'est donné. Les nuages passent, l'esprit ne s'y accroche pas, il reste imperturbablement fixé en un point dans l'infini du ciel bleu. Le mental s'efface alors, n'ayant plus d'objet à contrôler ou conquérir, en laissant émerger l'espace infini de liberté de la "non pensée" ("hishiryô" : "penser sans penser"). La contemplation, lorsqu'elle est suivie dans un lâcher-prise total, conduit finalement à la vacuité, puis au vide, puis au centre du vide ; là où l'unicité transcende les aspects et les luttes issues de la dualité. Cet état est "kakusoku" (角速度 litt. "Rapidité angulaire ou triangulation"=Illumination, éveil, réalisation), l'instant où la conscience est le plus largement ouverte et déployée "naka ima" (中今 "ici-maintenant"). C'est le temps fort et profond de Zazen, la méditation assise du Zen ; et l'attention est portée à faire durer le plus longtemps possible ce moment pour le stabiliser et l'affermir.
Plus on lève les voiles de l'ego par son observation et par la méditation, et plus la Vie devient claire, simple et limpide.
Il existe de nombreuses façons de méditer. Par exemple:
Seishin toitsu ("Concentrer, rassembler fermement l'esprit"), est une technique simple et accessible à tous, pour méditer, ne serait-ce que quelques minutes. c'est une pratique que l'on trouve dans les écoles de Reiki entre autres.
Mokusô (Moku : "garder le silence" et Sô : "pensée" ; que l’on peut traduire par "garder la pensée dans le silence") est un état de conscience identique à celui de hishiryô dans le Zen ("penser sans pensées ou penser sans penser") est une pratique particulière du Budo, des arts martiaux Japonais.
Par la posture correcte et l'attitude juste (kihon shisei : assis confortablement sur le sol en Seiza, ou en tailleur ou encore sur une chaise, de façon à avoir le dos bien droit sans tensions, voir Postures) et la respiration adaptée (Kokyû), meisô apaise l’activité mentale et nous recentre par le ré-équilibrage de l’activité cérébrale des deux hémisphères du cerveau. Cet alignement génère un état de paix, et nous ramène à une profonde et intense présence Ici et maintenant, au Temps ou Point Zéro.
De manière générale, meisô est à pratiquer tous les jours de préférence, tôt le matin ou le soir avant de se coucher, pour des effets progressifs et constants. Pour cela, il y a la méthode de "l'entretien infaillible" : s'en faire une règle intégrée dans le mode de vie quotidien comme une discipline et une hygiène de vie personnelles.