Chirurgien dentiste,
Engagé volontaire,
Britannique
13ème Demi-brigade de Légion Étrangère,
Ambulance Chirurgicale Légère.
Sujet britannique, Philip Sassoon est né le 3 juillet 1913 à Beyrouth au Liban. Son père était exportateur. Il appartient à la grande famille Sassoon surnomméé : les Rotschild de l'Est
Elevé au Caire puis en Syrie, il fréquente exclusivement des collèges français.
Il s'oriente vers la médecine, fait des études dentaires et ouvre un cabinet dentaire à Beyrouth.
Résolument français de cœur, il décide au début de 1941, de quitter son cabinet pour passer clandestinement, à pied avec son frère chirurgien dentiste comme lui, la frontière palestinienne afin de rejoindre les Forces Françaises Libres.
Parvenus en Syrie, les frères Sassoon s'engagent tous les deux, à Damas, en juin 1941, comme légionnaires de 2e classe dans la 13° Demi-Brigade de Légion Étrangère (13e DBLE).
Après la campagne de Syrie, ils sont tous deux affectés aux hôpitaux en qualité de chirurgien dentiste et, promus sous-lieutenant, se trouvent séparés. Philippe reste à la Légion Étrangère tandis que son frère rejoint le groupe de chasse Alsace, régiment qui sera fait Compagnon de la Libération le 28 mai 1945 (JO du 31 mai 1945, p 3110-3311).O
Insigne de la 13° Demi-Brigade de Légion Étrangère
1941 - Colonne LECLERC -2eDB-insigne
rue de Sanary dans le quartier de Portissol : Traverse Philip Sassoon
Philip Sassoon, devenu médecin auxiliaire, se distingue à Bir-Hakeim, en juin 1942, en secondant avec dévouement et un mépris absolu du danger le médecin du Bataillon.
Après Bir-Hakeim, il prend part avec son unité à la bataille d'El Alamein puis à la campagne de Tunisie avec l'Ambulance Chirurgicale Légère.
Affecté au service médical de la 1ère Division Française Libre, il forme ensuite une équipe de brancardiers qu'il mène au feu en Italie d'avril à juillet 1944 sur la ligne Gustav avant de débarquer le 15 août, en Provence sur les plages de Cavalaire au sein du Groupe Armée B de la 1° Armée Française du général de Lattre de Tassigny.
Le 22 août, au cours des violents combats de La Garde près de Toulon, alors que le Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique est pris sous les feux des obus antichars et des armes automatiques allemandes, le lieutenant Sassoon entreprend lui-même, avec sa jeep, les évacuations et les premiers soins, donnant de nouveau la preuve de son exceptionnel courage.
Après la remontée jusqu'en Alsace, Philip Sassoon est détaché sur le front de l'Atlantique participant à la libération de la Pointe de Grave et de la Poche de Royan en avril 1945 avant de terminer la guerre dans l'Armée des Alpes pour la liquidation de l'armée Kesselring.
Il est démobilisé en 1946.
Ne pouvant exercer son métier de dentiste en France sans avoir les diplômes français, il est contraint de reprendre des études à la Faculté de Médecine de Paris.
Il est diplôme de chirurgien-dentiste en 1947.
En 1948, il obtient la nationalité française et peut alors s'installer à son compte dans un cabinet dentaire à Toulon.
Philip Sassoon est décédé le 13 décembre 1983 à Sanary dans le Var où il est inhumé.
Son nom a été donné à une rue de Sanary dans le quartier de Portissol : Traverse Philip Sassoon
Décorations :
Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 7 mars 1945
Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
Michel Desrentes – médecin en chef (H) – Santé Navale - promotion 1965