La région temporale se distingue du scalp occipito-frontal par une organisation en couches spécifique. En superficie, la peau présente une particularité : glabre en avant (sans poils) et chevelue en arrière. Sous cette peau, le tissu cellulaire sous-cutané abrite la veine temporale superficielle et ses branches collatérales. Plus profondément, le fascia temporal superficiel (ou aponévrose temporo-pariétale) s’étend sous le tissu sous-cutané. Cette couche fibreuse est en continuité avec la galéa en haut, le SMAS (Système Musculo-Aponévrotique Superficiel) en bas, et le muscle frontal en avant. Elle contient deux éléments clés : l’artère temporale superficielle, qui irrigue la peau, et la branche frontale du nerf facial, responsable de l’innervation du muscle frontal. Ce nerf croise l’arcade zygomatique, ce qui en fait un repère crucial à protéger lors d’interventions chirurgicales.
Sous ce fascia se trouve le fascia subgaléal, une couche conjonctive indépendante dotée de sa propre vascularisation. Une fine couche graisseuse est associée à sa face superficielle, facilitant les mouvements entre les plans anatomiques.
Vient ensuite l’aponévrose temporale (fascia temporal profond), épaisse, résistante et d’aspect nacré. Elle s’insère en haut sur la ligne courbe temporale supérieure de l’os pariétal et se prolonge par le périoste. Au niveau du tiers inférieur de la région, elle se divise en deux lames (superficielle et profonde) qui s’attachent au bord supérieur de l’arcade zygomatique. Sa face profonde adhère au muscle temporal en haut, tandis qu’en bas, un tissu graisseux temporal profond la sépare du muscle. Ce tissu graisseux est en continuité avec la boule graisseuse de Bichat, un élément clé de l’anatomie faciale. L’aponévrose temporale est traversée par l’artère temporale moyenne, branche de l’artère temporale superficielle. Cette artère naît au niveau de l’arcade zygomatique, pénètre l’aponévrose juste au-dessus de celle-ci, et vascularise à la fois l’aponévrose et le muscle temporal via ses branches profondes.
Le muscle temporal, situé dans la fosse temporale, est un muscle masticateur puissant. Il s’insère sur la paroi osseuse de la fosse temporale (délimitée par la ligne courbe temporale supérieure) et sur la face profonde de l’aponévrose temporale. Ses fibres convergent vers l’apophyse coronoïde de la mandibule, qu’il soulève lors de la mastication. Sa vascularisation dépend des artères temporales profondes (issues de la maxillaire interne) et des branches des vaisseaux temporaux moyens.(6)(19)
cette illustration détaille avec précision l’organisation en couches de la région temporale .(19)