Pourquoi explorer les documentaires en classe ?
Les textes courants ou les livres documentaires sont à la fois riches et complexes. Dès leur plus jeune âge, les enfants se font lire des histoires. Ils sont donc plus familiers avec la structure du récit. Toutefois, les adultes, les parents ou les enseignants, sont moins portés à faire la lecture à voix haute d’un texte informatif. Ils ne sont pas moins importants. Au contraire !
Plus un élève chemine dans son parcours, plus les textes courants occuperont une grande place dans sa scolarité. La lecture de ce type de texte lui permettra d’apprendre dans tous les matières. Leur structure est complexe et leur objectif varié (informer, expliquer, argumenter, justifier ou décrire).
Comment reconnaitre les œuvres de qualité ?
Afin d’offrir des textes de qualité qui sauront motiver vos élèves et favoriser le développement de leur compétence en lecture, voici quelques critères pour porter votre jugement. Il n’est pas nécessaire que le texte que vous désirez lire avec vos élèves obtienne une note parfaite. Cependant, il faut garder en tête qu’il est plus motivant de lire un texte de qualité et que celui-ci permet à l’élève d’utiliser des stratégies de lecture pour mieux le comprendre.
Voici quelques éléments qui permettent de reconnaitre les textes de qualité :
Où se procurer des documentaires de qualité :
La réponse est simple : votre bibliothèque scolaire ou municipale, Biblius et Samuel. Parfois, un seul exemplaire peut suffire selon le dispositif que vous choisirez d’employer.
Avec Biblius, Samuel (https://www.copibec.ca/fr/samuel) et les caméras documents, il est facile de rendre accessibles les livres documentaires. Il est facile de les projeter sur les écrans des tableaux numériques, que l’élève les lise sur son Chroomebook (en attribuant une lecture dans Biblius) ou d’en imprimer un extrait pour chacun de nos élèves. Ainsi, il est possible d’utiliser les textes choisis pour la lecture partagée, la lecture guidée, les cercles de lecture ou la lecture autonome.
Il faut se rappeler qu’il n’est pas essentiel que tous nos élèves lisent le même livre ou le même texte en même temps. Le contenu de nos minileçons ou de notre modelage peut être réinvesti par nos élèves sur des textes différents lors de leur temps de lecture personnelle ou de lecture en duo, par exemple.
Comment les explorer en classe avec les élèves ?
Voici quelques idées pour utiliser les documentaires avec vos élèves.
Susciter la curiosité et la motivation à lire :
À la fin de certains documentaires, tels que L’encyclopédie junior des villes du monde, on propose des jeux-questionnaires aux lecteurs. Pourquoi ne pas mettre vos élèves au défi pendant quelques jours consécutifs afin de les encourager à découvrir le livre. Voici un exemple :
À chaque jour pendant une semaine, une question tirée du jeu-questionnaire est écrite au tableau. Tout au long de la journée (pendant les périodes de lecture personnelle ou lorsqu’ils ont terminé leurs travaux), les élèves peuvent tenter de trouver la réponse en feuilletant le livre. Au préalable, il serait souhaitable que les élèves sachent comment utiliser une table des matières ou un index. Pour les élèves plus jeunes, l'enseignant peut ouvrir le livre à la page où se trouve la réponse. Les élèves qui découvrent la réponse l'inscrivent sur un coupon et le déposent dans une boite de tirage.
Autrement, il serait possible d'organiser un défi par équipe. Cette fois-ci, toutes les réponses aux questions pourraient être écrites sur une seule feuille.
Finalement, les questions du jeu-questionnaire pourraient servir d’intention de lecture. L’enseignant ou un élève sélectionnerait une question pour laquelle il souhaite connaitre la réponse. Lors de la lecture à voix haute d'une double page du documentaire, les élèves gardent en tête la question afin d’y répondre à la fin.
Développer la fluidité :
De la 2e année à la 4e année du primaire, on souhaite travailler la fluidité avec nos élèves. Les textes utilisés pour la lecture répétée pourraient provenir d’extraits de livres documentaires. Il suffit de cibler de courts paragraphes, d’imprimer les extraits sur Samuel et de compter les mots à la fin de chacune des lignes pour créer du matériel intéressant à utiliser en classe avec nos élèves.
Exemple : Explorons l’espace
Enseigner explicitement le vocabulaire :
À la suite de la lecture d’un texte documentaire, il serait fort intéressant de travailler le lexique. Quelques mots du texte pourraient être ciblés afin d’être définis en grand groupe, en dyade, etc.
Pour qu’un élève maitrise un mot, il faut les leur enseigner de manière explicite. Il doit connaitre les différentes dimensions des mots, soit la forme orale, la forme écrite, son ou ses sens, son comportement grammatical, ses collocations possibles (cooccurrences), ses associations avec d’autres mots, sa fréquence et son registre. Une carte conceptuelle ou Mindomo seraient utiles pour ce type d’activité avec les élèves.
Exemple : Crois-le ou non. Les manèges
Quelques mots ciblés qui se retrouvent dans le texte: tapisser, sillon, inaugurer, doter, engouement, convoi, brevet, prototype, gravité, friction.
Le dictionnaire en ligne Usito et le logiciel Antidote sont des outils précieux dans la réalisation du travail sur le vocabulaire.
La lecture interactive est un dispositif qu'on associe généralement à la lecture d'album, de récit. Pourtant, il est possible de le faire avec des documentaires.
Pour y parvenir, la clé réside dans la planification. Choisissez un livre de qualité et sélectionnez-y une double-page qui vous intéresse. Voici un canevas pour vous soutenir dans les interventions à réaliser pour une lecture interactive réussie. De plus, je vous suggère des questions à compléter qui pourraient être utilisées avec une variété de textes courants.