Un RENDEZ-VOUS?
Les oxalates ne sont pas un danger en soi pour tout le monde. Ils deviennent problématiques seulement dans certains contextes : malabsorption des graisses, chirurgie bariatrique, MICI, dysbiose avec perte d'Oxalobacter formigenes, ou antécédents de calculs rénaux.
Chez une personne en bonne santé intestinale, bien hydratée, avec un apport calcique normal, les oxalates alimentaires sont généralement bien tolérés.
L'astuce, c'est de ne pas les consommer seuls. Le calcium présent au même repas chélate les oxalates dans l'intestin et limite leur absorption. Donc un yaourt, un fromage, du kéfir ou une source de calcium végétale bien absorbée en même temps qu'un plat riche en oxalates, c'est une bonne combinaison. La cuisson et l'égouttage réduisent aussi fortement la teneur en oxalates solubles, surtout dans les épinards, les blettes, la rhubarbe et les betteraves.
Je déconseille les gros smoothies verts crus à base d'épinards ou de chardons, qui concentrent les oxalates sans calcium ni fibres suffisants pour les tamponner.
L'excès de vitamine C, au-delà de 1 à 2 grammes par jour, peut aussi augmenter la production endogène d'oxalates et diminuer le citrate urinaire.
En pratique : bien s'hydrater, manger du calcium avec les repas riches en oxalates, cuire et égoutter les légumes concernés, éviter les excès de vitamine C, et corriger un éventuel déséquilibre intestinal.
Le régime carnivore n'est pas la solution miracle : il acidifie l'urine, fait baisser le citrate et augmente l'acide urique, ce qui crée un profil lithogène à d'autres égards.