ART, RUPTURES ET CONTINUITES : En quoi la forme de l’opéra de Sydney est-elle novatrice ?
Domaine artistique : Art de l’espace
Courant artistique : Architecture contemporaine
L’opéra de Sidney est l’un des centres culturels les plus dynamiques au monde (environ 2000 évènements par ans : ballets, concerts classiques, jazz, variétés, expositions…)
En 1957, le premier ministre de l’état organise un concours pour réaliser un nouvel opéra. Parmi les 233 architectes qui participèrent, c’est le danois Jorn Utzon qui fut choisi.
Le projet de Jorn Utzon était un projet très ambitieux car particulièrement innovant tant du point de vue de la forme architecturale, que de la conception structurelle.
L’opéra a été construit à la pointe d’une péninsule qui s’avance dans le port de Sidney : Bennelong Point. Le bâtiment s’organise principalement en deux séries de trois grands « coquillages » emboîtés les uns dans les autres. Il abrite cinq théâtres, cinq studios de répétition, deux grands halls d’entrée, quatre restaurants, six bars, et de multiples magasins de souvenirs. L’ensemble est couvert par un toit réalisé avec des tuiles de céramique blanches représentant une forme de voiles ou de coquillages.
L’ensemble est posé sur un socle monumental en pierre, entouré de terrasses.
« au lieu de faire une forme carrée, j’ai fait une sculpture, j’ai voulu que cette forme soit un peu une chose vivante, que quand vous passez devant, il se passe toujours quelque chose, vous n’êtes jamais fatigué de la regarder se détachant sur les nuages, jouant avec le soleil, la lumière », J. Utzon
Ce bâtiment est une réussite sur le plan de l’ingénierie et de l’innovation technologique. Le chantier dura plus de 15 ans et engloutit plusieurs millions de dollars. Il fut marqué par le départ de Jorn Utzon en 1966 à la suite d’un différent avec le nouveau gouvernement de l’état.
Ce bâtiment est devenu aujourd’hui l’emblème mondialement connu de la plus grande ville de l’Australie et a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2005.