MERLEAU-PONTY Phénoménologie de la perception

Sommaire

AVANT-PROPOS

INTRODUCTION : LES PREJUGÉS CLASSIQUES ET LE RETOUR AUX PHÉNOMENES

I – LA « SENSATION »

Comme impression

Comme qualité

Comme la conséquence immédiate d’une excitation

Qu’est-ce que le sentir ?

II – L’ « ASSOCIATION » ET LA « PROJECTION DES SOUVENIRS »

Si j’ai des sensations, toute l’expérience est sensation

La ségrégation du champ

Il n’y a pas de « force associative »

Il n’y a pas de « projection de souvenirs »

L’empirisme et la réflexion

III – L’ « ATTENTION » ET LE « JUGEMENT »

L’attention et le préjugé du monde en soi

Le jugement et l’analyse réflexive

Analyse réflexive et réflexion phénoménologique

La « motivation »

IV – LE CHAMP PHÉNOMÉNAL

Le champ phénoménal et la science

Phénomènes et « faits de conscience »

Champ phénoménal et philosophie transcendantale

PREMIERE PARTIE : LE CORPS

L’expérience et la pensée objective

Le problème du corps

I – LE CORPS COMME OBJET ET LA PHYSIOLOGIE MÉCANISTE

La physiologie nerveuse dépasse elle-même la pensée causale.

Le phénomène du membre fantôme : explication physiologique et explication psychologique également insuffisantes

L’existence entre le « psychique » et le « physiologique »

Ambiguïté du membre fantôme

Le « refoulement organique » et le corps comme complexe inné

II – L’EXPÉRIENCE DU CORPS ET LA PSYCHOLOGIE CLASSIQUE

« Permanence » du corps propre

Les « sensations doubles »

Le corps comme objet affectif

Les « sensations kinesthésiques »

La psychologie nécessairement ramenée aux phénomènes

III – LA SPATIALITÉ DU CORPS PROPRE ET LA MOTRICITÉ

Spatialité de position et spatialité de situation : le schéma corporel

Analyse de la motricité d’après le cas Schn. de Gelb et Goldstein

Le « mouvement concret »

L’orientation vers le possible, le « mouvement abstrait »

Le projet moteur et l’intentionnalité motrice

La « fonction de projection »

Impossible de comprendre ces phénomènes par une explication causale et en les rattachant au déficit visuel, ni par une analyse réflexive et en les rattachant à la « fonction symbolique ».

Le fond existentiel de la « fonction symbolique » et la structure de la maladie

Analyse existentielle des « troubles de la perception » et des « troubles de l’intelligence »

L’ « arc intentionnel »

L’intentionnalité du corps

Le corps n’est pas dans l’espace, il habite l’espace

L’habitude comme acquisition motrice d’une nouvelle signification

IV – LA SYNTHESE DU CORPS PROPRE

Spatialité et corporéité

L’unité du corps et celle de l’œuvre d’art

L’habitude perceptive comme acquisition d’un monde

V – LE CORPS COMME ÊTRE SEXUÉ

La sexualité n’est pas un mélange de « représentations » et de réflexes, mais une intentionnalité

L’être en situation sexuelle

La psychanalyse

Une psychanalyse existentielle n’est pas un retour au « spiritualisme »

En quel sens la sexualité exprime l’existence : en la réalisant

Le « drame » sexuel ne se réduit pas au « drame » métaphysique, mais la sexualité est métaphysique. Elle ne peut être « dépassée »

Note sur l’interprétation existentielle du matérialisme dialectique

VI – LE CORPS COMME EXPRESSION ET LA PAROLE

L’empirisme et l’intellectualisme dans la théorie de l’aphasie, également insuffisants.

Le langage a un sens. Il ne présuppose pas la pensée, mais l’accomplit.

La pensée dans les mots.

La pensée est l’expression.

La compréhension des gestes.

Le geste linguistique.

Il n’y a ni signes naturels ni signes purement conventionnels.

La transcendance dans le langage.

Confirmation par la théorie moderne de l’aphasie.

Le miracle de l’expression dans le langage et dans le monde.

Le corps et l’analyse cartésienne.

DEUXIEME PARTIE : LE MONDE PERÇU

La théorie du corps est déjà une théorie de la perception.

I – LE SENTIR

Quel est le sujet de la perception ?

Rapports du sentir et des conduites : la qualité comme concrétion d’un mode d’existence, le sentir comme coexistence.

La conscience engluée dans le sensible.

Généralité et particularité des « sens ».

Les sens sont des « champs ».

La pluralité des sens.

Comment l’intellectualisme la dépasse et comment il a raison contre l’empirisme.

Comment cependant l’analyse réflexive reste abstraite.

L’a priori et l’empirique.

Chaque sens a son « monde ».

La communication des sens.

Le sentir « avant » les sens.

Les synesthésies.

Les sens distincts et indiscernables comme les images monoculaires dans la vision binoculaire.

Unité des sens par le corps.

Le corps comme symbolique générale du monde.

L’homme est un sensorium commune.

La synthèse perceptive est temporelle.

Réfléchir, c’est retrouver l’irréfléchi.

II – L’ESPACE

L’espace est-il une « forme » de la connaissance ?

Le haut et le bas

L’orientation n’est pas donnée avec les « contenus ».

Pas davantage constituée par l’activité de l’esprit.

Le niveau spatial, les points d’ancrage et l’espace existentiel.

L’être n’a de sens qua par son orientation.

La profondeur

La profondeur et la largeur.

Les prétendus signes de la profondeur sont des motifs.

Analyse de la grandeur apparente.

Les illusions ne sont pas des constructions, le sens du perçu est motivé.

La profondeur et la « synthèse de transition »

Elle est une relation de moi aux choses.

Il en va de même de hauteur et largeur.

Le mouvement

La pensée du mouvement détruit le mouvement.

Description du mouvement chez les psychologues.

Mais que veut dire la description?

Le phénomène du mouvement ou le mouvement avant la thématisation.

Mouvement et mobile.

La « relativité » du mouvement

L’espace vécu

L’expérience de la spatialité exprime notre fixation dans le monde.

La spatialité de la nuit.

L’espace sexuel.

L’espace mythique

L’espace vécu

Ces espaces présupposent-ils l’espace géométrique ?

Il faut les reconnaître comme originaux.

Ils sont cependant construits sur un espace naturel.

L’ambiguïté de la conscience.

III – LA CHOSE ET LE MONDE NATUREL

A) Les constances perceptives.

Constance de la forme et de la grandeur.

Constance de la couleur : les « modes d’apparition » de la couleur et l’éclairage.

Constance des sons, des températures, des poids.

La constance des expériences tactiles et le mouvement.

B) La chose ou le réel.

La chose comme norme de la perception.

Unité existentielle de la chose.

La chose n’est pas nécessairement objet.

Le réel comme identité de toutes les données entre elles, comme identité de données et de leur sens.

La chose « avant » l’homme.

La chose au-delà des prédicats anthropologiques parce que je suis au monde.

C) Le monde naturel

Le monde comme typique.

Comme style.

Comme individu.

Le monde se profile, mais n’est pas posé par une synthèse d’entendement.

La synthèse de transition.

Réalité et inachèvement du monde : le monde est ouvert.

Le monde comme noyau du temps.

D) Contre-épreuve par l’analyse de l’hallucination.

L’hallucination incompréhensible pour la pensée objective.

Revenir au phénomène hallucinatoire.

La chose hallucinatoire et la chose perçue.

L’une et l’autre naissent d’une fonction plus profonde que la connaissance.

L’ « opinion originaire »

IV – AUTRUI ET LE MONDE HUMAIN

Entrelacement du temps naturel et du temps historique.

Comment les actes personnels se sédimentent-ils ?

Comment autrui est-il possible ?

La coexistence rendue possible par la découverte de la conscience perceptive.

Coexistence des sujets psychophysiques dans un monde naturel et des hommes dans un monde culturel.

Mais y a-t-il une coexistence des libertés et des Je ?

Vérité permanente du solipsisme.

Elle ne peut être surmontée « en Dieu »

Mais solitude et communication sont deux faces du même phénomène.

Sujet absolu et sujet engagé et la naissance.

La communication suspendue, non rompue.

Le social non comme objet mais comme dimension de mon être.

L’événement social au-dehors et au-dedans.

Les problèmes de transcendance.

Le vrai transcendantal est l’Ur-Sprung des transcendances.

TROISIEME PARTIE : L’ÊTRE-POUR-SOI ET L’ÊTRE-AU-MONDE

I – LE COGITO

Interprétation éternitaire du cogito.

Conséquences : impossibilité de la finitude et d’autrui.

Retour au cogito.

Le cogito et la perception.

Le cogito et l’intentionnalité affective.

Les sentiments faux ou illusoires.

Le sentiment comme engagement.

Je sais que je pense parce que je pense d’abord.

Le cogito et l’idée : l’idée géométrique et la conscience perceptive.

L’idée et la parole, l’exprimé dans l’expression.

L’intemporel, c’est l’acquis.

L’évidence comme la perception est un fait.

Évidence apodictique et évidence historique.

Contre le psychologisme ou le scepticisme.

Le sujet dépendant et indéclinable.

Cogito tacite et cogito parlé.

La conscience ne constitue pas le langage, elle l’assume.

Le sujet comme projet du monde, champ, temporalité, cohésion d’une vie.

II – LA TEMPORALITÉ

Pas de temps dans les choses

Ni dans les « états de conscience »

Idéalité du temps ?

Le temps est un rapport d’être.

Le « champ de présence », les horizons de passé et d’avenir.

L’intentionnalité opérante

Cohésion du temps par le passage même du temps.

Le temps comme sujet et le sujet comme temps

Temps constituant et éternité

La conscience dernière est présence au monde

La temporalité affection de soi par soi

Passivité et activité

Le monde comme lieu des significations

La présence au monde

III – LA LIBERTÉ

La liberté totale ou nulle

Alors il n’y a ni action, ni choix, ni « faire »

Qui donne sens aux mobiles ?

Valorisation implicite du monde sensible

Sédimentation de l’être au monde

Valorisation des situations historiques : la classe avant la conscience de classe

Projet intellectuel et projet existentiel

Le Pour Soi et le Pour Autrui, l’intersubjectivité

Il y a du sens dans l’histoire

L’Ego et son halo de généralité

Le flux absolu est pour lui-même une conscience

Je ne me choisis pas à partir de rien

La liberté conditionnée

Synthèse provisoire de l’en soi et du pour soi dans la présence

Ma signification est hors de moi