Institutrice anarcho-syndicaliste, féministe et pacifiste. membre du "Comité pour la reprise des relations internationales", surveillée de près, la police l'empêche de se rendre aux conférences de Zimmerwald et de Kienthal. Arrêtée le 26 juillet 1917 pour "trahison", elle est incarcérée à la prison Saint-Lazare. Le Conseil de guerre tenu en mars 1918, la condamen à trois ans avec sursis et à être révoquée de l'enseignement. Elle sera réintégrée en 1925.
Lors de son procès elle déclare :
« L'accusation prétend que sous prétexte de féminisme, je fais du pacifisme. Elle déforme ma propagande pour les besoins de sa cause : j'affirme que c'est le contraire (...) Je suis ennemie de la guerre parce que féministe, la guerre est le triomphe de la force brutale, le féminisme ne peut triompher que par la force morale et la valeur intellectuelle. Il y a antinomie entre les deux (...)»