P.30 Mes copains, mes amies

Mes copains, mes amies”

Mes copains, mes amies, de soleil et de pluies,

Je crois bien, il me semble, que nous étions ensemble.

Vous semble-t-il aussi ?

1. Est-ce la pluie ou bien le vent qui nous tirait si loin devant ?

Est-ce la pluie ou le soleil qui nous tirait de nos sommeils ?

Moi, il me semble que c'est à force d'aimer que, tous ensemble, nous nous sommes apprivoisés.

2. Est-ce le froid ou bien la faim qui nous serrait autour du pain ?

Est-ce le froid ou les moissons qui faisait lever nos chansons ?

Moi, il me semble que c'est à force d'aimer que, tous ensemble, nous avons pu nous nommer.

3. Est-ce la crête ou le versant qui nous faisait rager le sang ?

Est-ce la myrtille ou les blés qui faisait le ciel étoilé ?

Moi, il me semble que c'est à force d'aimer que, tous ensemble, nous étions si affamés.

4. Est-ce la gentiane ou le thym qui nous poussait dans le matin ?

Est-ce la gentiane ou le temps qui nous faisait le cœur content ?

Moi, il me semble que c'est à force d'aimer que, tous ensemble, les conflits sont exprimés.

5. Finis la montagne et le sac, finis la bruyère et les lacs

Finis les filles et les garçons, finis les refrains, les chansons.

Mais il me semble que c'est à force d'aimer que, tous ensemble, nous pourrons bâtir la paix.

Chant (Jean Debruynne / Gaëtan de Courrèges)

© En Blanc dans le texte

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