On raconte beaucoup d'histoires sur Martin. Dans un livre intitulé "Les fêtes de nos pères " de Oscar Havard - éditions Mame - 1898, on en trouve quelques unes dont celle-ci qui est charmante.
Dans la tradition allemande, un « lied » dit :
« Il est une noble cité ; sur les bords de la Loire s’élèvent des demeures somptueuses ; Turona est son nom. Là vivait jadis l’homme illustre à qui nous devons cette fête. Il était jeune ; on voulut l’élire évêque, il refusa son consentement. On chercha à le convaincre, il se déroba et fuit la mitre. Il s’aperçut qu’on le poursuivait et se jeta tout ému dans une cabane où se cachait une bande d’oies. « Qui me cherchera parmi ces oies ? » se disait-il. Pauvre Martin ! tu es trahi, ces oies ont menti en te promettant le secret. Les persécuteurs passaient sans s’arrêter ; les cris des oies leur donnèrent l’éveil. Ils entrèrent ; Martin fut découvert, lié, conduit à la ville ; on lui imposa la mitre. Pour punir les oies de leur mauvais tour, Martin les immola et les rôtit à grand feu. Voilà pourquoi, chaque fois que revient la veille de la Saint Martin, nous mangeons une oie rôtie. »