Actualités 2011-2017

    EMPLOIS DURABLES vs MÉGA-INDUSTRIE MINIÈRE

Le TOP 25 DES FILIÈRES 
D'EMPLOIS D'AVENIR EN GUYANE


Face à l'industrialisation de la filière minière, une des industries les plus polluantes au monde, le Collectif "Or de Question" vous propose un ensemble de solutions innovantes, pour un développement alternatif, local, durable, respectueux de l'environnement et de l’humain, avec des dizaines de métiers et des milliers d’emplois à la clé !







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Présenté en exclusivité à la COP 23 à Bonn, le 13 novembre dernier, ce document inédit en Guyane, à fait l'objet d'une traduction anglaise à cette occasion.


Faced with the industralization of the mining sector, one of the most polluting industries in the world, we propose a set of innovative solutions, for a local, sustainable and alternative developement which respects both human beings and the environment, with more than twenty trades and thousands of jobs !

DOWNLOAD the english version :




12 SEPTEMBRE 2017


Le TOP 20 DES RAISONS DE SE MOBILISER
CONTRE LE PROJET MINIER "MONTAGNE D'OR"



Nous vous proposons à la diffusion, sans modération,
LE TOP 20 DES RAISONS de se mobiliser contre le projet Montagne d'or.

Sans votre participation citoyenne, massive et déterminée, le combat de David contre Goliath, ne sortira pas gagnant !

VOTRE ACTION INDIVIDUELLE CI-DESSOUS !


Pour une diffusion par mel ou réseaux sociaux : téléchargez ici la version légère : TOP 20 format Web (450 k)

Pour une impression "Maison" distribution et surtout AFFICHAGE de l'atelier au bureau en passant par l'épicerie  : Téléchargez ici la version qualité : TOP 20 Format print ((1,8 mo)





ET POUR NE PAS LOUPER UN ÉPISODE DES ACTIONS DU COLLECTIF "OR DE QUESTION"

1 - INSCRIVEZ-VOUS ET CONSULTER la revue de presse actualisée sur ce lien SCOOP IT.

2 - Les actions locales et les rencontres citoyennes sont à consulter sur la page Facebook OR DE QUESTION
(accessible même sans inscription FB)

3 - CONSULTEZ NOTRE NOUVEAU SITE INTERNET : ORDEQUESTION.ORG



12 AVRIL 2017
   105 organisations du monde disent non à la méga-mine d’or industrielle en Guyane.


Le 22 février dernier, le collectif guyanais Or de Question, appuyé par 6 ONG nationales, disait non à la méga-mine d'or industrielle en Guyane. Depuis, ce sont plus de 120 000 personnes qui ont soutenu individuellement cet appel par une pétition internationale.
La société civile internationale s'est fortement mobilisée et ce sont désormais 105 organisations originaires de 25 pays qui demandent à l'Etat français l'arrêt immédiat du projet "Montagne d'or" porté par les sociétés canadienne et russe, Columbus et Nordgold, ainsi qu'un moratoire sur tout projet de méga-mine industrielle d'or dans cette région.


Le communiqué de presse suivant, traduit également en espagnol et en anglais, est téléchargeable à la suite (press release in English below / comunicado de prensa en Español abajo).

Pour découvrir ce communiqué de presse et la liste des 105 ONG, consulter le site de « Ingénieurs sans frontières / SystExt ».



23 MARS 2017
   Revue de Presse et actions du Collectif "Or de Question" .


1 - Toutes personnes souhaitant s'informer sur l'action nationale et régionale "NON A LA MÉGA-INDUSTRIE MINIÈRE EN GUYANE" peuvent désormais consulter la revue de presse actualisée sur ce lien SCOOP IT.

2 - Les actions locales et les rencontres citoyennes sont à consulter sur la page Facebook OR DE QUESTION(accessible même sans inscription FB)

2bis - CONSULTEZ NOTRE NOUVEAU SITE INTERNET : ORDEQUESTION.ORG

3 - Le communiqué de presse et le Dossier de presse officiels sont téléchargeables sur le site de notre partenaire "Ingénieurs sans frontières / SystExt" sur ce lien.

4 - L'appel à soutien international (en français, anglais, espagnol et allemand) contre la Méga-industrie minière en Guyane sur ce lien.
 
Pour adhérer gratuitement au collectif, le soutenir et recevoir nos informations, faites un mail à ordequestion@gmail.com - ayant pour objet : "Je soutien le collectif Or de Question" avec nom, prénom, ville et pays

Le Collectif citoyen "Or de Question" est opposé aux projets industriels d'exploitation minière en Guyane. Apolitique et non-violent



22 FÉVRIER 2017
   Conférence de presse inaugurale du Collectif « OR DE QUESTION » .

La conférence de presse du Collectif « Or de Question » regroupant 20 Organisations Non Gouvernementales (ONG) sous un même objectif, à savoir « CONTRE L'IMPLANTATION DE LA MÉGA-INDUSTRIE MINIÈRE INTERNATIONALE EN GUYANE» a eu lieu le 21 février 2017, à Cayenne (Guyane Française).


Nous avons réussi à regrouper un large panel de la riche diversité citoyenne guyanaise qui ont ouvertement dénoncé la volonté de l’Etat français d’imposer l’implantation de multinationales aurifères (en l’occurrence le consortium russo-canadien Sotrapmag-Colombus-Nordgold) au mépris des intérêts des peuples guyanais.

Organisations et personnalités, rejoignez-nous pour nous donner plus de force : mel : ordequestion(at)gmail.com

CONSULTER et TÉLÉCHARGER l’intégralité des documents rédigés par le collectif « Or de Question » en partenariat avec les « Ingénieurs sans frontières / SystExt » et la Revue de presse de cet évènement : LIRE LA SUITE.




04 JANVIER 2017
   ACTION CITOYENNE URGENTE : « La sale mine du nouveau Code minier ».

Les 17 et 18 janvier 2017, la Commission du développement durable de l'Assemblée Nationale examinera la proposition de loi portant adaptation du code minier au droit de l'environnement. Celle-ci sera ensuite discutée, en séance publique, en première lecture,à l'Assemblée Nationale et soumise au vote de nos député(e)s après débat.

Nous vous proposons de mener une campagne de mobilisation citoyenne afin d’interpeler nos députés au moyen de cartes-pétitions pour leur demander d'amender le texte....
avant le 13 janvier 2017.







18 DECEMBRE 2016
   L'industrie aurifère en bonne voie pour faire passer son nouveau code minier !

Voici une SYNTHÈSE DES REMARQUES de 16 FICHES pour mieux comprendre la proposition de loi [ppl nº 4251] portant adaptation du code minier au droit de l’Environnement.

Aujourd’hui, l’exploration et l’exploitation minières implique l’obtention d’un titre minier. L’État étant propriétaire du sous-sol, un industriel minier qui souhaite explorer le sous-sol doit se soumettre à l'instruction d'un dossier, qui vérifie ses capacités financières et techniques.

Le mécanisme actuel étant jugé trop long et trop contraignant par le lobby minier, un groupe socialiste à l’Assemblée nationale, dont fait parti notre députée Madame Chantal Berthelot, a déposé cette proposition de loi le 23 novembre 2016.

Le document qu nous vous soumettons met en exergue l
es 16 points qui posent problème mais aussi des points qui, bizarrement, ne sont pas évoqués dans cette proposition de loi.

Ces contributions sont formulées par l’équipe de Maiouri Nature, le parti politique Guyane Ecologie et nos partenaires des collectifs d’opposants à l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures extrêmes.

- Cette proposition de loi sera examinée le 17 JANVIER 2017 par la Commission du Développement Durable de l'Assemblée Nationale, commission présidée par J.P. Chanteguet. On peut penser, compte-tenu de l'échéance électorale, qu'il s'agisse de l'ultime proposition qui sera examinée par le Parlement concernant le Code Minier.


TELECHARGER LES 16 POINTS QUI POSENT PROBLÈMES

Dessin de © Red, extrait de Reporterre, le quotidien de l'Ecologie.



08 DECEMBRE 2016
   Communiqué du Conseil Consultatif des Populations Amérindiennes et Bushinengué

Remarquable et historique !

Le Conseil Consultatif des Populations Amérindiennes et Bushinengué, (CCPAB) dans un courrier du 4 décembre 2016, dénonce le mega-projet minier du consortium russo-canadien Nordgold et en revendique sa suspension immédiate.


Le CCPAB alerte aussi sur un dossier fondamental à savoir les énormes demandes de retrocession de forêts primaires  (200 000 ha) , destinées à la destruction afin de fournir, via la Biomasse industrielle, l'énergie réclamée par les multinationales minières qui frappent à la porte (dont Newmont, Iamgold soit 3 X 20 MegaWatt).

Toute l'équipe de Maiouri Na
ture salue et soutient la lucide et courageuse démarche du CCPAB et toutes les revendications évoquées dans ce courrier.

LIRE LA SUITE


Le 11 déc 2016, l'Organisation des Nations Autochtones de Guyane (ONAG) communique son soutien au CCPAB


©opyleft Patochard 2016 
(cliquez sur l'image pour agrandir)

Le 12 décembre 2016, la
Fédération des Organisations Autochtones de Guyane (FOAG) a elle aussi soutenu cette communication.

Légende Photo : Jocelyn Thérèse, Président du CCPAB
Journées des Peuples Autochtones 2013 © Phil. B
 





22 OCTOBRE 2016
   La "grande braderie" de la forêt guyanaise continue !

3 NOUVEAUX PERMIS DE RECHERCHE AURIFÈRE EN CONSULTATION PUBLIQUE
sur une surface cumulée de 6 500 hectares - commune de Roura


Jusqu'au 06/11/2016 – Consultation sur la demande de permis exclusif de recherches de mines dit « Permis Changement » en Guyane, présentée par la société IAMGOLD CANADA

Jusqu'au 06/11/2016 – Consultation sur la demande de permis exclusif de recherches dit « Permis Changement Nord » en Guyane, présentée par la CIE MINIÈRE BOULANGER

Jusqu'au 06/11/2016 – Consultation sur la demande de permis exclusif de recherches de mines dit « Permis Guadeloupe en Guyane» , présentée par la société ATENOR

A découvrir sur LE SITE DU MINISTÈRE DE L'ECONOMIE

Veuillez trouver sur ce lien, l'une des trois contributions envoyée dans les délais légaux.

APPEL AUX LANCEURS D'ALERTES : Afin d'améliorer sa mission d'investigation et d'optimiser la convergence des luttes contre les projets miniers, Maïouri Nature recherche les procès verbaux des séances de Commissions des Mines (Guyane) de 2015 à 2016 ! La consultation citoyenne de ces documents administratifs nous est refusée depuis de nombreuses années. La confidentialité de nos partenaires sera de rigueur.

A ce titre, Maiouri Nature a envoyé un courrier ce 7 novembre, un courrier à Mr Jacques Toubon, Défenseur des Droits, afin que la société civile puisse accéder aux procès verbaux des Commissions des Mines. Télécharger ici, le courrier précité.

   L'AFD et le Lobby minier rêvent de mines en Guyane !

Le 28 septembre dernier, à l’initiative de l’AFD (Agence Française de Développement) a eu lieu en salle de délibération de la CTG à Suzini, une conférence intitulée : « Quel modèle économique pour quelle Guyane ? » .

Toute l'après midi fut consacrée à ce dont l'AFD rêve pour la Guyane : des mines d'or partout, principalement des multinationales étrangères
(cf La Lettre A.fr du 13/10/16).

Reste à surmonter un obstacle de taille : faire accepter cela au peuple guyanais, qui ne voit pas forcément d'un bon œil de se faire "or-piller" par les Russes, Canadien et Cie...

Fort de son expérience à l'international, Gilles Kleitz, directeur du Parc Amazonien, au cœur duquel les camps illégaux d'orpaillage ne cessent de croitre, a trouvé utile de passer une demi-journée à partager avec le lobby minier ses conseils afin que le lobby industriel obtienne plus rapidement cette acceptabilité populaire !!! (a réécouter plus bas à la 28eme minute du fichier #5)




Carol Ostorero (Cie Minière Espérance / Fedomg), Michel Jebrak (Prof Université Guyane),
Denis Burlot (CTG) et Thierry Maquaire (Le Kotidien - Animateur de ce débat)

Découvrez le compte-rendu de cette après-midi, vu par Le Kotidien, media web local, très proche du lobby minier.

Un premier article évoque les propos des différents intervenants à savoir : (Fedomg avec Carol Ostorero + Michel Jebr
ak (un prof de fac' "pro-mine" du Québec, en « mission »  à l'Université de Guyane, +WWF) sans oublier l'intervention, révoltante selon nous, du Directeur du Parc Amazonien de Guyane, un haut fonctionnaire censé protéger l'Environnement et faire régresser l'activité illégale dans le Parc Amazonien et non prodiguer des  conseils pour améliorer les dividendes des actionnaires ?

Un second article, toujours dans le Kotidien, en profite pour nous rappeler la chance que nous avons, Guyanais, d'avoir bientôt à accepter (ou non) le projet minier industriel russe NORDGOLD : «  Or : comment passer à la mine industrielle en Guyane ? ».

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la réalité des propos tenus lors de cette conférence publique, vous pouvez écouter ici l'enregistrement des interventions d'une partie des intervenants.


OCTOBRE 2016


Découvrez dans ce dossier spécial tous les éléments en notre possession, délivrés par l'administration en charge de ce projet (DEAL), la multinationale et de leurs bureaux d'Etudes associés (WSP & Biotope) mais aussi l'analyse de spécialistes des désastres environnementaux que génère ce type de méga-projets miniers dans le monde... à la différence qu'ici, cela se passe au cœur de la SEULE FORÊT TROPICALE HUMIDE PRIMAIRE DE LA RICHE EUROPE, dont l'énorme biodiversité faunistique et floristique n'a même pas été encore inventoriée.

...   Lire la suite ici



15 OCTOBRE 2016


La visite de la Secrétaire d’Etat, chargée de la Biodiversité, Barbara Pompili, en Guyane,
a provoqué une levée de boucliers du milieu associatif et écologiste guyanais.

Dès son arrivée, Maïouri Nature avait publié une Lettre ouverte afin de mettre en exergue la menace de quatre mega-projets miniers industriels, présentés lors d'une conférence, organisée par l’AFD, le 28 septembre dernier.
Dans ce courrier, nous interpelions Barbara Pompili sur l’ambiguïté et les dangereux mélanges de genre, au sein de la classe politique et le cautionnement d’organisations qui sont censées s’occuper de préserver notre patrimoine naturel.


Par la même, nous sollicitions auprès du Ministère de l’Environnement, la possibilité de rencontrer Madame Pompili en privé, afin de lui exposer nos préoccupations. (1)

Très rapidement, nous nous sommes rendus compte que l’objectif de cette visite s’approchait fort d’une visite pré-électorale et que la consigne générale était surtout de ne contrarier aucun lobby, de ne nuire à aucune entente institutionnelle, politique, le pas-de-vaguisme que l’on nous sert d’ordinaire.

Un discours qui récite la leçon bien apprise du lobby minier

Les premières déclarations favorables à une poursuite de l’activité minière, de projets miniers intéressants, estampillés durables, qui allait permettre, de surcroit, d’éradiquer l’orpaillage clandestin, ne se firent pas attendre et furent publiées par le Kotidien mais aussi, quelques jours auparavant, en off, lors d’un diner-rencontre avec six ONG environnementales (dont MNG).                 LIRE LA SUITE...



©opyleft Patochard 2016 
(cliquez sur l'image pour agrandir)





Non ! Madame la secrétaire d’Etat en charge de la Biodiversité,
l'activité minière industrielle durable et propre, ça n’existe pas...

Et cela n'aurait aucun impact sur l'activité illégale de l'orpaillage !


Madame Ségolène Royal, Ministre de l'Environnement

Tandis que votre Secrétaire d'Etat, Mme Barbara Pompili, poursuit sa visite de la Guyane, à la rencontre des élus, associations, services de l’Etat, avec la prétendue charge de défendre notre incroyable biodiversité, nous découvrons ce jour, dans la presse locale (1) qu'elle s'est positionnée pour une activité minière industrielle durable... LIRE LA SUITE.


(1) Sur l’orpaillage illégal, la secrétaire d’Etat a plaidé en faveur d’un « remplacement » de l’activité illégale par une activité génératrice de richesses. « D’une manière générale, il faut que l’on puisse exploiter nos richesses de la meilleure manière possible. On voit que la lutte contre l’orpaillage illégal est très difficile, très délicate. Je veux que les guyanais puissent retirer une richesse du minerai aurifère. Il y a des projets qui existent, qui paraissent intéressants, surtout s’ils sont faits dans le cadre d’un développement durable. C’est la direction qu’on doit prendre. En faisant ça, nous parviendrons à réguler l’orpaillage illégal » (in Le Kotidien 10 octobre 2016).



07 OCTOBRE 2016



Madame la Secrétaire d'Etat,

L'objet de nos préoccupations actuelles concerne les méga-projets aurifères, à ciel ouvert, sur l'Ouest de la Guyane qu’envisage le lobby minier, soutenu par les élus de la majorité territoriale. 1 : Colombus-Nordgold dit La Montagne d'or - 2 : Newmont Mining dit Bon Espoir - 3 : Cie Minière Espérance. Mais aussi à l'Est, le retour du projet minier Iamgold, pourtant annulé en 2008 après 2 ans de lutte citoyenne.

La Guyane es
t la seule partie de l'Europe à posséder une forêt tropicale humide, ancienne, à la biodiversité d'une richesse incomparable, qui reste, encore en partie, à découvrir et exige d'être protégée.

Autoriser des complexes miniers d’une telle envergure, considérés comme l’une des industries les plus polluantes au monde, laissant à leurs départs des millions de tonnes de déchets miniers, lessivés par notre abondante pluviométrie, avec les séculaires drainages miniers acides et pollutions aux métaux lourds dans nos rivières, est une aberration écologique et énergétique.

Autoriser ces projets ouvrirait une boite de Pandore aux autres multinationales qui frappent à la porte...     LIRE LA SUITE ICI

DERNIERE MINUTE : Les déclarations affligeantes de Barbara Pompili au "Koditien", qui récite la leçon bien apprise du lobby minier. I

©opyleft Patochard 2016 
(cliquez sur l'image pour agrandir)



06 OCTOBRE 2016


Le projet d’Arrêté de Protection de Biotope du secteur minier de la Montagne de Kaw est en consultation
JUSQU’AU VENDREDI 7 OCTOBRE MINUIT

Nous vous encourageons a donner votre avis en envoyant un mail à l’adresse suivante :
mnbsp.deal-guyane@developpement-durable.gouv.fr
Vous pouvez vous inspirer de notre contribution à cette consultation publique en la téléchargeant ici.

Pour consulter le projet et la cartographie, cliquez ici (actif jusqu’au 7 oct inclus) :



16 SEPTEMBRE 2016


Tomber sous le charme d’une maison créole aux rideaux qui virevoltent, s’apaiser au bord d’une plage, jonchée de bois flottés, contempler les collines verdoyantes et préservées de l’ile de Cayenne, s’apaiser en découvrant les bougainvilliers versicolores de nos paisibles avenues,...
… quand le « beau »  s’invite à notre yeux, il captive notre esprit, occulte nos préoccupations et notre égo.
L’émotion esthétique est d’utilité publique ; face à elle, nous sommes totalement disposés à accueillir la créativité, le goût de l’ouvrage bien fait, l’altérité, une bonne occasion de rencontrer son prochain.
Fin septembre, la CACL a organisé des rencontres pour élaborer son PLAN PAYSAGE de l’Agglo !

Maiouri Nature y a contribué en proposant un recueil de remarques récoltées au fil de nos déambulations urbaines.  Nous avons successivement évoqué les aménagements du littoral, l’affichage publicitaire en terme de respect de l’environnement mais surtout de la Sécurité routière, la place de l’arbre dans la ville, le respect des Plan locaux d’Urbanisme, les déchets sur les plages et ailleurs, les déplacements doux.
Vous pouvez les consulter sur CE FICHIER NUMERIQUE.


Le jardin créole, qu’il soit urbain ou rural, est source de bien-être.

Dis
poser d'un jardin, si petit soit-il, c'est avoir le privilège de l'aménager en réserve naturelle et de l'ouvrir à la faune sauvage, qui enchante petits et grands... mais aussi nos concitoyens, lors des « Rendez- vous aux Jardins », en juin de chaque année.

Découvrez sur CET ALBUM VIRTUEL les premiers« secrets d’un jardin créole écologique » et n’hésitez pas à nous faire partager vos propres conseils, pour attirer la nature... sur le pas de la porte.



15 AOÛT 2016


De par sa position géographique, la Guyane connait, chaque année, un départ massif de sa population durant toute la période dite «  des grandes vacances  », soit de début juillet à la fin août.

Toujours égal à lui-même, l’État profite de la torpeur estivale pour publier des arrêtés et consultations publiques concernant des sujets fondamentaux pour notre département au profit d’obscures intérêts particuliers, afin, bien entendu, de limiter les contributions citoyennes contradictoires.


En 2015, à la même période, nous avions déjà dénoncé la programmation d’une enquête publique fondamentale, car liée à la santé publique. Il s’agissait d’une « demande d'autorisation d'exploiter une usine à traitement de minerai par cyanuration (Commissaire Enquêteur :  A. Smetankine) ». Qui plus est, les dossiers d’enquête n'étaient même pas téléchargeables, contrairement aux règles élémentaires en vigueur, à l’ère du numérique. La première unité de cyanuration a donc été accordée en pleine période estivale : une décision que nous considérons toujours comme une atteinte à la démocratie participative et en désaccord complet avec le souhait concret et ambitieux de la France, de devenir «  un pays d’excellence environnementale  »

- En juillet dernier, une consultation publique sur une demande de dérogation portant sur des espèces protégées sur le site du Centre Spatial s’est déroulée toujours en période de vacances.
(1)
 

- Ce 13 juillet, sont publiés au Journal Officiel deux permis de recherches minières supplémentaires (Permis Bernard et Cigaline sur plus de 5000 ha), octroyés au consortium minier russo-canadien Nordgold-Colombus, via sa filiale Sotrapmag
(2) .
©opyleft Patochard 2016  (cliquez sur l'image pour agrandir)

Et, cerise sur le gâteau, une consultation publique concernant une autre demande de permis minier, pour la multinationale Iamgold, celle-là même qui avait déclenché une opposition massive du peuple guyanais en 2007, a eu lieu, dans la discrétion la plus complète du 4 au 25 juillet 2016 !

Des recherches minières destructives qui n’aboutiront, sans nul doute, à aucune exploitation, tant ces chantiers sont irresponsables en termes économiques, sociaux et environnementaux mais aussi et surtout, eu égard au mouvement de contestation citoyen qui se développe en Guyane. Mais les multinationales se soucient peu de l’aboutissement ou non de leurs projets car elles ne misent que sur la spéculation de leurs actions boursières.

La population n’est pas dupe : tôt ou tard, l’éco-veille citoyenne sera toujours là pour dénoncer ces manœuvres administratives, nuisibles à l’avenir des guyanais en particulier et de l’Humanité en général.

* lire aussi " Profitation " : Ce mot est devenu public avec la formation, en 2009, du collectif Guadeloupéen "Liyannaj Kont Pwofitasyon". Ce néologisme signifiant un comportement abusif, un profit et abus outranciers.

(1) Maiouri nature a pu néanmoins envoyer une contribution.
(2) Un cheval de Troie de l'industrie minière internationale, pompeusement intitulée "Société de travaux publics et de mines aurifères en Guyane"




22 JUILLET 2016


En 2009, les opposants à la mine d’or du Cerro de San Pedro au Mexique inauguraient la journée internationale contre la méga-industrie minière devant l’ambassade du Canada à Mexico.


5 ans après, en 2013, alors que la relance de l’activité minière surprenait les habitants des campagnes européennes, le village de Tennie, dans la Sarthe, manifestait lui aussi son opposition au projet de destructions annoncées le concernant.
Les années qui ont suivi, plus d'une centaines mobilisations ont eu lieu à l'occasion de cette journée dans une cinquantaines de pays et de territoires.

Que cela soit en France, en Grèce, au Honduras, en Argentine, au Congo, en Birmanie ou en Australie, partout où elles s’installent, les entreprises minières sont responsables de lourds impacts sociaux-environnementaux. Elles détruisent les milieux naturels, accaparent les ressources naturelles indispensables à la vie (la terre et l’eau) et transforment les villages de paysans en camps de dortoirs d’ouvriers qui leur sont redevables d’un salaire pour survivre.

Contre la destruction programmée d’un nombre grandissant de territoires sacrifiés à l’industrie minière, pour la poursuite des projets de vie alternatifs à l’extractivisme, cette année plus que jamais, « nous » – opposants directs ou indirects à l’industrie minière destructrice – nous nous mobiliserons pour dire « Non aux mines et Oui à la vie ».

Cette Journée appelle toutes les personnes sensibles à nos combats et qui ne se doutent pas qu’une grande partie de nos sources d’eau, de nos terres arables, de nos villages, de nos cultures vivrières ou sociales, de nos microclimats sont sérieusement menacés par l’accélération de l’extraction des ressources des sous-sols terrestres et marins à se mobilise
r proche des chez elles et/ou à rejoindre les mobilisations qui auront lieu du 22 au 24 juillet 2016 !
Avant qu’il ne soit trop tard, cet été, dîtes « Non à la mine, Oui à la Vie » !

Dans ce cadre, Maiouri Nature Guyane sera présente à la 3° édition du festival STOP MINES, dans la Creuse, le samedi 23 juillet 2016 - le Programme des conférences.


Cette Journée internationale reçoit le soutien artistique de Manu Chao La Ventura.

En savoir plus sur la Journée mondiale contre la mega-industrie minière
En France avec Aldeah - En Amérique du sud avec Noalamina - Ailleurs dans le monde.




20 JUILLET 2016


Tout d'abord, saluons la création du Collectif « Or de Question »

Collectif cit
oyen opposé aux projets industriels d'exploitation minière en Guyane. Apolitique, non violent et bienveillant, né à Kourou le 14 juillet 2016.

A découvrir
sur ce lien Facebook, accessible par tous, même sans compte FB

Mail : ordequestion@gmail(point)com
Twitter : @ordequestion Hashtag ‪#‎ordequestion‬ ‪#‎stopnordgold‬





1 - Une PÉTIT
ION contre le Projet Colombus - Nordgold lancée par les Cyber-acteurs : Votre souris a du pouvoir !

2 - Harry Hodebo
urg, délégué Régional de CAP 21 en Guyane et membre de notre ONG, s'exprime sur son opposition au projet de Mega-mine d'or industrielle "Colombus Nordgold". Il répond aux questions de Gilles Vernet au micro de Radio Peyi. Le REPLAY du débat est disponible ICI :



3
- Un nouveau document vidéo sur le net concernant le projet Nordgold réalisé par WSP, bureau d’études canadien, prestataire du lobby minier.

4  - Pascal Canfin, Directeur Général du WWF France, était cette semaine en voyage en Guyane. Dans un article de France-Guyane, il évoque « ses sérieux doutes sur l’opportunité » du projet Nordgold, précisant « qu’il ne croit pas l’opérateur capable de mener à bien ce projet en respectant la loi française ». Une déclaration inattendue et encore timide mais appréciée…


5 - Un article du scientifique Pierre-Michel Forget (MNHN), ex-president de l’Association for Tropical Biology and Conservation (ATBC).
Il analyse la hausse du cours de l’or liée au Brexit et évoque le projet Nordgold en Guyane Française : The untold environmental costs of the Brexit vote.

6 - Nos communiqués chez notre partenaire de Métropole, l’association "Humanité & Biodiversité", présidée par Bernard Chevassus-au-Louis, et Hubert Reeves président d’honneur. A découvrir ICI et LA.





14 JUILLET 2016
   Création du collectif « Or de Question »


Tout d'abord, saluons la création du Collectif
« Or de Question »

Collectif cit
oyen opposé aux projets industriels d'exploitation minière en Guyane. Apolitique, non violent et bienveillant, né à Kourou le 14 juillet 2016.

A découvrir
sur ce lien Facebook, accessible par tous, même sans compte FB

Mail : ordequestion@gmail(point)com
Twitter : @ordequestion Hashtag ‪#‎ordequestion‬ ‪#‎stopnordgold‬






01 JUILLET 2016


On apprend à l'instant que le bureau d’Etudes BIOTOPE Guyane tente l’impossible : inviter toutes les personnes, dont la fonction est de protéger notre Guyane, en pleine trêve estivale, à une petite « sauterie », dans les locaux même du consortium minier Colombus-Nordgold. Mais si, l'invitation est ICI, et c'est le 8 juillet à Rémire !

Objectif de cette rencontre : présenter l’état initial de la biodiversité dressé par BIOTOPE. Quel challenge et prouesse que de prétendre avoir inventorié la riche biodiversité des 19 000 hectares de forêt équatoriale des huit concessions Colombus-Nordgold ! Nous reviennent alors les constats d’un scientifique de l’IRD, au séminaire « Pour des outre-mers acteurs de la biodiversité », avouant, malgré une carrière sur le terrain, n’avoir pas découvert 2% de ce que recelait la forêt en matière faunistique et floristique.
Nous reviennent aussi les propos de la Fondation Biotope, qui reconnaissent eux-mêmes  que la Guyane est « Un territoire où le potentiel de découvertes et d’inventaire de la faune et de la flore sont immenses ».

Devant tant de certitude, on ne saurait que conseiller aux invitées, avant même d’imaginer se rendre à la table des négociations d’un projet d’exploitation, qui n’a encore, aucune légitimité, tant administrative que sociétale, de relire le rapport de World Rainforest Movement (juin 2016), qui traite des mesures de compensations d’un projet minier, à Madagascar. A lire dans son intégralité ou les extraits ici.

Mais surtout, découvrir l’article du journaliste de Charlie Hebdo, Fabrice Nicolino, qui lance un appel solennel à Nicolas Hulot, Allain Bougrain-Dubourg, Pierre Rabhi, et tous autres…, repris sur le quotidien Reporterre.
Si cela n’est pas suffisant pour vous encourager à Résister, visionnez le magnifique film « Demain », ce docu nous montre « qu’il est possible de bouger, en attendant plus, en espérant mieux,... car le pire danger qui guette notre pauvre humanité, c’est l’immobilité, la passivité, le renoncement. Hors du mouvement, point de salut ! ».



   Les Dossiers Nordgold du quotidien France-Guyane !


Depuis samedi 25 juin, le quotidien France-Guyane publie chaque jour, une pleine page sur le mega-projet de mine d’or industriel, à 110 km de Saint-Laurent. Sous la plume d’Arnaud Saint-Maxent, différents aspects ont été traités au fil des jours. Présentation des articles et leur lien pour leur lecture complète : (Les premiers articles sont désormais en accès libre. Les derniers le deviendront d’ici peu, selon toute logique… ?)

1- L’or sur la montagne : présentation du projet
2- Interview du Directeur des opérations Colombus / Nordgold... et ses nombreux commentaires citoyens
3- L’impact sur l’Environnement : interview de Chantal Roy, (Environnement Nordgold) et de Harry Hodebourg (Cap 21).
4- Nordgold au Burkina-Faso : le rapport qui fâche ! Interview de l'ONG catholique Suisse "Action de Carême" qui dénonce les atteintes sociales et environnementales au Burkina-Faso.
5- Les promesses d’emplois
6- L'énergie en question - et une interview de la déléguée au développement durable, aux mines et à l'énergie, à la CTG.




1 - Une PÉTITION contre le Projet Colombus - Nordgold lancée par les Cyber-acteurs : Votre souris a du pouvoir !

2 - Harry Hodebourg, délégué Régional de CAP 21 en Guyane et membre de notre ONG, s'exprime sur son opposition au projet de Mega-mine d'or industrielle "Colombus Nordgold". Il répond aux questions de Gilles Vernet au micro de Radio Peyi. Le REPLAY du débat est disponible ICI :



3
- Un nouveau document vidéo sur le net concernant le projet Nordgold réalisé par WSP, bureau d’études canadien, prestataire du lobby minier.

4  - Pascal Canfin, Directeur Général du WWF France, était cette semaine en voyage en Guyane. Dans un article de France-Guyane, il évoque « ses sérieux doutes sur l’opportunité » du projet Nordgold, précisant « qu’il ne croit pas l’opérateur capable de mener à bien ce projet en respectant la loi française ». Une déclaration inattendue et encore timide mais appréciée…


5 - Un article du scientifique Pierre-Michel Forget (MNHN), ex-president de l’Association for Tropical Biology and Conservation (ATBC).
Il analyse la hausse du cours de l’or liée au Brexit et évoque le projet Nordgold en Guyane Française : The untold environmental costs of the Brexit vote.

6 - Nos communiqués chez notre partenaire de Métropole, l’association "Humanité & Biodiversité", présidée par Bernard Chevassus-au-Louis, et Hubert Reeves président d’honneur. A découvrir ICI et LA.
L'article F-G de l'édition du 29 juin, consacrée au rapport de l'ONG catholique précitée, qui dénonce les exactions de Nordgold au Burkina-Faso, a inspiré le caricaturiste Patochard :
Extrait : «
Un rapport que Chantal Roy, directrice de l'environnement chez Nordgold, conteste : « Si les allégations d'Action de Carême étaient fondées, Nordgold n'aurait pas eu les autorisations pour construire une nouvelle mine au Burkina-Faso. » Une autorisation accordée en mai dernier pour la mine de Bouly. Mais au-delà des accusations, c'est aussi la méthodologie que conteste Chantal Roy : « Ils n'ont interrogé que les femmes or, là-bas, les femmes sont illettrées. »
Nous avons donc contacté "Action de Carême" pour en savoir plus sur les méthodes utilisées. C'est Doro Winkler, responsable du dossier Droits humains au sein de l'ONG et coauteur du rapport, qui nous a répondu. Elle trouve la remarque de Chantal Roy pour le moins déplacée et révélatrice d'une forme de mépris.»

NOTA BENE : Contrairement à ce qui est annoncé dans l’édition de France-Guyane du 29 juin, Maiouri Nature n’a pas « refusé de répondre à toute interview dans la presse » ; nous demandions seulement que les questions nous soient envoyées par courriel afin que les réponses soient rapidement et collégialement validées par la commission "activité minière" de l’association.
De plus, nous considérions que notre communiqué de Presse du 3 juin dernier
(avec ses 26 000 signes) était suffisamment complet et approfondi pour répondre à l’essentiel des préoccupations environnementales.
Enfin, Maiouri Nature limite, autant que faire se peut, la hiérarchie verticale, afin d’échapper à toute forme de personnalisation, de leadership ou de porte-parole, à l’instar des collectifs « Nuits Debouts ».
Le journaliste a vraisemblablement refusé ce protocole, pourtant pratiqué de nos jours, puisque aucune question ne nous a été adressée.


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27 JUIN 2016 
   Le DEAL ... pour la paix environnementale !

La cellule « Biodiversité & Milieux naturels » de la Deal Guyane a organisé, ce 14 juin, avec le bureau d’études Biotope, un atelier pour le moins opportuniste vu les projets industriels en cours. Intitulé ERC, soit «Eviter, Réduire et Compenser», cet atelier évoquait les dommages sur les milieux naturels de ces grands aménagements, bien souvent inutiles pour le citoyen mais très rentables pour les multinationales.

Au cours de cet atelier, les deux premières options "EVITER" et "REDUIRE" ont rapidement été éludées au profit de la fumeuse notion de "COMPENSATION". Lire la suite...





15 JUIN 2016 

   Auplata : Cyanure et Spéculation boursière en Amazonie française

La société minière Auplata lève actuellement des fonds en bourse pour financer sa future usine de cyanuration, autorisé par la DEAL en nov. 2015, à Dieu Merci, sur la commune de Saint-Elie. Un article de Guyaweb à découvrir sur ce lien.

Son directeur s’explique sur cette étonnante vidéo*
; il n’exclue pas une OPA sur celle-là (4eme min)

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* Patientez 3 sec. après message d'erreur




16 AVRIL 2016 
   Nos territoires ne sont pas « minables »

Alors que les projets d’extraction minière pullulent, la contestation s’amplifie et s’organise :  en Bretagne, en Ariège, dans le Morvan, au Pays Basque, dans la Sarthe, dans la Creuse ou encore en Haute-Vienne et en Guyane, les permis de recherches sont imposés par l’État, mais aussitôt dénoncés par les citoyens et les collectivités, attaqués en justice par les associations et rejetés en masse par les agriculteurs et les propriétaires des terrains concernés
.

    Télécharger le
Communiqué du collectif Stop Mines..(pdf).



05 AVRIL 2016
 

   La forêt guyanaise menacée par les mines d'or !

Le Quotidien web Reporterre a publié un article évoquant le soutien du Ministère de l'Economie pour l'industrialisation de la filière aurifère et l'implantation de multinationales en Guyane. Maiouri Nature a pu exprimer son opinion.
A lire sur ce lien.



   Le biomimétisme : s'inspirer de la Nature pour innover durablement !

le biomimétisme, vous connaissez ? Cette nouvelle approche consiste à s’inspirer de la Nature pour innover durablement, c’est l’Art d’extraire de la connaissance de la Nature.
Si on exploite la nature comme une source de connaissance, on a beaucoup plus à y gagner qu’en la détruisant.
Sur ce concept, notre forêt tropicale humide devient une véritable « plateforme pétrolière » d’innovations mais nous n’avons pas la « raffinerie », c’est à dire les universités, les laboratoires, les chercheurs...

Une vidéo-conférence remarquable
d'Idriss Aberkane, (28 mn) dans le cadre des auditions au CESER  à visionner sur ce lien :

Un discours qu’on aimerait plus souvent entendre de nos scientifiques locaux qui se complaisent à rester « neutre » dans les choix de société de notre département. ... et comme on l’évoque régulièrement : le monde ne sera pas détruit par les actes des gens de mal, mais par le Silence des gens de bien… voir de leur discrète complicité !



01 MARS 2016 
   Les pratiques des sociétés minières juniors

https://vimeo.com/119078260
    Cet article de William Sacher évoque la situation minière en métropole mais le principe est identique, partout dans le monde, et bien entendu, en Guyane Française, qui est la cible de plusieurs de ces sociétés minières dites « Juniors ».
William Sacher est actuellement doctorant en économie du développement en Equateur. Avec Alain Deneault, il est le co-auteur de Noir Canada et de Paradis sous terre.

    En 2008, les deux journalistes ont été victimes du SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation) ou « Poursuite stratégique contre la mobilisation publique » dite aussi «poursuite-bâillon».  « Il s’agit d’une action en justice visant à entraver la participation politique et le militantisme. Le concept inclut également les menaces de poursuite, car le succès d'une telle opération ne découle pas tant d'une victoire devant les tribunaux que du processus lui-même, visant à intimider la partie attaquée ou l'épuiser financièrement dans le but de la réduire au silence
(Wikipédia) ».

Extrait de l'article : Bref résumé des pratiques des sociétés juniors dans l'industrie minière : A TELECHARGER ICI.

« Actuellement, dans le secteur minier international privé, il est important de distinguer deux grands types de sociétés:
• les sociétés d'exploitation qu'on appelle les majors,
• les sociétés d'exploration, qu'on appelle les juniors.
    Les entreprises juniors sont en général de taille très modeste et sont les plus nombreuses l’échelle internationale. La plupart d'entre elles n’ont pas plus d’une dizaine d’employés. Enregistrées sur les marchés boursiers hautement permissifs, (...)  elles ne tirent des bénéfices que de la spéculation et financent leurs campagnes d’exploration en levant des fonds (des capitaux à risque) sur ces marchés boursiers (…)
    Les juniors se consacrent exclusivement à l’exploration et à la prospection minière, c’est-à-dire qu’elles se chargent d’aller identifier de nouveaux gisements sur ce qu’on appelle les greenfields. Parfois, le système d'économie-casino des bourses permet même à ce type de sociétés de réduire leur activité sur le terrain à une présence essentiellement symbolique, alors que leurs actionnaires spéculent et génèrent des gains considérables grâce aux seules effets d’annonces dans les médias, et à la volatilité intrinsèque des prix des actions dans le secteur.»
  Lire la suite.

A visionner, LE SANG QUI COULE DANS NOS MINES, un documentaire de 16 mn du Collectif Stopmines23 dont nous sommes membres.



19 JANVIER 2016 
   Petits arrangements entre amis à la Région !

La nouvelle équipe de la Collectivité Unique se partage les postes clés !
(Extrait de l'article de  Guyaweb) 

« Désormais, l’orpailleur et président de la Fédération des opérateurs miniers de Guyane (Fedomg) Gauthier Horth désigné « porte-parole » du groupe Guyane Audacieuse, disposera d’une voix au conseil d’administration (CA) du Parc amazonien et sera remplaçant de Didier Briolin au Parc naturel régional (PNRG) ! Pascal Gombaud, directeur du PNRG, n’a pas souhaité faire de commentaire à cette annonce. 

Au Parc amazonien, on s’étonne, puisque Gauthier Horth a « toujours été opposé au parc. Pourquoi veut-il travailler avec nous ? » Arborant un large sourire, Gauthier Horth s’est dit « très heureux » de cette nouveauté et annonce qu’il va « défendre au plus l’intérêt des guyanais » pour un « retour aux populations des ressources » et pour se pencher sur la « commercialisation » des dites ressources. Aux côtés de M. Horth, Hélène Sirder, Jehan Maignien (podologue à Saint-Laurent) et Hervé Robineau, conseiller d’Awala-Yalimapo. « Ça va être chaud » présage-t-on déjà au PAG (Parc Amazonien).

(...) MM Sirder et Galimot siégeront à la commission des mines, pilotée par le préfet. Les sièges étaient autrefois occupés par MM Alexandre et Sirder (ainsi que MM Ostorero et Canavy respectivement pour représenter les miniers et le conseil général »

©opyleft Patochard 2016  (cliquez sur l'image pour agrandir)




O6 JANVIER 2016 
   Les caricatures de Patochard auxquelles vous avez échappé en 2015 !


©opyleft Patochard 2015 (cliquez sur l'image pour agrandir)

1 - Réserve Naturelle Trésor : un caïman dans le poulailler !

On a pu lire sur le site de la Réserve Régionale Trésor  : « L’été des spécialistes : ne manquez pas l’occasion de découvrir les spécialités des chercheurs de Guyane ! (…) Ils partageront leurs sujets de prédilection concernant la préservation du patrimoine naturel Guyanais,… Le 18 juillet 2015 : Les fougères et plantes de sous bois, visite animée par Michel BOUDRIE (membre, en tant qu'expert géologue, du Conseil Supérieur Régional de Protection de la Nature) - CSRPN …»

On pourrait s’attendre, de la part de l’équipe d’une Réserve Naturelle Régionale, qu’elle décline ouvertement les différentes « casquettes » de ses animateurs, intervenant auprès du public dans le cadre de l’Education à l’Environnement. Les visiteurs auraient pu ainsi interroger ce soit disant « protecteur de la Nature » sur une autre de ses spécialités, à savoir l’industrie minière, reconnue comme étant l’une des plus polluantes au monde, sans aucun bénéfice pour les populations locales ; le projet de la Montagne d’or vous connaissez ? Infos ICI et ).

Quant
aux soit disant protecteurs de l'Environnement locaux, qui, par naïveté ou frilosité, « imaginent que les meilleurs procédés techniques seront utilisés» pour préserver l'Environnement, voir osent comparer une "junior minière" au pôle d'excellence européen du Centre Spatial Guyanais, ils leur faut rapidement étudier les graves et durables catastrophes écologiques des Drainages Miniers Acides générés par les millions de tonnes de déchets miniers qui seront déversées aux abords de la mine.

- L'exemple de la Mine de Yanacocha, au Pérou, que le BRGM connait bien : video en Espagnol.

Au BRESIL  des ruptures de digues provoquent  une catastrophe historique sous un tsunami de boues engloutissant des dizaines de personnes. A lire sur le site de Une Saison en Guyane : « Sur les 735 barrages de stériles que compte le Minas Gerais, plus de 200 ont été identifiés comme problématiques ».

Au CHILI les multinationales minières ont dévasté des territoires, pompant et polluant l’eau, asséchant fleuves et lagunes, poussant à l’exil des villages entiers. En ARGENTINE, la canadienne Barrick Gold déverse 1 million de litres d'eaux cyanurées dans cinq rivières du pays.

Au PEROU la pollution provoquée par l'industrie minière est telle qu'elle engendre la révolte des populations autochtones.

En AMAZONIE, une  entreprise française pollue régulièrement les cours d'eau provoquant l'exil forcé des habitants.

En CHINE l'explosion d'une réserve de cyanure destinée à l'exploitation de minerai provoque la mort de plus d'une centaine de personnes.

L’OBSERVATOIRE DES MULTINATIONALES, ou la plateforme No A La Mina centralise les agissements délictueux ou criminels des multinationales qui n’ont, rappelons-le, jamais développé les pays dans lesquels elles se sont implantées.

L'Europe n'est pas épargnée

Les évènements de Hongrie,  Roumanie,  Espagne font partie des 48 graves accidents miniers répertoriés par la base de données gouvernementales Aria (DEAL)

En métropole ou de nombreux collectifs anti-mines luttent pour que ne se reproduisent pas le scandale  de SALSIGNE, ou celui des CÉVENNES, admirablement décrypté en WEB-REPORTAGE par Radio France Internation. Récemment, l'ARS du Gard a signalé la contamination à l'arsenic de jeunes enfants riverains d'anciennes mines, fermées depuis 45 ans !



Même le Pape François n'y croit plus ! Extrait de son Encyclique sur « la Sauvegarde de la maison commune ».
« Nous constatons que souvent les entreprises qui agissent ainsi sont des multinationales, qui font ici ce qu’on ne leur permet pas dans des pays développés ou du dénommé premier monde.
Généralement, en cessant leurs activités et en se retirant, elles laissent de grands passifs humains et environnementaux tels que le chômage, des populations sans vie, l’épuisement de certaines réserves naturelles, la déforestation, l’appauvrissement de l’agriculture et de l’élevage local, des cratères, des coteaux triturés, des fleuves contaminés et quelques œuvres sociales qu’on ne peut plus maintenir ».


2- Le stand Région Guyane à la COP21 !

Le stand Guyane dans l'Espace « Génération Climat » de la COP 21 était animé par le Parc Naturel & la Région Guyane. Selon sa vice-présidente, chargée de l'Environnement et du Développement Durable, l'avocate Hélène Sirder « on s'oriente vers deux principales sources de production d'énergie propre : l'hydraulique et la biomasse » . Pour l'hydraulique, ce sera le deuxième barrage, prévu à l'ouest...» (France-Guyane).

3- La Députée Christiane Taubira avale des couleuvres !



03 DECEMBRE 2015 



Deux événements majeurs vont bientôt permettre aux citoyens d’orienter leur avenir :
- la COP 21, rendez-vous historique planétaire en terme de sauvegarde de l’Environnement et de qualité de vie
- les élections régionales, dont les élus auront à conduire le choix de société voulu par les Guyanais.


A ce titre, Maiouri Nature Guyane dénonce, au travers d’un visuel, trois grands projets qui menacent le futur écologique et sociétal de notre territoire.

Des projets auxquels ne s'opposent aucun parti politique, candidat aux prochaines élections régionales, ni même d'ailleurs, aucune Organisation Environnementale. Pire encore, ces projets sont même présentés comme un outil de développement économique.

Pourtant l'actualité de notre proche voisin nous lance un nouvel et tragique avertissement.

Le 5 novembre, au Brésil, de fortes pluies ont causé la rupture de deux barrages de déchets miniers appartenant à des multinationales.

Outre de nombreuses pertes humaines, la coulée de boue chargée en métaux lourds (plomb, chrome, arsenic, et autres produits toxiques) a parcouru 650 km en 16 jours sur le fleuve Doce, avant de contaminer l’océan atlantique.

Les images de la plus grand catastrophe de l’histoire du Brésil,
(dixit son Ministre de l'Environnement), nous permettent de  mesurer l’ampleur des dommages causés à l’Humanité pour les profits, à court terme, d’une poignée d’industriels.








03 SEPTEMBRE 2015 
   L'orpailleur Rexma à Saül débouté - le Medef à Cayenne discrédité !


Le CODERST* s'est réuni le 2 septembre 2015 pour statuer sur la demande d’Ouverture de Travaux

Pour rappel, depuis 2006 les habitants de Saül, soutenus par les associations écologistes locales et nationales, s'opposent aux permis de recherche et d'exploitation aurifère dérogatoires (2012) obtenus par la société Rexma dans des conditions obscures.

L'ouverture des travaux miniers, aux portes du village (4km), est donc a nouveau bloquée. La majorité des habitants demandent l'annulation définitive du permis d'exploitation. Le CODERST n’a qu’un avis consultatif mais celui-ci est généralement bien suivi par la Préfecture.

* Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques


Le Medef, qui, jusqu’à présent, s'était montré responsable en matière de respect de l’Environnement et de la réglementation nationale, s’’est ici discrédité en soutenant un projet et un chef d’entreprise qui ont pourtant perdu toute crédibilité.

Lire la réponse du Coderst
et le communiqué de Guyane Nature Environnement

A lire sur Guyaweb : Le minier et la "bonne conduite"  article du 28 août 2015.

A lire sur
Guyaweb : Saül entendu, le futur de Rexma compromis
article du 03 septembre 2015.

extrait : « En réaction au soutien affiché par le Medef, GNE (Guyane Nature Environnement) estime qu’il s’agit d’un « manque évident de discernement (…) de nature à fortement porter atteinte à la crédibilité de l’institution. A l’heure de l’écriture du livre blanc de la Mine responsable au niveau national, il semble manifestement encore long le chemin de la transparence et de la vertu dans la filière mine en Guyane. »
Dessin Copyleft Patochard (cf Manif du Medef : les pendus de la République)

Du côté du Collectif des habitants de  Saül, on se réjouit sur le facebook de "A bon entendeur Saül"

mais aussi du côté de la Mairie (extrait France-Guyane du 3/09/15)


Rappel des faits : Pour un aperçu des dernières articles de presses sur cette société, cliquez ici.







25 AOUT 2015
 

   Le caricaturiste Patochard contre le "cirage de pompes" quotidien

Le week-end dernier, la Presse Quotidienne Régionale nous a gratiné d'articles dithyrambiques sur la visite protocolaire de notre Ministre de L’Economie, sans oublier la Une du 21/08, des plus surréalistes, qui vaut son pesant d’or !

Plutôt que de longs discours, un peu d’humour… et de l’info !


       
Dessin Copyleft Patochard

Un article de L’AFP / Libération, qui laisse la place à la contradiction :

Ségolène Royal, Ministre de l'Environnement, répond en direct ce matin (27 août) à un collaborateur de Maiouri Nature, dans la matinale de France-Inter, sur l'insensé projet de la multinationale canadienne Colombus Gold.
La réponse de la Ministre à écouter sur ce lien. (à la 2,25eme minute)

- Le reportage Télé Guyane sur ce couac gouvernemental : Réactions opposées du Maire de Roura et de Maiouri Nature sur ce lien.

- Pendant ce temps, nos voisins d’Amérique du Sud (Pérou, Colombie, Equateur…) qui souffrent au quotidien des pollutions minières, sont montés au créneau d’une manière bien noble et courageuse pour la journée mondiale contre l’industrie minière !
A visionner sur Radio Tremblor

- Une actualité pourtant criante, nous rappelle que l’activité aurifère est superflue, économiquement fluctuante, mais surtout l’une des activités industrielles la plus polluante au monde.

- Un remarquable Webreportage de Radio France Internationale

- Le cas d’une autre mine d’or : Salsigne
A lire sur Bastamag

- En Chine : 700 tonnes de cyanure dans la nature

Sur Guyaweb : un permis de recherche de Mines accordé

Sur Guyaweb : Lettre ouverte au Ministre Macron, de Harry Hodebourg, délégué régional CAP21

Sur Guyaweb : Bleu, blanc, or

Sur Blada.com : un Jodla qui évoque  la brosse à reluire de France-Guyane

- Revue de Presse Outre-mer de France-Inter

...où l’on apprend que la Colombus Gold aura un besoin énergétique, représentant 20% de la consommation annuelle du département, qu’il faudra construire des centrales à bois (extrait de nos forêts primaires) et déforester 125 km de corridor pour implanter une ligne haute-tension, entre Saint-Laurent et cette mine. (coût pour le contribuable estimé à 60 millions d'euros).

Pour rappel, la Mine de la Montagne d’or / Colombus Gold  consiste a broyer la roche contenue dans une fosse de 2,3 km de long, 800 mètres de large et 250 m de profondeur. Une absurdité sans borne, au regard de l’emission des gaz à effets de serre, favorisant le réchauffement climatique (pour extraire seulement 1,50 grammes d’or par tonnes de roches broyées).

Enfin, le plus grave n’est pas la fosse pharaonique que les miniers laissent, à leur départ, au pays hôte mais son contenu : des centaines de millions de tonnes* de ce broyat minéral, répandues en périphérie de la mine, sur des milliers d’hectares. A la merci des pluies tropicales, ces déchets miniers seront lessivés durant des siècles. Ces derniers, contiennent potentiellement des métaux lourds (arsenic, cadmium, plomb, mercure naturel, uranium…) qui vont se répandre au fil du temps, dans les criques puis fleuves alentours. Pour en savoir plus le Drainage Acide miniers, cliquez ici.

* 460 000 000 tonnes de déchets miniers en fin de projets, d'après nos calculs.

+++++++++++

Maiouri Nature Guyane attend avec impatience les réactions médiatiques de nos confrères ONG Environnementalistes, GNE et  WWF Guyane, pour répondre à cette actualité minière éminemment impactante sur la biodiversité guyanaise. Nous les relaierons ci-dessous si elles s'aventurent à jouer leur rôle !

- 26/2/2016 : On croit réver  : le WWF et le lobby minier main dans la main pour la valorisation de la filière aurifère guyanaise. Extrait de l'excellent article de Guyaweb : " Par ce nouveau rapport, le WWF, ONG environnementaliste, reste fidèle à sa politique de soutien de l’activité minière : « une filière certifiée « or responsable » ; cette labellisation, c’est un vrai potentiel de développement à affiner ». Lire la suite ici...

WWF et GNE (Gepog, Sepanguy, Kwata) ont la responsabilité de siéger à la Commission Départementale des Mines (CDM). Ces postes permettent d’avoir entre les mains, toutes les demandes de permis de Recherches ou d’Exploitation minières, bien avant tout le monde. Un avantage de poids pour mieux les contrer. A ce titre, Maiouri Nature regrette l'impossibilité, pour le grand public, d’accéder aux documents de synthèse et compte-rendus, malgré la raison d’être initiale* de cette commission.


Ci-contre, la composition de la CDM cuvée 2016, où l'on va, vraisemblablement, plus que jamais, parler rentabilité et profit plutôt que respect du patrimoine biologique de l'Humanité.

*La mise en place de la commission des mines a pour objectif d’afficher une complète transparence dans les procédures d’attribution des titres miniers et de dégager un consensus dans la gestion des affaires minières. ( Extrait p5 - Notes synthétiques - activité minière en Guyane. A relire sur : Drire Guyane - juin 2003 )





7 AOUT 2015 
  Usine de cyanuration à St-Elie : cynisme et arrangements en période estivale (2)


Voici la contribution que l’association Maiouri Nature a annexé au registre de l’enquête publique dans les délais légaux :

+++++++

– Eu égard à l’importante dangerosité de ce projet industriel, d’intérêt particulier,

– Eu égard aux dommages irréversibles qu’un accident industriel pourrait causer à ce secteur, espace naturel à haute biodiversité, que l’on va détruire avant même d’avoir pris le temps de l’inventorier, bien communs des Guyanais et de l’Humanité,

– Eu égard à la nécessité pour la société civile d’étudier collaborativement la complexité de ce procédé industriel ICPE

– Eu égard à la non-disponibilité de ces milliers de pages de documents techniques sous forme numérisée (pdf téléchargeable) qui empêche une consultation technique, citoyenne, démocratique et délocalisée,

… enfin et surtout,


– Eu égard à l’inopportune période à laquelle la DEAL a choisi de mettre cette enquête publique en consultation (période estivale ou bon nombre de Guyanais sont hors département)

Maiouri Nature Guyane considérant cette enquête non conforme à sa mission citoyenne :

– demande le report de cette enquête publique à la rentrée prochaine 2015.

– demande la mise à disposition, sous forme numérisée (au format pdf téléchargeable) sur le site de la Préfecture (comme les nouvelles dispositions l’exigent), ou sur le site du pétitionnaire, de l’intégralité des documents actuellement consultables uniquement sous forme papier à l’annexe Mairie de St Elie.


ON EN PARLE SUR GUYAWEB : Dieu merci, l'enquête est fini du 7/08/2015


POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA CYANURATION INDUSTRIELLE

Maiouri Nature Guyane a rejoint la coalition européenne BangBanCyanide qui réclame à l'équipe de JC Juncker (président de la Commission Européenne) l’interdiction de l’utilisation des technologies à base de cyanure dans l'industrie minière en Europe.

Pour lire le communiqué de presse de la coalition internationale, de sept 2014, traduit en français, cliquez ici

Le cyanure bientôt en Guyane ?

- Le projet insensé D'USINE DE CYANURE A REMIRE : A lire ici

LA GRANDE BRADERIE DE L'ETAT pour AUPLATA : 75 000 HECTARES DE FORÊTS PRIMAIRES à cyanurer ! A lire là


Pour en savoir plus sur la dangerosité du cyanure en Europe, le Facebook de BangBan Cyanide et le www.bancyanide.eu

Consulter le dossier : Catastrophe cyanure en Roumanie         Consulter le dossier : Catastrophe Cyanure en Espagne






30 JUIN 2015
 

   Orpaillage : propagande, cynisme et petits arrangements en période estivale ! !

36 300 ha de forêts livrés aux forages exploratoires sauf mobilisation citoyenne d'ici début juillet

Une propagande martelée pendant des années par la FEDOMG a réussi à persuader de nombreux hauts fonctionnaires que la mise en place d'orpailleurs légaux sur des sites clandestins, allait régler le problème posé par les orpailleurs illégaux.


Ce dogme répandu à longueur d'interview par la filière minière avait presque fait oublier la fameuse phrase d’un officier de Gendarmerie, il y a quelques années : « Entre orpaillage illégal et orpaillage légal, il n'y a que l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette ».

Le nombre de procédures judiciaires traitant de la question ces dernières années en Guyane et l'actualité toute récente concernant la mise en examen du président de la FEDOMG prouve, hélas, la triste réalité du terrain.


L'orpaillage rapporte beaucoup à un petit nombre mais coûte très cher à la société guyanaise.

- Maiouri Nature demande qu'une enquête administrative soit ouverte afin que nous connaissions le montant total de toutes les subventions accordées à la filière minière, cette dernière décennie, et la destination réelle de ces fonds publics.

Le Communiqué en pdf ici...
Dessins Patochard



Un des plus beaux littoral cayennais risque de disparaître sans une mobilisation citoyenne

Le 14 juillet 2014, un promoteur immobilier a déposé un permis de construire pour un immeuble de 2 appartements haut standing au Service Urbanisme de Cayenne.

Le 22 janvier 2015, soit plus de SIX MOIS plus tard, le Service Urbanisme n'ayant étonnamment pas statué sur ce permis dans les deux mois de délais légaux, le promoteur immobilier a affiché le panneau de permis de construire officiel sur le bord de la parcelle BM 263, en bordure de la petite plage de Bourda.


En effet, après six mois d'attente, tout citoyen peut prétendre à un permis tacite et installer le panneau obligatoire. D'ailleurs, cet affichage, officialise le point de départ des DEUX MOIS durant lesquels un tiers (citoyens ou association) peut légalement entamer un recours contentieux au Tribunal Administratif contre la Mairie de Cayenne. A ce titre, le promoteur a d'ailleurs fait constater la pose de son panneau par constat d'huissier.

Le compte à rebours a donc démarré pour sauvegarder le dernier lopin de terre non urbanisé, érodé par la mer, mais néanmoins d'une grande valeur patrimoniale, environnementale et sociétale.

Il s'agit d'épargner de la destruction un paysage remarquable, qui deviendra inévitablement à son terme, un amoncellement d'enrochements, remblais et clôtures, interdisant l'accès de tous les Guyanais, à cette plage remarquable, tant transversalement que longitudinalement. (...)

Quand bien même la Mairie délivrerait maintenant un avis défavorable à l'encontre de ce permis, le promoteur peut juridiquement se prévaloir d'un permis tacite et, par la même, faire démarrer les délais légaux de recours qui nous sont réservés. (...)

... Lire la Suite sur le pdf à télécharger

On en parle dans la presse :

A LIRE SUR GUYAWEB : Un projet immobilier "sensible" sur Bourda du 24 février

A LIRE SUR FRANCE-GUYANE ICI  et : L'avenir de Bourda se joue maintenant (accès payant) du 25 et 27 fév 2015

A LIRE SUR GUYAWEB : « Second Refus pour Magnan » du 27 fév. 2015

A LIRE SUR GUYAWEB : Chantal Berthelot : «Il faut qu'on appelle les élus à modifier l'urbanisation » du 18 mars 2015.

A LIRE SUR GUYAWEB : « Interview du Directeur du Groupe de recherche CNRS Littoral de Guyane » du 18 mars 2015.

16 Mars 2015 : Courrier de soutien de la Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN) fondée en 1854 ! A télécharger ici.

Notre position au 2 mars 2015 :

A l’issue d’un week-end de fortes houles, nous avons pris connaissance de ce surprenant arrêté municipal, annonçant  le refus du projet immobilier de la petite plage de Bourda.

Surprenant à plus d’un titre, car le dénouement encore incertain, était annoncé à la presse pour le 27 février bien que l'acte ait été validé un mois plus tôt, le 29 janvier ! (sic)

Malgré ce refus de permis, MNG ne peut malheureusement pas s’en réjouir pour les raisons suivantes :

- il y a quelques mois, nous avions déjà envisagé ce scénario, à savoir une réponse du service urbanisme bien au delà des délais légaux (6 mois et demi au lieu de deux mois à six mois),

- le promoteur apprend par voie de presse son refus de permis un mois après qu’il ait été signé par le Maire ! Ses délais de recours sont anormalement restreint.

- le fragile argument réglementaire sur lequel repose le refus n’est plus valide car il a curieusement été annulé, en Conseil Municipal, sur proposition de la Mairie, le 5 septembre dernier  (le jour même de l'avis défavorable du Conseil Général signifié sur l'Arrêté) !

- l’Arrêté ne stipule pas la nature de l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France, à savoir « défavorable ».

- l'avis défavorable de l'ABF date du 30 juillet et celui du Conseil Général du 5 sept. Bref, deux avis négatifs dans les délais légaux ! Qu'attendais donc la Mairie entre le 6 sept et le 29 janvier pour valider le refus de permis ?

- ainsi, le promoteur peut, dès lors, représenter son permis, dès demain, sans aucune modification alors que les flagrantes infractions du Code de l’Urbanisme sont d’ordre « risques naturels » à savoir Mouvement de terrain élevé et Risque littoral Aléa fort.

Au regard de ce qui précède, la Mairie offre tous les arguments pour permettre au promoteur un jugement favorable à son recours contre la Mairie et de fait, réveiller son permis tacite.
De plus, si la Mairie développe autant d’énergie pour se défendre qu’elle en a déployée pour instruire le dossier, il est à craindre que le dénouement soit à l’avantage du promoteur.

Au final, le juge risque de statuer sur la forme (la façon dont le permis a été refusé) et non sur le fond, entaché de plusieurs atteintes au Code de l’Urbanisme ?
Tous les conseils citoyens sont bienvenus !


Insertion lointaine du projet immobilier simulée par les soins du MNG car absente du dossier de permis (doc. non contractuel).


   Je suis Charlie !

Un dessin de Patochard, le caricaturiste de MNG, en hommage à l'équipe de Charlie Hebdo,
lâchement assassinée ce mercredi 7 janvier 2015.

En 2008, Charlie Hebdo, sous la plume d’Antonio Fischetti, avait effectué un reportage sur l'orpaillage en Guyane.
Il avait alors fait appel à des membres fondateurs de Maiouri Nature Guyane,
en tant que correspondants locaux.

Au final, la conclusion de son reportage était sans appel et en phase totale avec nos convictions ! Citons le journaliste : « L’or ne sert à rien (…) Un empoisonnement massif, donc, et tout ça pour des bijoux clinquants et moches, et des lingots à la con enfermés dans des coffres par des riches qui veulent le devenir encore plus».

Bonne lecture ! (en cliquant sur l’image de droite © Charlie Hebdo).





24 NOV 2014 

   A qui profiterait un second barrage hydroélectrique en Guyane ?



























Notre majorité régionale a choisi de détruire des pans entiers de notre patrimoine naturel, l’une des dernières forêts anciennes en bonne santé de la planète :

Rodolphe Alexandre souhaite brûler 40 000 ha de forêt pour faire de la biomasse à grande échelle (1), Héléne Sirder, déléguée à l’environnement, soutient le projet d’un second barrage, 3 fois plus étendu que celui de Petit-Saut, et enfin, Carol Ostorero déléguée aux ressources naturelles, pèse de toute son influence pour que notre économie soit prise en mains par des
http://raoni.com/actualites-826.php
multinationales minières (Auplata détient déjà 75 000 ha de permis et titres miniers, 100 000 ha pour Newmont, Colombus 19 000 ha, Iamgold…)

Quid du second barrage : Rodolphe Alexandre semble vouloir créer l’affolement en annonçant 180 000 habitants en 2020 sur le littoral !  Il justifie ainsi ses projets insensés !

Or, ce barrage répond seulement à la demande en énergie des compagnies minières citées plus haut mais aussi aux contrats d’énergie entre EDF le géant Eletrobras (2) au Brésil, qui ne peut plus, politiquement, imposer de barrages destructeurs dans son pays (Cf Belo Monte).

  Projet de Parc National à Kaw

Réactions suite à l’article paru sur GUYAWEB :

Mme Sirder, déléguée à l’’environnement au Conseil régional, Présidente du PNR Kaw-Roura, refuse d’améliorer le statut de la Réserve Naturelle des Marais de Kaw au seul prétexte que cela pourrait nuire à l’exploitation de nos ressources naturelles.

A-t-elle pour seule mission de favoriser l’extraction minière non durable au profit de multinationales, au prétexte qu’elle en a été l’avocate dévouée ?

Mme Sirder ne peut ignorer que le SDOM offre déjà 45% de notre territoire , c’est-à-dire de notre patrimoine national, à une industrie
reconnue comme extrêmement polluante, aux retombées économiques négligeables
(1 à 2 %) et peu pourvoyeuse d’emplois intéressant nos jeunes concitoyens.

…et ce, au lendemain du rapport du GIEC confirmant une fois de plus l’influence des activités industrielles dans le dérèglement climatique et l’importance des puits de carbone que sont les forêts anciennes ?
 
- La multinationale minière Auplata (une petite poignée de dirigeants) possède déjà presque autant de surface de permis et titres miniers que certaines des plus grandes Réserves naturelles de France :
75 000 hectares (à vérifier ici) !



29 OBTOBRE 2014 
  Projet d'arrêté préfectoral pour une meilleure protection du lac de Petit saut


Maiouri Nature Guyane a contribué via la formule offerte par la Préfecture de proposer en lignes des remarques sur les projets d'arrêtés qui gèrent la vie de notre département.
Pour consulter la contribution de MNG sur le sujet du lac de Petit saut, cliquez ici.
P
our consulter la page de consultation publique, cliquez là.
- L'article de Guyaweb  du 6/11/14 : La réglementation s'attaque au braconnage sur Petit-Saut.




08 0CTOBRE 2014 


ou COMMENT IMPLANTER UNE SOMPTUEUSE VILLA SUR UN LOPIN DE TERRE ÉRODÉ PAR LA MER ?
                                      
                                             
    ...DÉCOUVREZ ICI LA MÉTHODE DU SERVICE URBANISME DE LA MAIRIE DE CAYENNE

L’association Maiouri Nature Guyane vient par la présente dénoncer une modification du Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Cayenne en procédure simplifiée qui lui semble être illégale. (MODIF DU PLU DU 5 SEPT A TÉLECHARGER)  En effet, comme le spécifie l’article L 123-13-3 du code de l’urbanisme, la procédure de modification simplifiée n'est pas autorisée lorsqu’elle risque de :
-
« …réduire un espace boisé classé, une zone agricole, naturelle, ou une protection édictée en raison des risques de nuisance, de la qualité des sites, du paysage et des milieux naturels, ni comporter de graves risques de nuisances.»

-
« Elle ne peut pas majorer de plus de 20% les possibilités de construire résultant dans une zone
de l'application de l'ensemble des règles du plan »


- Or, dans l’affaire qui nous concerne, cette modification qui rend constructible une zone de 20 m de part et d'autre de la Route de Bourda (littoral ou Site Inscrit
(1) (2)) va surtout aider à la réalisation d’un projet immobilier contre lequel notre association s’est engagée à lutter du fait de son implantation en un site naturel d’une grande valeur patrimoniale.

Ainsi, jusqu'à présent, les parcelles,  BM 263 + BM 715 - BM 716 (ex-BM 264) et BM 29, rongées par l’érosion marine, ne bénéficiaient plus que d’une négligeable surface constructible. Suite à l’annulation de l’article 6 précité, ces parcelles, en « Site Inscrit » vont ainsi bénéficier d’un providentiel accroissement de leur surface constructible qui peut atteindre plus de 100%  pour la BM 263 et sans doute autant pour d'autres parcelles adjacentes, comme la BM29.
Bref, bien plus que la limite des 20% accordés par le code de l'urbanisme pour les procédures simplifiées.

(1) Colline de Bourda : site inscrit ? Télécharger l'Arrêté 1982 et la fiche DEAL.

Par ailleurs, les règles de « notification » de la procédure simplifiée (mise à disposition du dossier au public, publication et affichage,…) ne semblent pas avoir été respectées.

- Enfin, les arguments avancés pour mobiliser et convaincre les conseillers municipaux sont pour le moins fallacieux :

1 - Ainsi, sous prétexte que le Conseil Général ne respecte pas l'article 6 du PLU et donne des avis favorables en contradiction avec celui-ci, la solution de la Mairie consiste à abroger l'article ! Ne serait-il pas plus démocratique de faire un rappel à la loi à cette institution ? Comme l'a fait Maiouri Nature le 6 février2014.

2 – On justifie d'abord la suppression de l'article 6 par un discours progressiste : « Site d'une qualité paysagère, environnementale, architecturale, à préserver » mais on conclut en annonçant une raison plus pragmatique : «supprimer les risques de recours contentieux dans le cadre de l'instruction de permis de construire délivrés dans le secteur de Bourda ».

3 – On admet que la rue est étroite ((4 m de bitume sur la majorité du parcours) et on prescrit en revanche un bâti à l'alignement de la voie !


RAPPEL DES FAITS : (lire la suite ici)




29 SEPTEMBRE 2014 
  Campagne Bang Ban : Interdisons le cyanure en Europe... et en Guyane !

Maiouri Nature Guyane a rejoint la coalition européenne BangBanCyanide qui réclame à l'équipe de JC Juncker (président de la Commission Européenne) l’interdiction de l’utilisation des technologies à base de cyanure dans l'industrie minière en Europe.

Ce communiqué de presse sort ce 29 septembre à l'occasion des auditions des commissaires européens de 2014.
Pour lire le communiqué de presse traduit en français, cliquez ici

Le cyanure bientôt en Guyane ?

- Le projet insensé D'USINE DE CYANURE A REMIRE : A lire ici

LA GRANDE BRADERIE DE L'ETAT pour AUPLATA : 75 000 HECTARES DE FORÊTS PRIMAIRES à cyanurer ! A lire là


Pour en savoir plus sur la dangerosité du cyanure en Europe : Le site de Bang Ban Cyanide : www.bancyanide.eu

Consulter le dossier : Catastrophe cyanure en Roumanie         Consulter le dossier : Catastrophe Cyanure en Espagne




25 SEPTEMBRE 2014
  Protection du Mérou : surtout pas de vague !

Réaction de Maiouri Nature Guyane suite à la conférence de restitution publique du 19 sept. 2014, de travaux issus de quatre années de recherche sur le Mérou géant
.

En 2009 déjà, l'Association Maiouri Nature avait alerté les pouvoirs publics sur l'urgence de protéger efficacement le mérou géant (Epinephelus itajara) comme l'ont fait nos voisins brésiliens et étatsuniens.

A l’époque, la DIREN (futur DEAL) nous avait alors rassurés : un budget d’étude conséquent serait débloqué et à son issue des mesures concrètes et efficaces seraient prises.

Aussi, en cette rentrée 2014, l’équipe de Maiouri Nature fut particulièrement attentive à l'annonce d'une restitution publique de 4 années d’étude sur le mérou, d'autant que le communiqué de presse faisait état de « propositions de gestion de l’espèce pour son maintien à long terme ».

...malheureusement, à ce titre, la conférence de restitution
fut d’une affligeante déception...!
(LIRE LA SUITE ICI).


- Un complément d'information sur Guyaweb le 22 sept 2014

- A lire un retour média sur Guyaweb du 26 sept 2014.
- Et celui de Blada.com et d'Humanité et Biodiversité, le 30 sept 2014
- Les pêcheurs ont une longueur d'avance sur les scientifiques et la DEAL : Propos d'un des fondateurs de l'Assos des Pêcheurs Plaisanciers de Guyane (APPG) : Un rapport de thèse non engagé !

« Plus de la moitié des espèces vivantes pourraient disparaître d'ici la fin du siècle », Dixit Hubert Reeves, ce matin 26 sept, de la Grande galerie de l'Evolution. Réécouter ici !
  La chasse à l'iguane est fermée du 1er Septembre au 31 décembre !

Maiouri Nature Guyane souhaite attirer l’attention sur l’actuelle fermeture de la chasse à l’iguane : du 1er septembre au 31 décembre de chaque année. Cette première période de non-chasse, pour une espèce sauvage en Guyane, n’a malheureusement fait l’objet d’aucune information depuis sa publication en 2011…dont acte !


Dans un souci de préservation de l’espèce durant sa période de reproduction, un Arrêté préfectoral a été publié en avril 2011 en concertation avec les chasseurs, environnementalistes, scientifiques et services de l’Etat.

De nos jours, l’iguane subit une pression de chasse abusive, précisément durant cette période, pour sa chair et ses œufs très appréciés. Tous les moyens sont bons pour les capturer : perches, fusils, chiens dressés, filets … et sans oublier l’incendie volontaire des habitats où le reptile s’apprête à pondre, afin de mieux le rabattre.


La femelle iguane devient très vulnérable à partir du mois d’août car elle doit creuser un terrier pour y déposer ses œufs. C’est durant ces semaines qu’il est indispensable d’assurer sa protection. Pas moins de 90 jours d’incubation seront nécessaires avant l’éclosion si aucune prédation (animale ou humaine) n’est intervenue d'ici là !

Il est donc fondamental de respecter la période de reproduction  afin de pérenniser l’espèce.

Cette gestion de la faune en Guyane doit être saluée et un exemple a suivre…

L’affiche conçu pour médiatiser cette réglementation sera imprimée à plusieurs dizaines d’exemplaires et disposée par nos soins en quelques endroits stratégiques du département.

Pour le reste, c’est à vous, sympathisants de cette action, de TELECHARGER L'AFFICHE, de l’imprimer ou de le diffuser de manière appropriée…en veillant toutefois à respecter la réglementation d’affichage public.

NB : Bien sûr, l'iguane demeure chassable et commercialisable le reste de l'année, à raison d'un quota maximum de 3 iguanes par jour et par chasseur.

Respectez cet Arrêté préfectoral - Soyez responsable pour vous et la génération future  !


- Pour télécharger le communiqué au format Pdf, Cliquez ici
- Pour télécharger l'affiche au format Pdf, cliquer ici

- RAPPEL : Contact de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (Brigade intervention de Matoury) : 05 94 29 19 20

- Pour en savoir plus sur le mode de vie de l'iguane, TELECHARGER LA FICHE IGUANE (extraite de l'ouvrage "Les lézards de Guyane" de J-C. de Massary, aux éditions Roger Le Guen.

- Cette action a généré une dépense  de 115 euros en matériel et impression  - si vous souhaitez contribuer à son remboursement, contactez-nous ! Merci d'avance. ...(Aucune contribution à ce jour !)

RETOUR MEDIA : L'action IGUANE a reçu le meilleur écho médiatique de son histoire. Tous les médias ont relayé notre action et l'affichette fut spontanément
téléchargée et affichée dans des commerces, des administrations, sur des véhicules et même dans les gendarmeries. Quelques exemples de relais Médias :

- TELE GUYANE : La chasse à l'iguane interdite jusqu'en décembre : A VISIONNER ICI.

- FRANCE GUYANE : Pas de chasse pendant quatre mois : A LIRE ICI -
ET LE SONDAGE DU JOUR  (image à droite a cliquer).

- RADIO GUYANE : Débat autour de la question : invité Maiouri Nature et Tchô danbwa :
A ECOUTER ICI
(rechercher émission du 11 sept 2014)

- RADIO GUYANE : Reportage A ECOUTER ICI




24 JUILLET
2014 
  La taxe sur l'or en Guyane atteint des sommets... de sobriété !

Pour ceux qui croient encore que l’activité aurifère légale profite à la Guyane et non pas à une petite poignée d'intérêts particuliers, le journal officiel vient de publier ce jeudi 24 juillet la nouvelle taxe sur l’or. Cette taxe qui était fixé à 417 euros par kilo d'or produit, descend désormais à 341 euros. Pour rappel, à ce jour, le cours du kilo d’or est à 30 630 euros.

Quelle activité aussi destructrice* en terme de bien commun
s’affranchit de ses ravages d’une si faible compensation : 1 % du cours moyen annuel de l’or ? (qui, bien entendu, s'applique que sur la production officiellement déclarée).
Voir le détail de la taxe en cliquant ici :

La taxe serait affectée à la Région et « pour partie versée à l'organisme chargé de l'inventaire (...) de la biodiversité lorsqu'il sera créé » (Revenu.com).
http://www.aldeah.org/es/22-de-julio-2014-dia-mundial-contra-la-megamineria

Autre sujet d'actualité :
- la mine d’or nationale qui fait l'objet d'âpres négociations. Certes, elle serait éventuellement d’un moindre mal car ses dommages seraient mieux contrôlés et ses bénéfices mieux répartis. Mais c’est bien cette dernière contrainte qui semble heurter nos politiques et miniers. Si l'or devient transparent, ce minerai serait alors plus seulement « qu'éclats et artifices » ?


- la Journée mondiale contre la mega industrie minière (cliquez sur l'image à droite)

* activité destructrice en terme de biodiversité et de chimiodiversité de notre forêt, en terme de pollution (remise en suspension dans les criques et fleuves des mercures et cyanures naturels, mais aussi eu égard à l'état des chantiers abandonnés (cf les centaines d'hectares de passif environnemental de l'ancienne mine Boulanger).


2
AVRIL
2014 
  Proposition de loi Chasse et Pêche pour la Guyane !

Depuis plusieurs années, la gestion et la législation de la faune sauvage ne sont plus en adéquation avec les enjeux sociaux, environnementaux et économiques du département.
 
- Du point de vue environnemental, le littoral guyanais s’est vidé en quelques années des espèces gibiers les plus prisées : tapir, cochon bwa, hocco… La chasse de loisir raisonnée ou vivrière, a laissé la place à une chasse commerciale. Les acteurs de ces trafics sont équipés de moyen de locomotion et de conservation qui permettent des tableaux de chasse abusifs. Cette situation délétère se trouve confortée par une réglementation laxiste, ne serait-ce qu’au regard de celle de nos pays voisins. Les effectifs de la garderie en place sont insuffisants pour contrôler un si grand territoire.

- Du point de vue économique, les opérateurs touristiques, assistent, impuissants à la destruction de cette ressource naturelle, un bien commun, dont ils disposent respectueusement et durablement. La cohabitation avec les chasseurs tout-puissants sur les fleuves et les pistes forestières, génère, qui plus est, un climat d'insécurité (voire la mise en danger) qui ne favorise pas le retour de la clientèle (ici courrier de la CGG).

- Enfin, du point de vue de la sécurité, l’absence de règlementation des armes de chasse amplifie le climat d’insécurité déjà flagrants en Guyane. La possibilité pour tout un chacun de détenir sans permis une arme de chasse explique malheureusement les drames humains inacceptables liés à leurs usages incontrôlés. La médiatisation des derniers arrêtés limitant les abus de la chasse ou améliorant la sécurité des citoyens (tirs interdits près des habitations), a été quasi inexistante depuis 2007.

En conséquence, veuillez trouver en pièce jointe un document pdf de 16 pages, argumentés et illustrés, fruit de concertations entre acteurs locaux, chaque jour, confrontés à cette réalité. Télécharger ici le Projet de loi Chasse et pêche. (5,4 mo).

Cette proposition est à l'initiative de :

Maiouri Nature Guyane

et la Compagnie des Guides de Guyane (CGG)



avec le soutien de l'association

Humanité et Biodiversité 




RETOUR MEDIA DE L'ACTION :

- Article de Guyaweb.com
et les réactions des lecteurs

- Article de blada.com associé à l'actualité du moment

- Le débat du mardi 8 avril " Point d'interrogation " de Radio Guyane, où était invité un représentant de MNG et de la CGG.
le podcast de l'emission, bientôt  peut-être ici ?

- Un jugement du 11 mars 2014 qui ne demande qu'à être médiatisé : la validation de l'arrêté quota de chasse... d'avril 2011 !

- Les réactions de la société civile à ce projet de loi ont été cordiales et encourageantes : Mama bobi nous a signalé ses récentes conclusions convergentes sur le sujet suite à un millier d’heures d’échanges dans la vallée du Maroni avec les chasseurs et les cuisinières, le WWF a salué la pertinence de notre argumentaire, des scientifiques tels Pierre Michel Forget ont signalé leur soutien. Même constat d’une association de pêcheurs sportifs (www.guyanepeche.fr) et l’association des chasseurs Tcho dan bwa s’est positionné pour un permis de chasse lors de la réunion du 17 avril citée plus bas.

- 17 avril : à l'initiative d'Hélène Sirder (Région / Développement durable), une réunion a eu lieu sur le thème : " Pratiques illégales et leurs impacts sur le patrimoine naturel ". Etaient présentes : Forces armées, Préfecture, ONF, Gendarmerie, Marine, Marins pêcheurs, Ifremer, PNR, Fedomg, Tchô danbwa, WWF, GNE, Hurleurs. On peut s'étonner de l'absence de la DEAL et de l'ONCFS. Notre association n'a pas été contactée pour cette rencontre !

- 25 avril : Hasard du calendrier ou mouvement impulsé par notre action, la Préfecture lance le 1er mai 2014 une campagne intitulée "Déposez les armes" avec pour mission de récolter, durant deux mois, sans sanction juriciaire pour les participants, les armes à feu détenues illégalement. Comme le souligne le procureur " Si je comprends bien qu’en forêt on ait besoin d’une arme pour chasser et d’un sabre d’abattis, j’ai du mal à comprendre qu’on ait une forêt à traverser quand on est sur la Place des palmistes ». A lire sur Guyaweb ici.

- 28 avril : Interrogé sur l'instauration d'un permis de chasse, le Préfet de Guyane a précisé sur Le Kotidien : "Une réflexion est en cours, je plaide pour qu'elle commence au niveau local et non à Paris".

- 15 juin : Un groupe de parlementaires du Groupe Europe Ecologie Les Verts souhaite s'inspirer des propositions de MNG et rédige un amendement à la loi biodiversité. Ce dernier porte sur l'interdiction de chasse avec tout véhicule à moteur pour capturer, rabattre ou tirer le gibier.

- 25 juin : La Députée Chantal Berthelot sollicite le retrait de cet amendement. Maiouri Nature ne peut que comprendre ce refus car l'amendement incluait les embarcations nautiques et/ou n'excluait pas les populations de l'intérieur de cette réglementation. Consulter ici le contenu des discussions à l'Assemblée nationale. Néanmoins, dans un courrier adressé aux parlementaires impliqués dans ce dossier, Maiouri Nature sollicite une nouvelle présentation de cet amendement sous réserve que l'interdiction ne concerne que les véhicules terrestres à moteur ou limitée à la zone littorale. A noter que cette distinction entre Nord et Sud du pays fonctionne correctement chez nos voisins du Suriname - revoir ici le calendrier période, quotas et zonage "chasse" au Suriname.

- 17 juillet : le sujet fait l'objet d'un article dans Guyaweb : L'amendement tiré à la chasse.

- 10 nov. : Un petit saut pour un grand lac : Mise en place de l'Arrêté Chasse sur le lac de barrage Petit-saut. Guyaweb du 6/11/14

- 29 janv. 2015 : Un reportage de Télé Guyane sur la vente libre des armes de chasse et leur impact sociétal : selon le procureur Yvan Auriel, « La Guyane ne peut plus faire l'économie d'une réglementation, même à minima» - Selon le directeur de la société publique : Olivier Le Cardinal : il faut distinguer les populations rurales de «...la population des villes qui doit avoir un permis de chasse car cela ne fait pas parti de leur tradition.»  A visionner ici.

- 1 février 2015 : un reportage assez complet de  "Télé Guyane » sur le braconnage d'espèces protégées et la chasse en général sur le département. On y interview respectivement le responsable « atteinte Environnement» de la Gendarmerie, les douanes de St Georges, Maiouri Nature, l'association des Chasseurs Tcho DanBwa, le Préfet, l’ONCFS, et le trafic international des insectes guyanais est évoqué en fin de reportage. Tous les propos des intervenants vont dans le sens d’une nécessaire évolution des pratiques de chasse, en instaurant entre autres, un permis de chasse ! A visionner ici

- 10 février 2015 : un communiqué de MNG  intitulé "Règlementation de la Chasse en Guyane" sur le site de "Humanité et Biodiversité" : un résumé avec lien des avancées sur le sujet depuis depuis notre communiqué d'avril 2014 : A visionner ici

- Mars 2015 : l'ONCFS procéde à la diffusion d'une plaquette imprimée présentant les QUOTAS ET PERIODE DE CHASSE. Un bel outil pédagogique à télécharger sur ce lien. Certains exemplaires sont indéchirables et imperméables, adaptés aux sorties terrains.
A noter, par ailleurs, l'existence de cette affiche (ONCFS/Parc Amazonien) en diffusion dans les restaurants : ESPECES COMMERCIALISABLE EN RESTAURANT à télécharger sur ce lien.

-
1 avril 2015 : Une mission pour améliorer la réglementation de la chasse en Guyane est prévue la semaine prochaine jusqu'au 30 avril prochain. Diligentée par l'état, elle va être conduite par 2 spécialistes venus de l'Hexagone. Deux reportages présentant les interview de deux fondateurs de l'association de chasseurs Tcho Dan Bwa. Ils évoquent leur point de vue sur le sujet de l'instauration d'un permis de chasse.  A visionner ici



20
MARS
2014 

  Les métiers d'Avenir du gouvernement Hollande : mineurs en Guyane !

Il y a 6 mois lors de la seconde Conférence environnementale, le Président Hollande affichait sa volonté d'obtenir «un pacte mondial sur le climat» lors de la 21e Conférence Paris Climat (COP21) en 2015.

L'objectif fixé par le chef de l'Etat étant de réduire de 50% notre consommation énergétique d'ici à 2050 et de 30% notre consommation d'énergies fossiles d'ici à 2030.

Cela semblait répondre positivement aux cris d'alarme lancés par les climatologues du GIEC , lors de la parution de leur 5e rapport d'évaluation à l'attention des décideurs.

Or, dans le même temps, le Chef de l'Etat autorise son ministre du Redressement productif de procéder à la création d'une Compagnie nationale des Mines de France (CMF) et à prendre des participations dans des multinationales actives de ce secteur.

L'Etat serait-il subitement atteint de schizophrénie ? Est-ce en traitant avec des compagnies comme NEWMONT MINING ou IAMGOLD, que le gouvernement Hollande prétend faire de la France « la nation de l'excellence environnementale » ?

Pour rappel, si la première est tristement connue pour détenir l'Oscar de la Honte 2009, et néanmoins titulaire d'un PER de 100 000 ha dans l'ouest guyanais, la seconde nous a prouvé il y a peu, qu'elle aurait brûlé plus de 90 millions de litres de gaz-oil pour extraire 30 tonnes d'or de la montagne de Kaw, si un fort mouvement citoyen ne l'en avait pas empêché. Cette gabegie d'energie pour l'intérêt particulier d'une multinationale sont autant de tonnes de rejet de Co2 responsables des dérèglements climatiques.

Mr Montebourg se rendra prochainement à Cayenne pour offrir la seule forêt tropicale primaire européenne à l'appétit des opérateurs miniers qui sont responsables en grande partie de la destruction des forêts primaires dans le monde..

Nous profiterons de son court séjour Guyanais pour lui rappeler comment un certain Claude Allègre (1), militant socialiste aux idées ultra-libérales, directeur du BRGM, laissa une multinationale minière spolier les intérêts de la France dans l'affaire de la mine d'or de Yanacocha au Pérou*.


Le futur code minier nous promet une « renaissance de la politique minière », un secteur économique du passé qu'aucun gouvernement libéral n'aurait osé ressortir de son puits, depuis la liquidation des Charbonnages de France  !


MAIOURI NATURE GUYANE
demande solennellement au Gouvernement d'abandonner cette politique minière mortifère au profit d'une réelle implication dans la voie de l'indispensable transition énergétique.

MAIOURI NATURE GUYANE se déclare entièrement solidaire des combats menés en métropole, dans la Sarthe et dans la Creuse par des collectifs citoyens d'opposition aux Permis Exclusif de Recherche récemment accordés.

Un lien pour mieux comprendre l'affaire Yanacocha : http://www.lexpress.fr/informations/soupcons-au-dessus-d-une-mine-d-or_634284.html - Une véritable enquête policière qui coutera quelques milliards à la France au profit du minier Newmont Mining.

(1), un clin d’oeil au journaliste de Mediapart qui nous a révélé les supposées falsifications des Etudes environnementales du permis Rexma : Sur Libération : L’Etat à-t-il bradé l’Eldorado (1998)


Un document du CNRS sur l'orpaillage passé inaperçu à télécharger ici.


23 JANVIER
2014 

  L'Ifremer brade le périmètre côtier guyanais aux pétroliers.


La zone hauturière du territoire marin guyanais a déjà été allègrement partagée à nombres de sociétés pétrolières, en quelques mois de pseudo consultations publiques. Désormais, l'Etat et le Conseil Régional (toujours très enclin à satisfaire aux doléances des multinationales minières) s'apprêtent a céder à Total et Shell de nouvelles concessions océaniques. Mais cette fois, ces permis d'exploration englobent la quasi totalité de la zone côtière du département (les 20 premiers kms ). Pourtant ce territoire marin est déjà attribué à la  filière de la pêche artisanale (
troisième secteur en valeur à l’exportation), déjà bien malmené par le braconnage frontalier. Ces nouveaux permis s'étendent tout de même sur plus de 3 millions d'hectares.
Pêcheurs et naturalistes s'accordent pour dénoncer l'impact négatif des bombardements sismiques pour cartographier la géologie océanique, sur les populations de poissons et mammifères marins. Des pistes de recherches ici et .

Le site d'information Guyaweb.com a bien suivi ce dossier et nous vous encourageons à
consulter chronologiquement ces articles d'une grande rigueur.


Le comité des pêches s'élèvent contre les permis offshore
:

Guyaweb du 22/01/2014 a lire sur ce lien.

L'enjeu pétrolier plane sur la pêche
:
Guyaweb du 23/1/2014 à lire sur ce lien.

Les pêcheurs fustigent l'impact sismique :
Guyaweb du 24/1/2014 à lire sur ce lien.

L'Ifremer s'explique sur ses feux verts donnés à Total et Shell :
Guyaweb du 05/02/2014 à lire sur ce lien

Les pêcheurs invités à assister à la commission des mines :
Guyaweb du 12/02/2014 à lire sur ce lien.

Le discours productiviste de ce haut fonctionnaire de l’IFREMER concernant un bien commun de l’humanité, à savoir la zone océanique du plateau des Guyanes est pathétique ! D’ailleurs, cet institut du service public semble s’être tétanisé en terme de protection des ressources halieutiques guyanaises depuis fort longtemps.
- Aucune action d’envergure en matière de protection du mérou géant sinon un arrêté préfectoral insuffisant(1) et surtout inconnu de tous car aucune médiatisation n’a jamais suivi…

- Pour le Vivaneau, malgré des tailles de captures qui sont passées en sortie de bateau, en 15 ans, de 40 cm à 21 cm (cf ventes en grandes surfaces), aucune mesure pragmatique pour endiguer la surpêche ! On commercialise des vivaneaux qui ne se sont pas encore reproduits !

Fabian Blanchard, directeur régional de l'IFREMER, encore estourbi de son séjour au Texas affirme : «Par contre, la plateforme [pétrolière] agit comme un récif artificiel sur lequel se fixe des petits invertébrés qui vont attirer des petits poissons et des gros poissons.»
Cette argument est non seulement dérisoire eu égard à l’importance du sujet traité, mais en plus, c’est une ineptie : les piliers des plateformes sont recouverts de peintures ultra toxiques (de type anti fouling) pour empêcher l’accrochage des algues ! Si des vertébrés s’y fixent ils seront rapidement contaminés !
En savoir plus sur les procédés pour lutter contre ce que les industriels qualifient de "nuisibles marins" (marine pests) !

Pour rappel, la zone côtière guyanaise accueille, chaque année, jusqu’à 50% de la population mondiale de tortues luth, espèce patrimoniale en danger, protégée à l’annexe 1 de la convention de Washington.
Le représentant de l’Ifremer serait, sans aucun doute, plus à son aise au BRGM (Bureau Géologique Minier), avec qui il partage les locaux à Cayenne !
Quant au secteur des pêcheurs artisanaux, ils sont très mal soutenus de ce côté-ci !


(1) Arrêté d’août 2010 limitant seulement le pêcheur amateur a capturer un mérou géant par jour. Les pros n’ont toujours aucune limite de capture dans le temps et la quantité. En terme de médiatisation, pas même une affichette plastifiée distribuée à la petite poignée de revendeurs de matériel de pêche, du département ! Seul un comité de pêche sportive a véhiculé l'information. Le mérou géant est pourtant sur la liste rouge de l'IUCN c'est à dire que 90% de ses effectifs ont disparu ces dernières décennies. Les Etats-unis et le Brésil l'ont soustrait de toute pêche commerciale ou sportive.


Mérou géant de Guyane (Epinephelus itajara), spécimen de 147 kg pêché aux battures du Connétable au large des Marais de Kaw - Un secteur maritime proposé par Maiouri Nature Guyane comme Aire Marine Protégée... en vain ! © Photo Eric / P - www.poissonsdeguyane.com/


14
DECEMBRE
2013 

  Visite de François Hollande et problématiques minières.

Ce matin, samedi 14 décembre, l'association Maiouri Nature Guyane a symboliquement déployé une banderole sur le passage du convoi présidentiel, afin de rappeler son attachement à la préservation de la seule forêt tropicale humide sous responsabilité française et européenne.

Tout en soutenant la formidable mobilisation citoyenne des Hurleurs de Guyane contre l'orpaillage illégal, Maiouri Nature maintient néanmoins que l'exploitation aurifère, qu'elle soit légale ou illégale, demeure  en Guyane un non-sens économique et écologique, au regard du peu de retombées réelles pour l'économie locale, de la biodiversité qu'elle anéantit, et des troubles de tous ordres qu'elle engendre.

Par ailleurs, concernant la revendication dogmatique récurrente d'installer des orpailleurs légaux sur les sites clandestins pour lutter contre l'activité illégale : comment peut-on imaginer qu'un entrepreneur privé puisse réussir là où les forces armées ont échoué* ? Comment, dans ces conditions, garantir la sécurité des salariés sur site isolé ?

Enfin, Maiouri Nature Guyane est très inquiète des dernières révélations du chef de l'Etat** et de la Gendarmerie*** qui avouent soudainement être dépassés par la situation dans l'intérieur du département. Le seul remède avancé, "la création d'une société minière guyanaise dans laquelle l'Etat serait majoritaire…" est aussi inattendu qu'inapproprié pour éradiquer l'orpaillage illégal.


* Guyane 1ere : Une mine d'or fermée pour cause d'insécurité (15/11/2013)
**Guyaweb : Or clandestin, le président regarde ailleurs (14/12/2013)
***Guyaweb : Harpie qui déchante : la note explosive du patron de la gendarmerie ! (13/12/2013)


DECEMBRE
2013 

  13 DECEMBRE : Grande manifestation citoyenne contre l'orpaillage illégal !

Le mouvement citoyen contre l'or illégal des HURLEURS de Guyane prend de l'ampleur.
 

Si ce fléau vous touche et que vous souhaitez réagir, vous pouvez intergrer dès aujourd'hui le mouvement (voir appel à mobilisation ci-joint).
 
Si vous souhaitez agir, reJoignez-nous vendredi 13 décembre à partir de 18h à la Place des Palmistes pour un grand rassemblement citoyen.
Tous ensemble pour dire STOP à l'or illégal ! 

LE SITE WEB : www.hurleursdeguyane.org
FEVRIER 2014 : LA REVUE DE PRESSE APRES 4 MOIS D'EXISTENCE DES HURLEURS : SCOOP IT !

  22 SEPTEMBRE 2013 
  L'homme qui parlait des arbres... sans langue de bois * !

Ce jeudi, le célèbre botaniste Francis Hallé, spécialiste des milieux tropicaux, était en conférence à Cayenne dans le cadre de la fête de la Science.


Après avoir évoqué la richesse de la biodiversité des canopées, le fondateur du Radeau des cimes a regretté le manque de préoccupation, des élus et des énarques, pour les forêts primaires voir simplement pour l'arbre, dans nos villes. Lire à ce titre, un extrait de l'ouvrage qu'il leur a adressé : Du bon usage des arbres.
En réponse à la question d'un auditeur, il répond : «Une forêt exploitée pour son bois est certes profondément altérée mais elle peut espérer retrouver son intégrité si on la laisse tranquille des centaines d'années. A l'inverse, les dégâts occasionnés par les orpailleurs sont bien plus considérables car ils sont quasi-irréversibles ».
 
Il poursuit : « les conquistadors ont envahi l'Amérique du Sud pour y piller l'or de son sous-sol, avec le plus profond mépris pour les amérindiens. De nos jours, en Guyane, les compagnies aurifères détruisent les forêts primaires avec un état d'esprit qui n'a guère évolué, depuis cette époque ! Si la forêt guyanaise a été épargnée par la déforestation des grosses compagnies forestières, elle a eu la malchance de produire de l'or en son sous-sol. »
 
En face de ce bon sens écologique, il y a les réalités de notre département où notre unique quotidien France-Guyane interviewe régulièrement et inlassablement Gauthier Horth, son ex-pigiste, devenu le porte parole du lobby de l'industrie aurifère en Guyane. Après avoir réussi la prouesse de convaincre un préfet de l'unique idée d'installer une activité aurifère légale sur les sites illégalement entrepris (cf actu juin 2013 plus bas), voila que la FEDOMG se rend compte de l'incongruité de cette demande et voudrait plutôt obtenir des aides sonnantes et trébuchantes.

Du coup, devant l'indifférence de la société civile, des environnementalistes politiques ou non, mais aussi de nombreux scientifiques responsables de la sauvegarde de notre patrimoine naturel, l'état semble,
à nouveau, prêt à céder aux exigences capricieuses d'une poignée de miniers.

Au mépris des récentes confirmations du GIEC* concernant le réchauffement climatique et sans contrepartie ou presque pour l'intérêt général, cette industrie d'un autre siècle détruit sans vergogne un bien qui nous est commun... au détriment des générations futures.



Pour finir sur une note plus positive, on vous encourage à découvrir l'un des nombreux ouvrages de notre conférencier favori : Plaidoyer pour l'arbre. Autre moment d'exception, la sortie prochaine d'un long métrage du réalisateur Luc Jacquet, auteur de "La marche de l'Empereur". Sa rencontre avec Francis Hallé a donné naissance à un film patrimonial sur les ultimes grandes forêts primaires des tropiques. IL ETAIT UNE FORÊT sort le 13 novembre 2013, vous pouvez visionner la bande-annonce et le site de Wild Touch : les projets portés par cette association sont nés de la rencontre de ce réalisateur et de grands témoins scientifiques, mobilisés autour des causes environnementales majeures !

Pour en savoir plus sur Francis Hallé : deux émissions sur France-Inter, Les savanturiers et Nous autres.

* Titre inspiré du film "L'homme qui plantait des arbres" , nouvelle écrite en 1953 par l'écrivain Jean Giono pour « faire aimer à planter des arbres », selon ses termes. A revoir sur ce lien !


  AOUT 2013 
  Rexma à Saül : Suspicion de falsification de l'enquête publique ?


Depuis sa condamnation le 11 mars 2013,
à dix-huit mois de prison avec sursis pour « escroquerie », «tromperie » et «détournement de gages», sans oublier le versement de 900 000 euros au plaignant le gérant de la société minière Rexma (qui a fait appel), se retrouve de nouveau dans la tourmente judiciaire.
++++
Nouveau : le 3/4/2014 : la Cour d’appel de Cayenne a prononcé la relaxe de Jean-Pierre Casas, dans l’affaire l’opposant à Daniel Petit, patron de l’organisme de défiscalisation Inter Invest et portant sur des affaires commerciales. Il se pourrait que Daniel Petit se pourvoie en cassation. A lire sur Guyaweb.
+++++
C'est le célèbre journal en ligne Médiapart, à l'origine des scoops des affaires Bettencourt, Cahuzac... qui nous informe de ces révélations ! Ainsi, bien loin des côtes guyanaises, et bien avant nos médias locaux, le journaliste de Mediapart, Karl Laske, dans son article parue le 31 juillet, nous apprend que la DEAL a été perquisitionnée dans le cadre d'une enquête tentant à prouver que l'industriel aurait pu remettre à l'Administration de faux rapports environnementaux pour obtenir son permis minier.

Si vous n'êtes pas abonné à Mediapart, vous ne pourrez pas accéder l'article d'investigation intitulé : Mine d'or en Guyane : le permis Montebourg menacé. Néanmoins, l'affaire a fait grand bruit et de nombreux articles nous en disent plus sur ce permis inique, aux portes de la capitale du Parc amazonien guyanais.




REVUE DE PRESSE LOCALE ET NATIONALE :

- l'article du Monde, de France-Guyane et le dossier de L'Humanité du 14 août

- Enfin, particulièrement affligeant, le billet de Jean-Marie Taubira sur cette problématique. Lire surtout les commentaires des bloggeurs et la manière avec laquelle le politicien, à court d'arguments, finit par leur répondre !

26 août 2013 : Montebourg bloque le projet Rexma sur France-Guyane

20 sept 2013 : Médiapart  détaille : les preuves de la falsification.

Maiouri Nature Guyane vous a confectionné deux visuels pour diffuser sur vos blogs ou autres supports autorisés. Ils sont libres de droit. Les caricatures de Patochard sur ce sujet le sont aussi.

Mine de rien, à télécharger ici - L'impasse à télécharger
(puis clic droit - enregistrer l'image sous...)




  AOUT 2013 
  Journées des Peuples Autochtones : LA ROUTE... comme solution aux problèmes !






    
      






Pour la troisième année consécutive, ce 9 août 2013 fut l'occasion de célébrer les peuples autochtones, à savoir les six nations amérindiennes du département :  Kali'na, Lokono, Paykweyneh, Teko, Wayana, Wayàpi. A l'initiative de la Région Guyane, cette manifestation a débuté le matin par une cérémonie chamanique puis s'est poursuivie par un défilé, place des Palmistes, riche en couleurs et en parures de fêtes. Fait marquant, quatre banderoles portées fièrement par les participants, présentaient les revendications de premier ordre : Non à l'orpaillage illégal (en tête de cortège), Reconnaissance des autorités coutumières et des peuples autochtones et Ratification de la convention 169.

    A l'issue, Jocelyn Thérèse (FOAG), Marie-Laure Phinéra-Horth (Maire de Cayenne), Rodolphe Alexandre (Président de Région), et Thierry Bonnet (Préfecture), ont tous pu exprimer au public leur souhait de rendre honneur au peuple amérindien. Les dramatiques et nombreux suicides de jeunes qui bouleversent encore et toujours les communautés de l'intérieur, ont été évoqués. A ce titre, le président de la FOAG a insisté sur la nécessité de voir se créer un centre d'accueil pour les jeunes amérindiens voulant poursuivre des études sur Cayenne.

    Par contre, Rodolphe Alexandre n'a convaincu personne en tentant de faire croire, qu'envisager une route "Apatou-Maripasoula" ou "Bélison-Saül-Maripasoula", serait aussi une solution aux problèmes sociaux, sanitaires et culturels des amérindiens. Toujours à l'écoute du lobby minier et de celui du BTP, le Président de Région ne peut ignorer qu'une route, tout particulièrement dans le cas des communes isolées du Haut-Maroni, n'apporterait qu'un cataclysme culturel et identitaire. Celle-ci anéantirait tout d'abord, très rapidement, l'une des composantes de l'activité économique des populations, à savoir le transport fluvial en pirogue. Puis, s'ensuivrait d'inévitables dommages environnementaux et culturels : exode rural, orpaillage, implantations illégales en bord de route, déforestation...

    Seulement voilà, la "route du fleuve", comme celle de Saül, a pour principal objectif de satisfaire aux exigences des compagnies aurifères, locales et internationales. Celles-ci en font même une condition à leur implantation, pour accéder à la ressource, à moindre coût. Pour ne citer que celui-ci, rappelons-nous le permis de recherche accordé à Newmont Mining, en 2009, toujours valide, totalisant une superficie de  …100 000 hectares, non loin du Maroni !



  22 JUILLET 2013 
  Journée internationale contre les projets miniers !

Le 22 juillet, tous les collectifs en lutte contre un projet minier, se rassemblent de par le monde, pour commémorer la Journée internationale contre les projets miniers.

Pour connaître les différents collectifs en action, rendez-vous  sur le site de l'ALDEAH  : Alternative au Développement Extractiviste et Anthropocentré sur ce lien, sur le site des Amis de la Terre ou sur le site hispanophone du groupe Manu Chao.

Le terme « extractivisme » nous vient de l’Amérique du sud*.
Faisant référence, au départ, aux activités extractives au sens strict (mines et hydrocarbures), il est de plus en plus utilisé dans les milieux universitaires et militants pour désigner, par extension, l’accélération de toutes les activités d’exploitation des ressources naturelles à échelle industrielle et la place centrale de ces secteurs d’activité pour les économies exportatrices de matières premières.

Enfin, « l’extractivisme » définit aussi l’une des caractéristiques essentielles du système économique et social dominant, qui ne peut assurer sa pérennité et sa reproduction sans l’extraction continue des « ressources naturelles ». La surexploitation de ces « ressources » fournit effectivement une base matérielle indispensable à nos économies de croissance et à nos sociétés de consommation.

*Note : Le sens donné au terme « extractivisme » en Amérique hispanophone et ailleurs dans le monde diffère de son usage au Brésil, où il désigne plus spécifiquement les activités de prélèvement et de commercialisation des produits « de la forêt » non-cultivés (gommes, fibres, fruits, bois, etc.).


 
JUILLET 2013 

  Une transition énergétique... qui brûle la forêt par tous les bouts !




Le 1er juillet 2013, Hélène Sirder, vice présidente du Conseil Régional, a présenté au CAR, la vision de la Région Guyane en terme de transition énergétique, Les trois principaux projets nous semblent un festival de catastrophes écologiques en prévision :

1 - La demande d'un projet d'étude d'un deuxième barrage hydroélectrique voir d'un troisième barrage à terme, sur des surfaces immergées de forêts primaires avoisinant 30 000 à 100 000 ha par infrastructure. Leurs localisations seraient les fleuves Approuague et Mana.

2 - La relance de l'agro-carburant dont on connait désormais l'effet néfaste tant sociétal qu' environnemental !
Petite lecture sur le sujet ici :

3 - Enfin, l'utilisation de 40 000 hectares de forêts tropicales pour la seule alimentation d'usines de biomasse !
La biomasse, telle qu'elle est gérée dans l'usine de Kourou, a un bilan positif parce qu'elle est constituée de déchets de scierie, dégâts de coupe et déforestations agricoles. En effet, le CO2 produit par la combustion du bois est compensée par le CO2 absorbé par les arbres durant leur croissance.

Par contre, il est gravement néfaste si l'on opte pour un approvisionnement des usines à partir de bois directement prélevés dans les forêts : la production de Co2 pour la coupe, le transport et le bilan écologique génèrerait un ratio alors défavorable. Mais surtout, quid de la phénoménale biodiversité et chimio-diversité, encore non inventoriée, dans ces forêts destinées à devenir du vulgaire combustible ?

Pour en savoir plus, lire :

- Le communiqué de Guyane Nature Environnement

 et les articles bien documentés du site Guyaweb :

- Transition énergétique, la copie régionale flirte avec le hors-sujet (Guyaweb du 2/07/2013)

- Arbr’acadabra : biomasse et agrocarburant (Guyaweb du 9/7/2013)


- et la chronique de blada sur le sujet


 
JUIN 2013 
  Des regrets insensés !


Dans son interview au quotidien France-Guyane du 20/6/13, le Préfet sortant nous dévoile ses regrets après deux ans d'exercice.  L'un d'eux nous interpelle ! Il s'exprime sur le fait de ne pas avoir pu concrétiser l'installation des orpailleurs légaux sur des chantiers illégaux, après l'évacuation des Garimperos par les forces armées. L'objectif : lutter contre l'orpaillage clandestin et empêcher le retour des illégaux ! Le Préfet qualifie même cette initiative de "signal de renouveau et de construction".

Pour rappel, c'est en plein conflit légitime des pêcheurs, que cette concession insensée avait été accordée au lobby minier, en février dernier, auprès d'un Etat défait par deux jours de barrages devant la Préfecture !

Si Gauthier Horth, président du syndicat minier Fedomg, se félicite de pouvoir accéder à un ancien site illégal, comment pourra t-il gérer le retour des illégaux en périphérie immédiate, à une centaine de mètres parfois ? Comment une petite équipe de vigiles, légalement armée, pourrait-elle réussir là, où des régiments ont échoué, à savoir : occuper le terrain ? Comment la DEAL pourra t'elle exiger d'un orpailleur légal qu'il respecte les normes environnementales alors qu'on l'a parachuté sur un site initié en toute anarchie. Quid du zonage du SDOM ? Qui endossera la responsabilité des inévitables dommages collatéraux liés à une telle cohabitation ? Le nouveau Préfet ?

Légal contre illégal !
Légal sur l'illégal !


Cohabitation conflictuelle à prévoir ? A moins que l'on ait décidé de replonger le pays dans la situation pernicieuse qui régnait à l'époque, pas si lointaine, où légaux et illégaux cohabitaient, en toute sérénité, échangeant savoir-faire, main d’œuvre servile et petits arrangements. Cette époque où un hebdomadaire, encore indépendant du lobby minier, titrait à sa Une : Orpailleurs, « Tous hors la Loi ! » (nov. 2007). Cette époque où un substitut de procureur confirmait, en conférence de presse, les propos d'un capitaine de Gendarmerie, qui estimait à une feuille de cigarette, l'épaisseur des divergences entre légaux et illégaux !
Si c'est vers ce contexte passéiste et délétère que l'on souhaite retourner, alors surtout, ne changeons rien !

Ce texte avait été initialement rédigé pour paraitre dans la rubrique : "Vous avez la parole !" de France-Guyane. Mais le quotidien ne nous l'a pas donné malgré deux envois successifs.

  

Illustration de © Patochard


  Mai 2013
  Cayenne : protection des espaces naturels protégés urbains !



Depuis plusieurs années, Maiouri Nature Guyane s'inscrit dans une démarche de veille citoyenne des espaces naturelles urbains. Or, depuis trois ans, les zones naturelles des communes de Cayenne et Rémire disparaissent à un rythme des plus inquiétants. Il faut certes construire des logements à une population en forte croissance mais la manière dont la politique d'urbanisme semble menée sur l'île de Cayenne, nous fait craindre, à moyen terme, la sclérose de la ville Capitale.

Le scénario d'une ville paralysée dans les embouteillages, six jours par semaine, sans transports en commun ad hoc, ceinturée par une multitude de zones commerciales, nous paraît très proche. L'île de Cayenne n'aura jamais si bien mérité son appellation. Aussi, il est important dans ces conditions, de conserver des espaces naturels au cœur de nos villes afin que le citoyen de demain puisse se détendre, se ressourcer, à la jeunesse de s'épanouir, sans avoir à dépendre d'une longue, couteuse et hypothétique « sortie à la campagne ».

Les espaces naturels urbains subissent donc une forte pression des promoteurs immobiliers. Si le littoral se trouve quelque peu épargné, c'est seulement grâce aux aléas climatiques et marins du secteur, qui, tantôt propose un cordon inexpugnable de palétuviers, tantôt impose les assauts corrosifs et dévastateurs de sa houle du nord-est.

C'est donc sur les flancs des collines que se portent les projets immobiliers. Mais voilà, depuis la catastrophe de Cabassou, un périmètre de prévention des risques "Mouvement de terrain" (PPR mvt) a été tracé interdisant toute habitation sur les zones géologiquement instables.

Deux zonages ont été dessinés :
- PPR bleu : constructible après étude géotechnique
- PPR Rouge, qui exclut toute construction mais aussi TOUT DÉBOISEMENT ET DÉFRICHEMENT. (Extrait du PPR mvt ici).

La raison en est simple : selon une étude des chercheurs du CIRAD, l'érosion du sol c'est-à-dire la quantité de sédiments emportée par les eaux pluviales, peut-être multipliée par 500 … après son défrichement (1).


En 2010 et 2012, Maiouri Nature Guyane a dénoncé deux déboisement en PPR mvt, constatées par ses membres, sur le mont Bourda. En l'espèce, cette colline bénéficie d'un triple statut de protection. En plus de son régime cité plus haut qui tient à la sécurité civile (PPRmvt), les parcelles en question profitent du statut de Site Inscrit par arrêté ministériel (juillet 1982)  et d'Espace Boisé Classé dans le PLU de la Mairie de Cayenne.

Pour les deux cas présentés ici, le service urbanisme de la mairie de Cayenne n'a pas jugé utile de verbaliser les propriétaires, auteurs de ces atteintes à l'environnement et à la sécurité civile.

S'agirait-il alors de notre part, d'un excès de vigilance, d'une mauvaise interprétation de la loi ? Toujours est-il que la DEAL, interpellée en parallèle par nos soins, a dressé un procès verbal pour chacun de ces déboisements.

- Le premier PV fut dressé le 9 août 2010 (affaire toujours pendante) pour lequel ce comparatif PENDANT et APRES  le défrichement nous démontre son impact négatif sur la stabilité de la colline (voir ici l'évolution de l'érosion sur deux ans)

- Le second en date du 13 décembre 2012, est également en attente…- il concerne le déboisement d'une vieille forêt secondaire en site inscrit sans autorisation préfectorale, puis l'empiètement en site protégé par le double statut de "Espace Boisé classé" et "PPR mouvement de terrain de type "site remarquable". Voir la cartographie approximative réalisée par nos soins ici.


(1)Cirad / Ecerex : le rapport complet ici.
A voir aussi L'OBSERVATOIRE NATIONAL DU LA MER ET DU LITTORAL


  Mi Avril 2013
  Cartorisque : un site web pour mieux connaître les risques naturels
!

Cartorisque est la publication sur l'internet de l'ensemble des cartes des risques naturels et technologiques majeurs. Les informations publiées proviennent des services déconcentrés de l'Etat, sous l'autorité des préfets concernés.

Celles destinées à la prise de conscience des populations sont accessibles dans l'onglet « Information préventive ».

D'autres sont destinées à faciliter la mise en oeuvre de l'obligation d'information de l'acheteur ou du locataire d'un bien immobilier : c'est l'onglet « information acquéreur locataire ».

Enfin, d'autres sont des représentations de servitudes d'utilité publique, les plans de prévention des risques, qui imposent des interdictions et des prescriptions dans certaines zones du territoire.

Pour la Guyane, le lien direct est ici



  Avril 2013
  Cayenne : accès du citoyen au bord de mer... et loi littorale !



Lors des Assises de la Mer 2013, le Préfet de Région rappelait à juste titre : « L’urbanisation du littoral, l'impact sur la qualité des eaux, et sur le trait de côte… Ces questions, très avancées en métropole « vont nous rattraper ici », en faisant référence à la « Loi Littorale », pas tout à fait appliquée dans notre département » (in Le Kotidien.fr)

Pour sa part, Valérie Morel, missionnée à l'IRD et membre du groupement de recherche du CNRS sur les questions littoral, déclare sur Guyaweb, évoquant le lotissement derrière l'Auberge des plages : « Il aurait été plus raisonnable de laisser un espace libre car la meilleure défense est de disposer d’un matelas sédimentaire, donc mettre des enrochements est une technique que j’appelle « technique pansement. On fait penser aux individus qu’ils sont en sécurité alors que l’enrochement participe à la déstabilisation du système. »  Un peu plus loin, elle déclare : « il faudrait peut- être se rendre compte que le territoire littoral est fini en terme de consommation. La notion de risques n’est pas encore bien imprégnée dans les politiques publiques de Guyane ».

Fort de ces récents constats, Maiouri Nature Guyane publie ici un courrier qui alerte la Mairie de Cayenne sur ce sujet. Selon nos informations, la dernière zone naturelle de la plage de Bourda, risque de se voir s'urbaniser puis clôturé, mettant ainsi fin à son accès par les tous les citoyens.

Ces futurs projets nous interpellent pour plusieurs raisons :

1 - Le non-respect de la loi littorale, ce qui est d'autant plus préoccupant à l'heure où l'érosion du littoral est de plus en plus forte et imparable. La construction d'habitations à quelques mètres du trait de côte est, à terme, une source grave et inévitable de problèmes

2 - Le non-respect  du décret d'application de la trame verte et bleue (n° 2012-1492) publié le 27 décembre dernier. Les «Trames vertes» sont des corridors écologiques où la faune terrestre doit pouvoir circuler, s’alimenter et se reproduire.

3 - Le non-respect du partenariat entre la Mairie de Cayenne et le Conservatoire du Littoral, concernant un sentier pédestre ininterrompu reliant le Vieux Port à l'Anse de Suzini. Ce parcours s'avèrerait irréalisable si cet accès était supprimé.

4 - Mais surtout, la suppression du seul véritable accès public à la plage de Bourda, site patrimonial de grand intérêt historique, paysager et social. Or, cette plage est très fréquentée non seulement par les riverains, mais aussi par les Cayennais qui trouvent ici un lieu de repos et de convivialité, en fin de journée et le week-end. A terme, si ces deux projets immobiliers voyaient le jour, c'est près d'un 1,5 km de côte qui deviendrait inaccessible aux citoyens.
Or, le Décret du 28 octobre 2010 pris pour l'extension aux départements d'outre-mer des servitudes de passage des piétons sur le littoral  rend obligatoire l’accès transversal entre la route et la plage à travers les propriétés privées.

LE 11 AVRIL 2013, alors qu'aucune demande de permis de construire ou d'autorisation de travaux n'est sollicité en Mairie, le promoteur immobilier a fait procéder à des dépôts de roches et de latérite sur ce que nous considérons comme le Domaine Public Maritime. Plainte a été déposée par MNG - Une enquête des services concernés est en cours.

Télécharger le courrier dans son intégralité de MNG, (photos et cartes à l'appui), adressé à madame le Maire






  Février 2013

Les effets de la loi Grenelle ont autorisé les Maires à augmenter de 20% les coefficients d'occupation des sols ainsi que les hauteurs des constructions. Cette mesure avait un caractère bénéfique pour l'environnement en ce qu'elle permettait de densifier l'habitat dans les villes et éviter ainsi l'urbanisation d'espaces naturels. Il semble que cette mesure ait été, pour le moins, mal interprétée par la Mairie de Cayenne.

En effet, Par délibération n°2010-183/DST-DUA, les 20% supplémentaires auraient dû être calculés sur les coefficients antérieurs en valeur "relative" et non pas en valeur absolue. Ainsi, pour la zone U4 par ex. (de type pavillonnaire) le COS aurait dû évoluer de 5% soit de 25 % à 30%. (5% étant égal à 20% des 25%).
Or, le service urbanisme de Cayenne, ignorant la distinction «valeur relative/valeur absolue», à simplement additionné les 20% supplémentaires autorisés aux 25% existants, faisant passer le COS à 45% (25+20).


Le droit de construire de notre zone U4 fut ainsi presque doublée via une procédure simplifiée lors de la délibération N° 2010-183/DST-DUA, un soir, à quelques heures de Noël 2010 !

Par le même calcul erroné, la zone U1 est passé à 100% d'occupation du sol ! Les hauteurs ont heureusement bénéficié d'un calcul plus rigoureux.


Pourtant, cette décision n'est pas sans conséquence, au quotidien, sur la vie des citoyens, car il peut potentiellement transformer un secteur de type pavillonnaire en semi-collectif. Cette modification majeure aurait dû impliquer une large consultation des citoyens de type enquête
publique (voir par ex : PLU de Saint-Laurent)

Or, l’article R123-20-1 du Code de l’urbanisme prévoit que la procédure de modification simplifiée peut être utilisée pour :
« b) Augmenter, dans la limite de 20%, le coefficient d’emprise au sol, le coefficient d’occupation des sols ou la hauteur maximale des constructions (…). »

Dès lors, la disposition du PLU relative au coefficient d’emprise au sol serait illégale en ce qu’elle a été fixée au terme d’une procédure supposée illégale.

Concrètement, le citoyen ne peut plus désormais faire annuler ce nouveau PLU. Par contre, si un promoteur, (bénéficiant d'un doublement des surfaces à construire et de cet excessif accroissement des hauteurs), envisage de construire un immeuble de trois étages à proximité de votre habitation, il est fort probable que le permis ne soit pas viable.

En effet, en application de l’article L121-8 du Code de l’urbanisme, l’illégalité de la disposition du PLU relative au coefficient d’emprise au sol a pour effet de remettre en vigueur le document d’urbanisme immédiatement antérieur.

En d'autres termes, il vous suffit de démontrer (après un calcul élémentaire) que si l'on suit le Plan Local d'Urbanisme précédent, seul alors en conformité, le permis de construire incriminé méconnaît des dispositions d’ordre public du Règlement National d’Urbanisme. Il serait alors illégal ?


 Fin Janvier 2013
  Cadre de vie : le pire n'est jamais certain !


Maiouri Nature Guyane souligne et salue l'action en justice du Collectif pour la sécurité et la qualité de vie des riverains de Bourda, qui a présenté en octobre 2012 un référé auprès du Tribunal Administratif contre la Mairie de Cayenne. Son service urbanisme avait accordé un permis à un promoteur immobilier pour la construction de 42 logements "standing", répartis dans quatre barres d'immeubles sur les flancs de la colline de Bourda, inscrite au titre de la protection de l'Environnement.

L'accusation avait dénoncé, entre autres, l'absence d'avis conforme de l'Architecte des Bâtiments de France (dans le cadre de la démolition d'une villa en site inscrit), l'absence d'Avis du Service Archéologique en ce lieu chargé d'histoire, le non respect des prescriptions de terrassement sur ce site instable, l'absence de document photographique permettant d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement proche et lointain, l'absence de plan topographique de géomètre, le défaut d'affichage public, la non-existence juridique de la SCCV trois mois après le dépôt du permis de construire,  enfin et surtout la non-conformité des voies publiques et des parkings sur l'emprise du projet de résidence demandeur.

Madame le Maire à fait preuve d'ouverture et de compréhension en acceptant l'invitation du collectif pour s'exprimer sur la problématique, au siège de l'association, en octobre dernier. Son staff Urbanisme et juridique s'était joint bien entendu à la délégation. Le compte-rendu de la Mairie est sur son site officiel.

Malgré tout, madame Phinéra-Horth a conclu que « réitérant le fait que le permis accordé était parfaitement légal, mais que le collectif pouvait toutefois faire valoir un droit de contestation auprès des instances administratives » dans un délai de deux mois après l'affichage. Dont acte.

Le collectif s'est rapproché de deux avocats de la place, spécialisés dans l'urbanisme. Un premier jugement sur la forme a suspendu le permis en date du 23 novembre 2012. Le jugement sur le fond est en attente mais dès lors le permis a été retiré par le promoteur.
La destruction de notre qualité de vie par une densification de l'urbanisation n'est pas une fatalité pour le citoyen. Des lois et décrets existent et il suffit souvent de quelques clics sur la toile pour le découvrir.


  JANVIER 2013 
  Rexma : à bon entendeur Saül ! *



Dés Juin 2009, lors de l'enquête publique, notre association avançait les arguments qui justifient toujours notre opposition à ce projet (voir contribution Maiouri 2009).

Maiouri Nature dénonce avec virulence la décision d'accorder un permis minier à la société Rexma, aux abords du village de Saül.

Nous attirons l'attention du public sur une particularité importante de la région de Saül qui représente le premier réservoir d'eau douce de la Guyane.

Dans un rayon de 5 km autour du bourg naissent environ 25 sources différentes, quasi permanentes.

Trois principaux bassins versants ont des sources sur la commune: la Mana, l'Inini, l'Approuague.

Pour illustrer cette situation exceptionnelle, on peut signaler qu'il est possible à Saül de boire les eaux de source de trois des principaux fleuves guyanais dans la même journée, en se rendant de Bœuf-Mort à Carbet Mitan (14 km) !


Saül est déjà la capitale des randonneurs. Du fait de sa situation géographie et de la volonté de ses habitants, cette commune est vouée à devenir, à moyen terme, un haut lieu de l'écotourisme européen.
La délivrance d'un permis minier au coeur du parc amazonien réduirait à néant toutes les initiatives individuelles liées au tourisme.

Enfin, rappelons que l'activité aurifère légale, outre son impact extrêmement polluant sur l'environnement, génère inévitablement à court termes d'étroites accointances avec l'orpaillage illégal (pacte de bon voisinage pour éviter les affrontements, prêt, revente de matériels, carburants ou de main-d'œuvre,.. Depuis 10 ans, les médias mettent régulièrement en évidence les jugements d'affaires criminelles prouvant la complicité liant l'orpaillage légal et illégal.

L'arrivée de l'orpaillage légal ne fera qu'accélérer le retour des clandestins que les forces conjointes (9°RIMA, Légion et gendarmerie) ont mis tant d'années a faire reculer.


* titre faisant référence à l'appellation du site web d'un groupe d'habitants de Saül, opposé au projet minier :
www.abonentendeur-saul.net/

Archives  :

L'enquête Rexma parait enfin (Blada.com du 7/02/13)

La saga Rexma sur France Inter (Blada.com du 14/02/13)
Dossier Rexma dans la Semaine Guyanaise : (Guyaweb du 8/2/2013)
Second blocage de l'enquète Rexma (Guyaweb du
Le patron de Rexma poursuivi en Guyane  (Dépeche AFP du 25/1/2013
Orpaillage dans le Parc : réactions (blada.com du 20/12/12)
Aberration durable dans le Parc Amazonien (Blada.com du 14/12/12)
Orpaillage et code minier (Blada.com du 12/12/12)
Le blog de José Gaillou
Rexma : de l'or aux millions (un article pas anodin du 14 avril 2012 - France-Guyane)
La marche courageuse du maire de Saül (Blada du 20/10/06)


 

Illustrations : Patochard





 
30/05/12  


Dans un article intitulé
« A quel prix extraire l'or ? » Patrick Schein rappellait récemment sur son blog le coût minimal pour l'environnement de l'extraction de l'or : « Bien que certains géants miniers soient érigés par le monde financier en champions du développement durable – Newmont fait partie de l’indice Dow Jones Sustainability World Index —, leur action sur l’environnement est pour le moins dévastatrice. Ainsi, pour chaque kilo d’or extrait en 2011, ce groupe cité en exemple a émis : 935 kg de dioxyde de soufre, 28 grammes de mercure, 27 tonnes de gaz à effet de serre (GES) et consommé 2,4 millions de litres d’eau et 75 kg de pneumatiques. »

Il rappelle aussi un cas très proche de celui de la Montagne de Kaw : 
Le refus, par un village Suisse, de l'implantation d'une mine d'or sur leur montagne. Malgré 1,2 Milliards de dollars de métaux précieux à ectraire (dont 33 millions d'€ pour les villageois), ces derniers ont préféré la tranquillité à la pollution de la Minière Canadienne.



 

Autour de la question de l’exploitation de l’or

Le 1er janvier 2012, le Schéma Départemental d’Orientation Minière (SDOM) est entré en vigueur malgré un rejet par les décideurs locaux (la Région a par ailleurs demandé une habilitation et des compétences sur la filière mines). La fin 2011 a été marquée par des passages diplomatiques crispées entre la Région et l’Amapá au sujet de l’orpaillage clandestin.


Une saison en Guyane a interrogé Carole Ostorero (conseillère régionale déléguée aux ressources naturelles, forêt, pêche, économie sociale et solidaire & secrétaire de la Grappe OrKiDé (fédération d'orpailleurs) , Christiane Taubira (Députée de Guyane), Laurent Kelle (responsable bureau WWF-Guyane), et Patrick Monier (président de Maiouri Nature Guyane).
A lire sur le dernier numéro d'Une Saison en Guyane :



Maiouri Nature Guyane accepte l'avancée de ce décret : la mise en place de nouvelles réglementations va enfin permettre de mieux cadrer cette activité qui se développait sans garde-fou ni vision politique.

Tout ce qui va dans le respect des lois et des directives européennes protège la biodiversité guyanaise.
Cependant, nous trouvons que le SDOM accorde une part démesurée à cette activité économique pour des retombées insignifiantes tant en termes de fiscalité qu'en terme d'emplois pour la jeunesse guyanaise

Quelle région ou pays ouvrirait 55% de son territoire à une activité économique aussi destructrice et polluante que l'industrie aurifère, qui plus est quand ce territoire est reconnu mondialement pour sa biodiversité exceptionnelle ?

Quelle région de France est prête à sacrifier plus de la moitié de son territoire à une poignée d'entreprises individuelles. L'intérêt du plus grand nombre doit prévaloir sur l'intérêt de quelque uns ?

* Pour en savoir plus sur le SDOM, l'editorial de Blada.com du 7 janvier
* Les articles de guyaweb du 3 janvier et du 5 janvier 2012



  15/08/11  
  Chasse en Guyane : les dernières avancées

© Maiouri nature guyane

Depuis le 1er juillet 2011 prend effet un arrêté préfectoral 583/DEAL apportant des modifications importantes à la réglementation en matière de chasse dans notre département. Elles portent sur trois domaines
1- Premiers quotas de prélèvements pour certaines espèces,

2- Interdiction de chasser l'iguane du 1er septembre au 31 décembre,

3- Protection intégrale du puma et du jaguar

A noter que cet arrêté est le fruit de négociations entre chasseurs, éleveurs, naturalistes et environnementalistes (ORGFH) qui ont eu lieu en 2005. Des membres de MNG y ont participé sous une autre étiquette et le document exposant leurs doléances est en ligne ici. Nombres d'entre elles sont d'ailleurs toujours d'actualité car non retenues dans l'arrêté. Pour n'en citer qu'une, une période de fermeture de chasse, sur le littoral, si minime soit-elle !
Autres tableaux des abus de chasse à la guyanaise : cliquez ici.

Ces dispositions succèdent à deux autres avancées significatives :

En 2010
En 2007 :
Maiouri Nature Guyane se réjouit de ces progrès qui participent à la protection de la biodiversité en outre-mer.
Reste à présent, aux services de l'Etat et aux collectivités, d'en médiatiser les spécifications afin que les citoyens chasseurs en soient pleinement informés.

En plus de ces mesures nécessaires -mais insuffisantes au regard de la situation particulière défaillante en matière de réglementation- Maiouri Nature Guyane revendique les dispositions suivantes :
  • Des clôtures de chasse correspondant aux périodes de reproduction,

  • La mise en place de quotas par groupes de chasseurs (en plus du quota par chasseur),

  • L'instauration d'un permis de chasse,

  • La protection intégrale d'espèces emblématiques à forte attraction touristique et retombées économiques (toucan, singe hurleur, mouton paresseux, saimiri, tamarin).


  29/05/11  
 
Région Guyane et orpaillage : le syndrome de Guisambourg


L'orpaillage au thiosulfate, dont on ne connaitra pas avant un an la réelle efficacité, soulève déjà des doutes importants sur des risques de pollution des écosystèmes aquatiques.


La société Auplata conviait jeudi dernier les médias à une conférence de presse pour présenter un nouveau procédé de récupération de l’or à base de thiosulfate de sodium.
Cette méthode permettrait un accroissement de rendements par rapport à la gravimétrie.



Si le rendez-vous n’a pas mobilisé les médias locaux, le Conseil régional est venu en nombre soutenir la compagnie aurifère. Près du quart de la conférence Auplata (1) a été animée par Rodolphe Alexandre qui a déployé un enthousiasme démesuré, mais similaire à celui accordé quelques semaines plus tôt, lors de la conférence de presse de la multinationale Iamgold.

Lire la suite...




Auplata : Dieu Merci, l'Etat veille ostensiblement à l'application de la réglementation environnementale... !



  12/04/11  
  
COMMISSION DES MINES : UN CHANGEMENT, MAINTENANT !


Chantal Berthelot, députée de Guyane, dénonçait en avril 2010, une Commission Départementale des Mines (CDM) «inadaptée aux nouvelles structures de gestion dont dispose la Guyane».
Quelques mois plus tard, le Maire de Régina faisait le même constat (1).

Ce 8 avril, sur les ondes de France-inter (2), au sujet de l'abandon de l'exploration des gaz de schiste, Madame Kosciusko-Morizet, Ministre du Développement durable, reconnaissait la nécessité de modifier le Code Minier en y intégrant "des procédures de consultations du Public au stade des Permis Exclusif de Recherche (PER) ". Elle précisait par ailleurs que l'actuel code minier «ne prenait pas en compte les enjeux de participation et d'information du Public».

MAIOURI NATURE GUYANE se réjouit de cette avancée environnementale et rappelle sa demande écrite au préfet, du 17 mars 2011 (3) dans laquelle nous dénoncions le dysfonctionnement de la Commission des Mines.

Lire la suite du communiqué de presse...

(1) http://www.blada.com/data/File/2011pdf/justinanatole122000.pdf

(2) http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/intertreize/index.php?id=103510
Intervention de la Ministre à la 5,55 eme minutes du journal de France Inter

(3) http://sites.google.com/site/maiourinature/actualites-2011/REFONTECDM.pdf?attredirects=0
ou lire pdf joint - lettre de Maiouri Nature au Préfet de Guyane du 17 mars 2011



  16/03/11 
 
VERS UNE COMMISSION DES MINES PLUS EQUITABLE


Au prétexte de tradition culturelle, de développement
économique, voire de libération de l'emprise d'un néo-colonialisme dépassé, une corporation fait passer ses intérêts avant le souci du bien commun : il s'agit de l'activité minière.


Et l'outil qui lui permet d'arriver à ses fins est la Commission Départementale des Mines (CDM).
MAIOURI NATURE GUYANE dénonce le fonctionnement actuel de cette commission, son manque de transparence et la parodie de démocratie qui s’y joue.

Lire la suite...



  09/02/11
  MORATOIRE POUR LE DÉMARRAGE DU FORAGE PÉTROLIER
Lettre ouverte au préfet de Guyane


Monsieur le Préfet,

Malgré plusieurs courriers alarmants en provenance d'associations environnementales comme Greenpeace ou
Guyane Nature Environnement,
vous n'avez pas jugé bon de surseoir à l'autorisation d'exploration pétrolière au large du littoral guyanais.
Ces associations ont pourtant mis en avant des anomalies extrêmement inquiétantes, à savoir
:

Lire la suite...




 
  28/01/11
  Pire entreprise de l'année : la multinationale de l'orpaillage "légal" Anglogold remporte le prix du Jury à Davos

En 2009 déjà, l'oscar de la honte était attribué à une multinationale minière spécialisée dans l'extraction d'or : Newmont,
élue  pire entreprise de l'année en matière d'environnement et de droits humains.

http://www.publiceye.ch/fr/nouvelles/communique-de-presse-28-janvier-2011/

Pour extraire l'or, la multinationale broie et mélange le minerai avec du cyanure, qui sera vraisemblablement interdit en Europe dans les prochaines années...malgré un lobbying des miniers pour obtenir un dérogation en Guyane.

"Les déchets miniers toxiques d'Anglogold empoisonnent les rivières, les puits et des villages entiers contraints de boire cette eau polluée."
« AngloGold Ashanti se montre tout aussi incorrigible en matière de respect des standards sociaux minimaux et de protection des droits humains. L’entreprise possède ainsi sur place un réseau de postes de garde, où l’on observe régulièrement des cas de torture, d’usage injustifié d’armes à feux et de morsures par des chiens de combat ».
Sources multiples, dont :  http://www.publiceye.ch/ et
http://www.swissinfo.ch/fre/economie/Lor_ghaneen_sous_le_feu_des_critiques_a_Davos.html?cid=29364508


  15/01/11
  Un petit duc va-t'il détrôner le baron de l'orpaillage ?

L'année 2011 a vu apparaître une nouvelle espèce de rapace nocturne, Megascops Roraimae, inconnue jusqu'ici en Guyane, sur la Montagne Tortue de Régina; le GEPOG étant à l'origine de cette découverte.
Observée jusqu'à présent dans les Tepui, ces inselbergs gigantesques du Vénézuela, la présence de ce petit hibou confirme une fois de plus la Biodiversité remarquable de la Montagne de Kaw et des montagnes Tortues.
Il est plus que jamais nécessaire d'accroître la protection de ces massifs :
http://www.lifecapdom.org/sites/guyane-29/article/les-montagnes-petites-tortues

A ce titre, gardons à l'esprit que trois permis de recherche de 12 400 hectares au total ont été attribués à la multinationale Iamgold. Pour ceux qui connaissent la route de Regina, il s'agit d'une zone considérable, commençant bien avant le barrage de Bélizon et arrivant quasiment jusqu'à Regina.

Ces permis de recherche ont été autorisés sur des ZNIEFF existantes ou en cours de création, favorisés par un silence laxiste tant de l'ONF que de la DIREN (1).

Nous avions déjà dénoncé ces autorisations en 2009 :
https://sites.google.com/site/maiourinature/articles/la-biodiversite-vaut-de-l-or

Cette nouvelle découverte témoigne une nouvelle fois de la nécessité de réaliser un inventaire de ces zones exceptionnelles en préalable à tout permis.

(1) : Ces deux administrations disposaient de 30 jours pour donner leur avis dans le cadre de l'enquête administrative.
Pas de réponse de la DIREN sur le permis Veoux pourtant sur ZNIEFF de type 2.
Aucune réponse de l'ONF sur les trois permis.
Un avis non exprimé est de fait comptabilisé comme favorable.


   13/01/11
  Public Eye Award : élisez la pire entreprise de l'année 

Maiouri Nature Guyane s'associe à Greenpeace pour
l'élection de la pire entreprise de l'année en matière d'environnement et de droits humains :

http://energie-climat.greenpeace.fr/public-eye-award-elisez-la-pire-entreprise-de-lannee

Pour rappel, le lauréat 2010 était l'entreprise Newmont, oscar de la honte pour ses activités au Ghana




   08/01/11
  Or et cyanure : des cancers se multiplient à proximité d'une ancienne mine d'or. 
C'est en France, à 10km de Carcassonne  

Salsigne, dernière mine d'or de métropole, a été fermée il y a moins de 10 ans.
Utilisant cyanure pour extraire le métal jaune.
 Des bassins de rétention ont été construits, mais comme toujours insuffisants :

En 1990, la totalité des poissons de la rivière Orbiel, nageant dans un périmètre de huit kilomètres autour des bassins, est détruite. Commentaire de l’époque du directeur de la mine de Salsigne : " aucune anomalie dans le fonctionnement des installations n’a été constatée. Nous ne sommes pas à l’abri d’un acte de malveillance… "

En 1993, la direction de la mine reconnaît officiellement un incident qualifié de " sérieux " : la pollution de plages par de l’eau cyanurée. Pour résorber le problème, un bassin de rétention supplémentaire est construit. 

Quelques années après la fermeture, la pluie fait s'effondrer deux pans du bac à résidus :

Depuis la fermeture, on constate aussi une surmortalité au cancer dans les villages environnants :

Maiouri Nature Guyane réclame plus que jamais l'application immédiate de la résolution sur l'interdiction générale de l'utilisation du cyanure dans l'industrie minière de l'U.E... Guyane comprise !

Lire aussi : 



   01/01/11
  Bonne année ! 

L'équipe Maiouri Nature Guyane est heureuse d'adresser ses voeux chaleureux de progrès écologique à la Guyane.
Puissent de nombreux projets de développement durable y éclore et s'y épanouir grâce aux immenses richesses (non minières) dont la Guyane regorge !
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Maïouri Nature,
17 févr. 2015 à 12:04
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21 mai 2016 à 07:01
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3 sept. 2015 à 16:13
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10 juil. 2013 à 08:27
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11 oct. 2014 à 07:17
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15 août 2011 à 10:34
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11 oct. 2014 à 07:15
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6 nov. 2016 à 17:54
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25 août 2015 à 06:22
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30 juin 2015 à 06:31
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15 août 2011 à 10:41
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2 juin 2016 à 07:03
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1 juin 2016 à 09:30
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8 sept. 2014 à 09:58
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20 déc. 2016 à 05:13
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6 oct. 2016 à 12:07
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6 juil. 2017 à 08:31
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4 sept. 2015 à 16:39
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3 sept. 2015 à 16:55
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29 mai 2011 à 07:52
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10 juil. 2013 à 10:24
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30 juin 2015 à 18:54
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1 juin 2016 à 09:47
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21 juil. 2014 à 07:18
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18 mars 2017 à 06:20
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6 nov. 2016 à 16:18
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2 août 2015 à 18:00
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19 mars 2014 à 13:00
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7 sept. 2014 à 12:16
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13 juil. 2017 à 17:16
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16 sept. 2017 à 16:30
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23 mars 2012 à 22:58
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13 juil. 2017 à 17:05
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2 juil. 2016 à 17:50
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30 oct. 2014 à 05:41
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8 sept. 2014 à 10:07
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13 juil. 2017 à 17:14
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23 août 2014 à 04:49
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16 févr. 2013 à 08:02
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9 juil. 2016 à 12:08
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11 févr. 2011 à 16:18
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1 juin 2016 à 09:37
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14 nov. 2017 à 10:03
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14 nov. 2017 à 10:01
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21 oct. 2017 à 19:00
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12 avr. 2011 à 00:23
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10 juil. 2013 à 08:30
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10 juil. 2013 à 07:46
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10 avr. 2014 à 05:25
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21 févr. 2015 à 13:45
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10 juil. 2013 à 08:26
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7 juil. 2013 à 14:22
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7 juil. 2013 à 14:23
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20 mars 2014 à 07:51
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10 juil. 2013 à 09:13
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29 sept. 2014 à 10:13
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30 mars 2016 à 16:47
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